mottoth

Climats du monde

2 751 messages dans ce sujet

J'ai pas réussi à lire sad.png

Il manquait des smileys à mon message... heureusement tu ne l'as pas mal pris.

La maîtresse qui tire la langue :

x3zd.png

D'ailleurs dans le reportage il est fait mention d'un nouveau record de froid (-71 en février 2013 -le 18 pour être précis)... sensationnalisme vite repris par de plusieurs médias locaux ce qui a passablement échauffé les météorologues russes.

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D'ailleurs dans le reportage il est fait mention d'un nouveau record de froid (-71 en février 2013 -le 18 pour être précis)... sensationnalisme vite repris par de plusieurs médias locaux ce qui a passablement échauffé les météorologues russes.

Ah OK, 21/01/2013... j'étais pas allé assez loin. Ils ont du s'arranger un peu avec la chronologie de la journée alors parce qu'à 18h/19h il fait déjà franchement nuit même fin janvier.

Sinon c'est vrai que le reportage ne brille pas par la justesse au niveau météorologie... si les différentes t° égrenées ça et là durant le reportage semblent correctes, sans exagération (-50°c à la ferme, -52°c un peu plus loin avec le chauffeur de bus), en revanche la mention de ce -71°c est vraiment abusive. De même que l'explication approximative et un peu erronée sur les causes de ce froid extrême puisqu'il ne vient pas du nord mais il se génère sur place (la fameuse 'piscine d'air froid' - CAP, Cold Air Pool).

Mais c'est néanmoins un beau docu, avec de belles prises de vue en plein air et un bon aperçu du mode de vie.

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#89. Ojmjakon.

Indices d'humidité :

Ihe = 17 (étés plutôt humides)

IhA = 36 (climat subhumide, donc plus humide que celui de Verkhoïansk)

=> La taïga a donc moins de mal à pousser qu'à Verkhoïansk. Cependant, la quantité de chaleur reçue en été y est bien plus faible encore, avec à peine plus de 2 mois au-dessus de 10°c en Tm. La tundra n'est pas beaucoup plus haut en altitude.

Indice de continentalité : C = 0.92 (maximum connu sur Terre).

Un climat donc évidemment pleinement hypercontinental subarctique. Tout le monde d'accord là-dessus.

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De même que l'explication approximative et un peu erronée sur les causes de ce froid extrême puisqu'il ne vient pas du nord mais il se génère sur place (la fameuse 'piscine d'air froid' - CAP, Cold Air Pool).

Oui, c'est exactement ce que je m'étais dit.

Sinon c'est vrai que le reportage ne brille pas par la justesse au niveau météorologie...
C'est certain !

Mais en même temps, je ne pense pas qu'il faille regarder ce reportage sous l'angle critique du climatologue ou du météorologue.

Il était en fait axé sur la vie de ces yakoutes au quotidien, simplement.

On sent que les reporters étaient au plus près des gens, comme faisant partie de leur monde.

Donc mis à part certaines valeurs chiffrées, j'ai trouvé ce film très sincère, très humain.

Ce reportage donne envie de savoir ce que vont devenir ces gamins.

Emouvant, simplement.

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C'est probablement exceptionnel mais il y a sur google earth viewer une photo de Verhojansk inondée:

43882875.jpg

Cette photo n'est pas datée (même pas dans les exifs) donc il est impossible d'analyser la météo précédente où de savoir si c'est un phénomène de débacle de la Jana et/ou fonte des neiges trop brutale dans les monts de Verhojansk. Mais j'imagine que l'imperméabilité du permafrost ne doit pas arranger les choses.

EDIT: j'ai retrouvé les traces de cette inondation sur google; à priori elle aurait duré du 23/06/2004 au 21/07/2004, 75% du village inondé mais au total 157000 kms² dans le bassin de la Yana, fréquence de retour 10 à 20 ans.

Bonsoir à tous

Je me permets de revenir sur cette inondation qui n'est peut-être pas si exceptionnelle que ça car il faut savoir que les fleuves sibériens sont sujet au phénomène de débâcle au printemps qui peut se résumer ainsi : ces fleuves sont très longs et coulent du sud au nord avec un grand étalement en latitude ce qui fait que la partie sud du fleuve dégèle quelques semaines avant la partie nord, l'eau libre qui vient du sud est bloquée par le bouchon de glace constitué par le fleuve encore gelé en aval et provoque des inondations plus ou moins importantes et ceci même sans précipitations particulièrement abondantes. En fait, je pense que ce phénomène d'inondation par les fleuves sibériens se produit avec plus ou moins d'ampleur chaque printemps.

Je pense que le même phénomène (mais d'ampleur moindre) se produit au cours de l'embacle d'automne : les fleuves gèlent d'abord près de l'embouchure dans des régions très septentrionales alors que les parties amont, plus méridionales restent libres de glace. L'eau libre se trouve donc bloquée dans son écoulement et inonde la vallée.

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Bonsoir et merci encore pour cette présentation!

Je suis surpris par le fait que la Tnx a Okhotsk (une ville littorale) est de quelques degrés inférieure a des stations bien plus au nord et surtout continentales tel que Yakutsk&Verkhoiansk!

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Je suis surpris que la Tnx a Okhotsk (une ville littorale) est de quelques degrés inférieure a des stations bien plus au nord et surtout continentales tel que Yakutsk&Verkhoiansk!

Sans doute parce que les situations où les Tn sont les plus élevées doivent généralement correspondre à un afflux d'air subtropical. Une telle advection à Okhotsk doit probablement correspondre à des vents allant du secteur SO au secteur est, en passant par les vents du sud. Et lorsque le vent souffle de ces direction, il provient de la mer d'Okhotsk. Or la température de l'océan au large de cette ville ne dépasse quasiment jamais les 15°c. Les Tn > 15°c doivent donc être très rares.

Ou alors, de telles Tn peuvent peut-être se produire au cours d'épisodes de "foehn" lorsque le vent souffle de l'ouest, mais je n'y crois pas trop.

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Je suis surpris que la Tnx a Okhotsk (une ville littorale) est de quelques degrés inférieure a des stations bien plus au nord et surtout continentales tel que Yakutsk&Verkhoiansk!

L'océan au large d'Okhotsk reste très froid en été (par inertie thermique et à cause de descente d'eau froide venue du nord), c'est pour cette raison que l'été reste très frais par rapport à des situations plus continentales ou ce refroidissement estival n'existe pas : au moins en juillet, les Tx sont plus chaudes en situation continentale mais aussi les Tn.

Sinon, ce qu'on peut remarquer à Okhotsk tout comme à Vladivostok, c'est que la situation maritime n'induit pas des précipitations hivernales importantes : la puissance de l'anticyclone sibérien est telle que la secheresse se maintien jusque sur le littoral. Il faut aller sur la presqu'ile de Kamtchatka (Petropavlosk) ou au Japon (sur la cote ouest) pour trouver des climats à pluies hivernales copieuses.

Ceci est très différent de ce qui se produit sur la côte orientale de l'Amérique du nord à cette latitude où l'anticyclone continental est moins développé et où on trouve des climats à précipitations réparties sur toute l'année ou même à prédominance hivernale.

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L'océan au large d'Okhotsk reste très froid en été (par inertie thermique et à cause de descente d'eau froide venue du nord), c'est pour cette raison que l'été reste très frais par rapport à des situations plus continentales ou ce refroidissement estival n'existe pas : au moins en juillet, les Tx sont plus chaudes en situation continentale mais aussi les Tn.

C'est un peu beaucoup c'que j'ai expliqué juste au-dessus, m'sieur ! Copieur ! (j'te chicane) tongue.png

Sinon, ce qu'on peut remarquer à Okhotsk tout comme à Vladivostok, c'est que la situation maritime n'induit pas des précipitations hivernales importantes : la puissance de l'anticyclone sibérien est telle que la secheresse se maintien jusque sur le littoral. Il faut aller sur la presqu'ile de Kamtchatka (Petropavlosk) ou au Japon (sur la cote ouest) pour trouver des climats à pluies hivernales copieuses.

Ceci est très différent de ce qui se produit sur la côte orientale de l'Amérique du nord à cette latitude où l'anticyclone continental est moins développé et où on trouve des climats à précipitations réparties sur toute l'année ou même à prédominance hivernale.

Toutafé !

Cependant, petit bémol, je ne dirais pas vraiment que c'est "très différent" de ce qui se passe sur la côte orientale de l'Amérique du nord. En effet, la dynamique atmosphérique est très semblable : ce sont les mêmes acteurs. Certes l'anticyclone sibérien est effectivement nettement plus costaud que son homologue nord-américain, et il étend donc son influence plus loin. Mais il faut donc plutôt comparer le climat de l'est canadien au climat de Hokkaido, ou à celui des Kouriles ou du Kamtchatka. Celui d'Okhotsk est plutôt comparable à celui de l'extrême ouest du Québec par exemple.

En revanche, je suis bien d'accord avec toi lorsque tu précises qu'il n'y a qu'en Amérique du nord (dans l'extrême est du Canada) qu'on retrouve des climats avec des précipitations hivernales copieuses voire prédominantes. Ces climats possèdent en effet une bonne d'ose d'influence océanique, au point (pour les plus à l'est d'entre eux) que le climat continental se transforme pratiquement en climat océanique (bon, ce n'est que mon point de vue). Quoique côté sibérien, en allant encore plus à l'est (Aléoutiennes), les pluies hivernales deviennent prépondérantes, et le climat devient franchement océanique (subpolaire). Mais on n'est déjà plus en Asie...

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A la vue des tn habituelles je dirait que la Tmer ne monte plus plus haut qu'une douzaine de degrés en aout au large d'Okhotsk. Donc c'est sur les nuits sont bien rafraichies par la mer.

Je viens de regarder un peu les plus hautes tn depuis 2000 en détail: toutes survenues sous une brise de mer. Si durant les rares journées de chaleur le vent de terre sec est généralement présent avec un réchauffement adiabatique similaire au foehn, le vent rebascule toujours au sud-est dans la nuit. C'est la moiteur inhabituelle de la masse d'air fin juillet 2011 (Td de 15° à 19°c) qui est responsable à elle seule des 3 tn les plus hautes de ces 14 derniers étés (16.3°c, 17.7°c et 17.0°c).

Si la fraicheur de l'été est remarquable par rapport à l’intérieur des terres (Ojmjakon à 745m d'altitude a 19 jours de chaleur par an, seulement 1 ici), elle n'est pas exceptionnelle pour la latitude: Stornoway (58°N) en Ecosse a des tn/tm/tx similaires en été. Okhotsk a juste un climat très maritime en été.

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A la vue des tn habituelles je dirait que la Tmer ne monte plus plus haut qu'une douzaine de degrés en aout au large d'Okhotsk. Donc c'est sur les nuits sont bien rafraichies par la mer.

Je viens de regarder un peu les plus hautes tn depuis 2000 en détail: toutes survenues sous une brise de mer. Si durant les rares journées de chaleur le vent de terre sec est généralement présent avec un réchauffement adiabatique similaire au foehn, le vent rebascule toujours au sud-est dans la nuit. C'est la moiteur inhabituelle de la masse d'air fin juillet 2011 (Td de 15° à 19°c) qui est responsable à elle seule des 3 tn les plus hautes de ces 14 derniers étés (16.3°c, 17.7°c et 17.0°c).

Si la fraicheur de l'été est remarquable par rapport à l’intérieur des terres (Ojmjakon à 745m d'altitude a 19 jours de chaleur par an, seulement 1 ici), elle n'est pas exceptionnelle pour la latitude: Stornoway (58°N) en Ecosse a des tn/tm/tx similaires en été. Okhotsk a juste un climat très maritime en été.

Je pense que la Tmer monte un peu plus haut que 12°c : les 15°c de la SST au large d'Okhotsk (bien que très rares) sont tout de même vraisemblablement possibles de temps à autres, comme au début de ce mois d'août 2013 :

http://www.meteociel.com/observations-meteo/sst.php?jour=6&mois=08&annee=2013&mode=1

Et peut-être même dans les 16-17°c en cette fin de juillet 2011 :

http://www.meteociel.com/observations-meteo/sst.php?jour=30&mois=07&annee=2011&mode=1

Donc, effectivement, comme nous le pensons, il semble y avoir une forte corrélation entre la Tmer et les Tn les plus élevées.

Sinon, il existe bien pire encore comme fraîcheur estivale, et à une latitude pourtant plus basse ! Mais évidemment, cela se trouve dans l'hémisphère sud, comme aux îles Marquaries (54°S). Là-bas, il n'y a même pas d'été, puisque la Tm du mois le plus "chaud" (janvier-février) se situe dans les... 7°c !

Voyez plutôt : http://en.wikipedia.org/wiki/Macquarie_Island#Climate

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Citation
Je pense que la Tmer monte un peu plus haut que 12°c : les 15°c de la SST au large d'Okhotsk (bien que très rares) sont tout de même vraisemblablement possibles de temps à autres

Et peut-être même dans les 16-17°c en cette fin de juillet 2011 :

http://www.meteociel.com/observations-meteo/sst.php?jour=30&mois=07&annee=2011&mode=1

Donc, effectivement, comme nous le pensons, il semble y avoir une forte corrélation entre la Tmer et les Tn les plus élevées.

Ah ouais en effet, j'aurais pas cru. Belle anomalie de SST fin juillet 2011, ça explique les records de Td et de tn.

Pour en finir avec Okhotsk je ne résiste pas à l'envie de vous montrer ce que les locaux ont du endurer en juillet dernier, de loin le mois le plus pourri de toute la série étudiée.

Hygrométrie et nébulosité au maximum, amplitudes thermiques ridicules, brumes/brouillard/crachin à souhait... quel mois horrible:

31088_JUL13.png

 

Je prépare la suite, nouvelle mise à jour dans 1h ou 2 sauf imprévu.

Modifié par mottoth

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#90. Okhotsk.

Avec le rapprochement des zones maritimes et l'éloignement du centre de la Sibérie orientale, la diminution de l'influence de l'anticyclone sibérien couplée au rapprochement des intrusions maritimes en provenance du sud (via la mer du Japon et la mer d'Okhotsk) entraînent nécessairement une baisse assez franche de la continentalité.

Ainsi, à Okhotsk, le climat n'est plus du tout hypercontinental, mais "simplement" continental, avec un indice de 0.53 "seulement".

Par ailleurs, contrairement à la sécheresse relative présente en climat hypercontinental (dans les plaines), ici il n'en est donc plus du tout question :

Ihe = 40 (étés bien humides, sécheresses impossibles)

IhA = 104 (végétation associée à un climat très humide). Pour rappel, IhA valait 36 à Ojmjakon (pourtant située en altitude), 37 Yakutsk, et seulement 0 à Verkhoïansk.

La subarcticité ne fait évidemment aucun doute ici.

Bref, un climat continental subarctique humide.

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#91. Anadyr.

 

Dernière étape de cette série asiatique, Anadyr. On est presque au bout de la Sibérie:

25563_map1.jpg

 

Au petit jeu de trouver Charlie la station sur l'imagerie satellite c'est la numéro 25563 qui m'a donné le plus de fil à retordre jusqu'à présent... Ouverte en 1898 près du hameau 'Komunat' elle a été déplacé en 1913 de l'autre coté de la baie vers la ville, puis en 1936 a retraversé la baie jusqu'à son emplacement actuel, près du hameau devenu depuis complétement abandonné. J’étais donc sceptique sur sa localisation dans une zone où il n'y a quasiment plus de présence humaine jusqu'à ce que je finisse par la trouver près d'un champs d'éoliennes.

25563_map2.jpg

 

Voici une photo du champs d'éolienne prise depuis la ville, de l'autre côté de la baie. La station se trouve hors champ sur la droite, sur un promontoire dominant la mer d'une soixantaine de mètre, bien battu par les vents donc:

25563_photo.jpg

 

25563_Anadyr_A_v7_32.png

 

Citation
Quoique côté sibérien, en allant encore plus à l'est (Aléoutiennes), les pluies hivernales deviennent prépondérantes, et le climat devient franchement océanique (subpolaire).

Je rebondi sur ce que disait Gaël pour discuter d'Anadyr, car en effet on retrouve là des traits océaniques:

- régime de RR plus uniforme sur l'année, avec un minimum de printemps qui rappelle Reykjavik ou, dans une moindre mesure, Dublin.

- régime d'insolation à maximum de printemps/debut d'été.

On avait déjà vu cette océanicité à Petropavlovsk Kamchatka, 1700kms plus au sud-ouest, dont on retrouve ici une variante plus sèche et plus ensoleillée car plus souvent soumise au hautes pressions continentales (sibériennes ou alaskaiennes) ou polaires.

 

Il faut cependant pas oublier que l'on est en Sibérie et que ça reste continental, avec des froids même plus vifs qu'à Okhotsk.

Le record absolu moderne de froid est de -44.6°c les 16/02/1957 et 13/02/1968, pas loin du tout du record 2000-2013.

Idem pour le records de txx qui est de 28.2°c le 25/07/1957, on l'a approché de près ces dernières années [EDIT 08/12/2014: égalé en juillet 2014]

 

EDIT 08/12/2014: ajout des tableaux horaires et des roses des vents

25563_Anadyr_B_v7_32.png

 

25563_Anadyr_C_v7_32.png

 

 

On retrouve comme à Okhotsk et presque partout ailleurs en milieu polaire et subpolaire 2 principaux types de temps en hiver: beau et froid ou redoux perturbé. Illustration avec cet exemple d'hiver pris en 2002-2003. On remarque le vent très présent, avec des conditions de poudrerie fréquentes - pas étonnant, on a bien vu que la station est implantée dans un site particulièrement venteux. Dans son ensemble la région de Chukotka (même l'intérieur) connait en hiver des types de temps bien plus contrastés qu'en Yakoutie.

Décembre 2002 fut plus doux que la normal, janvier 2003 normal et février plus froid.

25563_DEC02_FEB03.png

 

 

Voici le printemps 2011, assez sec mais qui thermiquement colle parfaitement aux normales durant les 3 mois.

Mars connait encore des froids aussi intenses qu'au coeur de l'hiver, puis progressivement ça se réchauffe, les amplitudes diurnes se réduisent et la grisaille se fait de plus en plus présente au fur et à mesure que le flux dominant passe de continental à maritime. Cela reste souvent beau, notamment cet exemple avec beaucoup de journées très ensoleillées.

25563_MAR_MAY07.png

 

 

Voici l'été 2005, qui après un démarrage poussif en juin (-1.2°c / aux moyennes) connait une belle apogée avec le seuil de chaleur frôlé le 7/07 et au final un bilan normal.

25563_JUN_AUG05.png

 

 

Enfin un automne classique (2015):

- premières gelées en septembre

- premières neige en octobre, début de l'enneigement autour du 20

- le grand froid déboule mi-novembre.

25563_SEP_NOV15.png

 

 

Fin (provisoire) du voyage en Sibérie.

 

Modifié par mottoth
Révision complète

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#91. Anadyr.

Dernière étape de cette série asiatique, Anadyr. On est presque au bout de la Sibérie:

25563_Anadyr.png

Je rebondi sur ce que disait Gaël pour discuter d'Anadyr, car en effet on retrouve là des traits océaniques:

- régime de RR plus uniforme sur l'année, avec un minimum de printemps qui rappelle /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__2180141'>Reykjavik ou, dans une moindre mesure, /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__2180141'>Dublin.

- régime d'insolation à maximum de printemps/debut d'été.

On avait déjà vu cette océanicité à /topic/67917-climats-du-monde/page__view__findpost__p__1572874'>Petropavlovsk Kamchatska, 1700kms plus au sud-ouest, dont on retrouve ici une variante plus sèche et plus ensoleillée car plus souvent soumise au hautes pressions continentales (sibériennes ou alaskaiennes) ou polaires.

Il faut cependant pas oublier que l'on est en Sibérie et que ça reste continental, avec des froids même plus vifs qu'à Okhotsk.

Le record absolu moderne de froid est de -44.6°c les 16/02/1957 et 13/02/1968, pas loin du tout du record 2000-2013.

Idem pour le records de txx qui est de 28.2°c le 25/07/1957, on l'a approché de près ces dernières années.

Fin (provisoire) du voyage en Sibérie.

Et bien, superbe, ce voyage en Sibérie, tu nous fais connaitre des climats passionnants et somme toutes peu connus flowers.gif

Juste une remarque concernant Dublin (qui n'est pas en Sibérie certes mais fait partie de ce fil) : sur le tableau que tu nous as présenté, Dublin semble avoir des pluies hivernales plus faibles que les pluies d'été, le seul caractère "océanique" de la répartition saisonnière des pluies au sens traditionnel du terme (et pourtant c'est l'Irlande souvent présentée comme le paragon du climat océanique) étant le maximum automnal. Est-ce du à la brièveté de la période de mesure ou bien cela correspont-il à une véritable caractèristique du climat de cette région de l'Irlande ?

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Juste une remarque concernant Dublin (qui n'est pas en Sibérie certes mais fait partie de ce fil) : sur le tableau que tu nous as présenté, Dublin semble avoir des pluies hivernales plus faibles que les pluies d'été, le seul caractère "océanique" de la répartition saisonnière des pluies au sens traditionnel du terme (et pourtant c'est l'Irlande souvent présentée comme le paragon du climat océanique) étant le maximum automnal. Est-ce du à la brièveté de la période de mesure ou bien cela correspont-il à une véritable caractèristique du climat de cette région de l'Irlande ?

C'est périlleux d'analyser en détail des régimes pluviométriques où les précipitations sont bien répartie sur l'année avec une période aussi courte (12.7 ans pour Dublin)... Les normales 1961-90 par exemple montrent autre chose, une courbe bien plus lissée:

03969_RR_1961_90.png

Sur ces normales on distingue grosso modo 2 périodes:

- Printemps et début d'été (fevrier à juillet) relativement secs, 50 à 56mm par mois.

- Automne et hiver (aout à janvier) relativement humides, 64 à 71mm par mois voire meme 76mm en décembre.

On peut quand même arriver à la même conclusion qu'avec mes données (maximum automnal) puisque la période humide des normales 1961-90 encadre parfaitement l'automne, mais il ne faut pas aller plus dans le détail.

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Salut,

Je voudrais apporter quelques explications possibles vis-à-vis de ces précipitations assez constantes à Dublin... car à mon avis, il y en a.

Avant tout, je tiens à vous reposter cette carte que j'avais élaborée voilà quelque temps :

798219contmareurope1.jpg

Comme vous pouvez le constater, des régions pourtant bien océaniques (dont notamment l'est du Royaume Uni, et l'est de l'Irlande - dont Dublin -) présentent un minimum pluviométrique en saison lumineuse (période d'avril à septembre inclus) très relatif. À mon avis, cela est dû à :

1) l'abri orographique. En effet, de l'automne à l'hiver, dans toutes ces régions du nord-ouest de Europe, les vents dominants sont de l'ouest, et surtout, ils sont forts et plutôt bien constants. Par conséquent, les précipitations pourtant copieuses qui arrosent toutes les faces ouest doivent surmonter des massifs montagneux (pas besoin qu'ils soient très élevés) subissent une subsidence, et donc un assèchement de l'air de l'autre côté (côté oriental).

2) la température de l'océan (ce paramètre vaut pour toutes les régions océaniques) : au printemps, l'océan est encore très frais, si bien que, malgré la hauteur du soleil déjà élevée dans le ciel, la convection thermique s'en trouve fortement amoindrie (relativement aux régions continentales), donc cela diminue l'intensité des précipitations.

3) Aux latitudes élevées (> 50-55°N dans l'Atlantique nord), l'influence de la cellule anticyclonique subtropicale (des Açores) se fait évidemment moins bien sentir que plus au sud. Du coup, le creux estival est "moins creusé".

Bref, je pense que ce qu'il faut retenir pour le cas de Dublin, c'est surtout cet effet de subsidence due à l'orographie.

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#92. Svalbard.

 

On quitte la Sibérie mais pas encore les climat froids... Svalbard désigne en fait l'archipel connu en français sous le nom de Spitzberg. La station se trouve sur l'aéroport de Longyearbyen, la plus importante implantation humaine de l'archipel.

01008_map0.jpg

 

L'imagerie Google n'est pas terrible pour ce coin du monde, aussi aurais-je recours à son homologue russe Yandex pour les cartes suivantes:

01008_map1.jpg

 

01008_dem.jpg

 

Encore une fois c'était pas aisé de localiser exactement la station, mais je l'ai enfin eue. Le site est bien ouvert sur l'océan, à l'embouchure d'un fjord, dans une petite plaine côtière où l'on a pu construire une piste aéronautique assez grande pour des avions civils de taille moyenne. Plus d'infos ici: Where is the Svalbard weather station ?

01008_map2.jpg

 

Voici quand même une petite vue 3D de Google Earth Viewer avec Longyearbyen au premier plan à gauche. Le relief immediatement au sud de l'aéroport s'élève jusqu'à près de 500m d'altitude:

01008_map3.jpg

 

01008_Svalbard_A_v7_32.png

 

Le minimum thermique décalé en mars est vraiment exagéré sur la période qui cours depuis l'an 2000, mais c'est une caractéristique des climats polaires de l’hémisphère nord. Souvenez vous, on avait déjà vu cela sur l'ile de Vize.

Ici la nuit polaire dure du 25/10 au 14/02, et le jour permanent du 19/04 au 24/08 (en ignorant le relief).

 

Par rapport à Vize, qui est située 1270kms plus à l'est à peu près à la même latitude, on a un climat nettement moins froid toute l'année: +8°c de Tm annuelle... à mettre sur le compte de la dérive nord atlantique qui réchauffe l'archipel. On peut connaitre ici une certaine douceur en été (entre 15°c et 20°c), tandis que Vize noyée au milieu de la banquise ne dépasse jamais 6°c.

 

J'étais sceptique en récoltant les données quotidiennes sur la fiabilité des données de précipitations, et au final elle s'avère très bonne puisque j'ai des cumuls mensuels moyens très proches des "normales" CLINO qui ne courent que sur 15 ans:

01008_RR_CLINO.png

Le minimum pluviométrique de avril-juin est corrélé par les stats de pression au sol qui dénotent une période bien plus anticyclonique que le reste de l'année.

 

EDIT 25/08/2014: ajout des tableaux horaires

01008_Svalbard_B_v7_32.png

 

EDIT 15/10/2014; ajout des roses des vents. Elle permettent de désigner clairement mai et septembre comme mois de transition entre régime hivernal et estival.

01008_Svalbard_C_v7_32.png

 

 

On va donc prendre pour une fois un mois de mars pour illustrer le coeur de l'hiver. Mars 2011 montre un temps contrasté avec quelques dépressions très creuses et des changements de températures importants... c'est typique de l'hiver là-bas, où les masses d'air océaniques et polaires s'affrontent en permanence. On note une belle tempête de pluie et neige mêlée le 17 avec une lame d'eau remarquable pour la région:

01008_MAR11.png

 

EDIT 31/08/2016: en révisant cette fiche j'ai cherché à étendre l'exemple ci-dessus sur une période plus longue (février - mars). Mais la variabilité des températures hivernales est telle que je n'ai pas été capable de trouver un exemple d'hiver entier qui soit dans la moyenne. Cela, combiné au décalage du pic de froid en mars, provoque un effet inhabituel: il arrive souvent qu'au cours d'un hiver le triptyque mars-avril-mai soit plus froid que décembre-janvier-février. Cela est arrivé 6 fois depuis 2000.

Je vous reproduis ici une copie du tableau des saisons qui m'aide d'habitude à choisir les exemples équilibrés que je vous présente: vous y verrez comment les écarts sont importants d'une année sur l'autre, et les 6 années à hiver tardif que j'ai encadré.

01008_seasons.png

NB: voyez aussi la série douce inquiétante qui est en cours depuis le printemps 2015.

 

N'ayant pu trouver le "parfait hiver", je vous livre ici en complément du mois de mars 2011 posté plus haut les 2 paires février - mars les plus extrêmes depuis 2000:

- L'année 2016, beaucoup trop douce.

01008_FEB_MAR16.png

 

- L'année 2002, digne des "hivers d'antan".

01008_FEB_MAR02.png

 

 

Au mois de mai le temps devient beaucoup plus monotone, notamment les variations de températures qui s'estompent. Les derniers -10°c se produisent durant la première quinzaine, puis la neige disparait en moyenne vers le 18. C'est le mois le plus anticyclonique et les cumuls de précipitation sont souvent très faibles, comme ici en mai 2011:

01008_MAY11.png

 

 

L'été est la saison la plus grise, si bien que malgré le soleil de minuit l'insolation reste faible... environ 900 à 1100h par an d'après ce que j'ai pu lire sur internet. Le temps est souvent très monotone, on compte néanmoins quelques belles journées ou l'on peu atteindre 13 ou 14°c. Aussi basse la t° moyenne soit-elle, les faibles amplitudes thermiques de l'été permettent de connaitre une période hors-gel assez longue de 78 jours en moyenne, soit 2 mois et demi.

Cependant fin aout les gelées reviennent avec le retour de la nuit.

01008_JUL_AUG03.png

 

 

Bref, un climat quand même franchement hostile même si le froid est rarement très intense... la prochaine fois on retrouvera les climats chauds.

 

Modifié par mottoth
Ajout carte topo.

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Merci mottoth pour cette présentation. Je suis perso très impressionné par les valeurs de Txx en plein hiver: 5 a 8°C ! Et par l été aussi qui est vraiment pourri !

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Salut,

Je voudrais apporter quelques explications possibles vis-à-vis de ces précipitations assez constantes à Dublin... car à mon avis, il y en a.

Avant tout, je tiens à vous reposter cette carte que j'avais élaborée voilà quelque temps :

798219contmareurope1.jpg

Comme vous pouvez le constater, des régions pourtant bien océaniques (dont notamment l'est du Royaume Uni, et l'est de l'Irlande - dont Dublin -) présentent un minimum pluviométrique en saison lumineuse (période d'avril à septembre inclus) très relatif. À mon avis, cela est dû à :

1) l'abri orographique. En effet, de l'automne à l'hiver, dans toutes ces régions du nord-ouest de Europe, les vents dominants sont de l'ouest, et surtout, ils sont forts et plutôt bien constants. Par conséquent, les précipitations pourtant copieuses qui arrosent toutes les faces ouest doivent surmonter des massifs montagneux (pas besoin qu'ils soient très élevés) subissent une subsidence, et donc un assèchement de l'air de l'autre côté (côté oriental).

2) la température de l'océan (ce paramètre vaut pour toutes les régions océaniques) : au printemps, l'océan est encore très frais, si bien que, malgré la hauteur du soleil déjà élevée dans le ciel, la convection thermique s'en trouve fortement amoindrie (relativement aux régions continentales), donc cela diminue l'intensité des précipitations.

3) Aux latitudes élevées (> 50-55°N dans l'Atlantique nord), l'influence de la cellule anticyclonique subtropicale (des Açores) se fait évidemment moins bien sentir que plus au sud. Du coup, le creux estival est "moins creusé".

Bref, je pense que ce qu'il faut retenir pour le cas de Dublin, c'est surtout cet effet de subsidence due à l'orographie.

Bonjour Dann

D'accord, le régime pluviométrique de Dublin est sans doute influencé par le relief. Effectivement, le relief a sans doute une influnce très importante sur le régime pluviomètrique, tout autant que la continentalité.

Par contre, je voulais éviter de polluer le fil de mottoth mais que signifie cette carte ?

- Quel est le sens de mettre dans la même zone Stornoway et Athènes ? Ces deux villes ont un climat analogue ? Comme on me disait quand j'étais petit "Dis cela à un cheval de bois et il te donnera un coup de pied". Tiens, je vais mettre Yakoutsk et Hanoi dans la même zone sous pretexte que ces deux villes ont un maximum de précipitations estivales, ça signifie quoi ?

- Pourquoi intituler les zones "Minimum pluviométrique estival" et "dynamique continentale", les titres ne sont pas homogènes, tu parles d'un minimum pluviométrique saisonnier et d'une dynamique. En fait, je fais un peu l'ane car je comprends très bien ce que tu veux dire, tu sous-entends "dynamique continentale" = ""Minimum pluviométrique hivernal". Or, nous avons vu et ceci grace au fil de mottoth que bien des villes au climat très continental ont un minimum pluviométrique estival.

- Les limites que tu donnes sont loin d'être exactes, pour en rester à la France, comment classes-tu Tarbes qui connait un maximum printannier très net sur la période 71-00, pour toi le mois de mai se situe en période sombre ? Aurillac, Bourg Saint Maurice ou Besançon que tu mets en "dynamique continentale" ont un maximum hivernal tout aussi net sur cette même période. De plus, de telles limites sont dans la réalite non seulement complexes à tracer mais elles changent suivant la période de relevés considérée, les limites pour la période 1971-2000 ne seront pas les même que celles de la période 1931-1960 ou autre ...

.

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je ne peux pas laisser passer cette carte bourrée d'inepties, il faut que tu nous la resserves, que signifie t-elle ?
C'est juste une carte basée sur les régimes pluviométriques, sans autre prétention: minimum d'été (océanique, méditerranéen), d'hiver (continental, tropical) ou pas trop défini (les zones tampon)... C'est pas une classification, donc ça me choque pas que Stornoway se retrouve dans le même sac qu'Athènes.

Après comme c'est une carte à grande échelle on trouvera toujours un lieu, un cas particulier qui fera contradiction... notamment près des zones tampon (les 3 villes françaises que tu as cité).

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Un grand merci Mottoth!!! C'est passionnant ce topic.

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Par contre, je voulais éviter de polluer le fil de mottoth mais que signifie cette carte ?

- Quel est le sens de mettre dans la même zone Stornoway et Athènes ? Ces deux villes ont un climat analogue ? Comme on me disait quand j'étais petit "Dis cela à un cheval de bois et il te donnera un coup de pied". Tiens, je vais mettre Yakoutsk et Hanoi dans la même zone sous pretexte que ces deux villes ont un maximum de précipitations estivales, ça signifie quoi ?

- Pourquoi intituler les zones "Minimum pluviométrique estival" et "dynamique continentale", les titres ne sont pas homogènes, tu parles d'un minimum pluviométrique saisonnier et d'une dynamique. En fait, je fais un peu l'ane car je comprends très bien ce que tu veux dire, tu sous-entends "dynamique continentale" = ""Minimum pluviométrique hivernal". Or, nous avons vu et ceci grace au fil de mottoth que bien des villes au climat très continental ont un minimum pluviométrique estival. S'il te plait, ouvre-toi, améliore ton point de vue! Tu nous ressasses ta marotte malgré tout ce qu'on a pu dire.

- Les limites que tu donnes sont loin d'être exactes, pour en rester à la France, comment classes-tu Tarbes qui connait un maximum printannier très net sur la période 71-00, pour toi le mois de mai se situe en période sombre ? Aurillac, Bourg Saint Maurice ou Besançon que tu mets en "dynamique continentale" ont un maximum hivernal tout aussi net sur cette même période. De plus, de telles limites sont dans la réalite non seulement complexes à tracer mais elles changent suivant la période de relevés considérée, les limites pour la période 1971-2000 ne seront pas les même que celles de la période 1931-1960 ou autre ...

Yves... je resterai poli. Quelle intervention agréable et surtout utile tu nous as faite là !

Je vois (mais ce n'est qu'une confirmation) que tout ce qui peut émaner de moi t'insupporte, et tu nous le fais bien savoir avec ce mépris qui te caractérise. C'est assez impressionnant, je dois dire. M'enfin, c'est pas grave, tu as raison, continue à mépriser tout ce que je fais, cela m'est égal.

Mottoth a très bien répondu, car il a compris, lui, ce que je voulais montrer. Alors essaie au moins de comprendre ce que lui t'a répondu.

Alors pour enfoncer un peu le clou (on ne sait jamais...) :

1) Comme Mottoth te l'a dit, ce n'est pas parce que deux éléments sont globalement bien différents qu'ils ne peuvent pas avoir un point important en commun... ainsi, dans le cas de Stornoway et Athènes, ces 2 villes ont de cela en commun, c'est qu'elles ne sont quasiment jamais (ou très peu) concernées ou influencées par la cellule anticyclonique hivernale (anticyclone thermique) dite "de Sibérie", contrairement à toutes les stations comprises dans la zone que j'appelle "de dynamique continentale". Au contraire, ces deux stations sont nettement influencées par les dépressions hivernales.

2) Je n'ai jamais dit qu'un coin comme l'Ouzbékistan par exemple n'était pas continental ! Mais comme on le voit sur la carte similaire mais à plus grande échelle que j'avais faite (et que je posterai - ne t'en déplaise - plus tard), l'Ouzbékistan ne fait pas partie de la zone à dynamique continentale. Ce que je nomme dynamique continentale correspond à la zone dans laquelle les influences atmosphériques majoritaires ne sont pas celles qu'on retrouve au-dessus des zones maritimes.

En effet, dans cette zone à dynamique (atmosphérique) continentale, il y a :

- présence (influence) prépondérante de l'anticyclone hivernal sibérien (ou même une simple "annexe" d'anticyclone thermique) en hiver

- convection thermique suffisamment forte couplée à une influence faible de la subsidence due à la cellule de Hadley

=> pluies estivales et de fin de printemps plus fortes que précipitations hivernales.

En zone à dynamique atmosphérique non-continentale (donc à minimum pluvio estival) :

- influence prépondérante des dépressions d'origine évidemment maritime en hiver.

- influence prépondérante de la subsidence de la cellule de Hadley en été

=> pluies d'hiver plus copieuses que celles d'été.

Pour l'Ouzbékistan, cela signifie que, bien que la continentalité thermique (due à la position géographique, donc à l'éloignement des mers) soit assez forte, l'influence atmosphérique n'est, elle, pas continentale : la dynamique atmosphérique n'est pas continentale là-bas.

D'ailleurs, je voudrais rajouter quelque chose d'important : la valeur moyenne de la pression barométrique au sol (au cours d'une saison donnée, dans un lieu donné) n'est pas nécessairement corrélée au type de temps moyen qui règne. Et c'est précisément le cas en Ouzbékistan, par exemple : en été, la pression barométrique au sol n'est pas très élevée. Et pourtant, il n'y pleut quasiment pas. Cela est dû au fait que, en altitude, la subsidence due à la cellule de Hadley est bien présente. Mais si la pression au sol est plutôt faible, c'est parce que le sol est tellement chaud qu'il y a un début de convection thermique. Mais cette convection est vite stoppée en altitude à cause de la subsidence.

3) les limites ne sont pas précises à 20 ou 30 km près ! Evidemment ! Et bien évidemment que cela ne fonctionne plus trop pour les climats pré-montagnards ou montagnards en altitude. C'était pour donner une idée, mais Mottoth t'a très bien répondu là-dessus. En gros, il ne sert à rien de pinailler : cette limite donne une bonne idée quoique tu en dises, et cela ne changerait pas beaucoup même en prenant les données 61-90.

Bref, c'est plutôt à moi de te dire de "t'ouvrir"...

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- Les limites que tu donnes sont loin d'être exactes, pour en rester à la France, comment classes-tu Tarbes qui connait un maximum printannier très net sur la période 71-00, pour toi le mois de mai se situe en période sombre ? Aurillac, Bourg Saint Maurice ou Besançon que tu mets en "dynamique continentale" ont un maximum hivernal tout aussi net sur cette même période. De plus, de telles limites sont dans la réalite non seulement complexes à tracer mais elles changent suivant la période de relevés considérée, les limites pour la période 1971-2000 ne seront pas les même que celles de la période 1931-1960 ou autre ...

Par ailleurs, je viens de vérifier : Tarbes connait certes un maxi printanier, mais il est loin d'être le seul, mais surtout, les précipitations ayant cours dans le semestre "lumineux" (càd d'avril à septembre inclus) sont équivalentes à celles du semestre sombre (et même légèrement inférieures) :

1948-1999 : 575 mm en saison sombre contre 506 mm en saison lumineuse

1961-1990 : 495 mm en saison sombre contre 480 mm en saison lumineuse

1971-2000 : 551 mm en saison sombre contre 496 mm en saison lumineuse.

Bref, étant donné que sur ma carte, Tarbes figure dans la zone "minimum pluvio estival peu marqué", je ne vois pas ce qu'il y a à redire...

Idem pour Besançon par exemple, qui en fait, présente un lame de précipitations légèrement plus élevée durant la saison lumineuse, malgré ce que tu as pu dire.

Mais là encore, je précise (et tu le sais très bien, c'est pourquoi je trouves d'ailleurs ton intervention assez malhonnête) que les stations pré-montagnardes et montagnardes voient fréquemment leurs précipitations hivernales augmenter sensiblement par effet orographique.

En d'autres termes, ma carte donne une (assez bonne, je pense) idée de ce qu'il en est hors massifs montagneux.

Mais je te rassure, je suis d'accord pour donner tout de même un peu plus de poids à la continentalité thermique pour déterminer si un climat est plutôt océanique ou continental.

Cependant, un climat dont le régime pluviométrique est clairement non continental (étés beaucoup moins arrosés que l'hiver - le tout serait de quantifier ce "beaucoup") ne peut pas, selon moi, être classifié "climat continental". Car, et je le répète, un climat peut avoir une continentalité thermique assez élevée sans pour autant être un climat continental...: je reprends l'exemple de Tamanrasset : l'indice de continentalité est très élevé je crois, mais ce n'est pas un climat continental pour autant.

Autre exemple (qui devrait te "rassurer") : Dunedin (Nouvelle Zélande) compte 391 mm durant la saison sombre et 421 mm durant la saison lumineuse. Mais son indice de continentalité étant très faible (0.16), il est évidemment hors de question de la classer en "continental" !

Quand au climat de l'Ouzbékistan, tu le classerais en continental, moi pas. En effet, le régime pluviométrique étant clairement non continental (càd n'appartenant pas du tout à la zone de "dynamique continentale"), malgré un indice de continentalité élevé, je parlerais de "climat de steppe", ou "climat de steppe sèche" ou encore "climat de steppe méridionale". Pour le différentier des vrais climats continentaux, climats dans lesquels on retrouve la forêt tempérée continentale feuillue, mixte ou boréale.

J'espère être avoir levé quelques incertitudes...

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Par ailleurs, je viens de vérifier : Tarbes connait certes un maxi printanier, mais il est loin d'être le seul, mais surtout, les précipitations ayant cours dans le semestre "lumineux" (càd d'avril à septembre inclus) sont équivalentes à celles du semestre sombre (et même légèrement inférieures) :

1948-1999 : 575 mm en saison sombre contre 506 mm en saison lumineuse

1961-1990 : 495 mm en saison sombre contre 480 mm en saison lumineuse

1971-2000 : 551 mm en saison sombre contre 496 mm en saison lumineuse.

Bref, étant donné que sur ma carte, Tarbes figure dans la zone "minimum pluvio estival peu marqué", je ne vois pas ce qu'il y a à redire...

Idem pour Besançon par exemple, qui en fait, présente un lame de précipitations légèrement plus élevée durant la saison lumineuse, malgré ce que tu as pu dire.

Mais là encore, je précise (et tu le sais très bien, c'est pourquoi je trouves d'ailleurs ton intervention assez malhonnête) que les stations pré-montagnardes et montagnardes voient fréquemment leurs précipitations hivernales augmenter sensiblement par effet orographique.

En d'autres termes, ma carte donne une (assez bonne, je pense) idée de ce qu'il en est hors massifs montagneux.

Mais je te rassure, je suis d'accord pour donner tout de même un peu plus de poids à la continentalité thermique pour déterminer si un climat est plutôt océanique ou continental.

Cependant, un climat dont le régime pluviométrique est clairement non continental (étés beaucoup moins arrosés que l'hiver - le tout serait de quantifier ce "beaucoup") ne peut pas, selon moi, être classifié "climat continental". Car, et je le répète, un climat peut avoir une continentalité thermique assez élevée sans pour autant être un climat continental...: je reprends l'exemple de Tamanrasset : l'indice de continentalité est très élevé je crois, mais ce n'est pas un climat continental pour autant.

Autre exemple (qui devrait te "rassurer") : Dunedin (Nouvelle Zélande) compte 391 mm durant la saison sombre et 421 mm durant la saison lumineuse. Mais son indice de continentalité étant très faible (0.16), il est évidemment hors de question de la classer en "continental" !

Quand au climat de l'Ouzbékistan, tu le classerais en continental, moi pas. En effet, le régime pluviométrique étant clairement non continental (càd n'appartenant pas du tout à la zone de "dynamique continentale"), malgré un indice de continentalité élevé, je parlerais de "climat de steppe", ou "climat de steppe sèche" ou encore "climat de steppe méridionale". Pour le différentier des vrais climats continentaux, climats dans lesquels on retrouve la forêt tempérée continentale feuillue, mixte ou boréale.

J'espère être avoir levé quelques incertitudes...

Bonjour Dann

Dommage que tu qualifies de malhonnête une intervention qui ne va pas dans ton sens ...

Sinon, OK pour Tarbes mais là c'est la carte qui est mal libellée, ce devrait plutôt être "Maximum de pluie en saison sombre" (soit d'octobre à mars) versus "Maximum de pluie en saison lumineuse". Si c'est ce critère que tu veux prendre, alors ton tracé est tout de même incorrect pour nombre de villes en France hors région montagneuse comme Metz, Toulouse, Saint Auban, Carpentras et pas forcément à 50 km près..

C'est bien parce qu'il y a toutes ces exceptions qui sont dues au relief (ou non) que je pense que le régime pluviométrique ne peut pas être un critère de continentalité. D'ailleurs aucun climatologue à peu près reconnu ne le retient.

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