mottoth

Climats du monde

2 751 messages dans ce sujet

Le record mondial de la Tn la plus élevée est de 41,7 °C à Khasab (Oman), le 27 juin 2011.

default_scared.gif Oh my god !

Mon pire cauchemar quoi !

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Malgré une humidité très faible, ça doit quand même être une sensation particulière que de vivre des températures supérieures à 40°C en pleine nuit ! default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Pour revenir à Hong-Kong, c'est un climat subtropical (limite tropical) de mousson avec des gelées quasi inconnues (dans l'ancienne rubrique "climats du monde" de MF, j'avais une Tnn de 0°C pour Hong-Kong, mais apparament, la station actuelle n'est plus tout à fait au même endroit). Le phénomène de mousson (d'hiver et d'été) est exacerbé par la masse du continent asiatique, les pluies d'été sont importantes mais moins brutales que celles de Gao en Inde et contrairement à Gao, l'hiver n'est pas complètement sec, quelques pluies frontales de type tempéré se produisent. Due à la puissance de la mousson d'hiver propulsée par l'énorme anticyclone sibérien, la fraicheur hivernale est marquée par rapport à la latitude (Miami, 3° en latitude plus au nord, sous un climat assez proche enregistre une Tm de 20°C en janvier, voir aussi la Tm de 20,8°C en janvier à Muscat situé également un peu plus au nord). On note un léger minimum pluviométrique en juillet, est-ce du à la brièveté de la période de relevés (sans doute pas car ce minimum figure également dans la rubrique "climats du monde" de MF) ou bien à un léger renforcement de l'anticyclone ? Ce qui serait un peu analogue à celui noté pour Miami (toujours d'après les données de la rubrique "climats du monde" de MF).

Quant à Muscat, on peut noter le rythme pluviomètrique (assez net malgré l'extrême sécheresse) à été sec, étonnant sous un climat tropical, il s'agit en fait de l'avancée extrême du rythme méditérranéen vers le sud-est, le long du golfe arabo-persique. Ceci est sans doute du à quelques perturbations tempérées méditérranéennes qui parviennent jusque là. Ce rythme est également présent à Dubaï, il faudrait vérifier mais je pense que ce rythme se retrouve sur toutes les rives de ce golfe.

On peut comparer ce rythme à celui de Salalah situé sur l'Océan Indien, désertique également, qui lui est tropical avec pluies d'été, légèrement touché par la mousson (mais africaine je crois et non pas indienne).

Sinon, la moiteur de l'été semble encore plus élevée qu'à Dubaï avec des valeurs de HR moyenne à 70%.

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Pour revenir à Hong-Kong, c'est un climat subtropical (limite tropical) de mousson avec des gelées quasi inconnues (dans l'ancienne rubrique "climats du monde" de MF, j'avais une Tnn de 0°C pour Hong-Kong, mais apparament, la station actuelle n'est plus tout à fait au même endroit). Le phénomène de mousson (d'hiver et d'été) est exacerbé par la masse du continent asiatique, les pluies d'été sont importantes mais moins brutales que celles de Gao en Inde et contrairement à Gao, l'hiver n'est pas complètement sec. La fraicheur hivernale est marquée par rapport à la latitude (Miami, 3° en latitude plus au nord, sous un climat assez proche a une Tm de 20°C en janvier, voir aussi la Tm de 20,8°C en janvier à Muscat situé également un peu plus au nord). On note un léger minimum pluviométrique en juillet, est-ce du à la brièveté de la période de relevés ou bien à un léger renforcement de l'anticyclone ? Ce qui serait un peu analogue à celui noté pour Miami (toujours les données de l'ancienne rubrique "climats du monde" de MF).

Quant à Muscat, on peut noter l'étonnant rythme pluviomètrique (assez net malgré l'extrême sécheresse) à été sec sous un climat tropical, il s'agit en fait de l'avancée extrême du rythme méditérranéen vers le sud-est, le long du golfe arabo-persique. Il faudrait vérifier mais je pense que ce rythme se retrouve sur toutes les rives de ce golfe.

On peut comparer ce rythme à celui de Salalah, désertique également, qui lui est tropical avec pluies d'été, légèrement touché par la mousson (mais africaine je crois et non pas indienne).

Il me semble qu'à Hong Kong, la Tn moyenne annuelle est de l'ordre de 7°. Il fait moins froid l'hiver sur l’île que sur le continent (parfois 2° de différence). Le gel est impossible, car la Tnn de 0.0° a eu lieu il y a très longtemps, lorsque la ville était bien moins importante..

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Pour revenir à Hong-Kong, c'est un climat subtropical (limite tropical) de mousson avec des gelées quasi inconnues (dans l'ancienne rubrique "climats du monde" de MF, j'avais une Tnn de 0°C pour Hong-Kong, mais apparament, la station actuelle n'est plus tout à fait au même endroit). Le phénomène de mousson (d'hiver et d'été) est exacerbé par la masse du continent asiatique, les pluies d'été sont importantes mais moins brutales que celles de Gao en Inde et contrairement à Gao, l'hiver n'est pas complètement sec, quelques pluies frontales de type tempéré se produisent. Due à la puissance de la mousson d'hiver propulsée par l'énorme anticyclone sibérien, la fraicheur hivernale est marquée par rapport à la latitude (Miami, 3° en latitude plus au nord, sous un climat assez proche enregistre une Tm de 20°C en janvier, voir aussi la Tm de 20,8°C en janvier à Muscat situé également un peu plus au nord). On note un léger minimum pluviométrique en juillet, est-ce du à la brièveté de la période de relevés (sans doute pas car ce minimum figure également dans la rubrique "climats du monde" de MF) ou bien à un léger renforcement de l'anticyclone ? Ce qui serait un peu analogue à celui noté pour Miami (toujours d'après les données de la rubrique "climats du monde" de MF).

Merci pour tes remarques, Yves. S'agissant de Hong Kong, je l'ai classée en tropical, et toi en subtropical. Je pense qu'il est effectivement très difficile de trancher pour cette ville. Mais comme je le disais, si on s'en réfère un peu au biome qui prévaut dans cette région, on est entre les deux suivants (Duan et Huang, 2004): "zone de transition entre la forêt tropicale décidue de mousson et la forêt subtropicale à large feuilles sempervirentes" (VIa) et "zone typique de la forêt tropicale décidue de mousson" (VIb).image1wv.jpg

Fig. 2. Vegetation zones of China (Hou, 1988). I-Cold-temperate coniferous forests; II-temperate mixed coniferous and broad-leaved deciduous forests; III-Warm-temperate broad-leaved deciduous forests (IIIA-North Zone, IIIB-South Zone,); IV-Eastern subtropical broad-leaved evergreen forests (IVA-Transition Zone; IVB-Typical Zone; IVB1-North Subzone; IVB2-South Subzone); V-West (arid) subtropical broad-leaved evergreen forests (VA-North Zone; VB-South Zone; VB1-North Subzone; VB2-South Subzone); VI-Eastern tropical monsoon forests and rain forests (VIA-Transition Zone; VIB-Typical Zone); VII- Western tropical monsoon forests and rain forests; VIII-Temperate steppes (VIIIA-Transition Zone; VIIIB-Typical Zone); IX-Warm-temperate steppes (IXA-Transition Zone; IXB-Typical Zone); X-Alpine meadows and steppes (XA-Transition Zone; XB-Typical Zone; XB1-South Subzone; XB2-North Subzone); XI-Temperate deserts; XII-Warm-temperate deserts (XIIA-Transition Zone; XIIB-Typical Zone); XIII-Alpine deserts (XIIIA-Transition Zone; XIIIB-Typical Zone).

Je dirais donc que les hauteurs immédiatement au nord de HK sont sans doute sous climat subtropical humide, alors que la côte et les îles sont peut-être plutôt en tropical humide de mousson.

D'ailleurs, voici le genre d'arbres qu'on peut trouver tout près de la côte vers HK...

hk1j.jpg

Alors que plus au sud, notamment vers Dongfang (que j'ai mentionné dans mon post à la page précédente), voici le type de forêt qui prédomine : "forêt tropicale de mousson subhumide", donc décidue.

dongfang200m.jpg

Je ne sais pas comment s'appellent ces arbres aux fleurs rouges, mais ces arbres des forêts tropicales décidues ont pour habitude de fleurir dès le retour de conditions plus humides, donc juste après la saison sèche.

Bref, tout ça pour en venir à la remarque suivante : je pense que pour qu'un climat entre dans le domaine tropical (ou sorte du domaine tempéré), il faut évidemment qu'il ne gèle pas, mais il faut également que les pluies froides d'origine polaire soient très faibles, sinon inexistantes, car je pense que, comme me l'avait expliqué Grecale2b il y a quelque temps (et toi aussi Yves, je crois), l'important n'est pas seulement la rusticité, mais le couple froid + eau. Et c'est là qu'à mon avis, en observant les limites géographiques et climatiques des forêts tropicales/subtropicales et les conditions climatiques associées, je dirais qu'il faut que la Tm du mois le plus froid soit au moins supérieure à 16°c, et qu'il faut aussi tenir compte de la Tnn moyenne annuelle, et de la quantité de précipitations de cette période fraîche. Il faudra que je fasse les calculs... Par exemple, même si certains classifient Miami dans le tropical (car Tm de janvier 20°c), je ne la considère pour ma part "que" subtropicale. En effet, l'écosystème correspondant (everglades) n'est pas un écosystème tropical, mais subtropical. En revanche, comme on vient de le voir, Hong Kong est (selon moi) à la toute limite intérieure du domaine tropical, malgré ses 16°C de janvier... en tout cas, même en admettant que les deux villes soient exactement à la limite, il reste tout de même ces 4°c d'écarts, ce qui est plutôt beaucoup.

Sinon, je pense que tu fais une erreur, Yves, en mentionnant une quelconque influence anticyclonique en juillet, qui viendrait faire diminuer un peu les précipitations. En fait, contrairement à l'anticyclone des Bermudes qui a une certaine influence en Floride et dans le Golfe du Mexique en juillet (comme je l'avais mentionné dans ma petite étude récente sur le Yucatan), dans les environs du sud de la Chine, il n'y a pas d'anticyclone en été. En fait, il s'agit simplement du passage de la ZCIT qui, en juillet, finit sa course plus loin vers le nord (donc dans l'intérieur du sud de la Chine), puis, vers août-septembre, la ZCIT repasse par Hong Kong lors de son retrait vers le sud. Les quantités de précipitations sont très souvent plus élevées au moment du passage de la ZCIT.

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Sinon, pour Pyongyang, mes indices sont les suivants :

Ihe = 77 (étés très humides)

IhA = 99 (végétation associée à un climat très humide, à la limite entre humide et perhumide).

Bref, un climat continental avec étés subtropicaux.

pouvez vous svp donner la formule de votre indice IhA j l'ai googlé mais pas trouvé

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Merci pour tes remarques, Yves. S'agissant de Hong Kong, je l'ai classée en tropical, et toi en subtropical. Je pense qu'il est effectivement très difficile de trancher pour cette ville. Mais comme je le disais, si on s'en réfère un peu au biome qui prévaut dans cette région, on est entre les deux suivants (Duan et Huang, 2004): "zone de transition entre la forêt tropicale décidue de mousson et la forêt subtropicale à large feuilles sempervirentes" (VIa) et "zone typique de la forêt tropicale décidue de mousson" (VIb).

Merci pour les photos, magnifiques !Tropical/subtropical, je n'ai pas d'idée bien arrêtée sur la question, de toutes manières il semble bien que Hong Kong est en zone limite. J'ai simplement dit cela en raison de la limite fixée par Köppen, limite qui, comme nous pouvons le voir, est assez approximative. Cet exemple illustre bien la difficulté de la définition d'un seuil : il semble bien que le gel n'existe pas à Hong Kong avec une Tm de janvier à 16°C. Beaucoup plus haut en latitude mais en position bien océanique le gel n'existe pas non plus à Funchal (Madère) pour une Tm de février de 16°C alors que le gel est possible à Miami avec une Tm de janvier à 20°C. Le gel est possible à Miami car la disposition du relief nord-sud du continent américain est extrêmement favorable aux descentes d'air arctiques qui peuvent être aussi intenses aussi bas en latitude malgré l'environnement maritime de Miami baigné par une mer tiède toute l'année.

On voit bien que la limite de 18°C de Kôppen (comme toute limite) est une valeur approchée qui a pour but d'être valable dans la plupart des configurations mais qui n'est pas absolue. Je pense qu'il ne faut pas s'y arrêter et admettre que certaines zones sont "entre les deux", dans la zone limite donc. Et pour ces zones intermédiaires, on pourra enregistrer certaines périodes de 30 ans tropicales (sans gel) ou subtropicales (avec gel).

Pour revenir au deux villes dont nous parlons, il n'est pas douteux que certaines "trentainies" sont sans gel à Miami et d'autres sont avec gel, et peut-être bien que c'est le cas aussi pour Hong Kong.

Sinon, tu as sans doute raison pour le creux pluviométrique de juillet, je n'avais pas pensé que la ZCIT remontait aussi au nord en Asie.

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pouvez vous svp donner la formule de votre indice IhA

j l'ai googlé mais pas trouvé

A ce que j'ai compris, c'est un indice créé par Dann17, qu'il applique vérifie et ajuste au mieux sur différents cas d'étude

en pratique, les formules ont besoin de beaucoup de variables pas toujours très disponibles.( ensoleillement taux d'humidité des différents mois...)

voici un lien de sujets où il est mit en pratique.

C'est très intéressant à suivre avec ces cas dont les Iles de Macaronésie très riche en différents milieux bioclimatiques

personnellement je n'ai pas cherché à voir de près cette formule et les variables ou constantes intégrées dedans toutefois lire la réflexion et les conclusions de cette démarche est très enrichissante.

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C'est vrai que je suis passé un peu vite sur le Climat de Hongkong et que c'est un peu dommage. Je pense que le relatif minimum pluviométrique de juillet viens aussi du décalage temporaire de la ZCIT plus au nord. Ce minimum apparait sur toute les normales disponibles sur le net, avec des périodes d'études plus longues que mes 12 années.

Deux dernières choses sur Hongkong:

- Les hivers anormalement frais pour la latitudes s'accompagnent de types de temps bien tranchés typiques des climats plus septentrionnaux: les coups de froids peuvent aussi bien être ensoleillés et très secs ou gris et humides; idem pour les périodes de chaleur qui ne sont pas nécéssairement moites. La succession de ces differents types de temps font qu'on sort clairement du domaine tropical durant ces quelques mois d'hiver.

- En toute saisons les précipitations significatives sont concentrées sur seulement une poignées de jours par mois. Même durant l'hiver la majorité les pluies d'origine frontale tombe en quelques journées: en janvier la lame d'eau moyenne de 28.8mm est obtenue sur 5.8j de pluie dont seulement 3j avec RR>1mm. Cela fait au moins 26mms répartis sur seulement 3 jours, soit 9mm/jour... en pratique j'ai observé que la plupart du temps une seule journée cumulait plus de la moitié des RR d'un mois d'hiver, ce qui fait de temps à autres des journées bien arrosées (20 à 40mm typiquement) sans lesquelles l'hiver serait nettement plus sec.

Même durant les pires mois d'été les RR sont réparties très irrégulièrement: la mousson d'été n'est pas un système reglé comme une horloge, elle connait ses pauses et ses paroxysmes (comme les typhons). Les lames d'eau supérieures à 100mm/24h sont assez courantes, de même que les périodes d'une semaine sans pluie.

Le mois le plus pluvieux de la decennie passée fut juin 2008: 1391mm ! Mais la répartition de cette lame d'eau est pleine d'enseignement, car seulement 3 épisodes de 48h cumulent 71% de ce total: 500mm les 6 et 7, 193mm les 13 et 14, et 300mm les 24 et 25. Et du 19 au 23 s'est intercalée une période completement séche de 5 jours, sans RR.

La variabilité interannuelle des RR est elle aussi très forte: Juin 2004, à contrario, n'a eu que 128mm (dont 93mm en 24h le 20). En octobre, malgré une moyenne de 41mm, une année sur trois est très séche avec moins de 10mm (0.2mm en octobre 2004).

Bon je prépare la suite du voyage... Prochaine mise à jour dans moins d'une heure.

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#42. Shiquanhe.

 

Aujourd'hui on voyage vraiment loin, dans l'un des recoin du globe des plus isolé: la ville de Shiquanhe, dans l'ouest du Tibet. C'est la localité la plus importante de l'ouest Tibétain, et jusqu'à récemment elle n'était relié au reste du monde que par la China National Highway 219: vers l'est en direction de Lhassa, vers le Nord-ouest en direction du bassin du Tarim via le haut plateau disputé de l'Askai Chin. Depuis l'année dernière un aéroport a ouvert à 40kms de la ville, désenclavant un peu la région. Les vols vers Lhassa et Chengdu devraient booster un peu le tourisme dans la région, notamment en facilitant l'accès au pélerinage du Mont Kailash.

C'est aussi là que se trouve la seule station synoptique de tout l'ouest Tibétain, donc une occasion unique de se plonger dans ce climat très particulier.

55228_Map01.jpg

 

J'ai essayé d'innover sur les cartes avec une vue en 3d de l'environnement de la station, merci Google Earth Viewer. Donc voici une vue vers le NE:

55228_Map02.jpg

 

La station synoptique est situé sur une surface plane à la lisière sud-ouest de la ville, à 3 kms des reliefs les plus significatifs.

55228_Shiquanhe_A_v7_32.png

 

Première chose: l'altitude. A plus de 4200m calculer la pression équivalente au niveau de la mer n'a plus aucun sens météorologique, on devra donc se passer de cette conversion. La lecture des moyennes de pression à la station nous apprend que la densité de l'air moyenne à cette altitude n'est que 60% de celle au niveau de la mer. Si l'on suppose que la composition de l'air est toujours la même ça fait donc 40% d'oxygène en moins dans les poumons à chaque inspiration: le MAM (mal aigu des montagnes) guette les nouveaux arrivants... les plus chanceux ne s'en tirerons qu'avec un petit mal de tête durant 24-48h, les moins chanceux ne n’acclimaterons pas (nausées, insomnies) et devront redescendre plus bas sous peine de risquer des complications dangereuses (œdème pulmonaire).

 

Deuxième chose: la sécheresse de l'air. On avait déjà vu cette caractéristique à Lhassa, ici c'est pareil avec une saison "humide" beaucoup plus atténuée en été.

 

Lhassa est un bon repère pour appréhender le caractère encore plus extrême du climat de Shiquanhe... malgré beaucoup de points communs avec Lhassa, il fait plus froid, plus sec, plus ensoleillé ici. C'est un vrai climat désertique froid (BSk) tellement la mousson indienne de sud-est n'envoie que de sporadiques reliquats jusqu'ici. Contrairement à Lhassa où le régime diurne d'averses permet de cumuler de bonnes lames d'eau, ici la convection est trop timide et l'air trop sec: presque toute précipitation convective s'évapore en virga, et seules les dégradations les plus structurées parviennent à donner des lames d'eau significatives.

 

EDIT 16/06/2014: ajout des tableaux horaires

55228_Shiquanhe_B_v7_32.png

 

 

EDIT 11/03/2015: ajout des roses des vents

55228_Shiquanhe_C_v7_32.png

 

 

Le temps est aussi plus contrasté qu'à Lhassa en hiver, avec parfois ici de vrais vagues de froid faiblement neigeuses. Voici un exemple d’hiver équilibré: 2002-2003.

Le 31/12/2002 une pertubation - probablement venue d'asie centrale - déposait une fine couche de neige au sol... Ce qui permis à janvier 2003 de démarrer dans le froid et une ambiance un peu plus humide que la normale (la couche de neige en se sublimant maintient une humidité plus forte):

55228_DEC02_FEB03.png

A partir du 6 janvier on retrouve un temps d'hiver plus normal après la probable disparition de la neige au sol: air très sec, vent thermiques diurnes, nuits calmes.

A noter une nouvelle période plus perturbée en fin de mois.

 

 

Au printemps les après midis sont marqués par les phénomènes de convection (regardez les pictos nuages en 2e partie de journée et la nébulosité moyenne en augmentation). Cependant cela reste bien sec, et les amplitudes thermiques sont toujours aussi marquées en raison des nuits claires et calmes:

55228_APR12.png

 

 

En été c'est plutôt beau, avec des journées très agréables. On ne dénombre que 3 épisodes de mousson de sud-est avec des précipitations significatives durant cet été 2011 bien typique. Et toujours cette sécheresse de l'air, avec un Td souvent bien négatif.

55228_JUN_AUG11.png

 

 

En fin un exemple mois d'octobre: Pas de nuages, quasiment pas de précipitations, un air encore plus sec... c'est le temps dominant en octobre/novembre:

55228_OCT05.png

 

Voilà pour aujourd'hui, la prochaine fois on verra encore un climat désertique.

 

Modifié par mottoth
Révision complète.

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Merci pour les photos, magnifiques !

Tropical/subtropical, je n'ai pas d'idée bien arrêtée sur la question, de toutes manières il semble bien que Hong Kong est en zone limite. J'ai simplement dit cela en raison de la limite fixée par Köppen, limite qui, comme nous pouvons le voir, est assez approximative. Cet exemple illustre bien la difficulté de la définition d'un seuil : il semble bien que le gel n'existe pas à Hong Kong avec une Tm de janvier à 16°C. Beaucoup plus haut en latitude mais en position bien océanique le gel n'existe pas non plus à Funchal (Madère) pour une Tm de février de 16°C alors que le gel est possible à Miami avec une Tm de janvier à 20°C. Le gel est possible à Miami car la disposition du relief nord-sud du continent américain est extrêmement favorable aux descentes d'air arctiques qui peuvent être aussi intenses aussi bas en latitude malgré l'environnement maritime de Miami baigné par une mer tiède toute l'année.

On voit bien que la limite de 18°C de Kôppen (comme toute limite) est une valeur approchée qui a pour but d'être valable dans la plupart des configurations mais qui n'est pas absolue. Je pense qu'il ne faut pas s'y arrêter et admettre que certaines zones sont "entre les deux", dans la zone limite donc. Et pour ces zones intermédiaires, on pourra enregistrer certaines périodes de 30 ans tropicales (sans gel) ou subtropicales (avec gel).

Je suis bien en accord avec ce que tu dis. Je rajouterai aussi, par exemple, les 14.5°c (même 14°c par endroit) de février aux Açores, alors que le gel et la neige y sont inconnus également ! Mais évidemment, hors de question de parler de climat tropical là-bas à cause, surtout, des pluies froides et copieuses l'hiver empêchant par la même occasion tout développement de plantes tropicales.Sinon, à propos de la limite entre les domaines tropical et tempéré. Nous sommes d'accord pour dire que le 18°c du mois le plus froid fixé par Köppen est une approximation. Donc, de ton côté (et je comprends tout à fait ce point de vue), tu penses qu'il n'est pas nécessaire de chercher plus de précision.

C'est là que je ne suis pas trop d'accord, et c'est précisément là l'objet de mon travail : lorsqu'on s'aperçoit d'écarts pouvant atteindre 5°C entre le climat limite (trop/subtrop) des régions du nord de l'Inde où la Tm de janvier n'est "que" d'à peine plus de 15°c, et le climat limite de Miami (où on a une Tm de 20°c), je pense qu'il est intéressant de vouloir y voir plus clair. C'est ce que je vais m'efforcer de faire.

Je pense que des choses très intéressantes pourront en découler...

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pouvez vous svp donner la formule de votre indice IhA

j l'ai googlé mais pas trouvé

Bonjour,Comme yaraligöz l'a très bien expliqué, les explications et les informations principales et d'ensemble qui m'ont servi pour l'élaboration de cet indice sont founies dans le lien qu'il a posté.

En fait, depuis, j'ai dû transformer quelque peu les formules, et j'ai dû ajouter quelques procédures de façon à ce que cet indice soit utilisable, calculable et valable n'importe où sur Terre. Cependant, je ne tiens pas, pour le moment, à divulguer la totalité des formules et de la procédure à suivre, car ce modèle fait patrie du travail de recherche que j'ai entrepris. Il s'avère que, bien qu'il soit complexe et fastidieux à calculer, les résultats qu'il donne sont vraiment très intéressants et ouvrent de nombreuses portes. En d'autres termes, je ne souhaite pas me faire "subtiliser" cette partie de mon travail, partie qui, soit-dit en passant, m'a demandé de très nombreuses heures, pour ne pas dire jours ou semaines !

J'espère que vous comprenez ma position.

Néanmoins, il m'est tout à fait possible de vous calculer ces indices à la demande, pour n'importe quelle station, si vous le souhaitez. Ce serait même avec un grand plaisir ! default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20"> Je fournirai d'ailleurs l'échelle des valeurs possibles et leur signification.

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Deux dernières choses sur Hongkong:

- Les hivers anormalement frais pour la latitudes s'accompagnent de types de temps bien tranchés typiques des climats plus septentrionnaux: les coups de froids peuvent aussi bien être ensoleillés et très secs ou gris et humides; idem pour les périodes de chaleur qui ne sont pas nécéssairement moites. La succession de ces differents types de temps font qu'on sort clairement du domaine tropical durant ces quelques mois d'hiver.

- En toute saisons les précipitations significatives sont concentrées sur seulement une poignées de jours par mois. Même durant l'hiver la majorité les pluies d'origine frontale tombe en quelques journées: en janvier la lame d'eau moyenne de 28.8mm est obtenue sur 5.8j de pluie dont seulement 3j avec RR>1mm. Cela fait au moins 26mms répartis sur seulement 3 jours, soit 9mm/jour... en pratique j'ai observé que la plupart du temps une seule journée cumulait plus de la moitié des RR d'un mois d'hiver, ce qui fait de temps à autres des journées bien arrosées (20 à 40mm typiquement) sans lesquelles l'hiver serait nettement plus sec.

Salut mottoth,En fait, pour ma part, je serais beaucoup moins tranché que tu ne l'es puisque, comme je l'expliquais plus tôt, ces pluies frontales hivernales ne sont finalement pas si marquées, et pas si froides ni si fréquentes que ça. Et là encore, j'en reviens à cette présence d'une forêt mi-tropicale / mi-subtropicale dans cette région. Cela signifie bien que de nombreux peuplement forestiers de type tropical s'y développent sans problème. Donc cela me conforte dans l'idée que ces quelques incursions polaires assez faibles ne viennent pas contrer suffisamment toute "prétention" tropicale. Je pense, tout comme le biome le montre, qu'on est bien là en limite des deux domaines climatiques.

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merci mr Dan

qu'en pensez vous d'Ariana en Tunisie (a 3km de la staion de l'aeroport tunis-carthage) c'est la ou j'habite

la temp annuelle est 20 ces 4 dernieres annees (oscille entre 20.0 20.1 et 19.9)

pluvio annuelle moyenne 405

mais ça flucutue d'annee en annee

voila les cumuls annuels officiels de l'agence de meteo locale pour la periode de 2003 a 2007

http://www.ins.nat.tn/indexfr.php

Tunis Carthage

2003 1011.6

2004 627.8

2005 453.5

2006 566.8

2007 610.5

aussi svp ma ville natale mahdia

temp annuelle moyenne oscielle entre 17.9 18.2 18.7 19.2 ces 4 derniers annees

pluviometrie annulle moyenne 250 mm

mais ça fluctue d'annee a autre

peut etre deja 400 mm en ces premiers 4 mois de 2012 mais malheureusement pas de cumuls annuels officiels fiables

a Ariana le sol est jaunatre mais recouvert d'herbes voire ci dessous

VueTunisParcEnnahli.JPG

a Mahdia il est jaunatre dénudé d'herbes et volatile (quand le vent se leve il ya des poussieres de sables) sauf les années humides voire ci dessous

P1000304.JPG

merci pour votre attention

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qu'en pensez vous d'Ariana en Tunisie (a 3km de la staion de l'aeroport tunis-carthage)

aussi svp ma ville natale mahdia

Bonjour, Voici les indices pour Tunis-Carthage :

Ihe (humidité estivale) = -38 (étés évidemment bien secs)

IhA (humidité annuelle) = -46 (càd que Tunis fait tout juste partie du domaine aride : ici, la végétation est associée à un climat semi-aride, très proche du xérique marqué soit l'équivalent du xéro-thermo méditerranéen)

Je parlerais donc de la limite entre le climat semi-aride subméditerranéen et le climat inframéditerranéen.

Le domaine aride (atteint lorsque IhA < -45) signifie que la forêt ne peut pas s'y développer naturellement. ici, on est donc à la limite.

Monastir :

Ihe = -39

IhA = -62 : climat associé à une végétation semi-aride, pas loin de "aride" (la limite étant à -65)

Donc le climat y est semi-aride subméditerranéen.

Sfax :

Ihe = -40

IhA = -68 : climat associé à une végétation aride --> climat aride subméditerranéen.

Ta ville natale de Mahdia doit donc avoir un IhA de -63 ou -64, soit tout près du climat aride.

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la couche de neige en se sublimant maintient une humidité plus forte

A partir du 6 janvier on retrouve un temps d'hiver plus normal après la probable disparition de la neige au sol: air très sec, vent thermiques diurnes, nuits calmes.

Très intéressant toutes ces données, de même que ton analyse ! default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">Je souhaiterais cependant émettre peut-être une petite réserve, s'agissant de ce petit passage que j'ai cité ci-dessus. En effet, si la sublimation de la neige entraîne effectivement une légère augmentation de la teneur en vapeur d'eau, cela reste en fait très faible. Ce n'est certainement pas cet arrêt probable de la sublimation (due à la disparition possible de la fine couche de neige) qui va faire passer l'HR de 55-80% à 20-35% à lui tout seul. Là, ce qui a sans doute dû se passer (en plus, donc), c'est que l'air était très calme durant les tous premiers jours de janvier et les nuits étaient claires. Donc il y avait un fort rayonnement thermique, donc on s'approchait nécessairement du point de rosée. Alors qu'à partir du 6 janvier, les vents s'étaient levés, et il est possible qu'une certaine subsidence eût alors lieu à cause des reliefs alentours, faisant baisser fortement l'HR part la même occasion.

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Je dois dire que votre indice est tres performant, en effet dans les terrains vierges ici on n'a pas d'arbres mais voila ci dessous ce que nous avons comme végétation dans les collines vierges ici; une sorte de brousaille

40735211.jpg

ci dessous le type de couvert végétal au sud du pays

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au nord montagneux du pays par contre, le climat peut permettre la croissance des arbres

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Je souhaiterais cependant émettre peut-être une petite réserve, s'agissant de ce petit passage que j'ai cité ci-dessus. En effet, si la sublimation de la neige entraîne effectivement une légère augmentation de la teneur en vapeur d'eau, cela reste en fait très faible. Ce n'est certainement pas cet arrêt probable de la sublimation (due à la disparition possible de la fine couche de neige) qui va faire passer l'HR de 55-80% à 20-35% à lui tout seul. Là, ce qui a sans doute dû se passer (en plus, donc), c'est que l'air était très calme durant les tous premiers jours de janvier et les nuits étaient claires. Donc il y avait un fort rayonnement thermique, donc on s'approchait nécessairement du point de rosée. Alors qu'à partir du 6 janvier, les vents s'étaient levés, et il est possible qu'une certaine subsidence eût alors lieu à cause des reliefs alentours, faisant baisser fortement l'HR part la même occasion.

Au fil du temps j'ai remarqué que le Td ne se comporte pas du tout de la même façon qu'il y ait une couche de neige ou pas. Tu as raison de souligner l'effet des brises et des subsidences avec ce genre de topographie, cependant la couverture de neige joue également fortement: dans toutes les villes que j'ai étudié jusqu'à présent où les données d'enneigement sont disponible j'ai observé que le Td suis toujours la t° d'assez près en cas d'enneigement. Même dans des localités où l'amplitude thermique est forte cette tendance se maintient par sol enneigé et le td remonte alors nettement en journée, en suivant la hausse du thermomètre - par exemple c'est observable à Ulan Bator où à Yakutsk. Par contre lorsque la couche de neige disparait (ou avant qu'elle apparaisse, en automne), le forçage apparent du Td par rapport à la t° à tendance à disparaître. J'ai pu également faire cette observation dans toute l'Asie Centrale, notamment dans des coins où l'enneigement est irrégulier et où des périodes hivernales sans neige confirment à nouveau ce fait.

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Au fil du temps j'ai remarqué que le Td ne se comporte pas du tout de la même façon qu'il y ait une couche de neige ou pas. Tu as raison de souligner l'effet des brises et des subsidences avec ce genre de topographie, cependant la couverture de neige joue également fortement: dans toutes les villes que j'ai étudié jusqu'à présent où les données d'enneigement sont disponible j'ai observé que le Td suis toujours la t° d'assez près en cas d'enneigement. Même dans des localités où l'amplitude thermique est forte cette tendance se maintient par sol enneigé et le td remonte alors nettement en journée, en suivant la hausse du thermomètre - par exemple c'est observable à Ulan Bator où à Yakutsk. Par contre lorsque la couche de neige disparait (ou avant qu'elle apparaisse, en automne), le forçage apparent du Td par rapport à la t° à tendance à disparaître. J'ai pu également faire cette observation dans toute l'Asie Centrale, notamment dans des coins où l'enneigement est irrégulier et où des périodes hivernales sans neige confirment à nouveau ce fait.

D'accord, pourquoi pas. En effet, il est vrai que la hausse de la température est plus forte lorsqu'il n'y a pas de neige au sol, à cause de l'albédo bien plus faible. Donc dans ces cas-là, la T°c a plus de chances de décoller du Td, je suis bien d'accord avec toi.Mais en même temps, de mon côté, depuis que j'ai installé ma station ici au Qc (depuis novembre 2009), je voudrais te montrer l'évolution de l'HR au cours de ces 2 ans et demi :

en 2010 (1ère image), l'enneigement s'était terminé très tôt, le 31 mars.

en 2011 (2ème image), l'enneigement avait cessé le 1er mai.

Cette année en 2012 (3ème), l'enneigement a pris fin le 14 avril.

Comme tu peux le voir, l'HR baisse nettement entre mars et mai inclus. En effet, les journées les plus ensoleillées ont lieu ici entre février et mai. Et tu remarqueras donc que quelques jours ou semaines avant ou après la fonte, on ne voit quasiment aucune différence particulière dans la valeur de l'HR. Or l'ensoleillement présent ici mars est à peu près celui qu'on retrouve en janvier à 30-35°N en Asie centrale, d'où ma comparaison.

À noter (pour l'anecdote) une valeur exceptionnelle relevée le 15 mars 2010, alors que l'enneigement était bien présent : l'HR s'était abaissée à 3% (trois) ! (T de 11°c et Td -32°c (donc comprendre Td entre -25 et -35°c) !)

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Je voudrais rajouter quelque chose s'agissant du climat de Shiquanhe. On mentionne aisément la dénomination "désertique froid". Cependant, je tiens à effectuer quelques précisions, ou plutôt je tiens à donner quelques éléments de réflexion à propos de la prétendue hyperaridité en terme de disponibilité en eau de cette région tibétaine.

En fait, succintement, il faut savoir qu'il existe 4 grands domaines climatiques :

- deux qui autorisent le développement naturel de forêts : le domaine tempéré et le domaine tropical.

- deux qui empêchent toute formation forestière naturelle : le domaine aride, et le domaine froid.

Intéressons-nous aux deux derniers. Les deux facteurs primordiaux permettant le développement de la végétation sont l'eau et la chaleur, sans compter bien évidemment sur l'énergie solaire (ensoleillement).

(1) La végétation est inexistante ou quasi-inexistante dans les régions polaires, puisque la chaleur y fait largement défaut.

(2) La végétation est aride dans les régions arides (logique!), puisque le manque d'eau est manifeste.

Dans le cas (1), ce que j'appellerai "l'indice de confort thermique" est minimal.

Dans le cas (2), c'est le niveau d'humidité disponible (déterminé par IhA) qui est très faible (ici, IhA < -45).

Si on revient au cas de Shiquanhe, on obtient IhA = -54 , c'est à dire que le niveau d'aridité en terme de sécheresse écologique n'y est pas si fort que cela. On n'est pas ici au niveau des vrais déserts arides en terme de sécheresse (où IhA < -90). Me suivez-vous ? On atteint "seulement" le niveau semi-aride (-65 < IhA < -45).

Alors, me direz-vous, pourquoi le paysage qu'on observe à Shiquanhe est-il d'aspect aussi "désertique" ? la raison, vous l'aurez devinée, provient du fait qu'en plus d'un certain niveau d'aridité, il faut ajouter un très faible niveau de "confort thermique". En d'autres termes, la quantité de chaleur disponible là-bas est très basse : hivers froids, et surtout, étés très frais et courts.

Ainsi, lorsque l'on cumule la semi-aridité et le très faible niveau de chaleur disponible, on obtient cette végétation quasi-inexistante, puisque peu de plantes sont capables d'endurer une telle combinaison.

En fait, la végétation présente ici (il y en a) est donc surtout beaucoup moins diversifiée que celle qui prévaut sous un climat semi-aride (de même valeur de IhA) chaud. En somme, c'est surtout le niveau de biodiversité qui est extrêmement faible à Shiquanhe, et non le seul niveau de sécheresse...

Dans ce type de climat, la végétation aura tendance à rester rase, près du sol, de façon à rechercher la chaleur qui se trouve près du sol l'été. Donc nécessairement, les chances d'y trouver des plantes hautes (herbes hautes, arbustes) sont très faibles. Alors qu'en climat semi-aride (de même IhA donc) chaud, on ne trouvera que très peu de végétation rase, mais au contraire, des plantes diversifiées mais cherchant le moins de contact possible avec le sol trop chaud. L'aspect est donc clairement différent.

J'espère vous avoir éclairé un peu. default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Dans les environs de Shiquanhe... les photos 2 et 3 sont prises en été (période plus humide, dont Ihe = -4). Les herbes sont desséchées hormis durant l'été, et on aperçoit quelques formations buissonneuses voire arbustives.

shiquanhe1.jpg

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Dans le cas (1), ce que j'appellerai "l'indice de confort thermique" est minimal.

Dans le cas (2), c'est le niveau d'humidité disponible (déterminé par IhA) qui est très faible (ici, IhA < -45).

Si on revient au cas de Shiquanhe, on obtient IhA = -54 , c'est à dire que le niveau d'aridité en terme de sécheresse écologique n'y est pas si fort que cela. On n'est pas ici au niveau des vrais déserts arides en terme de sécheresse (où IhA < -90). Me suivez-vous ? On atteint "seulement" le niveau semi-aride (-65 < IhA < -45).

Alors, me direz-vous, pourquoi le paysage qu'on observe à Shiquanhe est-il d'aspect aussi "désertique" ? la raison, vous l'aurez devinée, provient du fait qu'en plus d'un certain niveau d'aridité, il faut ajouter un très faible niveau de "confort thermique". En d'autres termes, la quantité de chaleur disponible là-bas est très basse : hivers froids, et surtout, étés très frais et courts.

Il y a quelque chose que je ne comprends pas bien: tu parles d'une "échelle" liée à l'indice IhA (-65 < IhA < -45=> niveau semi-aride ) comme s'il avait été étalonné. Est-ce bien le cas ? J'ai cru comprendre que tu étais justement en cours d'étalonnage de ces indices IhA et Ihe.

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Il y a quelque chose que je ne comprends pas bien: tu parles d'une "échelle" liée à l'indice IhA (-65 < IhA < -45=> niveau semi-aride ) comme s'il avait été étalonné. Est-ce bien le cas ? J'ai cru comprendre que tu étais justement en cours d'étalonnage de ces indices IhA et Ihe.

J'ai sans doute dû mal m'exprimer, alors. En fait, oui, l'étalonnage de cet indice est est terminé. J'en suis désormais à une phase de validation (observations, comparaisons). C'est pour cette raison que l'échelle que je présente maintenant est celle qui prévaudra.Alors la voici donc dans son intégralité :

(On parle bien ici de IhA, indice d'humidité annuelle, déterminant le niveau d'eau disponible, ou en encore, en partant de l'autre côté, le niveau de sécheresse écologique. Celui-ci tient compte de la température, du point de rosée (ou HR moyenne), des précipitations, du nombre de jours de précipitations, du nombre de mois de gel, de la quantité d'énergie solaire (ensoleillement, latitude, et altitude), du vent moyen. Bien entendu, il se peut que certaines variables manquent ou bien ne soient pas très fiables (notamment le vent, l'HR, ou l'ensoleillement). Dans ce cas, il est tout de même possible d'approximer ces valeurs, et cela ne donne très souvent qu'une incertitude relativement faible sur l'indice, ce dernier ne varierait alors que d'une ou 2 unités.)

IhA < -110 : végétation associée à un climat de désert hyper-aride

-110 < IhA < -90 : désert

-90 < IhA < -65 : aridité

-65 < IhA < -45 : semi-aridité

IhA = -45 : limite entre le domaine aride et le domaine tempéré ou le domaine tropical

-45 < IhA < -30 : végétation associée à un climat xérique marqué

-30 < IhA < 0 : xérique faible à modéré.

IhA = 0 : limite entre une végétation majoritairement xérophile (< 0), et majoritairement non-xérophile (> 0)

0 < IhA < 25 : végétation associée à un climat subxérique (IhA = 25 correspond notamment à une des limites du climat méditerranéen)

25 < IhA < 50 : subhumide

50 < IhA < 100 : humide

100 < IhA < 180 : perhumide

IhA > 180 : hyperhumide

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