mottoth

Climats du monde

2 651 messages dans ce sujet

il y a 10 minutes, nicolass a dit :

Je dirai Walvis Bay.

 

Ça me paraît trop ensoleillé pour le Pérou. Lima est très gris...

 

Les côtes namibiennes sont bien trop fraîches par rapport à l'exemple. Et c'est encore plus sec.

 

il y a 5 minutes, nicolass a dit :

Ou pourquoi pas l'île St Helene dans l'Atlantique ?

 

Bien trop pluvieux.

 

Je reste sur Piura. J'en suis presque sûr. :P 

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Posté(e) (modifié)

Oui, un climat désertique de l'hémisphère sud... moi aussi après le même cheminement en Namibie mais aussi Botswana et sud du Mozambique..., je suis allé au Pérou pour finir sur Piura. Les valeurs collent assez aux normales trentenaires 1981-2010 tant au niveau des températures qu`au niveau des précipitations.

il faut compter qu'il y a eu 200 mm de précipitations en février et et 550 mm en mars 2017, ce qui relève pas mal la moyenne... Sans celà çà colle encore plus.

 

 

Piura 30 yrs.png

Modifié par Peki2
Ajout climato

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Il y a 9 heures, Canada Goose a dit :

J'aurais dit vers les côtes namibiennes mais ça ne semble pas être ça. C'est forcément dans l'hémisphère sud mais je ne pense pas que ce soit en Asie.

Je dirais donc vers Piura, dans le nord du Pérou. L'anomalie fortement positive de RR en février et surtout en mars serait due aux cumuls exceptionnels de cette année - la véritable normale étant nettement plus basse.

Bien vu. Je pense que c'est ça.

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Il y a 23 heures, Canada Goose a dit :

J'aurais dit vers les côtes namibiennes mais ça ne semble pas être ça. C'est forcément dans l'hémisphère sud mais je ne pense pas que ce soit en Asie.

Je dirais donc vers Piura, dans le nord du Pérou. L'anomalie fortement positive de RR en février et surtout en mars serait due aux cumuls exceptionnels de cette année - la véritable normale étant nettement plus basse.

Bien vu, et il fallait en effet avoir en tête l'épisode très récent de Niño côtier pour ne pas se laisser abuser par les RR différentes des normales trentenaires.

 

#332. Piura.

 

Je voulais commencer cette série par l'Equateur, mais ai été vite stoppé par le fait que l'on ne trouve quasiment pas de données avant 2007... Donc ce pays est remis à plus tard, dans quelques années.

Piura est une ville de 440 000h, à 600kms de Quito, 825kms d'Iquitos, et 840kms de Lima

84401_map0.jpg

 

C'est le seul endroit de la côté péruvienne où l'on trouve une vraie plaine côtière, qui mesure en moyenne 100kms de large entre l'océan et les Andes. Cette plaine est occupée par le désert de Sechura. Piura est à 44kms de la côte et 60kms de la cordillère de Guamani.

84401_dem.jpg

 

La station est sur l'aéroport, à proximité (1.5km) du centre ville.

84401_map1.jpg

 

84401_Piura_A_v7.35.png

 

On le verra en détail plus bas les 3 premiers mois de 2017 ont été tellement exceptionnels qu'ils vont avoir à eux seul un très gros impact sur n'importe quelle climatologie incluant cette période. Mais je ne sais pas trop à quel saint me vouer:

- Par rapport aux normales de l'OMM le cumul moyenne 2000-2017 est plus du triple: 124 mm contre 40 (309%).

- Par rapport aux normales CLINO 1961-1990 (tableau ci dessous), le cumul 2000-2017 n'est pas bien supérieur (+7%).

84401_RR_CLINO61-90.png

Cependant la répartition des RR sur l'année me semble pas très cohérente sur ces données 1961-1990...

 

Bon, néanmoins on peut affirmer que l'on a un climat aride chaud. La position bien en retrait de la côte assure des amplitudes thermiques diurnes plus fortes et des conditions moins grises que le reste des climats côtiers du Pérou. Par seulement 5° de latitude je trouve assez remarquable l'amplitude thermique annuelle de plus de 6°c en Tm, d'ailleurs l'ICA s'affole avec plus de 1.70 - cet indice n'a cependant pas été conçu pour l'analyse des climats de la zone intertropicale.

 

La raison de la rareté des précipitations c'est bien sur le courant froid péruvien, également appelé courant de Humboldt:

review44_img4.jpg

Ces eaux froides ainsi que le courant atmosphérique de sud constant maintenu pas les HP subtropicales de l'océan Pacifique inhibent la convection et assurent ce climat aussi sec. Et en même temps, de façon un peu paradoxale, cette configuration favorise la grisaille océanique qui est assez envahissante (brumes et stratus côtiers).

 

Les tableaux horaires montrent l’évolution diurne constatée durant la majorité de l'année:

- un pic de grisaille survient en fin de nuit, généralement une couche compacte de status et de stratocumulus.

- la grisaille se dissipe assez tardivement, vers midi, donnant une belle après-midi des tx assez tardives.

- en même temps la brise de sud se lève, elle connait son pic d'intensité au coucher su soleil.

84401_Piura_B_v7.35.png

 

La brise de sud à sud-ouest, de nature océanique, domine donc complètement les roses des vents.

84401_Piura_C_v7.35.png

 

 

Malgré le relatif éloignement de a côte ce climat est complètement soumis aux aléas de la SST du Pacifique voisin. Ses saisons connaissent donc un fort décalage thermique, et la variabilité inter-annuelle est complètement assujettie aux cycles de l'ENSO.

Voici donc un hiver normal, 2006, avec une phase d'ENSO en cours de transition du neutre vers un niño faible.

Les nuits sont quand même assez fraiches pour un lieu si près de l'équateur. Par contre cela remonte toujours bien en journée, rares sont les après-midis où la couche nuageuse ne se disloque pas. Et l'on a aussi des nuits sans nuages, phénomène absolument impossible à Lima en cette saison.

84401_JUL-_SEP06.png

 

 

Parfois le minimum thermique est décalé jusqu'en octobre: comme à Lima les tnn de la période d'étude ont été enregistrée durant ce mois.

Voici donc octobre 2011 et ses deux nuits exceptionnellement fraiches en milieu de mois:

84401_OCT11.png

 

 

Voici un exemple d'été neutre, en début 2006 (ENSO faiblement négatif).

De rares faiblesses dans le courant de SSO permettent quelques averses convectives, les rares pluies de l'année.

On note autrement un bon niveau de chaleur, les 35°c sont assez facilement atteints.

84401_JAN-_MAR06.png

 

Voici février 2016: grosse surchauffe en conjonction avec un fort Niño. Cependant 2016 n'a pas apporté les pluies tant redoutées généralement associées aux forts niños: en effet en 2016 l'anomalie positive de SST d'est surtout concentrée en zone 3.4, plutôt qu'en zone 1-2 , qui concerne plus directement le Pérou.

Enso-index-map.png

84401_FEB16.png

 

En 2017, dans un contexte d'ENSO neutre à faiblement négatif, s'est déroulé de façon très localisée (en zone 1-2) un phénomène relativement inédit que l'on a qualifié sur place de niño côtier: la SST au large du Pérou a atteint des niveau records (jusqu'à 29°c), et l'apport de vapeur d'eau supplémentaire a déclenché une saison des pluies colossale. Je vous laisse constater les anomalies de RR par rapport aux moyennes 2000-2017:

84401_JAN-_MAR17.png

Avant cette année 2017 la lame d'eau moyenne en mars (2000-2016) était de 31.8mm, elle à bondi à 66.5mm suite à cela.

 

Enfin voici un exemple de fin d'été en phase d'ENSO fortement négative (niña): grand beau temps, hygrométrie et tn anormalement basses, précipitations nulles. Le parfait opposé de 2017.

84401_MAR11.png

 

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

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Posté(e) (modifié)

Merci pour cette dernière fiche de Piura !

 

La comparaison avec Iquitos au Pérou quasiment à la même latitude mais de l'autre côté des Andes est intéressante car les deux climats sont à peu près opposés sur plusieurs points :

- Amplitude annuelle faible à Iquitos avec 1,4°C contre 6,1°C à Piura

- Pluies abondantes à Iquitos (2470 mm / an) réparties sur toute l'année

- HR moyenne de 71% à Piura contre 84 % à Iquitos

 

L'influence de l'océan Pacifique se traduit par l'assèchement considérable du climat (en fait cet assèchement provient du double effet du blocage des précipitations convectives par les remontées d'eau froide du Pacifique et de l'arrêt de l'alizé Atlantique humide par la cordillère des Andes) et paradoxalement par une amplitude thermique annuelle beaucoup plus élevée.

Modifié par Yves38

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il y a 56 minutes, Yves38 a dit :

L'influence de l'océan Pacifique se traduit par l'assèchement considérable du climat (en fait cet assèchement provient du double effet du blocage des précipitations convectives par les remontées d'eau froide du Pacifique et de l'arrêt de l'alizé Atlantique humide par la cordillère des Andes) et paradoxalement par une amplitude thermique annuelle beaucoup plus élevée.

Merci d'avoir fait la comparaison, j'ai oublié de mentionner les Andes tellement il m'est évident que cette barrière montagneuse isole complètement la côte pacifique de l'Amazonie. L'alizé atlantique est en effet dévié vers le sud-est le long du flanc est des Andes, aspiré par la dépression thermique du Chaco.

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Un climat plutôt chaud pour le littoral péruvien je trouve (la capitale Lima est nettement plus fraîche). Je pense qu'on est dans le milieu aride tropical ici.

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#333. Chiclayo.

 

Après plusieurs mois à travailler avec les données Américaines et Canadiennes j'avais oublié comment certains pays peuvent être "galère"... C'est donc dans la douleur que j'ai contrôlé et corrigé les données horaires de cette fiche, ainsi que la suivante (Trujillo) qui du coup ne sera postée que demain. Quand à celle d'après (Pucallpa) j'ai carrément lâché l'affaire et on passera direct au Chili !

 

Chiclayo est la 4e ville du Pérou (740 000h), à 195kms de Piura, et 650kms de Lima.

84452_map0.jpg

 

Ici la plaine côtière ne fait plus qu'une trentaine de km, et par rapport la la plaine du désert de Sechura et à Piura - à moins de 200kms plus au nord - le caractère océanique s'affirme donc. Les différentes cordillères parallèles qui composent les Andes forment bien sur encore une barrière infranchissable pour l'humidité du bassin Amazonien.

84452_dem.jpg

 

La station est sur l'aéroport, bien enclavée malheureusement. Le centre ville est tout proche (1.5km), et l'océan est à 13kms.

84452_map1.jpg

 

84452_Chiclayo_A_v7.35.png

 

Depuis Piura, en seulement 200kms, nous perdons plus de 2°c en Tm en touts saisons. Ce sont surtout les tx qui baissent (-3.5°c en moyenne annuelle), bien plus que les tn (-1.2°c). Ce climat est donc bien plus marin, avec d'ailleurs une brise constante assez forte.

Les rares précipitations estivales sont atténuées, il tombe ici moins d'un tiers des RR annuelles mesurées à Piura.

 

A parts ces changement assez rapides pour seulement 200kms parcourus, ce climat ressemble quand même beaucoup à celui de Piura: le décalage thermique est aussi important, été comme hiver, et l'on trouve pas mal de nuages bas avec le même cycle diurne: temps souvent couvert en fin de nuit et début de matinée, puis souvent bien dégagé en fin de journée.

84452_Chiclayo_B_v7.35.png

 

Le courant de sud est ici aussi sans partage:

84452_Chiclayo_C_v7.35.png

 

 

On reste donc très dépendant des phases d'ENSO, notamment des SST en zone 1-2. Et pourtant j'ai du piocher mes exemple de saisons neutres sur une autre année que pour Piura, 2009 au lieu de 2006.

Hiver 2009: le plus normal que j'ai à ma disposition, malgré une phase d'ENSO positive limite niño.

84452_JUL-_SEP09.png

 

 

Eté 2009: ENSO faiblement négative. C'est aussi la saison la plus normale que j'ai pu trouver, avec cependant une bizarrerie: les quelques pluies attendues en mars se sont produites en janvier, puis mars a été sec.

84452_JAN-_MAR09.png

 

 

Voici la Niña de 2011, exemple déjà vu à Piura pour sa sécheresse et ses t° moins chaudes:

84452_FEB-_MAR11.png

 

 

Voici le "niño côtier" de 2017, avec ici aussi d'importantes anomalies de RR même si c'est beaucoup moins impressionnant qu'à Piura.

A noter les énormes anomalies positives de Td, en relation directe avec les SST très chaudes: j'ai un pic de Td à 27.5°c à 15hTU le 5/03/2017 !

84452_JAN-_MAR17.png

 

Les choses se sont vraiment emballées très rapidement début 2017, car après le fort niño de 2016 les conditions étaient redevenues normales en hiver et printemps 2016. Voici novembre 2016, qui fut même un peu frais. Ce mois de novembre est en fait lui aussi assez remarquable par l’absence de grisaille et les conditions la plupart du temps dégagées, c'est rarissime d'avoir un si beau mois. Et la tn du 21/11 est; mine de rien, la 2e tn la plus basse de toute ma période d'étude, après le 13.0°c du 10/07/2013: on retrouve donc des tnn annuelles très décalées vers le printemps, comme à Lima ou Piura.

84452_NOV16.png

 

 

Voilà, la suite demain !

 

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#334. Trujillo

 

Trujillo est la 3e ville du Pérou (790 000h), surnommée "ville du printemps éternel". Piura, à 360kms, était elle surnommée "ville de l'été éternel", et l'on va en effet constater le fossé entre ces 2 villes pourtant assez proches.

Chiclayo est à 165kms, Lima à 480kms.

84501_map0.jpg

 

Dans cette zone côtière la plaine mesure entre 5 et 20kms de large, rarement plus. Les cordillères parallèles qui forment les Andes culmines à parfois plus de 6500m, elles isolent complètement ce climat côtier de tout influence pouvant provenir de l'Amazonie.

84501_dem.jpg

 

La station est sur l'aéroport, à moins de 800m de l'océan. Elle à probablement été déplacée en vers début 2007, j'ai une nette cassure dans l'homogénéité des données avant 2007, avec des amplitudes thermiques encore plus faibles depuis.

84501_map1.jpg

 

Vue vers l'ENE:

84501_map2_ENE.jpg

 

84501_Trujillo_A_v7.35.png

 

Ce climat est quasiment une copie conforme de celui de Lima, à plus de 600kms: sur plus de 700kms, d'ici à Pisco, règnent la même grisaille et la même fraicheur durant la majeur partie de l'année.

La transition est assez brutale depuis Piura (à 360kms) et Chiclayo (165kms), et je vous ai rassemblé sur une seule infographie les éléments clés à comparer:

84401-84452-84501_compare.png

En allant vers le sud, on transitionne de façon bien plus lente vers un maximum de grisaille qui semble être pour Lima, et des RR absentes toutes l'année (on retrouve à Trujillo encore un timide maximum pluviométrique en février / mars).

Les nuages bas sont bien sur plus fréquents et plus tenaces qu'à Chiclayo ou Piura, mais on retrouve néanmoins les même fluctuations diurnes avec une tendance à l'éclaircie durant les après-midis.

84501_Trujillo_B_v7.35.png

 

Et toujours ce courant de sud, tangent à la côte, avec un maximum diurne.

84501_Trujillo_C_v7.35.png

 

 

Voici un hiver normal, 2014 (ENSO neutre à faiblement positive). Ici l'hiver est centré sur septembre. Ce n'est pas aussi gris qu'à Lima, je l'ai déjà dit: la plupart du temps le ciel est découvert dans l'après-midi. Mais c'est d'une monotonie...

84501_AUG-_OCT14.png

 

 

Eté 2015: ENSO neutre à faiblement positive, saison normale.

C'est un peu plus variable qu'en hiver, avec des fluctuations plus chaudes ou plus fraiches, mais cela reste assez ennuyeux.

84501_FEB-_MAR15.png

 

Ete 2011: phase de Niña, été frais, sec mais gris. Fin mars on avait déjà des t° quasiment "hivernales".

84501_FEB-_MAR11.png

 

 

Et enfin pour finir l'incroyable été 2017 et son "niño côtier". Les anomalies de t° et de Td sont assez monstrueuses pour un climat maritime de la zone tropicale.

84501_FEB-_MAR17.png

 

A suivre...

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Je trouve ça hallucinant ces températures pour être à 8°S en bord de mer... 

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Il y a 2 heures, nicolass a dit :

Je trouve ça hallucinant ces températures pour être à 8°S en bord de mer... 

C'est toute la singularité du courant de Humbolt et des upwellings le long de cette côte, combinés à l’infranchissable barrière andine.

Vers 8° de l'équateur on trouve: Luanda, Panama, Freetown... aucune de ces ville n'approche une telle fraicheur, c'est clair. Luanda peut être comparée à Chiclayo (côté t°), mais certainement pas à Trujillo.

 

#335. Arica.

 

Après une première partie de cette série consacrée à voir la rapide transition vers le climat désertique côtier frais au nord du Pérou, nous faisons un bond de 1500kms pour arriver à Arica, ville régulièrement citée dans les records mondiaux d'aridité. Les surnoms manquent vraiment d'originalité le long de cette côte Pacifique, Arica est aussi la "ville de l'éternel printemps", version Chilienne donc. On compte environ 200 000 habitants, et la frontière Péruvienne est à 17kms de la ville.

Arequipa est à 260kms, Lima 1010kms, Trujillo 1480kms, Calama 480kms.

85406_map0.jpg

 

La station étudiée est sur l'aéroport, à 14kms de la ville, dans la seule vraie plaine de la région.

Au sud d'Arica des falaises de 500m à 1000m de haut tombent dans l'océan. A environ 30 ou 40kms de la côte les Andes commencent pour de bon et l'on est à nouveau face à une barrière qui peut dépasser 6000m d'altitude.

85406_dem.jpg

 

L'océan est à 3.4kms de la station.

85406_map1.jpg

 

85406_Arica_A_v7.35.png

 

On a pu lire que la sécheresse absolue à pu ici durer "400 ans"... Avec en moyenne 1.2 jour par an avec RR mesurable c'est évidemment faux, cependant les RR sont effectivement extrêmement faibles, et cette région du nord du désert d'Atacama est la bien la région qui reçoit le moins de pluie au monde.

Je vous ai dit que le long de cette côte le maximum de grisaille était pour la région de Lima: en effet ici la saison vraiment grise ne concerne que l'hiver, entre juin et octobre. Les mois d'été sont même franchement ensoleillés, donnant à ce climat un aspect plus sympathique.

 

On retrouve encore un rythme diurne très marqué pour l'ennuagement, avec des couches de nuages bas compactes qui se disloquent très bien en journée.

En toute saison un régime de brise nocturne de terre (d'est) et de brise diurne marine (de SSE) se met en place, et c'est une nouveauté par rapport aux climats péruviens vus précédemment.

85406_Arica_B_v7.35.png

 

En dehors des quelques brises de terre le courant de tendance sud reste dominant le long de cette côte.

85406_Arica_C_v7.35.png

 

 

Voici un hiver normal. On retrouve un temps très monotone, gris la nuit et beau en journée, à l'exception de quelques nuits claires où les tn en profitent pour s'abaisser plus bas que d'habitude.

85406_JUN-_AUG08.png

 

 

Parfois - c'est rare -, quelque chose peut venir perturber cette mécanique très stable, et cela peut donner quelque excentricités comme en juillet dernier:

- tout d'abord une très belle journée le 6, avec une tn assez basse, au lendemain d'une journée de vent d'ouest inhabituel.

- le 8, le vent de terre chargé de sable a soufflé pendant 2 ou 3 heures après le levé du soleil, donnant une tx furtive mais remarquable de quasi 28°c. Avant et après cette tx de la bruine a donné quelques traces de RR.

Ces quelques jours de cette première décade ont vraiment vu quelque chose de très inhabituel, probablement une perturbation d'origine tempérée.

85406_JUL16.png

 

 

Voici maintenant un été normal. On distingue des phases très belles, et d'autres plus ennuagées la nuit. C'est quand même une très belle saison, avec une chaleur modérée mais constante et une hygrométrie qui ne se fait pas sentir.

85406_JAN-_MAR06.png

 

 

Cette zone est encore soumise à l'influence de l'ENSO mais avec un impact plus faible. Voici par exemple le mois le plus chaud de ma période d'étude: c'est janvier 2017, au début du fort épisode de "niño côtier" qui à complètement déréglé le temps au nord du Pérou.

Vous le voyez on n'atteint pas les anomalies vues à Trujillo. Et cela reste sec, sans RR notables.

85406_JAN17.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

Modifié par mottoth
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Super cette fiche. Plus on descend, plus on se rapproche de mon futur lieu de vie pour 4 mois (juin à septembre 2017) : Concepcion !

 

Je passerai d'ailleurs 2 semaines entre le desert d'Atacama et l'altiplano :)

 

Encore merci mottoth

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Je n'aurais pas pensé que les pluies se faisaient si rare si près de la côte! Pas de convection, rien et ce malgré les reliefs derrière.

Comme quoi les courants font beaucoup.

 

Merci pour ces fiches et les explications...

 

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Il y a 11 heures, mottoth a dit :

 

#335. Arica.

 

On a pu lire que la sécheresse absolue à pu ici durer "400 ans"... Avec en moyenne 1.2 jour par an avec RR mesurable c'est évidemment faux, cependant les RR sont effectivement extrêmement faibles, et cette région du nord du désert d'Atacama est la bien la région qui reçoit le moins de pluie au monde.

Je vous ai dit que le long de cette côte le maximum de grisaille était pour la région de Lima: en effet ici la saison vraiment grise ne concerne que l'hiver, entre juin et octobre. Les mois d'été sont même franchement ensoleillés, donnant à ce climat un aspect plus sympathique.

 

 

 

 

Ne s'agirait-il pas plutôt de la région Saharienne située à la frontière Libye, Égypte, Soudan?

Il y a peu/pas de stations météo pour faire des mesures dans ce désert absolu, d'autant plus que la région est politiquement instable, mais de mémoire l'oasis de Koufra en Lybie, située dans une dépression du secteur totaliserait (de mémoire) 0,5mm/an. D'après les mesures satellite ce serait également la région la plus ensoleillée du monde avec une durée moyenne de l'insolation largement supérieure à 4000 h par an.

Modifié par thib91

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Ce n'est peut être pas Arica qui a la palme de l'endroit le plus sec du désert d'Atacama, à voir vers Iquique ou bien dans l'intérieur... 

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Il y a 5 heures, nicolass a dit :

Ce n'est peut être pas Arica qui a la palme de l'endroit le plus sec du désert d'Atacama, à voir vers Iquique ou bien dans l'intérieur... 

 

En effet, il s'agirait de la charmante bourgade de Quillagua, qui aurait une moyenne annuelle de 0,05 mm ! :D 

 

Capture d’écran 2017-04-26 à 18.04.44.jpg

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Bonjour à tous,

 

Juste une petite précision : Arica (ou même Quillaga) sont peut-être les coins qui reçoivent le moins de pluie au monde (quoique non, il s'agit de l'intérieur de l'Antarctique où il ne pleut jamais...:P ), mais Arica ne peut pas être l'endroit le plus sec au monde. En effet, il faut pour cela tenir compte des températures, de l'HR, du vent, de l'ensoleillement, bref, de l'évapotranspiration. Et là, c'est clairement quelque part au Sahara central qu'on trouve ce lieu.

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Comme entre Piura et iquitos, je re tenterais la comparaison entre Arica et la station de Santa Cruz en Bolivie, quasiment à la même latitude mais de l'autre coté des Andes : à Santa Cruz, on passe à 23,7°C de Tm annuelle soit un gain de près de 5°C et à 1365 mm de pluie. On voit à nouveau l'énorme influence du courant froid Pacifique qui abaisse la Tm et qui ici bloque quasiment totalement les pluies.

Par contre, malgré des Tm d'hiver plus élevées, la Tnn s'abaisse bien plus à Santa Cruz avec une Tnn à 3,8°C durant la période 2000-2017 alors qu'à Arica, cette même Tnn est à 7,4°C, écart sans doute du à l'influence maritime.

Modifié par Yves38

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En effet deux zones rivalisent pour le record de sécheresse sur terre:

- le désert d'Atacama, avec donc Quillagua qui a la palme (merci Canada Goose pour le billet du blog de Weather Historian) avec à priori moins de 0.1mm/an.

- le désert Oriental du Sahara et le désert de Nubie, vers Assouan et Wadi Halfa. Les normales CLINO 1961-1990 donnent 0.6mm annuels pour Wadi Halfa. J'ai plus de doutes pour Kufra, d'ailleurs il est difficile de trouver des normales officielles.

 

L'Atacama semble donc prendre l'avantage d'un cheveu en valeur brute, il est vrai que si l'on complexifie la question et l'on prend en compte le niveau de chaleur, l’ensoleillement et l'hygrométrie alors c'est l'est Saharien qui réunit les conditions les plus extrêmes.

 

Il y a 2 heures, Yves38 a dit :

 

Par contre, malgré des Tm d'hiver plus élevées, la Tnn s'abaisse bien plus à Santa Cruz avec une Tnn à 3,8°C durant la période 2000-2017 alors qu'à Arica, cette même Tnn est à 7,4°C, écart sans doute du à l'influence maritime.

En plus des courant marins, la côte Pacifique bénéficie de conditions synoptiques bien plus stables (avec la persistance de la cellule anticyclonique subtropicale Pacifique) qu'à est des Andes, où l'on retrouve les étonnants coups de froids tempérés déjà évoqués à plusieurs reprises ici.

 

Modifié par mottoth

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#336. Antofagasta.

 

Antofagasta est une ville de 380 000h, à 565kms d'Arica et 190kms de Calama.

85442_map0.jpg

 

La station étudiée est celle de l'aéroport, à 23kms du centre ville. C'est une ville où je n'ai fait que passer en septembre 2009: j'ai atterri en fin de matinée sous une morne couche de stratus, puis j'ai pris un bus pour Calama. Vers 14h la grisaille s'était dissipée et j'ai passé l’après-midi à traverser le désert d'Atacama, relativement peu accidenté même durant la montée vers Calama: on se se rend pas vraiment compte que l'on prend plus de 2000m d'altitude pendant le trajet. Puis j'ai pris un second bus vers San Pedro de Atacama, au nord du bassin du Salar d'Atacama. Plus à l'est c'est la chaine Andine et son fabuleux panorama de volcans. Je vous remet un lien vers le sujet photo que j'avais ouvert sur la région à mon retour: c'est ici.

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La station est visible depuis la route d'accès au terminal:

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C'est bien sur un climat désertique côtier similaire à celui d'Arica, en plus frais. Et à peine moins sec: hormis l'accident statistique du mois de mars, on distingue quelques velléités pluvieuses en hiver, en extrême marge des perturbations tempérées hivernales qui passent plus au sud.

Une surprise: l’ensoleillement est bien meilleur qu'à Arica, en raison d'une grisaille hivernale mois régulière et moins tenace. Signe selon moi d'un peu plus d'agitation dans l’atmosphère, en marge de la circulation d'ouest hivernale des latitudes tempérées. La transition - encore très timide - vers les climats pseudo-méditerranéens du centre du pays est donc amorcée.

 

On reste avant tout dans le vaste domaine désertique côtier commencé 1950kms plus loin à Trujillo, et l'on a encore un courant océanique de sud majoritaire et une nette fluctuation diurne de la nébulosité, avec toujours un pic en fin de nuit et des après midis bien plus dégagées. Entre mai et juillet on voit également quelques brises nocturnes continentales apparaitre.

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85442_Antofagasta_C_v7.35.png

 

 

J'ai repris le même exemple hivernal "moyen" qu'à Arica: 2008. Il est parfait, tout est dans les moyennes.

Regardez (en juin surtout) un phénomène que l'on avait pas à Arica: certains jours le vent de nord domine, ce sont des renversements temporaires dus à des synoptiques dépressionnaires plus au sud. Cependant cela se concrétise rarement en pluies, seules quelques bruines sont à signaler sur cet exemple.

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L'exemple d'été le plus proches des moyenne est 2010. Comme vous pouvez le constater ça manque un peu de chaleur, nous somme pourtant sous le tropique du capricorne et le soleil est brûlant.

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Pour terminer voici quelques mois anormaux, soit pour leurs anomalies globales soit pour un événement rare.

- Janvier 2017: de loin le plus chaud de ma période d'étude, comme à Arica. La seule occurrence de Tx>30°c depuis 2000, voire peut-être même bien plus longtemps.

C'est toujours du à des SST anormalement chaudes à partir du milieu du mois.

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- Mars 2015. Une anomalie d'origine tropicale provoque un "déluge" de 23.6mm le 25, avec inondations à la clé. La veille je note les tnx et txx du mois de mars pour ma période d'étude.

85442_MAR15.png

 

- Mai 2003: vent de sable et sursaut inhabituel du thermomètre le 19, en lien probable avec une dépression hivernale bien plus au sud. J'avais montré un exemple similaire à Arica, en juillet 2016.

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 A suivre...

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#337. La Serena

 

Le Serena est une ville côtière de 200 000h, à 720kms de Antofagasta et 385kms de Santiago.

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Toujours la même configuration générale depuis Trujillo: on est coincé entre l'océan Pacifique froid et la barrière infranchissable des Andes, qui dépasse là aussi 6000m d'altitude par endroits. Cependant ici on trouve une vallée grosso modo perpendiculaire à la côte qui va canaliser les vents, du moins sur le site de la station étudiée.

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Celle ci est sur l'aéroport, à 5kms du centre ville et 7.2kms de la côte.

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Vue vers l'ESE:

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Entre Arica et Antofagasta les Tm ont perdu 2.5°c quelque soit la saison, ici on perd encore 2.5°c par rapport à Antofagasta. La diminution de température est donc assez constante le long de cette côte, un peu moins d'un demi degré celsius par degré de latitude.

La nouveauté ici c'est la petite saison de pluies tempérées hivernales, qui est cependant trop faible et trop irrégulière pour nous faire sortir du domaine aride. Mais peut-être que Dann pourras affiner ce degré d'aridité, car le manque de chaleur et l'hygrométrie importante - qui se traduit par des brumes, brouillards et phénomènes de rosée fréquents - devraient nuancer les choses.

 

L'arrivée de types de temps tempérés en hiver et d'une certaine variabilité se traduit par une grisaille hivernale pas si forte et des amplitudes thermiques plus importantes qu'en été, et plus importantes que dans les ville plus septentrionales de Antofagasta ou Arica. Cela se voit aussi sur les roses des vents, où le courant océanique n'est plus aussi dominateur:

85488_La_Serena_C_v7.35.png

 

Le partage entre vents de terre et de mer est cependant principalement une affaire de brises thermiques.

En été on retrouve une prédominance de la grisaille nocturne et matinale, commune à toute cette côte.

85488_La_Serena_B_v7.35.png

 

 

 

Voici un hiver normal: 2014.

Quasiment une seule journée de pluie assure le cumul trimestriel, mais ce qui peut sembler être un mauvais exemple ne l'est pas tant que cela: la variabilité des RR est énorme, et les mois quasiment secs (moins de 3mm) représentent un bon tiers de l'ensemble. Le succès d'une saison des pluies repose donc habituellement une une poignée d'épisodes, et certains hivers sont complètement secs (1.6mm en 2013).

Cela rappelle le sud de la Californie, d'ailleurs d'autres choses me rappellent cette région:

- les t° estivales fraiches

- les amplitudes thermiques diurnes plus importantes en hiver qu'en été... je vous renvoie par exemple à la fiche de Santa Maria.

- la suprématie du courant d'air maritime en été

Pour revenir à nos moutons, l'hiver est donc une saison variable, avec aussi de très belles journées sans aucun nuage.

85488_JUN-_AUG14.png

 

 

Voici un été normal, 2008. Constatez le manque de chaleur sur cet exemple pourtant moins ennuagé que la moyenne: la txx de ce trimestre estival n'est que de 24.7°c. Par 30° de latitude le soleil doit pourtant être brûlant.

La grisaille matinale n'est pas systématique mais elle donne occasionnellement des débuts de journée très tristes avec de petites bruines.

85488_JAN-_MAR08.png

 

 

Vous l'avez peut-être constaté par vous même avant que je l'écrive: les txx sont surprenantes.

- la txx tout mois confondus de la période d'étude n'est que de 28.5°c. Pourtant celle ci inclus l'été brulant que le centre du Chili vient de connaitre.

- cette txx n'a pas été enregistrée durant l'été, mais en avril.

- d'autres txx mensuelles ont de quoi surprendre: juin ou juillet font mieux n'importe quel mois d'été, avec plus de 28°c.

 

En fait la txx annuelle survient souvent hors de l'été et même parfois en hiver, lors d'épisodes de vents de terre. En été le courant océanique est sans aucun répit et empêche constamment les t° de monter. Mais en hiver certaines synoptiques dépressionnaire arrivent établir un vent de terre et des subsidences. Rien de comparable avec le phénomène Californien de Santa Ana, il faudrait traverser les Andes et aucun courant d'est n'en est capable, mais cependant cela fait son petit effet.

Voici donc un exemple, en juillet 2007. Notez le creux (relatif) de pression autour du 5/07, date de l’événement.

Ce mois est aussi notable pour le froid autour du 10 - avec la tnn de la période d'étude -, et il est également un autre exemple de mois d'hiver sec avec un rail perturbé qui passe bien trop au sud.

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Moralité: sous ces climats à priori ennuyeux à mourir on arrive quand même à trouver des choses sympas.

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

 

Je vous rajoute une lecture (en anglais) à propos de l'année 2016 en Alaska et notamment de la série de mois chauds toujours en cours à Barrow: Barrow, Alaska: 16 Months above normal and counting

Modifié par mottoth
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Les climats du désert d'Acatama ont des températures plutôt agréables je trouve. Et puis, effectivement, avec l'hygrométrie élevée, il ne s'agit pas de l'endroit le plus aride sur Terre(je pense qu'il s'agit d'Assouan en Egypte).

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Merci pour cette série, fort intéressant !

 

Cette série, de Trujillo jusqu'à La Serena infirme le critère de Köppen selon lequel les Tm mensuelles inférieures à 18°C impliquent l'occurrence de gelées sous abri, même La Serena où les Tm hivernales sont comprises entre 10 et 11°C ne connait qu'une Tnn à 0,9°C. Mais ceci est en fait compréhensible car il s'agit là  de climats très maritimes et, comme le disait mottoth, très stables (donc avec des incursions d'air polaire sans doute exceptionnelles à l'inverse de ce qui se passe de l'autre coté des Andes) du fait de la persistance de la cellule subtropicale anticyclonique du Pacifique, cellule sans doute renforcée par la présence de l'océan relativement froid.

 

On peut aussi noter le très bon ensoleillement de Antofagasta, bien meilleur que plus au nord (Arica) ou plus au sud (La Serena)

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Il y a 2 heures, Yves38 a dit :

 

 

Cette série, de Trujillo jusqu'à La Serena infirme le critère de Köppen selon lequel les Tm mensuelles inférieures à 18°C impliquent l'occurrence de gelées sous abri, même La Serena où les Tm hivernales sont comprises entre 10 et 11°C ne connait qu'une Tnn à 0,9°C.

 

On peut aussi noter le très bon ensoleillement de Antofagasta, bien meilleur que plus au nord (Arica) ou plus au sud (La Serena)

Je ne pense pas qu'il faille comprendre ce critère comme cela, mais plutôt la négation de cette phrase: les Tm mensuelles supérieures à 18°c impliquent l'impossibilité du gel sous abri. Köppen voulait s'assurer de l'impossibilité du gel dans sa zone tropicale, et a constaté qu'en relevant ce seuil jusqu'à 18°c cela marchait presque à coup sur (probablement 95% des cas ou plus).

 

Je n'ai pas commenté l'ensoleillement de La Serena car il y a quelque chose qui cloche dans les données brutes: les meilleures journées estivales donnent seulement 10.5h d'insolation, valeur similaire aux meilleures journées d'hiver et très inférieure au maximum théorique. Pourtant il suffit de regarder les exemples de mois d'été postés pour trouver des journées à 0 octats qui doivent recueillir le maximum théorique d'heure de soleil. Quelque chose bride la mesure d’ensoleillement estival à cette station, une ombre portée ou un autre problème.

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Il y a 15 heures, mottoth a dit :

Je ne pense pas qu'il faille comprendre ce critère comme cela, mais plutôt la négation de cette phrase: les Tm mensuelles supérieures à 18°c impliquent l'impossibilité du gel sous abri. Köppen voulait s'assurer de l'impossibilité du gel dans sa zone tropicale, et a constaté qu'en relevant ce seuil jusqu'à 18°c cela marchait presque à coup sur (probablement 95% des cas ou plus).

 

Effectivement, autant pour moi, je pense qu'il faut le comprendre ainsi.

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