mottoth

Climats du monde

2 751 messages dans ce sujet

Curieusement, à SMH, je crois que sur une période le record de Tnx d'Octobre > Septembre > Eté. Bizarrement.

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Si tu fais commencer le climat continental là où l'influence du substrat continental est prédominante, tu peux dire qu'à 40 ou 50 km du trait de cote (en gros là ou la brise de mer ne se fait plus sentir) nous nous trouvons en climat continental,

Bonjour Yves et tout le monde,

Mais ce n'est pas ce que je dis. Je dis que la grande zone de climat continental (allant donc du plus faible, donc "semi-continental", au plus fort donc hypercontinental) commence là où le "substrat" continental l'emporte sur les influences extérieures (donc maritimes ici). Il est évident qu'à Nantes, Rouen ou Bordeaux, les influences maritimes l'emportent largement sur le substrat continental (qui ne l'est en plus que faiblement ici, puisque l'océan est tout proche : c'est à dire que, même sans vent, l'humidité océane peut assez facilement parvenir à ces villes). Et en quoi vérifie t-on que les influences océaniques sont prédominantes là-bas ? => avec l'amplitude thermique annuelle (et le coeff de continentalité) très faible, avec le régime pluvio nettement maritime, avec les occurrences et les lames de précipitations convectives estivales très faibles (sauf Bordeaux qui "bénéficie" d'une petite influence continentale estivale au-dessus des régions du sud-ouest de la France), et avec les occurrences d'inversion thermique l'hiver quasi inexistantes là bas.

Ce que je veux dire, c'est que dans ce qu'on (et ce que j') appelle les régions "semi-continentales" françaises (centre-est et nord-est), eh bien c'est le contraire : le substrat continental l'emporte (légèrement) sur les influences océaniques : à Lyon, à Grenoble ou à Strasbourg par ex, l'amplitude thermique et surtout l'indice de continentalité sont assez élevés, le régime pluvio est plutôt continental (sauf à Grenoble pour les raisons évoquées - orographie -), les lames de précipitations thermiques convectives estivales sont assez prédominantes (j'insiste, et je vais y revenir), et les inversions thermiques hivernales se produisent assez facilement.

Quant aux pluies d'été, même à Grenoble, non seulement elles sont un peu moins importantes que les pluies hivernales mais elles restent la plupart du temps liées aux perturbations venant de l'ouest avec descente d'air frais à l'arrière. Les pluies uniquement dues à la convection orageuse restent très minoritaires contrairement à ce que tu affirmes, nous ne sommes pas dans la ZCIT, loin de là !
Il n'y a évidemment pas besoin d'être sou la ZCIT pour avoir des précipitations thermiques convectives...

Bon, je vais vous donner les hauteurs de précipitations pour les mois de juin et août (je ne prends pas juillet, puisque dans les 3/4 sud du territoire, l'influence de la cellule anticyclonique subtropicale - Açores surtout - vient couper les précipitations. Cette influence étant bien moindre en juin et août). Il faut savoir que, en été, l'influence des perturbations atlantiques n'a aucune raison d'être plus forte à l'est qu'à l'ouest, à même latitude, au contraire, même !

Voici : île d'Yeu 40 et 60 mm ; Poitiers 50 et 60 mm ; Châteauroux 60 et 60 mm ; Nevers 70 et 80 mm ; Dijon 80 et 80 mm ; Lyon 80 et 100 mm ; Ambérieu 100 et 110 mm ; Mâcon 90 et 100 mm ; Grenoble 90 et 100 mm.

Bref, comme vous le voyez, en restant sur la même latitude et en allant vers l'est, on s'aperçoit que les précipitations estivales (c'est donc moins flagrant pour juillet comme déjà expliqué) augmentent nettement. Il est évident que la lame de précipitations dues à la seule perturbation atlantique ne peut pas croître par magie en allant vers l'est. Cette différence (on passe d'environ 100 à 120 mm sur les régions de l'ouest à près de 200 mm sur les régions de l'est) est évidemment due à la convection thermique (due à la position continentale : sols plus chauds qu'à l'ouest => plus grande instabilité potentielle) qui amplifie voire engendre des précipitations sur place (les nombreux orages thermiques convectifs présents dans le centre est : j'en viens, et ils donnent souvent de grosses quantités de préc).

Bref, les grandes quantités de précipitations estivales sur Grenoble sont en bonne partie dues à la convection thermique, c'est évident.

Par ailleurs, je le répète, le simple fait de trouver une végétation potentielle (cette végétation représentant le reflet du climat) qui soit caractéristique des régions plutôt continentales (à Grenoble comme dans toute la façade est de la France) laisse penser que la "continentalité" l'emporte tout de même un peu sur "l'océanicité" dans ces régions.

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Bonjour Yves et tout le monde,

Mais ce n'est pas ce que je dis. Je dis que la grande zone de climat continental (allant donc du plus faible, donc "semi-continental", au plus fort donc hypercontinental) commence là où le "substrat" continental l'emporte sur les influences extérieures (donc maritimes ici). Il est évident qu'à Nantes, Rouen ou Bordeaux, les influences maritimes l'emportent largement sur le substrat continental (qui ne l'est en plus que faiblement ici, puisque l'océan est tout proche : c'est à dire que, même sans vent, l'humidité océane peut assez facilement parvenir à ces villes). Et en quoi vérifie t-on que les influences océaniques sont prédominantes là-bas ? => avec l'amplitude thermique annuelle (et le coeff de continentalité) très faible, avec le régime pluvio nettement maritime, avec les occurrences et les lames de précipitations convectives estivales très faibles (sauf Bordeaux qui "bénéficie" d'une petite influence continentale estivale au-dessus des régions du sud-ouest de la France), et avec les occurrences d'inversion thermique l'hiver quasi inexistantes là bas.

Ce que je veux dire, c'est que dans ce qu'on (et ce que j') appelle les régions "semi-continentales" françaises (centre-est et nord-est), eh bien c'est le contraire : le substrat continental l'emporte (légèrement) sur les influences océaniques : à Lyon, à Grenoble ou à Strasbourg par ex, l'amplitude thermique et surtout l'indice de continentalité sont assez élevés, le régime pluvio est plutôt continental (sauf à Grenoble pour les raisons évoquées - orographie -), les lames de précipitations thermiques convectives estivales sont assez prédominantes (j'insiste, et je vais y revenir), et les inversions thermiques hivernales se produisent assez facilement.

Il n'y a évidemment pas besoin d'être sou la ZCIT pour avoir des précipitations thermiques convectives...

Bon, je vais vous donner les hauteurs de précipitations pour les mois de juin et août (je ne prends pas juillet, puisque dans les 3/4 sud du territoire, l'influence de la cellule anticyclonique subtropicale - Açores surtout - vient couper les précipitations. Cette influence étant bien moindre en juin et août). Il faut savoir que, en été, l'influence des perturbations atlantiques n'a aucune raison d'être plus forte à l'est qu'à l'ouest, à même latitude, au contraire, même !

Voici : île d'Yeu 40 et 60 mm ; Poitiers 50 et 60 mm ; Châteauroux 60 et 60 mm ; Nevers 70 et 80 mm ; Dijon 80 et 80 mm ; Lyon 80 et 100 mm ; Ambérieu 100 et 110 mm ; Mâcon 90 et 100 mm ; Grenoble 90 et 100 mm.

Bref, comme vous le voyez, en restant sur la même latitude et en allant vers l'est, on s'aperçoit que les précipitations estivales (c'est donc moins flagrant pour juillet comme déjà expliqué) augmentent nettement. Il est évident que la lame de précipitations dues à la seule perturbation atlantique ne peut pas croître par magie en allant vers l'est. Cette différence (on passe d'environ 100 à 120 mm sur les régions de l'ouest à près de 200 mm sur les régions de l'est) est évidemment due à la convection thermique

(due à la position continentale : sols plus chauds qu'à l'ouest => plus grande instabilité potentielle) qui amplifie voire engendre des précipitations sur place (les nombreux orages thermiques convectifs présents dans le centre est : j'en viens, et ils donnent souvent de grosses quantités de préc).

Bref, les grandes quantités de précipitations estivales sur Grenoble sont en bonne partie dues à la convection thermique, c'est évident.

Par ailleurs, je le répète, le simple fait de trouver une végétation potentielle (cette végétation représentant le reflet du climat) qui soit caractéristique des régions plutôt continentales (à Grenoble comme dans toute la façade est de la France) laisse penser que la "continentalité" l'emporte tout de même un peu sur "l'océanicité" dans ces régions.

Hello à tous,

Mais ne sous-estimerais-tu pas un peu le rôle de la barrière orographique que sont les alpes, sur les cumuls de précipitations?

Car, si on regarde bien, Strasbourg affiche 74 et 76mm, alors que cette ville est plus éloignée encore des influences océaniques. La vraie différence entre Grenoble et Strasbourg est bien liée au relief, et je pense, que les importants cumuls estivaux des villes des alpes sont nécessairement dues au rôle de la barrière orographique. Enfin à mon avis.

Bref selon moi, on est quand même dans une dominante océanique, car comme cela a été dit, la ville subit majoritairement des influences venues de l'ouest.

Concernant le couvert végétal potentiel, je pense que tu fais allusion à cette carte, vraiment intéressante pour le coup, que tu as postée dans le sujet "climat de la Bretagne". Je pense que ce qui est dit par le préfixe "sub" implicitmement, c'est que la zone se trouve dans une zone de transition d'un climat océanique vers un climat continental, sans pour autant être incluse comme une subdivision du climat continental.

Crabo

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Pour revenir à ce que disait Gaël plus haut, en effet New York ne serait pas purement continental en appliquant mon critère l'enneigement continu. Mais justement, c'est n'est pas un climat typiquement continental, c'est surtout un climat de façade est avec des précipitations bien reparties au cours de l'année et des influences maritimes souvent présentes lorsque la synoptique envoie un flux de composante est. Cette zone a toujours posé de gros problèmes de classification puisque l'on passe sur plusieurs milliers de kms du subtropical au maritime polaire, avec toutes les variantes tempérées entre les 2, sans qu'aucune classification n'arrive à trancher de façon satisfaisante au niveau des frontières climatiques.

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Pour revenir à ce que disait Gaël plus haut, en effet New York ne serait pas purement continental en appliquant mon critère l'enneigement continu. Mais justement, c'est n'est pas un climat typiquement continental, c'est surtout un climat de façade est avec des précipitations bien reparties au cours de l'année et des influences maritimes souvent présentes lorsque la synoptique envoie un flux de composante est. Cette zone a toujours posé de gros problèmes de classification puisque l'on passe sur plusieurs milliers de kms du subtropical au maritime polaire, avec toutes les variantes tempérées entre les 2, sans qu'aucune classification n'arrive à trancher de façon satisfaisante au niveau des frontières climatiques.

C'est vrai que la région de New York- Washington DC est mal classée selon Koppen. Moi, pour New York, j'ai un climat tempéré moyen tout comme pour Boston ou Chicago. DC est tempéré chaud tout comme Atlanta. Montréal possède un climat tempéré froid tout comme Québec. Tout cela est clairement continental, même le Nord de la Floride. Globalement avec ma réflexion, ça me donne des résultats tout a fait satisfaisants pour la Cote Est des USA. C'est déjà moins pertinent pour la Cote Ouest ou l'Europe ou j'ai trop de catégories et de stations difficiles a catégoriser.

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Mais ne sous-estimerais-tu pas un peu le rôle de la barrière orographique que sont les alpes, sur les cumuls de précipitations?

Car, si on regarde bien, Strasbourg affiche 74 et 76mm, alors que cette ville est plus éloignée encore des influences océaniques. La vraie différence entre Grenoble et Strasbourg est bien liée au relief, et je pense, que les importants cumuls estivaux des villes des alpes sont nécessairement dues au rôle de la barrière orographique. Enfin à mon avis.

Très franchement, non, je ne crois pas. Par exemple, les 80 et 100 mm (toutes les données que j'ai postées sont issues de la période 51-80) qu'on trouve à Lyon en juin et août sont presque aussi copieuses que celles de Grenoble. Or Lyon ne bénéficie d'aucun soulèvement orographique... N'importe quel lyonnais, n'importe quel habitant de la région Rhône-Alpes te certifierait que la plus grande partie des précipitations estivales sont le résultat d'averses orageuses (ces averses orageuses ne signifient pas nécessairement qu'un orage éclate parallèlement). Je suis surpris qu'Yves ne l'admette pas !

C'est pourtant évident : dans la région lyonnaise (de même que dans la cuvette grenobloise), il est bien rare que des pluies proviennent de dépressions atlantiques, avec un couvert de nimbostratus : en d'autres termes, il est bien rare en été de trouver un temps couvert, frais et pluvieux dans le centre-est. Alors que ce type de temps est assez fréquent, même en été, sur la façade atlantique au nord du 45ème.

Le simple fait que même Dijon (pourtant un peu moins continentale que les villes rhône-alpines) affiche (en 51-80) 80 et 80 mm indique là aussi que le relief n'a aucun impact sur ces quantités estivales. Il faut vraiment monter en altitude pour avoir un effet orographique en été.

Le cas de Strasbourg est un peu particulier : cette ville, située pas loin du 50 ème parallèle, subit un flux d'ouest plus régulier en été. La présence des Vosges immédiatement à l'est engendre une subsidence locale qui vient quelque peu couper la convection. Résultat : les quantités de précipitations s'en trouvent un peu réduites. Par ailleurs, à Strasbourg, les perturbations atlantiques y arrivent plus facilement qu'à Lyon en été. D'ailleurs, plus on remonte le Rhin vers le nord, plus les précipitations estivales retrouvent une influence atlantique. En d'autres termes, la continentalité estivale diminue...

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N'importe quel lyonnais, n'importe quel habitant de la région Rhône-Alpes te certifierait que la plus grande partie des précipitations estivales sont le résultat d'averses orageuses (ces averses orageuses ne signifient pas nécessairement qu'un orage éclate parallèlement). Je suis surpris qu'Yves ne l'admette pas !

C'est pourtant évident : dans la région lyonnaise (de même que dans la cuvette grenobloise), il est bien rare que des pluies proviennent de dépressions atlantiques, avec un couvert de nimbostratus : en d'autres termes, il est bien rare en été de trouver un temps couvert, frais et pluvieux dans le centre-est. Alors que ce type de temps est assez fréquent, même en été, sur la façade atlantique au nord du 45ème.

En fait c'est un mélange des 2: oui la plupart des précipitations Lyonnaises sont orageuses en été, mais le plus souvent ces orages sont associés à un front froid et un rafraichissement d'origine atlantique.

Lyon reçoit peu d'orages isolés purement convectifs en été, ils restent en général cantonnés sur les bosses (Pilat, Mt du lyonnais, Forez, etc...) au grand dam des chasseurs lyonnais. Idem pour les Alpes et les Préalpes, même si Grenoble reçoit plus fréquemment des orages débordant des massifs voisins (Vercors, Chartreuse, Belledonne...). L'augmentation des RR en montagne par rapport à la plaine en été est surtout due aux phénomènes convectifs plus nombreux, car les flux perturbés sont trop rares et trop mous en été pour engendrer un effet orographique sensible. J'avais mis cela en évidence en comparant Munich et le Zugzpitsze dans ce fil.

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Les cumuls de soulèvement orographique jouent surtout en hiver, c'est la saison où les pluies sont la signature du climat océanique. L'été, les pluies françaises sont essentiellement du régime continental, puisque le flux d'ouest est trop haut (d'où la sécheresse atlantique, cf. topic Bretagne).

La différence c'est qu'en hiver, Strasbourg et Lyon sont en position de vallée large nord-sud propice à la subsidence du flux d'ouest, et ça artificialise leur classification continentale. Alors que Grenoble est dans une vallée encaissée en Y non-propice à la subsidence.

Honnêtement, le débat océanique/continental il serait beaucoup plus facile à comprendre en séparant le climat d'été et le climat d'hiver. En moyennant les deux, on a surtout du océanique dégradé, mais cet océanique dégradé il n'est pas trivial à comprendre.

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En fait c'est un mélange des 2: oui la plupart des précipitations Lyonnaises sont orageuses en été, mais le plus souvent ces orages sont associés à un front froid et un rafraichissement d'origine atlantique.

Les fronts froids sont la norme aussi dans les masses d'air continentales. La différence c'est qu'en Russie ou aux USA, les pluies frontales sont liée à des "super-orages" (air asséché en altitude). En France, l'influence atlantique (air humidifié en altitude) explique des orages petits et de larges zones pluvio-orageuses. Mais dans les deux cas, on a de bonnes pluies estivales, signature du régime continental où l'air chaud se réchauffe et s'humidifie toujours hors de son domaine de stabilité. Sans continentalisation, c'est la Bretagne et la côte charentaise : fronts froids "blancs" ou en tous cas faiblards.

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En fait c'est un mélange des 2: oui la plupart des précipitations Lyonnaises sont orageuses en été, mais le plus souvent ces orages sont associés à un front froid et un rafraichissement d'origine atlantique.

Lyon reçoit peu d'orages isolés purement convectifs en été, ils restent en général cantonnés sur les bosses (Pilat, Mt du lyonnais, Forez, etc...) au grand dam des chasseurs lyonnais. Idem pour les Alpes et les Préalpes, même si Grenoble reçoit plus fréquemment des orages débordant des massifs voisins (Vercors, Chartreuse, Belledonne...). L'augmentation des RR en montagne par rapport à la plaine en été est surtout due aux phénomènes convectifs plus nombreux, car les flux perturbés sont trop rares et trop mous en été pour engendrer un effet orographique sensible. J'avais mis cela en évidence en comparant Munich et le Zugzpitsze dans ce fil.

Oui c'est effectivement un mélange des deux (orages associés ua passage d'un front, et orages purement convectifs thermiques). Je ne dirais pas forcément que les premiers soient plus fréquents que les seconds. Mais même si c'était le cas, l'important à comprendre dans cette histoire, c'est que quelle que soit l'origine de ces précipitations convectives (donc frontale ou thermique pure), ces précipitations sont bel et bien dues à la continentalité : dans un cas, les précipitations d'origine frontale (donc atlantique) sont exacerbées ou amplifiées par le sol fortement réchauffé initialement, et dans l'autre cas, on a la convection thermique pure. C'est à dire que dans tous les cas, c'est bien l'effet de la continentalité, donc l'effet du réchauffement marqué du sol couplé à une absence de subsidence externe (comme en région méditerranéenne) qui engendre ces averses orageuses estivales sur le centre-est.

Par ailleurs, je suis parfaitement d'accord avec vous (Cotissois et toi) s'agissant des orages de montagnes.

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Les cumuls de soulèvement orographique jouent surtout en hiver, c'est la saison où les pluies sont la signature du climat océanique. L'été, les pluies françaises sont essentiellement du régime continental, puisque le flux d'ouest est trop haut (d'où la sécheresse atlantique, cf. topic Bretagne).

Tout à fait : le soulèvement orographique des perturbations atlantiques est surtout un phénomène hivernal, nous sommes d'accord. En revanche, je ne généraliserais peut-être pas en disant que l'été, les pluies françaises sont essentiellement du régime continental (donc convectif thermique). En effet, en été, au nord-nord-ouest d'une ligne approximative allant de l'île d'Yeu à Karlsruhe, le flux d'ouest est prédominant, et les pluies estivales sont plutôt majoritairement issues des perturbations atlantiques et ne sont que très peu convectives thermiques (càd qu'il n'y a que très peu d'accroissement des précipitations par la convection thermique). Cette région représente tout de même le tiers de la superficie du territoire.

La différence c'est qu'en hiver, Strasbourg et Lyon sont en position de vallée large nord-sud propice à la subsidence du flux d'ouest, et ça artificialise leur classification continentale. Alors que Grenoble est dans une vallée encaissée en Y non-propice à la subsidence.
Je comprends bien que tu dises que la position de Lyon et Strasbourg "artificialise" leur continentalité, mais il n'empêche qu'au final, le résultat est là : la physionomie climatique de ces coins est bien essentiellement continentale (même si cette continentalité est effectivement assez nettement dégradée par les influences maritimes atlantiques).

Car si , effectivement, Grenoble ne bénéficie pas de cet abri, il n'en reste pas moins que l'amplitude thermique y reste aussi élevée, puisque l'hiver, les refroidissements se font "sur place", par "continentalisation" : je reparle des inversions thermiques fréquentes, de temps en temps coupées par le flux océanique (plus copieusement, mais pas plus fréquemment qu'à Lyon ou Strasbourg).

Honnêtement, le débat océanique/continental il serait beaucoup plus facile à comprendre en séparant le climat d'été et le climat d'hiver. En moyennant les deux, on a surtout du océanique dégradé, mais cet océanique dégradé il n'est pas trivial à comprendre.
Bien d'accord aussi. Pour moi, je parlerais quand même plutôt de climat "continental dégradé" pour les régions du centre-est et du nord-est.

Mais j'avoue que tout ceci est difficile à trancher.

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Très franchement, non, je ne crois pas. Par exemple, les 80 et 100 mm (toutes les données que j'ai postées sont issues de la période 51-80) qu'on trouve à Lyon en juin et août sont presque aussi copieuses que celles de Grenoble. Or Lyon ne bénéficie d'aucun soulèvement orographique... N'importe quel lyonnais, n'importe quel habitant de la région Rhône-Alpes te certifierait que la plus grande partie des précipitations estivales sont le résultat d'averses orageuses (ces averses orageuses ne signifient pas nécessairement qu'un orage éclate parallèlement). Je suis surpris qu'Yves ne l'admette pas !

C'est pourtant évident : dans la région lyonnaise (de même que dans la cuvette grenobloise), il est bien rare que des pluies proviennent de dépressions atlantiques, avec un couvert de nimbostratus : en d'autres termes, il est bien rare en été de trouver un temps couvert, frais et pluvieux dans le centre-est. Alors que ce type de temps est assez fréquent, même en été, sur la façade atlantique au nord du 45ème.

Le simple fait que même Dijon (pourtant un peu moins continentale que les villes rhône-alpines) affiche (en 51-80) 80 et 80 mm indique là aussi que le relief n'a aucun impact sur ces quantités estivales. Il faut vraiment monter en altitude pour avoir un effet orographique en été.

Le cas de Strasbourg est un peu particulier : cette ville, située pas loin du 50 ème parallèle, subit un flux d'ouest plus régulier en été. La présence des Vosges immédiatement à l'est engendre une subsidence locale qui vient quelque peu couper la convection. Résultat : les quantités de précipitations s'en trouvent un peu réduites. Par ailleurs, à Strasbourg, les perturbations atlantiques y arrivent plus facilement qu'à Lyon en été. D'ailleurs, plus on remonte le Rhin vers le nord, plus les précipitations estivales retrouvent une influence atlantique. En d'autres termes, la continentalité estivale diminue...

Par contre pour le coup, c'est davantage dans le sud-est (intérieur Provence), que les pluies estivales sont d'origines purement convectives plutôt qu'océanique (je comprend dans océanique les précipitations convectifs frontales typiquement estivales).

Dans cette logique, Aix serait plus continental que Lyon (moins d'influence océanique l'été).

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Par contre pour le coup, c'est davantage dans le sud-est (intérieur Provence), que les pluies estivales sont d'origines purement convectives plutôt qu'océanique (je comprend dans océanique les précipitations convectifs frontales typiquement estivales).

Dans cette logique, Aix serait plus continental que Lyon (moins d'influence océanique l'été).

Ta remarque est intéressante. Mais attention, j'écrivais ceci : « C'est à dire que dans tous les cas, c'est bien l'effet de la continentalité, donc l'effet du réchauffement marqué du sol couplé à une absence de subsidence externe (comme en région méditerranéenne)

qui engendre ces averses orageuses estivales sur le centre-est. ». En d'autres termes, si effectivement les pluies estivales se produisant à Aix sont presque exclusivement convectives (approche d'un front ou convection thermique pure), il n'en reste pas moins que la lame de précipitations estivales reste faible, puisque coupée par la subsidence due à la cellule anticyclonique subtropicale présente sur le bassin méditerranéen. La continentalité estivale "parfaite" est celle qui engendre une instabilité dans les basses couches (sol surchauffé), laquelle ne devant pas être coupée plus haut en altitude, ni par un vent marqué et constant (comme le flux d'ouest caractéristique des régions du nord et du nord-ouest français), ni par la subsidence anticyclonique.

C'est pour cette raison qu'au final, on ne peut pas dire que la continentalité estivale soit plus marquée à Aix qu'à Lyon, ni encore moins la continentalité "tout court". En effet, l'hiver, les inversions thermiques restent tout de même bien plus fréquentes et marquées en région lyonnaise que dans le pays d'Aix, même si, et il faut l'admettre, le coin d'Aix-les-Milles est effectivement situé dans une sorte de "mini-TAF" qui contribue à accentuer la continentalité tout en diminuant la "méditerranéité"... d'ailleurs, l'indice de continentalité atteint tout de même 0.35 à 0.36 à Aix les Milles.

Je dirais même, s'agissant de cet aérodrome (et je sens que quelques forumistes vont pousser des cris d'orfraie...tongue.png ), que le climat n'y est pas tout à fait méditerranéen à cause d'un élément : la Tnm de janvier est trop basse (< 0°C). Cela empêche le développement naturel d'une espèce qui délimite bien la région méditerranéenne : le pin d'Alep. Mais c'est une autre histoire, et nous nous égarons....smile.png

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En revanche, je ne généraliserais peut-être pas en disant que l'été, les pluies françaises sont essentiellement du régime continental (donc convectif thermique). En effet, en été, au nord-nord-ouest d'une ligne approximative allant de l'île d'Yeu à Karlsruhe, le flux d'ouest est prédominant, et les pluies estivales sont plutôt majoritairement issues des perturbations atlantiques et ne sont que très peu convectives thermiques

J'aurais plutôt parlé d'une ligne La Rochelle/Lille, en moyenne.

Mais il suffirait de voir les statistiques de foudroiement pour avoir une idée objective.

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Je sais on passe un peu du coq à l'âne, mais le moment est venu pour une nouvelle fiche:

 

#115. Assouan.

 

Zoom sur le climat hyper-desertique de l'est du Sahara avec Assouan, au sud de l'Egypte:

62414_map0.jpg

 

La station est sur l'aéroport, à 16kms au sud-ouest de la ville et 5kms du barrage et de l'immense retenue d'eau associée:

62414_map1.jpg

 

Vue vers le nord-est. L'aéroport est a environ 200m d'altitude, la retenue d'eau principale à 179m, la retenue d'eau secondaire (entre les 2 barrages) à 109m, et le Nil plus bas vers la ville à 82m:

62414_map2.jpg

 

La présence de cette masse d'eau importante et cette topographie particulière va engendrer des brises quasi constantes mises en évidence sur cette fiche par la rareté des situations de vents calme:

62414_Assouan_A_v7_32.png

 

 

En revanche la présence de toute cette eau n'a pas une grosse influence sur l'hygrométrie, le Td atteignant rarement des valeurs sensibles.

Cette fois la classification ne pose aucun problème, c'est très désertique et vraiment chaud. Les rares pluies surviennent plutôt au printemps, qui est la saison la plus instable. J'ai attendu la fin du mois de mars pour terminer cette fiche afin d'y inclure les précipitations exceptionnelles du 09/03/2014.

Les brises sont logiquement plus fortes en été, lorsque l’énergie solaire est maximale. Le régime de Td connait un décalage par rapport aux t°, une certaine "inertie" que l'on retrouve souvent en domaine aride.

 

EDIT 01/07/2014; ajout des tableaux horaires

62414_Assouan_B_v7_32.png

 

EDIT 09/04/2015: ajout des roses des vents

62414_Assouan_C_v7_32.png

 

 

Voyons comment se déroule une année... l'hiver est vraiment une saison agréable car sans excès de t°, même si dès février il peur déjà faire bien chaud:

62414_DEC04_FEB05.png

 

 

Le printemps est donc la période la plus instable, avec des variations de t° plus marquées que durant le reste de l'année, des vents de sable plus fréquents (mais pas trop), et parfois une averse occasionnelle (mais pas sur cet exemple):

62414_MAR_MAY07.png

 

 

Passé les gros coups de chaleurs de fin et juin l'été devient plus monotone: les coups de chaleur restent tout aussi intenses mais c'est surtout l'absence de "fraicheur" qui est marquante, les tx inférieures à 40°c sont peu nombreuses en juillet et aout:

62414_JUN_AUG07.png

 

 

Enfin l'automne est globalement plus calme que le printemps, même si le thermomètre peux encore connaître de bonnes fièvre comme ce 40°c début novembre 2003:

62414_SEP_NOV03.png

 

 

Même s'il fait beau toute l'année, la chaleur extrême d'avril à septembre réduit nettement la saison touristique idéale... pour moi il faut visiter la vallée du Nil entre mi-novembre et fin février, ou alors aimer le sauna...

 

Modifié par mottoth
Revision complète

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Et le sud Bretagne nord Poitou se situe à la limite entre les deux types de perturbations, dans le "trou" d'où le rouge [...].

En effet, aux Moutiers par exemple, on a relativement peu de perturbations atlantiques (Elles nous frôlent) et quasiment jamais de continentales.

L'exemple, il a neigé en Mars 2013 sur toute la moitié nord les 11/12, puis ensuite dans le sud notamment ouest, mais aucun flocon aux Moutiers et aux alentours. C'est un bel exemple de la zone sèche due à la transition, on ne reçoit pas trop les perturbations atlantiques sauf en saison froide, et très peu celles continentales (D'où la rareté de la neige aussi peu fréquente que sur la côte med).

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J'ai attendu la fin du mois de mars pour terminer cette fiche afin d'y inclure les précipitations exceptionnelles du 09/03/2014.
J'en avais parlé ici : /topic/83995-pluies-exceptionnelles-en-egypte/'>http://forums.infoclimat.fr/topic/83995-pluies-exceptionnelles-en-egypte/

Merci pour cette nouvelle fiche. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

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Merci encore pour tes fiches climatiques très bien décrites qui me font voyager depuis mon ordinateur!

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J'ai commencé à bosser sur cette station 1 ou 2 jour après cet épisode donc je suis immédiatement tombé dessus en évaluant les données disponibles sur ogimet... puis quelques jours après j'ai pris conscience de son caractère exceptionnel en lisant le blog de Cristopher C. Burt, et j'ai donc décider d'attendre un peu pour inclure le mois de mars 2014. J'étais aussi effectivement tombé sur le topic que tu avais ouvert.

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Un bel exemple de station un peu extreme, extrêmement sec et fortement continental. Cela me donne B3'De', c'est a dire un climat désertique subtropical hyper-aride.

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Hello,

Un climat extrême, que je jugerait limite tropical en terme de températures.

Mais pas grand chose d'étonnant tout de même quand on sait que géographiquement, la ville d'Assouan se situe relativement proche de la région la plus chaude du monde.

Mais, personnellement, ce climat me fascine assez, surtout en allant vers Kartoum. Le climat de l'ancienne Nubie est encore plus chaud et sec. On se demande comment les premières civilisations de Kerma et Meroé on pu s'y implanter.

Crabo

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Très franchement, non, je ne crois pas. Par exemple, les 80 et 100 mm (toutes les données que j'ai postées sont issues de la période 51-80) qu'on trouve à Lyon en juin et août sont presque aussi copieuses que celles de Grenoble. Or Lyon ne bénéficie d'aucun soulèvement orographique... N'importe quel lyonnais, n'importe quel habitant de la région Rhône-Alpes te certifierait que la plus grande partie des précipitations estivales sont le résultat d'averses orageuses (ces averses orageuses ne signifient pas nécessairement qu'un orage éclate parallèlement). Je suis surpris qu'Yves ne l'admette pas !

C'est pourtant évident : dans la région lyonnaise (de même que dans la cuvette grenobloise), il est bien rare que des pluies proviennent de dépressions atlantiques, avec un couvert de nimbostratus : en d'autres termes, il est bien rare en été de trouver un temps couvert, frais et pluvieux dans le centre-est. Alors que ce type de temps est assez fréquent, même en été, sur la façade atlantique au nord du 45ème.

Le simple fait que même Dijon (pourtant un peu moins continentale que les villes rhône-alpines) affiche (en 51-80) 80 et 80 mm indique là aussi que le relief n'a aucun impact sur ces quantités estivales. Il faut vraiment monter en altitude pour avoir un effet orographique en été.

Le cas de Strasbourg est un peu particulier : cette ville, située pas loin du 50 ème parallèle, subit un flux d'ouest plus régulier en été. La présence des Vosges immédiatement à l'est engendre une subsidence locale qui vient quelque peu couper la convection. Résultat : les quantités de précipitations s'en trouvent un peu réduites. Par ailleurs, à Strasbourg, les perturbations atlantiques y arrivent plus facilement qu'à Lyon en été. D'ailleurs, plus on remonte le Rhin vers le nord, plus les précipitations estivales retrouvent une influence atlantique. En d'autres termes, la continentalité estivale diminue...

Bonsoir Dann, bonsoir à tous

Contrairement à ce que tu affirmes, du temps couvert et frais en été en région Rhone-Alpes, oui, au moins à Grenoble, cela arrive fréquemment à l'arrière de chaque perturbation importante, si effectivement les fronts chauds à nimbostratus sont "émoussés" les fronts froids sont bien sensibles. Des journées avec une Tx à 18-20°C en juillet ne sont pas rares dans ce cas.

Par ailleurs, pour quantifier l'accroissement des pluies dues à l'orographie, comparons les pluviométries des stations de de Lyon (197 m) et de Chambéry-Aix (235 m), situées quasiment à la même latitude (ceci est important car quand on "descend" en latitude, l'effet de la subsidence subtropicale augmente, pour donner un exemple, à cause de cette subsidence, les pluies estivales passent de 211 mm à Lyon à 165 mm à Montélimar) :

Sur la période 1971-2000, en hiver, nous avons

- Lyon 159 mm

- Chambéry 342 mm : l'effet orographique est effectivement très important et provoque plus du doublement des précipitations

En été :

- Lyon 211 mm

- Chambéry 285 mm : l'effet orographique est certes plus faible mais il est loin d'être nul.

Je rejoindrai assez la position de Crabo, en France l'accroissement des pluies estivales en allant vers l'est est en partie due à la continentalisation mais aussi à l'effet orographique, car en France, les reliefs sont surtout à l'est (et au sud).

Sinon, pour revenir à la dernière fiche de mottoth sur Aswan, on peut noter l'amplitude themique annuelle très importante pour la latitude : 18,7°C quasiment sous le Tropique, cela donne un indice de continentalité de 0.74 (indice Dann17), dans la mesure où un tel indice est pertinent à cette latitude, c'est considérable, continentalité intermédiaire entre celle d'Aralsk (0,72) et Ulan Bator (0,77) !

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Moi, j'ai un indice de continentalité de 0.56 comme a Montréal, ce qui relativement important oui.

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Contrairement à ce que tu affirmes, du temps couvert et frais en été en région Rhone-Alpes, oui, au moins à Grenoble, cela arrive fréquemment à l'arrière de chaque perturbation importante, si effectivement les fronts chauds à nimbostratus sont "émoussés" les fronts froids sont bien sensibles. Des journées avec une Tx à 18-20°C en juillet ne sont pas rares dans ce cas.

Par ailleurs, pour quantifier l'accroissement des pluies dues à l'orographie, comparons les pluviométries des stations de de Lyon (197 m) et de Chambéry-Aix (235 m), situées quasiment à la même latitude (ceci est important car quand on "descend" en latitude, l'effet de la subsidence subtropicale augmente, pour donner un exemple, à cause de cette subsidence, les pluies estivales passent de 211 mm à Lyon à 165 mm à Montélimar) :

Sur la période 1971-2000, en hiver, nous avons

- Lyon 159 mm

- Chambéry 342 mm : l'effet orographique est effectivement très important et provoque plus du doublement des précipitations

En été :

- Lyon 211 mm

- Chambéry 285 mm : l'effet orographique est certes plus faible mais il est loin d'être nul.

Je rejoindrai assez la position de Crabo, en France l'accroissement des pluies estivales en allant vers l'est est en partie due à la continentalisation mais aussi à l'effet orographique, car en France, les reliefs sont surtout à l'est (et au sud).

Yves,

Je ne dis pas que la totalité des précipitations estivales en plaine et fond de vallée de basse altitude dans le centre-est sont d'origine convective thermique. Je dis qu'elles le sont majoritairement. Bien sûr qu'il peut y avoir des épisodes gris, frais et pluvieux issus de perturbations atlantiques qui s'éternisent un peu. Mais globalement, ce n'est pas ce type de précipitations qui domine l'été, notamment de la mi-juin à la mi-août.

Il y a près de 2 fois plus de précipitations en juin et en août dans les régions de plaine et fond de vallée du centre-est par rapport aux régions de l'ouest. Cette différence s'explique surtout par la continentalité, puisque l'orographie n'a qu'un rôle très faible en plaine et fond de vallée (comme à Lyon par exemple, ou même presque Grenoble). En d'autres termes, dirons-nous que la moitié de la lame de précipitations estivales correspond à la part des perturbations atlantiques sans aide de la convection thermique (donc origine purement océanique), et l'autre moitié est engendrée par la continentalité (et une petite partie par l'orographie).

L'orographie joue aussi, effectivement. Mais de façon bien moindre que la continentalité (attention, je parle toujours des régions de plaine et fond de vallée à basse altitude du centre-est).

Le cas de Chambéry est déjà pas mal différent de celui de Lyon : nous sommes là un peu plus haut (300 m), et surtout tout juste en piémont, tout contre le massif des Bauges. Donc forcément, ici, il y a débordement des orages montagnards, et il y a évidemment un phénomène orographique qui joue même en été. Donc ce n'est "pas du jeu" de comparer avec Lyon.

Il ne faut pas comparer Lyon et Chambéry, mais plutôt Lyon (ou toutes les principales villes de l'est) avec la Rochelle ou Nantes. Ce n'est pas un incrément de 200 m en altitude sur une distance de 500 km qui va induire un effet orographique détectable. On voit clairement que globalement, plus on va vers l'est, plus les quantités de précipitations tombant en juin et en août augmentent (et je parle bien de stations qui ne sont pas propices aux phénomènes orographiques).

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Un bel exemple de station un peu extreme, extrêmement sec et fortement continental. Cela me donne B3'De', c'est a dire un climat désertique subtropical hyper-aride.

Hello,

Un climat extrême, que je jugerait limite tropical en terme de températures.

Mais pas grand chose d'étonnant tout de même quand on sait que géographiquement, la ville d'Assouan se situe relativement proche de la région la plus chaude du monde.

Mais, personnellement, ce climat me fascine assez, surtout en allant vers Kartoum. Le climat de l'ancienne Nubie est encore plus chaud et sec. On se demande comment les premières civilisations de Kerma et Meroé on pu s'y implanter.

Crabo

Personnellement, s'agissant d'Assouan, j'avais déterminé son indice de tropicalité (IT), et celui-ci valait +18 (voir la carte ci-dessous), c'est à dire que, selon mon approche, le climat d'Assouan est hyper-désertique d'affinité tropicale.

En effet, les quelques espèces végétales qui parviennent à pousser près de l'eau (berges du Nil, notamment) sont tropicales.

zonesubtroppalarctiqueo.jpg

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