mottoth

Climats du monde

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J'ai vu les températures de Sanae IV (île arctique sud-africaine) : Les Txx et Tnx du 11 juin 2006 sont montée 'doux' en plein désert blanc, ça vient de l'air chaud du nord juste? non le vent n'est venu que de l'est normalement, que se passe-t-il?

C'est vrai que cette journée du 11/06/2006 est extraordinaire, car non seulement il a dégelé à 815m d'altitude en Antarctique mais en plus c'est la seule occurence de dégel hivernal enregistrée à SANAE depuis 2001 sur les mois de mars à octobre inclu !

Tn de -10.1°c, tx de +1.1°c. Cette tx est confirmée par les relevés horaires de 03hTU (-0.2°c) et de 06hTU (-0.1°c), elle a du intervenir peu après 6hTU:

89004_11_JUN06.png

Remarquez que la tx affectée au 10/06 est elle aussi positive, +0.5°c peu avant 03hTU.

Par contre j'ai aucune explication de ce redoux exceptionnel, il faudrait au moins les cartes isobariques du coin et je ne sais pas où trouver ce genre d'archive... je ne sais même pas où trouver les cartes en temps réel...

On ne peut pas complètement exclure une défaillance du capteur de t° non décelée tout de suite par le staff car survenue en pleine nuit (SANAE est sur le fuseau horaire de Londres).

EDIT: j'ai regardé les stations voisines:

Novolazarevskaja, 530kms plus à l'est, a aussi enregistré sa txx pour un mois de juin ce jour là: -0.2°c. Là encore c'est la plus haute t° hivernale depuis 2000 sur la période mai-octobre ! Donc ça collerai.

Par contre la station Allemande Neumayer III, 225kms au nord-ouest et à 50m d'altitude, a eu une tx de seulement -15.7°c le 10/06 et a plongé à -29.6°c dans le brouillard givrant et un vent très faible le 11/06... Cependant les conditions anticycloniques inhabituelles peuvent expliquer la forte inversion entre Neumayer et SANAE.

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#100. Vostok.

Le vent n'est pas très fort - beaucoup moins qu'à SANAE ou Dumont d'Urville, mais il est très constant et se calme rarement, comme le témoignent les 5-centiles de vent moyen ou les faibles occurrences de vent calme (2% sur l'année). De ce fait il contribue grandement à renforcer la sensation d'un froid déjà extrême. Lorsqu'il forci au delà de 30/35 km/h on retrouve souvent des conditions de blizzard, et j'ai observé des rafales maximales proches de 80km/h... ce qui encore une fois n'est sans aucune comparaison avec les terribles tempêtes au bord du continent.

Oui, les vents soutenus, très violents et constants qu'on retrouve sur les bords du continent antarctique sont des vents catabatiques. Ils sont dûs au glissement de l'air glacial situé au-dessus des terres de l'intérieur du continent, qui "tombe" par gravité et différence de densité vers les côtes antarctiques. Etant données l'altitude du centre de l'Antarctique et la distance parcourue lui permettant d'accélérer continûment, le vent atteint des valeurs remarquables sur la côte (de 150 à 200 km/h parfois sans problème).

Effectivement, au centre du continent, ce vent est bien moins violent, mais fréquent et bien présent tout de même. Si celui-ci n'était pas présent, les températures minimales seraient encore plus basses qu'elles ne le sont, grâce au phénomène radiatif très marqué à cette latitude et à cette altitude.

Car, et j'insiste là-dessus, par d'aussi faibles valeurs de rayonnement IR thermique (étant donnée les températures très basses), le moindre petit souffle de vent réduit fortement la puissance du refroidissement du sol par rayonnement.

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Autre particularité de Vostok, c'est la courbe des T : l'hiver est "dépourvu de centre". Contrairement à ce qui se passe dans des latitudes plus "tempérées" pour lesquelles le minimum est atteint peu après le solstice d'hiver et la Tm remonte ensuite, le minimum de Tm est quasiment atteint fin avril, début mai au début de la nuit polaire et ne change plus beaucoup ensuite jusqu'en septembre lorsque le jour polaire commence à se montrer. En fait, la variation de la Tm durant l'année à Vostok ressemble un peu à la variation de la T durant la journée sous des latitudes plus basses : culmination peu après-midi, chute brutale au coucher du soleil puis plus lente durant la nuit et remontée le matin.

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Effectivement, au centre du continent, ce vent est bien moins violent, mais fréquent et bien présent tout de même. Si celui-ci n'était pas présent, les températures minimales seraient encore plus basses qu'elles ne le sont, grâce au phénomène radiatif très marqué à cette latitude et à cette altitude.Car, et j'insiste là-dessus, par d'aussi faibles valeurs de rayonnement IR thermique (étant donnée les températures très basses), le moindre petit souffle de vent réduit fortement la puissance du refroidissement du sol par rayonnement.

Je signale que les deux t° les plus basses (-84°c) enregistrées depuis 2000 l'on été par un vent non négligeable de 6kt (11km/h) le 16/09/2012 et de 10kt (18km/h !) le 27/08/2008... Contrairement à la Yakoutie les froids les plus intenses du plateau Antarctique ne se produisent pas forcément par vent nul.

Autre particularité de Vostok, c'est la courbe des T : l'hiver est "dépourvu de centre". Contrairement à ce qui se passe dans des latitudes plus "tempérées" pour lesquelles le minimum est atteint peu après le solstice d'hiver et la Tm remonte ensuite, le minimum de Tm est quasiment atteint fin avril, début mai au début de la nuit polaire et ne change plus beaucoup ensuite jusqu'en septembre lorsque le jour polaire commence à se montrer. En fait, la variation de la Tm durant l'année à Vostok ressemble un peu à la variation de la T durant la journée sous des latitudes plus basses : culmination peu après-midi, chute brutale au coucher du soleil puis plus lente durant la nuit et remontée le matin.

Oui comme je disais: 6 mois par an de plein hiver où l'on stagne entre -64°c et -67°c... fait curieux: depuis 2000 c'est avril qui détient la plus basse txx mensuelle (-42.7°c), tous les autres mois de plein hiver ont fait mieux. Et pour la tnx ça ne se joue qu'à 1 dixième (-50.2°c en avril, -50.3°c en juillet).

Sinon après une interruption d'une douzaine d'heure mon principal hébergeur d'image (postimage.org) est revenu complètement opérationnel ce début d'aprèm... ouf tant mieux, car j'ai quasiment 700 images linkées chez eux.

Je me suis donné beaucoup de travail avec les dernières évolutions (la v3.32), donc j'ai pris un peu de retard pour la prochaine mise à jour. A priori ça sera pour demain.

J'ai remis hier à jour la première fiche (Ulaanbaatar), avec un gros travail de bouchage des trous de données à l'aide d'une source alternative (Mundomanz)... du coup les RR ont été revues à la hausse (+14% en cumul annuel). Ulaanbaatar est un cas particulier, où les trous dans les données d'Ogimet se produisent surtout par mauvais temps, mais pour les autres stations je n'ai jamais observé un tel biais donc je maintiens qu'en règle générale un facteur de complétude Q même à priori assez médiocre (80 à 90%) ne doit pas vraiment dégrader les stats de cumuls mensuels moyen. J'ai emailé le webmaster d'Ogimet pour savoir si il a une idée du problème pour Ulaanbaatar.

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Je signale que les deux t° les plus basses (-84°c) enregistrées depuis 2000 l'on été par un vent non négligeable de 6kt (11km/h) le 16/09/2012 et de 10kt (18km/h !) le 27/08/2008... Contrairement à la Yakoutie les froids les plus intenses du plateau Antarctique ne se produisent pas forcément par vent nul.

Oui, c'est bien ce que je voulais dire : les températures enregistrées ne reflètent pas complètement le froid réel qui règne sur ce continent. En effet, le vent de 18 km/h qui soufflait le 27/08/08 alors qu'il faisait -84°C (!) avait poussé le windchill à... -106 ! scared.gif Cela signifie que, d'après mon "expérience" et l'observation que j'ai faite entre les Tn effectives et les IRE correspondantes alentours, il est fort possible que, si le vent avait été nul pendant plusieurs heures ce jour-là à Vostok, la température effective serait peut-être bien descendue au-dessous des -100°C ! Cela paraît improbable, utopiste et extra-terrestre, mais pourtant...!

Aucune température de cet ordre n'a été relevée en Antarctique (et notamment à Vostok) à cause de la présence (faible mais néanmoins très "perturbante") quasi incessante du vent.

Le froid qui règne durant l'hiver austral à Vostok n'a évidemment aucune commune mesure avec le froid bien plus "modéré" qui règne en Yakoutie durant l'hiver boréal...

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extra-terrestre

Oui, extra-terrestre... c'est le mot qui m'est plusieurs fois venu à la tête durant les longues heures passées à bosser sur cette station (car j'en ai chié pour celle là !), car j'avais parfois tellement de mal à saisir le sens des données que je manipulais que si j'avais fait le même exercice avec les données d'un rover martien mon ressenti n'aurait pas été bien différent.

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Oui, extra-terrestre... c'est le mot qui m'est plusieurs fois venu à la tête durant les longues heures passées à bosser sur cette station (car j'en ai chié pour celle là !), car j'avais parfois tellement de mal à saisir le sens des données que je manipulais que si j'avais fait le même exercice avec les données d'un rover martien mon ressenti n'aurait pas été bien différent.

Disons que le plateau Antarctique cumule toutes les conditions pour avoir un froid intense. La masse continentale, la latitude et l'altitude bien sur mais encore la situation relativement isolée des latitudes plus basses (et donc des transferts de chaleurs méridiens qui sont très importants dans l'hémisphère nord ce qui fait que le pole lui-même n'est pas très froid) par le courant d'ouest circumpolaire très intense qui sévit dans l'hémisphère austral aux latitudes 40-60°.

Malgré cet isolement relatif, cette masse très froide a un puissant effet refroidissant sur une bonne partie de l'hémisphère, bien souvent, à latitude égale les climats de l'hémisphère austral sont plus froids que ceux de l'hémisphère boréal.

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Incroyable Vostok, l'ovni Terrestre à n'en point douter ! Et dire que des gens travaillent sur la base scientifique... il doit falloir avoir une très forte résistance physique non seulement au froid mais aussi à l'effort qu'engendre un tel manque d'O2 respirable.

Question côté Instrumentation: comment une sonde de température peut-elle avoir une résolution de mesure aussi basse ? -80°C c'est vraiment de la folie, les composants électroniques doivent peu apprécier.. je sais que la mesure est possible, j'ai déjà vu des congélo -80°C en labo suivi thermiquement, mais je me demande si de simples sondes à résistances suffisent, et quid de la précision dans de telles gamme de mesure ? En tout cas une VP2 se fait anéantir là bas biggrin.png Si quelqu'un a une idée ... wink.png

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Disons que le plateau Antarctique cumule toutes les conditions pour avoir un froid intense. La masse continentale, la latitude et l'altitude bien sur mais encore la situation relativement isolée des latitudes plus basses (et donc des transferts de chaleurs méridiens qui sont très importants dans l'hémisphère nord ce qui fait que le pole lui-même n'est pas très froid) par le courant d'ouest circumpolaire très intense qui sévit dans l'hémisphère austral aux latitudes 40-60°.

Malgré cet isolement relatif, cette masse très froide a un puissant effet refroidissant sur une bonne partie de l'hémisphère, bien souvent, à latitude égale les climats de l'hémisphère austral sont plus froids que ceux de l'hémisphère boréal.

Je dirais plutôt le contraire, prenons quelques exemples :

Wellington (NZ) et New York (USA), Pékin (Chi.) à environ 40° de latitude.

Très rare qu'il neige à Wellington.

Ushuaia (Arg.) et Moscou (Rus.) environ 55° de latitude

Y'a pas photo

Et on peut en citer d'autres.

Il y a peu de de terres aux latitudes moyennes dans l'hémisphère sud, l'air très froid arrivant du pôle est radouci par l'océan quelque soit l'endroit.

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Je dirais plutôt le contraire, prenons quelques exemples :

Wellington (NZ) et New York (USA), Pékin (Chi.) à environ 40° de latitude.

Très rare qu'il neige à Wellington.

Ushuaia (Arg.) et Moscou (Rus.) environ 55° de latitude

Y'a pas photo

Et on peut en citer d'autres.

Il y a peu de de terres aux latitudes moyennes dans l'hémisphère sud, l'air très froid arrivant du pôle est radouci par l'océan quelque soit l'endroit.

Je pensais aux Tm annuelles et non aux Tm d'hiver

Je reprends un exemple parmi les stations que mottoth a présentées:

Moscou par 55°49' N : Tm annuelle 6,2°C

Punta Arenas par 53°00' S (plus proche de l'équateur donc) Tm annuelle sensiblement équivalente avec 6,3°C

et on peut comparer Tokyo et Buenos Aires, sensiblement avec la même Tm annuelle alors que Buenos Aires est plus proche de l'équateur, etc ...

C'est sur que dans l'hémisphère nord plus continental, l'hiver est souvent plus froid (continent Antarctique excepté bien sur).

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Je dirais plutôt le contraire, prenons quelques exemples :

Wellington (NZ) et New York (USA), Pékin (Chi.) à environ 40° de latitude.

Très rare qu'il neige à Wellington.

Ushuaia (Arg.) et Moscou (Rus.) environ 55° de latitude

Y'a pas photo

Et on peut en citer d'autres.

Il y a peu de de terres aux latitudes moyennes dans l'hémisphère sud, l'air très froid arrivant du pôle est radouci par l'océan quelque soit l'endroit.

Comme l'a dit Yves, il faut comparer ce qui est comparable, et il faut comparer les Tm annuelles, évidemment.

Par ailleurs, il est bien connu (et c'est assez facilement démontrable) que l'hémisphère sud est un peu plus froid que l'hémisphère nord.

Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la position moyenne de l'équateur thermique (ou la position moyenne de la ZCIT) se situe à environ 3-4°N.

Bien sûr que les zones très continentales (Sibérie ou centre du Canada) sont comparativement plus froides que n'importe où à la même latitude dans l'HS.

Cependant, les zones océaniques (et elles sont très imposantes, même dans l'HN) sont autrement plus froides dans l'HS que dans l'HN à latitude comparable.

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Question côté Instrumentation: comment une sonde de température peut-elle avoir une résolution de mesure aussi basse ? -80°C c'est vraiment de la folie, les composants électroniques doivent peu apprécier.. je sais que la mesure est possible, j'ai déjà vu des congélo -80°C en labo suivi thermiquement, mais je me demande si de simples sondes à résistances suffisent, et quid de la précision dans de telles gamme de mesure ? En tout cas une VP2 se fait anéantir là bas biggrin.png Si quelqu'un a une idée ... wink.png

Très bonne question... je n'ai malheuresement pas la réponse. Voici ce que je peux dire:

- la résolution de la mesure de t° est toujours de 0.1°c même au voisinage de -80°c.

- mais pour la précision j'en sais rien... si ChristianP passe par là son expertise dans ce domaine pourra peut-être nous éclairer.

- le Td est encore plus problématique. Avant 2008 la résolution devenait très mauvaise au dessous de -70°c et ça "bloquait" à -80.4°c, même lorsque la t° descendait plus bas. A partir de 2008 une upgrade matérielle permet une meilleure résolution et des valeurs inférieures à -80.4°c, comme le montrent ces captures d'écran de mes feuilles de calcul pour aout (en haut, avec un échantillonnage du Td pour un mois de la période 2000-2007 en rouge) et pour juillet (en bas, avec un échantillonnage du Td pour un mois de la période 2008-2013 en bleu):

89606_Td_resolution.png

D'ailleurs vous remarquerez que les 5-centiles de Td bloquent à -80.4°c sur plusieurs mois d'hiver, signe que cette variable souffre d'un biais de mesure pour les valeurs les plus basses. Mais le préjudice est faible, car par des niveaux d'humidité absolue aussi bas les notions même de Td et d'HR deviennent floues, je l'avais d'ailleurs signalé dans mes commentaires sur Vostok.

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La windchill est déjà descendue en dessous de -120°C si je me souviens bien voire plus: http://meteo-climat-bzh.dyndns.org/index.php?page=conver&type=2

Dans l'hémisphère sud, c'est surtout le mois le plus chaud qui est incroyablement froid, 3°C à Bouvet à 54°S, 8°C aux Crozet à 46°S, même s'il y a des endroits vers les Kourilles et du Labrador ou c'est bien froid, c'est pas englacé au niveau de la mer en permanence. Par contre, dans l'hémisphère sud, il y a des endroits très chauds pour la latitude vu que vers 30°S-40°S on a plein de zones océaniques, mais à conditions égales il y fait plus froid. Les Açores sont plus douces que l'Ile Amsterdam.

Mais c'est surtout la proximité de l'Antarctique qui accentue cette anomalie, mais il y a des exceptions: Verkoiansk a une Tm plus basse que DDU alors que le mois le plus chaud y est de 16°C contre autour de 0°C là bas.

Mais pour le centre de l'Antarctique, sachez qu'au sommet du Mont Logan il y fait aussi froid quasiment, -77°C atteints soit disant une fin Mai donc le potentiel mais je pense qu'ils ont mal mis la date ça doit être en hiver en réalité. Et aux sommets comme Everest, Nanga Parbat, K2, Pic Lénine par exemple ça doit bien peler en hiver surtout, là où il y a plein de glaciers. Ou dans les grands glaciers près du pôles, même si je pense que l'Himalaya et le NO des Rocheuses sont favorites, en tout cas pour un mois le plus "chaud" bien froid car à 8000m ça doit être bien glacial.

Après tout, à basse altitude, le record de froid mondial est en Sibérie, pas en Antarctique ou ça tourne autour de -50°C voire -60°C, valeurs banales dans l'hémisphère nord notamment au Canada et en Sibérie je parle en tout que records de froid.

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#101. Chennai.

 

Retour sur terre aujourd'hui avec le début d'une série assez complète consacrée aux climats de l'Inde. On commence par le sud, pour mémoire nous avions déjà vu Goa il y a 2 ans, sur la côte ouest baignant la mer d'Arabie. Aujourd'hui nous passons sur la côte est, celle du golfe de Bengale. Chennai, encore connue sous le nom de Madras, est la plus grande ville de cette zone et la capitale de l'état du Tamil Nadu:

43279_map0.jpg

 

La station est proche de l'aéroport, à 10kms au sud-ouest du centre ville et 9.5kms de la mer. Elle est bien enclavée par la végétation, on verra que c'est hélas un défaut commun en Inde:

43279_map1.jpg

 

Vue vers le nord-est:

43279_map2.jpg

 

43279_Chennai_A_v7_33.png

 

Le climat As de Köppen est assez rare, c'est une variante de climat tropical (Aw) avec la saison sèche durant la période de soleil haut (le 's' désigne le dry s

ummer que l'on retrouve dans les climats méditerranéens Csa ou Csb). Avec un coefficient de corrélation négatif (-0.34) entre les RR mensuelles moyennes et la longueur du jour le climat de Madras peut prétendre à cette catégorie.

43279_Koppen.png

(capture d'écran de ma feuille de calcul de la classif de Köppen: si la corrélation entre les RR mensuelles et longueur du jour était positive le climat serait classé Aw).

 

La saison des pluies de mousson est en fait fortement décalée vers l'automne, car durant le coeur de la mousson d'été la dynamique atmosphérique régionale fait que cette région de l'Inde subit un effet d'abri : tandis que sous un flux d'ouest dominant des trombes d'eau se déversent sur Goa et la côte de la mer d'Arabie, Madras et la côte du golfe du Bengale se retrouvent 'sous le vent' et bénéficient d'une sécheresse relative. Ce n'est qu'en octobre lorsque le la dynamique de mousson d'été s'estompe que le flux redevient alors maritime et déclenche un pic pluvieux tardif, qui cours jusqu'en décembre.

 

EDIT 30/01/2015: ajout des tableaux horaires

43279_Chennai_B_v7_33.png

 

EDIT 13/09/2016: ajour des roses des vents

43279_Chennai_C_v7_33.png

 

 

La saison sèche qui débute en janvier est d'abord d'une chaleur modérée. Le flux dominant reste marin, et des dégradations passagères mais fortes restent possible durant toute la saison sèche. En mars il fait déjà chaud.

43279_JAN_MAR09.png

 

 

J'ai choisi un triptyque avril-mai-juin pour illustrer le pic de la saison chaude et montrer le basculement du flux dominant vers l'ouest et la baisse d'hygrométrie qui intervient au milieu de celle-çi. Jusqu'en mai les RR sont très irrégulières, les mois complètements secs ne sont pas rares et les cumuls mensuels de RR ne sont souvent concentrés que sur une journée. Regardez bien le pic de canicule fin mai 2013: c'est là que le flux bascule du SE ou SW, que l'hygrométrie s'abaisse sensiblement, tandis que la nébulosité augmente:

43279_APR_JUN13.png

 

 

De juillet à septembre c'est une saison des pluie "molle", où le gros des RR se déverse de l'autre côté, sur la côte de la mer d'Arabie.

En octobre lorsque le flux d'inverse à nouveau démarre alors la vraie saison des pluies, où l'on recueille en moyenne 700mm en deux mois. La deuxième quinzaine d'octobre cumule à elle seule en moyenne 279mm sur la période 2000-2012. Le cas présenté ci-dessous marque un peu le trait mais reste quand même très représentatif de la soudaineté de ce pic de RR qui survient après environ 4 mois de d'hésitations:

43279_OCT_NOV06.png

 

 

BONUS (Edit du 13/09/2016): la formidable saison humide 2015, avec les mois de novembre et de décembre les plus pluvieux de ma série de donnée.

Notez la fin subite de la saison humide - après toute cette pluie - le 10/12: Une saison sèche particulièrement avare en pluie suivra, et à part une averse qui donna 2mm mi-janvier 2016 il faudra attendre le 15/05/2016 et le cyclone Roanu pour retrouver de bonnes pluies.

43279_NOV_DEC15.png

 

 

 

Voilà c'est fini pour aujourd'hui, j'espère que vous appréciez cette façon de présenter des séquences complètes de 2 ou 3 mois plutôt qu'un seul, je trouve que ça aide mieux à 'voir' les saisons se dérouler en accéléré. Je vais continuer à expérimenter dans ce sens.

 

Modifié par mottoth
Révision complète.

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La windchill est déjà descendue en dessous de -120°C si je me souviens bien voire plus: http://meteo-climat-bzh.dyndns.org/index.php?page=conver&type=2

Ça, ça m'étonnerait ! Il ne faut pas exagérer.

Dans l'hémisphère sud, c'est surtout le mois le plus chaud qui est incroyablement froid, 3°C à Bouvet à 54°S, 8°C aux Crozet à 46°S, même s'il y a des endroits vers les Kourilles et du Labrador ou c'est bien froid, c'est pas englacé au niveau de la mer en permanence. Par contre, dans l'hémisphère sud, il y a des endroits très chauds pour la latitude vu que vers 30°S-40°S on a plein de zones océaniques, mais à conditions égales il y fait plus froid. Les Açores sont plus douces que l'Ile Amsterdam.

Mais c'est surtout la proximité de l'Antarctique qui accentue cette anomalie, mais il y a des exceptions: Verkoiansk a une Tm plus basse que DDU alors que le mois le plus chaud y est de 16°C contre autour de 0°C là bas.

Tout à fait.

Après tout, à basse altitude, le record de froid mondial est en Sibérie, pas en Antarctique ou ça tourne autour de -50°C voire -60°C, valeurs banales dans l'hémisphère nord notamment au Canada et en Sibérie je parle en tout que records de froid.
Non, tu ne peux pas dire ça, car si Vostok était 3000 mètres plus bas, il ferait environ 15-20°C de plus. Du coup, le record absolu de -89°C serait sans doute autour de -70°C (voire un peu plus bas, probablement).

Et la Tm mensuelle du mois le plus froid tournerait dans les -50°C, donc légèrement au-dessous de Verkhoïansk ou Ojmjakon.

Par ailleurs, il existe peut-être des TAF en Antarctique qui offrent des valeurs de Tn encore plus basses qu'à Vostok : la densité de stations météo sur ce continent est évidemment beaucoup moins élevée en Antarctique...

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Je sais, enfin en Sibérie il y a pas grand monde non plus et il y a peut être des TAF plus froids que ceux qu'on connait mais inhabités. Vostok on peut bien retrancher 20°C vu que c'est quand même à bien plus de 3000m, et je rappelle qu'il a fait -69,8°C à Verkoiansk en 1892 et je ne sais pas quand peut être -72°C à Omjkakon mais situé légèrement en altitude. Donc tes -70°C sont comparables à la Sibériie. Mais je pense qu'on a pu faire mieux dans genre une fosse subglaciaire située au niveau de la mer recouverte de plusieurs Km de glace et à très haute latitude ou sur la barrière de Ross qui sait. Dommage qu'on ait que les records en altitude, mais je répète qu'au sommet du Mont McKinley on a pu taper les -80°C vu que les stations si hautes dans l'hémisphère nord ne sont pas permanentes comme en Antarctique.

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Si on ramène la Tm d'août de Vostok (-67,1) au niveau de la mer en utilisant un gradient de 1°C par 180 m d'altitude, on obtient:

-67,1 + (3488/180) = -47.7

ceci est inférieur à la Tm de janvier d'Ojmjakon à 745 m d'altitude (-47,2), plus froid aussi que Verhojansk en janvier à 145 m d'altitude (-45,1).

En même temps, je ne sais pas si ce genre de comparaison a vraiment un sens, un peu comme ramener la pression au niveau de la mer, dans le cas de Vostok...

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Je sais, enfin en Sibérie il y a pas grand monde non plus et il y a peut être des TAF plus froids que ceux qu'on connait mais inhabités. Vostok on peut bien retrancher 20°C vu que c'est quand même à bien plus de 3000m, et je rappelle qu'il a fait -69,8°C à Verkoiansk en 1892 et je ne sais pas quand peut être -72°C à Omjkakon mais situé légèrement en altitude. Donc tes -70°C sont comparables à la Sibériie. Mais je pense qu'on a pu faire mieux dans genre une fosse subglaciaire située au niveau de la mer recouverte de plusieurs Km de glace et à très haute latitude ou sur la barrière de Ross qui sait. Dommage qu'on ait que les records en altitude, mais je répète qu'au sommet du Mont McKinley on a pu taper les -80°C vu que les stations si hautes dans l'hémisphère nord ne sont pas permanentes comme en Antarctique.

Premièrement, non il ne faudrait tout de même pas rajouter 20°C : les 3500 m de Vostok sont bien 3300 m et 2700 m au-dessus de Verkhoïansk et Ojmjakon (voir message d'Yves).

Ensuite, les -69.8°C et -72°C des 2 localités sibériennes ne sont pas acceptés. On s'en tient à -68°C (environ) qui est le record homologué.

Bref, il est bien probable que si Vostok était située à 500mm d'altitude environ (altitude moyenne des 2 stations sibériennes), donc 3000 m plus bas, il y aurait pas mal de chances pour que le record de froid absolu de cette station du centre de l'Antarctique soit encore sans doute légèrement inférieur à -70°C (je dirais, au pifomètre, qu'il y serait entre -70 et -75°C...), donc légèrement plus froid qu'en Sibérie.

Par ailleurs, il est effectivement très difficile d'extrapoler ces records de froid. Donc on ne peut vraiment rien affirmer là-dessus.

En revanche, l'extrapolation est tout à fait possible avec les Tm mensuelles (avec les précautions qui s'imposent), en tenant compte du gradient atmosphérique moyen qui est connu : le 1°C/180m qu'Yves a mentionné a du sens. Ce gradient thermique étant assez sensiblement constant du niveau de la mer jusqu'à la tropopause (7-8000 m d'altitude en Antarctique).

Et là, il apparaît que la Tm du mois le plus froid à Vostok (si cette station était à 500 m d'altitude) serait également un peu plus basse que celle des stations sibériennes.

Oh, de pas beaucoup, en effet. C'est vrai que ces 2 localités sibériennes sont exceptionnelles. Mais Vostok ne l'est pas moins.

Finalement, pourquoi parles-tu du Mont McKinley : là, la comparaison est impossible. En effet, on se situe en très haute altitude, et surtout dans une situation complètement différente : le rayonnement thermique IR du sol ne joue quasiment aucun rôle ici. La température au sommet de cette montagne est simplement celle de la masse d'air à cette très haute altitude...

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Mais pour le centre de l'Antarctique, sachez qu'au sommet du Mont Logan il y fait aussi froid quasiment, -77°C atteints soit disant une fin Mai donc le potentiel mais je pense qu'ils ont mal mis la date ça doit être en hiver en réalité. Et aux sommets comme Everest, Nanga Parbat, K2, Pic Lénine par exemple ça doit bien peler en hiver surtout, là où il y a plein de glaciers. Ou dans les grands glaciers près du pôles, même si je pense que l'Himalaya et le NO des Rocheuses sont favorites, en tout cas pour un mois le plus "chaud" bien froid car à 8000m ça doit être bien glacial.
Je doute que les 8000m de l'Himalaya connaissent des t° si extrême, je pense que l'on doit rarement passer sous les -40°c. J'ai fait pas mal de météo aéronautique ces 10 dernières années, et je peux dire que dans ces régions assez proches des tropiques les températures "trop chaudes" dans les niveaux de vols 'bas' (FL280 à FL300, soit 8400 à 9100m) posent souvent des problèmes de performances lorsque la technique du Mach Number est appliquée pour garantir la séparation latérale entre des avions volant sur la même route: chacun doit voler au même mach (par exemple M0.83) pour rester à la même distance des autres, mais comme la vitesse du son augmente avec la t° ça pose parfois des problèmes lorsque qu'il fait "trop chaud" et qu'un avion n'arrive pas à maintenir une vitesse aussi élevée.

Voici la carte des t° actuelles au FL300 (9100m, soit 250m plus haut que l'Everest), les t° dans la région de l'Himalaya (le long du 30°N) sont d'environ -31°c à -32°c aujourd'hui... et comme je disait ça descend presque jamais sous les -40°c (il sera intéressant de suivre cela cet hiver):

2724.gif

La t° des sommets étant sensiblement la même que celle de l'atmosphère libre je doute qu'il puisse faire beaucoup plus bas que -40°c au sommet de l'Everest ou du K2.

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#101. Chennai.

Retour sur terre aujourd'hui

Le climat As de Köppen est assez rare, c'est une variante de climat tropical (Aw) avec la saison sèche durant la période de soleil haut (le 's' désigne le dry summer que l'on retrouve dans les climats méditerranéens Csa ou Csb). Avec un coefficient de corrélation négatif (-0.34) entre les RR mensuelles moyennes et la longueur du jour le climat de Madras peut prétendre à cette catégorie.

La saison des pluies de mousson est en fait fortement décalée vers l'automne, car durant le coeur de la mousson d'été la dynamique atmosphérique régionale fait que cette région de l'Inde subit un effet d'abri : tandis que sous un flux d'ouest dominant des trombes d'eau se deversent sur Goa et la côte de la mer d'Arabie, Madras et la côte du golfe du Bengale se retrouvent 'sous le vent' et bénéficient d'une sécheresse relative. Ce n'est qu'en octobre lorsque le la dynamique de mousson d'été s'estompe que le flux redevient alors maritime et déclenche un pic pluvieux tardif, qui cours jusqu'en décembre.

Oui, revenons sur Terre...laugh.png

S'agissant du As de Köppen : pour ma part, je ne fais pas de différence entre un climat "As" et un climat "Aw", car bien souvent, pour ne pas dire dans tous les cas, le climat "As" est maritime ou en tout cas très fortement influencé par l'océan. Ce qui signifie qu'il est quasiment impossible de constater une différence notoire entre les deux. En effet, dans les deux cas, l'hygrométrie reste très élevée et la chaleur est bien présente, y compris lors de la saison sèche. Donc que la saison sèche se produise lorsque le soleil monte à 60° ou à 85° au-dessus de l'horizon, cela ne va pas changer grand-chose. Voyez-vous ce que je veux dire ?

Sinon, je trouve ta méthode (qui utilise le coeff de corrélation) très intéressante, bien que je ne l'appliquerais pas pour ce genre de situation, comme je viens de l'expliquer.

D'ailleurs, et tu l'as bien souligné, ce "basculement" en "As" correspond effectivement à un décalage de la mousson (et celle-ci finit assez nettement atténuée). Ce décalage (ce retard) est de l'ordre de 2 à 3 mois.

Mais pour ma part, je parlerais donc simplement d'un climat tropical humide et sec, sachant qu'un "climat tropical" implique nécessairement (dans mon approche) qu'il y ait une saison sèche et une saison des pluies.

Le terme humide et sec signifiant quant à lui que la saison des pluies est un peu plus marquée que la saison sèche, ou encore que la saison des pluies est prépondérante. Plus "techniquement", cela signifie que l'indice d'humidité IhA est compris entre 0 (limite de la xéricité) et 50 (limite des climats humides).

Si la saison sèche était la plus marquée, je parlerais d'un climat tropical sec (et IhA serait compris entre -45 et 0, car au-dessous de ce seuil de -45, on passerait dans le domaine climatique aride). Inversement, un climat tropical humide correspondrait à une saison des pluies très prédominante (et IhA > 50).

De plus, et c'est très important, il y a présence d'une saison sèche (et donc je parle de climat tropical) si l'indice d'humidité de la saison la plus sèche est négatif (Ihsec < 0). Car si Ihsec est positif, cela signifie que la sécheresse écologique moyenne n'est pas atteinte, et que, conséquemment, la végétation sempervirente (donc "équatoriale") peut s'établir : ce qui signifie qu'un climat du domaine tropical ayant un Ihsec > 0 est nécessairement un climat équatorial.

Dans le cas de Madras (Chennai), j'obtiens :

Ih(saison des pluies) = 127 (saison très humide).

Ihsec = -41 (saison sèche tout de même marquée)

Quant à IhA, la valeur atteinte est 49. Autrement dit, on est tout près de la limite entre climat tropical humide et sec et climat tropical humide.

Ainsi, la végétation correspondante doit être une forêt tropicale décidue d'assez bonne stature. Les espèces sempervirentes ne peuvent donc pas pousser, malgré des pluies assez copieuses.

Au passage, même à Goa (en fait Kanaji, côté ouest de la péninsule indienne, donc la côte qui se prend la mousson en pleine tronche), la saison sèches est bine marquée (Ihsec = -35), si bien que, malgré des pluies très copieuses durant la mousson (et un total annuel de plus de 2800 mm - IhA atteint d'ailleurs la valeur très élevée de 153 !), la forêt ne peut pas être sempervirente (dite forêt ombrophile). Le climat n'y est pas équatorial non plus. En revanche, il est possible que, sur les hauteurs de l'arrière-pays de la région de Goa, la saison sèche soit suffisamment faible (Ihsec > 0) pour que le climat y soit équatorial, et donc pour y retrouver la forêt ombrophile.

Petite confirmation :

Notez au passage que, contrairement à ce que laisseraient entendre pas mal de classif (dont celle de Koppen), le biome du nord de l'Inde est bien tropical et non subtropical. C'est là qu'on voit que l'isotherme de 18°C pour le mois le plus frais n'a aucune espèce d'influence...

154042naturalvegetationindia.jpg

ps : petite parenthèse, bien que certains soient d'accord avec ça, d'autres (moi y compris) ne sont pas du tout d'accord d'inclure les climats "Csb" dans les climats méditerranéens, les étés étant beaucoup trop frais, et la végétation ne correspondant pas du tout... mais je n'irai pas plus loin sur ce fil, car cette discussion amène des débats longs et parfois enflammés ! laugh.png

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Le -69,8°C sur Verkhoiansk sont vérifiés par l'ECA néanmoins mais au Mont Logan on a eu -77°C et je ne mens pas mais je voulais dire que comparer un record au niveau de la mer avec en altitude c'est inégal, on fait comme si Vostok était au niveau de la mer et les gens oublient que c'est en altitude.

Car dans l'hémisphère nord, on atteint les -60°C à des latitudes pas si élevées que ça en Sibérie et au Canada. Et on pourrait taper en altitude genre sur un glacier (Haute vallée glaciaire) des valeurs très basses car pour comparer avec Vostok, il faut être sur un glacier et en altitude déjà pour être à égalité.

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Le -69,8°C sur Verkhoiansk sont vérifiés par l'ECA néanmoins mais au Mont Logan on a eu -77°C et je ne mens pas mais je voulais dire que comparer un record au niveau de la mer avec en altitude c'est inégal, on fait comme si Vostok était au niveau de la mer et les gens oublient que c'est en altitude.

Car dans l'hémisphère nord, on atteint les -60°C à des latitudes pas si élevées que ça en Sibérie et au Canada. Et on pourrait taper en altitude genre sur un glacier (Haute vallée glaciaire) des valeurs très basses car pour comparer avec Vostok, il faut être sur un glacier et en altitude déjà pour être à égalité.

Bon écoute, crois ce que tu veux. Reste persuadé (parce que c'est ce que tu as décidé) de croire que nous nous trompons, tout comme tu t'obstines à vouloir nous faire croire que, par exemple, le climat de Pornic est méditerranéen et même subtropical...!

Alors une dernière fois (après, on peut ptet passer à autre chose...) :

1) le -69.8°C est très suspect (année de mesure : 1892). Mais bon, soit, pourquoi pas.

2) On t'a expliqué que ce qui se passe au sommet des hautes montagnes n'a rien à voir avec le refroidissement par rayonnement thermique IR.

3) on sait très bien que Vostok est à près de 3500 m d'altitude. Mais étant donné que c'est situé sur un immense plateau (l'inlandsis), il est tout à fait possible d'extrapoler les valeurs moyennes pour les ramener à ce qu'elles seraient à l'altitude de Verkhoïansk ou d'Ojmjakon. Et cette valeur extrapolée serait tout de même plus froide que celles des deux stations russes qui, pourtant, sont en plus dans des TAF (ce qui n'est pas le cas de Vostok. Donc si Vostok était en plus dans un TAF comme le sont les deux sibériennes, je n'ose imaginer le niveau de froid qu'il y aurait... donc la comparaison est même en défaveur de Vostok, contrairement à ce que tu dis).

4) Du point du vue du bilan radiatif, il n'y a, en hiver, aucune différence entre un glacier (l'inlandsis antarctique) et l'immensité continentale enneigée en Sibérie. Aucune !

5) J'allais oublier ce point important : si les deux stations sibériennes étaient à 3500 m d'altitude, leur niveau de froid (en hiver) ne serait pas du tout équivalent à celui de Vostok : car la masse d'air (à altitude égale, comme par exemple à 3500 m, ou à 5000 m) est bien plus froide en hiver au-dessus de l'Antarctique qu'au-dessus de la Sibérie orientale.

6) Il y a beaucoup de vent en Antarctique, contrairement à la Sibérie : s'il n'y en avait pas, les températures hivernales de Vostok seraient encore plus basses qu'elles ne le sont...! (pour comparer le niveau de froid entre deux lieux, il serait normalement plus judicieux de comparer leur windchill moyen, même si je sais que beaucoup sont -malheureusement - réticents à le faire).

Bref...

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Merci à Mottoth de nous faire voyager. Effectivement je trouve plus interessant de coller plusieurs mois consécutifs de relevés. As-tu déjà fait une fiche sur la ville de Leh dans le Laddakh?

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Non, moi je voulais juste relativiser, je suis que l'Antarctique c'est le top du froid logique car froid continental centré sur le pôle, je remarquais juste qu'au niveau de la mer il manque une station là bas très basse qu'on devrait implanter dans un TAF.

Mais -77°C au Mont Logan je n'invente pas, je ne mens pas, ça n'a rien à envier avec pas mal de stations Antarctiques.

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Mais -77°C au Mont Logan je n'invente pas, je ne mens pas, ça n'a rien à envier avec pas mal de stations Antarctiques.

Bon, cette valeur n'est absolument pas officielle...

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