mottoth

Climats du monde

2 970 messages dans ce sujet

Ok, j'ai compris!

Mais j'ai été assez surpris de voir que finalement le printemps n'est plus si pluvieux à la Rochelle par rapport à Biarritz. Pourtant deux stations pleinement océaniques.

N'est-il pas possible que cet effet de continent pour cette station basque ne trouve pas son origine dans les terres immédiatement à son sud ouest que sont les mont cantabriques et la Galice?

Principale différence avec la Rochelle qui n'a à l'ouest de sa position que l'océan.

Dann, je pense que l'effet orographique booste les cumuls sur l'ensemble de l'annee. Hors on ne peut pas lui imputer, je pense, les plus de 100mm de cumuls pluviométrique mensuel en cette période. Sans les massifs, je pense qu'ils seraient du niveau des cumuls bordelais ou toulousain. Enfin c'est mon avis.

Crabo

Sur les réanalyses, que je montrerais éventuellement, il y a clairement un axe pluviométrique qui se met en place au printemps du Portugal au Massif Central / Centre. Malgré sa position océanique défavorable, le Portugal subit un pic de pluie très notable en avril.

On peut penser au relief oui mais aussi à la végétation qui subit son bloom printanier.

En France, Limoges c'est 78mm en mars, 95mm en mai, 78mm en juin.

Au Portugal, Braganca, c'est 40mm en mars, 70mm en mai, 39mm en Juin.

(annoncé méditerranéen sur wikipedia parce que Csb Koppen, mais toute région en Csb ne peut pas être annoncée méditerranéenne sans une étude plus approfondie, sachant que la classe reine en Méditerranée c'est Csa). Le sud-est de la France est Csb mais il y a des caractéristiques vraiment méditerranéennes.

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Sur les réanalyses, que je montrerais éventuellement, il y a clairement un axe pluviométrique qui se met en place au printemps du Portugal au Massif Central / Centre. Malgré sa position océanique défavorable, le Portugal subit un pic de pluie très notable en avril.

On peut penser au relief oui mais aussi à la végétation qui subit son bloom printanier.

En France, Limoges c'est 78mm en mars, 95mm en mai, 78mm en juin.

Au Portugal, Braganca, c'est 40mm en mars, 70mm en mai, 39mm en Juin.

(annoncé méditerranéen sur wikipedia parce que Csb Koppen, mais toute région en Csb ne peut pas être annoncée méditerranéenne sans une étude plus approfondie, sachant que la classe reine en Méditerranée c'est Csa). Le sud-est de la France est Csb mais il y a des caractéristiques vraiment méditerranéennes.

Bonjour Cotissois, bonjour à tous

Plusieurs remarques ou questions :

C'est quoi un "bloom" printanier ?? Si c'est un mot étranger, c'est à mettre en italique et entre apostrophes.

La végétation agirait sur le climat ? Et pourquoi à ces endroits et non ailleurs ?

Le sud-est de la France est Csa et non Csb.

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bonjour , j'ai suivie un peu vos discutions et duquou j'ai une question :

Est ce que les influences subcontinental de certaines ville française risque de disparaître dans les prochaines année acause du réchauffement climatique ?

Car j'ai vraiment l'impression que , entre il y a environ 40 ans et maintenant , la continentalité influence de moins en moins nos région!

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Le bloom est un terme scientifique pour qualifier un pic d'activité végétale (le plancton notamment), d'origine anglaise certes.

La végétation est 1 paramètre, c'est aussi sur les massifs moyens qu'on a une végétation fortement évaporante, d'où une plutôt corrélation. Et en France, c'est juin qui est le mois d'été le plus humide, sans doute en lien avec le cycle végétatif.

Csa ou Csb dans le sud ça dépend des normes climatiques je suppose.

Bragance (en français) qui n'était pas le meilleur exemple, mais je me suis fait avoir par les réanalyses, a gagné sur les nouvelles normes 10mm en mars et perdu 5mm en mai, ce qui donne moins d'importance à ce pic printanier.

Aveiro est sans doute un meilleur exemple : 67mm en mars, 91mm en avril.

Autre exemple de cette continentalité de printemps

Biarritz c'est 4 "jours d'orage" en mai contre 1.5 jour en mars.

Brest c'est 1 jour en mars, avril et mai.

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To Bloom = éclore, fleurir. Tout simplement le réveil de la végétation au printemps.

Sinon Gaël j'ai bien lu ta réponse ce matin mais j'étais au boulot... Je pense en fait que le terme "substrat" est un peu "too much" pour ce que tu décris... je dirais simplement "milieu": le milieu maritime agit de telle façon sur l'atmosphère, et le milieu continental (ou plutôt "terrestre", pour éviter l'amalgame avec le climat continental) agit d'une autre façon. Après sur les interactions en question je pense qu'on est finalement plutôt bien sur la même longueur d'onde. Pour prolonger ce que j'ai écrit hier je diviserais le milieu terrestre en 2: aride et non-aride. Et voilà comment j'espère réconcilier tout le monde... le terme "susbtrat" me gène un peu: il est apparemment employé essentiellement en botanique et en électronique et ça me gène de lui inventer un nouveau sens alors que la langue française ne manque pas de vocabulaire.

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Un topic que je suis avec attention depuis un bon moment, grand merci pour toutes ces fiches, de temps en temps je reve avec les climats chauds, ca fait du bien, ca permet de voyager.191769.gif

Notamment le climat aride égyptien et son nil qui est à l'origine de l'une des plus grandes civilisations de l'histoire.

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Sinon Gaël j'ai bien lu ta réponse ce matin mais j'étais au boulot... Je pense en fait que le terme "substrat" est un peu "too much" pour ce que tu décris... je dirais simplement "milieu": le milieu maritime agit de telle façon sur l'atmosphère, et le milieu continental (ou plutôt "terrestre", pour éviter l'amalgame avec le climat continental) agit d'une autre façon. Après sur les interactions en question je pense qu'on est finalement plutôt bien sur la même longueur d'onde. Pour prolonger ce que j'ai écrit hier je diviserais le milieu terrestre en 2: aride et non-aride. Et voilà comment j'espère réconcilier tout le monde... le terme "susbtrat" me gène un peu: il est apparemment employé essentiellement en botanique et en électronique et ça me gène de lui inventer un nouveau sens alors que la langue française ne manque pas de vocabulaire.

Salut Mottoth,

Oui, pourquoi pas. En effet, "milieu maritime" et "milieu continental" (je préférerais conserver le terme "continental" plutôt que "terrestre") pourraient très bien faire l'affaire.

Mais en même temps, je me dis que "milieu" se rapporte plutôt à un ensemble de choses variées, c'est un concept un peu "flou". Alors que je voudrais plutôt insister sur la surface, sur le sol... en tout cas, on verra.

Quant à subdiviser le "milieu continental", cela peut être une bonne idée. Mais je pense qu'il ne faut pas compliquer les choses plus que ça : à mon avis, pour déterminer la séparation entre climats océaniques et climats continentaux, les échanges sol-atmosphère dépendent d'abord de la distinction entre les "milieux" maritime et continental. Après, il existe effectivement d'autres subdivisons : continental non-aride / aride, mais aussi continental septentrional / méridional, etc...

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J'ai besoin de vos avis sur un point de la classif de Köppen:

J'ai remis à jour hier la fiche de Trabzon. En relisant le sujet, et en vérifiant l'algorithme que j'ai développé sous excel, j'ai été surpris de voir que l'on ne passait pas en Csa, c-à-d dans sa démonimation la plus commune un "climat méditerranéen":

En effet on a 3 mois d'été sec (P<2T), donc le plus sec inférieur à 30mm sur la période 2000-2013... de peu certe, et d'ailleurs on dépassait un peu les 30mm sur 2000-2012.

Köppen introduit un critère supplémentaire: il faut que le ratio entre les RR du mois d'été le plus sec et du mois d'hiver le plus humide soit inférieur à 0.3.

Jusqu'à présent j'ai pris hiver = (DEC,JAN,FEB) et été = (JUN,JUL,AUG), et avec ça on trouve un ratio trop élevé donc pas de Csa... on retombe dans le Cfa un peu fourre tout..

Mais si l'on ne prend pas hiver et été au sens météorologique strict mais hiver = semestre de soleil bas (OCT-MAR) et été = semestre de soleil haut (APR-SEP) le ratio tombe à 0.26 grâce aux pluies d'octobre.

Alors que faire à votre avis ? Considérer hiver et été au sens strict comme une période de 3 mois maxi ou les élargir à 6 mois ?

Je crois que le ratio de Köppen doit atteindre 3, ou 1/3 selon où l'on se "place".

Pour ma part, je considère qu'il est utile de séparer l'année en deux selon la dichotomie suivante : "période sombre" (soit d'octobre à mars inclus) et "période lumineuse" (avril à septembre).

Et surtout pas selon la division "période chaude" (qui irait plutôt de mai à octobre) / "période froide" (de novembre à avril).

Pourquoi ? c'est là qu'on rejoint "mes" concepts de "milieu maritime" et "milieu continental" : l'instabilité dépend de la puissance de rayonnement solaire absorbée par le sol, laquelle étant centrée (maximale) vers début juillet, et non début août.

Sinon, selon les indices hydriques estival et annuel (Ihe et IhA), j'avais pour Trabzon (période 1960-2000) :

Ihe = -1 (étés légèrement secs d'un point de vue écologique => peut rentrer dans la catégorie des étés méditerranéens)

IhA = 39 (climat subhumide => ne rentre pas dans la catégorie du climat méditerranéen, puisqu'il faut IhA < 25)

Et selon tes valeurs (période 2000-2014), j'obtiens :

Ihe = -8 et IhA = 28

C'est à dire qu'effectivement, Trabzon s'est fortement rapprochée des conditions méditerranéennes au cours de ces 15 dernières années. Mais bon, en même temps, ce n'est pas suffisant pour une période climatique.

En revanche, contrairement à ce que beaucoup pourraient croire, l'indice de subtropicalité est passé de 10128 (période 1960-2000) à 9944 (période 2000-2014). C'est à dire que Trabzon n'a pas du tout gagné en "subtropicalité", au contraire même !

Mais cela me confirme bien que les conditions climatiques de cette ville se "méditerranéisent".

Si les 15 prochaines années étaient du même acabit, le climat actuel de Trabzon serait donc à la frontière entre tempéré maritime doux subméditerranéen et tempéré méditerranéen humide.

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#116. Pretoria.

 

Peu de pays Africains disposent de données de suffisamment bonne qualité pour pouvoir travailler dessus, mais c'est le cas de l'Afrique du Sud alors on en profite avec une 2e escale dans ce pays à Pretoria.

68263_map0.jpg

 

La station est située en milieu peu urbanisé près de la ville d'Irene, à 20kms au sud de Pretoria et 36kms au nord-est de Johannesburg, la plus grande ville du pays. Nous sommes sur un plateau qui s'élève vers le sud: Pretoria est à environ 1300m d'altitude, la station à 1523m, et Jo'burg vers 1750m.

68263_map1.jpg

 

Vue vers le nord. La station est parfaitement dégagée, en plein au milieu des champs:

68263_map2.jpg

 

68263_Pretoria_A_v7_33.png

 

Cwb de Köppen... on a déjà vu ce climat subtropical refroidi par l'altitude à Kunming en Chine, à une latitude comparable (25°N vs. 25°S), et en effet je trouve que Pretoria a un climat très similaire. Jo'burg, située un peu plus haut quasiment à l'altitude de Kunming, a des températures quasi identiques... Seules 2 petites différences à noter entre Kunming et Pretoria/Jo'burg:

- L'ensoleillement est ici bien meilleur

- Les coups de froid hivernaux sont moins sévères: si Kunming peu connaitre de vraies journées neigeuses avec tenue au sol, ici l'observation de flocons dans les hauteurs de Jo'burg est exceptionnelle.

 

EDIT 07/07/2014: ajout des tableaux horaires

68263_Pretoria_B_v7_33.png

 

EDIT 23/04/2015: ajout des roses des vent

68263_Pretoria_C_v7_33.png

 

 

L'hiver est donc aussi la saison sèche, il y fait souvent très beau et les rares dégradations sont d'origine tempérées: le mauvais temps occasionnel vient du sud et est accompagné de fraicheur.

Les amplitudes thermiques diurnes sont franches, et l'hygrométrie souvent bien basse. Dès le mois d'aout le mercure remonte déjà assez sensiblement.

L'hiver 2007 donna un bel exemple, bien équilibré, d'un hiver type:

68263_JUN_AUG07.png

 

 

Le printemps connait les plus belles variations de températures: les coups de chaleurs sont parfois suivis de journées étonnamment fraiches et maussades. Dès la mi-octobre l'instabilité d'origine tropicale commence à donner des averses et orages plus fréquents. Voici le printemps 2013, le plus équilibré des 14 dernières années:

68263_SEP_NOV13.png

 

 

Enfin l'été ou la saison humide est rythmée par les orages qui sont responsables d'une grosse partie des pluies. Ce n'est pas une saison désagréable pour autant, ni trop monotone: les t° et surtout l'hygrométrie restent souvent agréables, et certains épisodes plus maussades sont bien compensés par des périodes de franc beau temps. Ici l'été 2004-2005, où un beau février rattrapa un janvier plutôt frais et très humide:

68263_DEC04_FEB05.png

 

 

BONUS: une partie de la saison 2015-2016 qui explosa la plupart des records de tnx et txx de aout 2015 à avril 2016. Sur les 15 premières années de 2000 à 2014 le record de tx était 35.2°c, il est désormais de 38.7°c !!!

68263_NOV15_JAN16.png

 

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
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Joli climat avec des températures maximales relativement agréables je trouve et un ensoleillement plutôt généreux. En revanche et c'est souvent le cas en altitude, les nuits sont froides et il peut y avoir des petites gelées de temps a autre. Je dirais que nous avons affaire a un climat tempéré chaud océanique et xérique. La végétation est en dormance de mai a septembre bien que des sécheresses soit aussi possibles en été.

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Joli climat avec des températures maximales relativement agréables je trouve et un ensoleillement plutôt généreux. En revanche et c'est souvent le cas en altitude, les nuits sont froides et il peut y avoir des petites gelées de temps a autre. Je dirais que nous avons affaire a un climat tempéré chaud océanique et xérique. La végétation est en dormance de mai a septembre bien que des sécheresses soit aussi possibles en été.

Océanique ? Le régime de RR est complétement inversé par rapport au régime océanique, il est clairement tropical/continental.

Et non pas de sécheresse estivale, sur ces 15 dernières années les mois d'été les plus secs furent:

- décembre: 2005, 49mm

- janvier: 2007, 60mm

- février: 2007, 26mm... février/mars 2007 fut la seule véritable anomalie sèche depuis 2000.

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Océanique ? Le régime de RR est complétement inversé par rapport au régime océanique, il est clairement tropical/continental.

Et non pas de sécheresse estivale, sur ces 15 dernières années les mois d'été les plus secs furent:

- décembre: 2005, 49mm

- janvier: 2007, 60mm

- février: 2007, 26mm... février/mars 2007 fut la seule véritable anomalie sèche depuis 2000.

Oui peut être mais les saisons sont peu marqués et le maximum estival est typique du climat tropical ou subtropical. Après concernant les PP, ce n'est pas excessivement arrosé par rapport a la forte insolation notamment qui évapore les PP avant qu'elles ne puissent alimenter la réserve utile du sol.

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#116. Pretoria.

Cwb de Köppen...

L'hiver est donc aussi la saison sèche, il y fait souvent très beau et les rares dégradations sont d'origine tempérées: le mauvais temps occasionnel vient du sud et est accompagné de fraicheur.

Les amplitudes thermiques diurnes sont franches, et l'hygrométrie souvent bien basse. Dès le mois d'aout le mercure remonte déjà assez sensiblement.

Enfin l'été ou la saison humide est rythmée par les orages qui sont responsables d'une grosse partie des pluies.

Joli climat avec des températures maximales relativement agréables je trouve et un ensoleillement plutôt généreux. En revanche et c'est souvent le cas en altitude, les nuits sont froides et il peut y avoir des petites gelées de temps a autre. Je dirais que nous avons affaire a un climat tempéré chaud océanique et xérique. La végétation est en dormance de mai a septembre bien que des sécheresses soit aussi possibles en été.

Oui peut être mais les saisons sont peu marqués et le maximum estival est typique du climat tropical ou subtropical. Après concernant les PP, ce n'est pas excessivement arrosé par rapport a la forte insolation notamment qui évapore les PP avant qu'elles ne puissent alimenter la réserve utile du sol.

Bon, voici ma petite analyse de ce climat...

Allons-y d'abord avec les indices hydriques. Je m'en suis tenu strictement aux données compilées par Mottoth, même si la période climatologique est un peu restreinte.

- Indice hydrique estival : Ihe = 43, autrement dit, les étés y sont largement humides. C'est à dire que normalement, avec un tel indice, Pretoria (en tout cas la station située à 1500 m d'altitude) ne connait aucune sécheresse estivale. Je ne crois pas que l'insolation ou l'ETR soient suffisantes pour engendrer un état de sécheresse écologique en été comme le pense Mathieu.

- Indice hydrique annuel : IhA = 19 => végétation adaptée à un climat subxérique, pas loin de subhumide.

Le régime pluviométrique est clairement continental/tropical comme le dit Mottoth. L'indice de continentalité (Ic), quant à lui, atteint tout de même les 0.37, ce qui représente un niveau de continentalité déjà convenable.

Il me paraît donc inconcevable de parler d'un quelconque "climat océanique". D'ailleurs, les orages (convection thermique, bien que peut-être légèrement "aidés" par la proximité relative de la ZCIT) sont bien présents en été.

J'évoquerais donc plutôt, au contraire, un climat "d'affinité continentale".

Maintenant, l'indice de subtropicalité : celui-ci atteint 13470, ce qui signifie que le seuil (11000) est bel et bien franchi.

Au final, je nommerais le climat de Pretoria : tempéré subtropical subcontinental subhumide de montagne tropicale.

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Bon, voici ma petite analyse de ce climat...

Allons-y d'abord avec les indices hydriques. Je m'en suis tenu strictement aux données compilées par Mottoth, même si la période climatologique est un peu restreinte.

- Indice hydrique estival : Ihe = 43, autrement dit, les étés y sont largement humides. C'est à dire que normalement, avec un tel indice, Pretoria (en tout cas la station située à 1500 m d'altitude) ne connait aucune sécheresse estivale. Je ne crois pas que l'insolation ou l'ETR soient suffisantes pour engendrer un état de sécheresse écologique en été comme le pense Mathieu.

- Indice hydrique annuel : IhA = 19 => végétation adaptée à un climat subxérique, pas loin de subhumide.

Le régime pluviométrique est clairement continental/tropical comme le dit Mottoth. L'indice de continentalité (Ic), quant à lui, atteint tout de même les 0.37, ce qui représente un niveau de continentalité déjà convenable.

Il me paraît donc inconcevable de parler d'un quelconque "climat océanique". D'ailleurs, les orages (convection thermique, bien que peut-être légèrement "aidés" par la proximité relative de la ZCIT) sont bien présents en été.

J'évoquerais donc plutôt, au contraire, un climat "d'affinité continentale".

Maintenant, l'indice de subtropicalité : celui-ci atteint 13470, ce qui signifie que le seuil (11000) est bel et bien franchi.

Au final, je nommerais le climat de Pretoria : tempéré subtropical subcontinental subhumide de montagne tropicale.

Petite erreur de ma part: ce climat est bel et bien subcontinental effectivement.

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Bon, voici ma petite analyse de ce climat...

Le régime pluviométrique est clairement continental/tropical comme le dit Mottoth. L'indice de continentalité (Ic), quant à lui, atteint tout de même les 0.37, ce qui représente un niveau de continentalité déjà convenable.

Il me paraît donc inconcevable de parler d'un quelconque "climat océanique". D'ailleurs, les orages (convection thermique, bien que peut-être légèrement "aidés" par la proximité relative de la ZCIT) sont bien présents en été.

J'évoquerais donc plutôt, au contraire, un climat "d'affinité continentale".

Maintenant, l'indice de subtropicalité : celui-ci atteint 13470, ce qui signifie que le seuil (11000) est bel et bien franchi.

Au final, je nommerais le climat de Pretoria : tempéré subtropical subcontinental subhumide de montagne tropicale.

Bonjour à tous

Ca me gêne de voir appeler ce régime pluviométrique "continental/tropical", en fait il est purement ou presque "tropical", les pluies étant provoquées par le déplacement saisonnier de la ZCIT, phénomène bien différent de l'origine des pluies du régime "continental" à pluies plutôt estivales des climats tempérés. Ces pluies "tempérées" sont bien différentes des pluies tropicales puisque leur origine est presque toujours l'affrontement entre l'air polaire et l'air subtropical.

Comme le précise mottoth dans sa présentation, ces pluies tempérées existent bien à Pretoria mais elles se produisent en hiver et sont très rares.

En fait ce climat est tempéré mais ce caractère tempéré est uniquement provoqué par l'altitude, ce qui est bien différent des climats des latitudes dites tempérées. C'est pourquoi, j'enlèverai "subcontinental" de sa dénomination, "subcontinental" est trop lié aux appellations des climats tempérés en fait.

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Bonjour à tous

Ca me gêne de voir appeler ce régime pluviométrique "continental/tropical", en fait il est purement ou presque "tropical", les pluies étant provoquées par le déplacement saisonnier de la ZCIT, phénomène bien différent de l'origine des pluies du régime "continental" à pluies plutôt estivales des climats tempérés. Ces pluies "tempérées" sont bien différentes des pluies tropicales puisque leur origine est presque toujours l'affrontement entre l'air polaire et l'air subtropical.

Bonjour Yves,

Je pense que tu généralises bien vite : les pluies des régions tempérées ne sont pas du tout toujours issues de l'affrontement entre l'air polaire et l'air subtropical. En effet, bien souvent, en été dans les régions au climat continental (comme dans les centre des Etats-Unis, dans le centre-est de la Chine (voire jusque Pékin et même plus au nord), et dans bien d'autres endroits), les pluies n'ont aucun lien avec cet affrontement de masses d'air. Non, il s'agit de pluies issues de la convection thermique pure dans une masse d'air parfois même "tropicalisée", engendrant des orages relativement fréquents et parfois copieux. En fait, à cause de la chaleur très forte régnant et s'accumulant au sol, l'instabilité de la masse d'air subtropicale (ou tropicale parfois, donc) s'accroît fortement et donne lieu à ces précipitations.

Or à Pékin, à Zhengzhou, à Atlanta, à Dallas ou à Memphis, la ZCIT n'a rien à voir avec les précipitations fortement convectives qui surviennent l'été.

Dans le cas de Pretoria, comme dans le sud-est de la Chine (par exemple), je pense qu'il y a un mélange d'influences : l'instabilité est générée à la fois par la proximité de la ZCIT mais également "tout simplement" par la convection thermique continentale. En fait, les deux causes (proximité de la ZCIT ou convection thermique pure des régions continentales) produisent des effets presque similaires : sol très chaud et forte instabilité => orages fort et quasi quotidiens. Et souvent, ces deux causes s'entremêlent, notamment dans les régions au climat continental chaud ("méridional").

Comme le précise mottoth dans sa présentation, ces pluies tempérées existent bien à Pretoria mais elles se produisent en hiver et sont très rares.
Je dirais : les pluies "frontales" se produisent en hiver...

En fait ce climat est tempéré mais ce caractère tempéré est uniquement provoqué par l'altitude, ce qui est bien différent des climats des latitudes dites tempérées. C'est pourquoi, j'enlèverai "subcontinental" de sa dénomination, "subcontinental" est trop lié aux appellations des climats tempérés en fait.En quoi le climat de Pretoria est-il "bien différent" du climat des latitudes tempérées ? il y a des différences, c'est vrai, mais elles ne sont pas fondamentales. Nous, qui sommes un peu habitués aux analyses climatologiques, on voit bien cette influence tropicale, mais quelqu'un qui passerait une année entière à Pretoria sans savoir qu'il habite à 1500 m d'altitude ne serait pas choqué de se dire qu'il vit dans un milieu tempéré... l'hiver, bon nombre d'arbres (d'origine tempérée, càd d'origine dite "antarctique", pour les différencier des espèces afrotropicales) perdent leurs feuilles à cause du froid.

Sinon, je comprends ta réticence vis-à-vis du terme "subcontinental"... peut-être as-tu raison... pourtant, il peut y avoir des climats "tropical continental" et "tropical maritime", non ? (question ouverte)

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Bonjour Yves,

Je pense que tu généralises bien vite : les pluies des régions tempérées ne sont pas du tout toujours issues de l'affrontement entre l'air polaire et l'air subtropical. En effet, bien souvent, en été dans les régions au climat continental (comme dans les centre des Etats-Unis, dans le centre-est de la Chine (voire jusque Pékin et même plus au nord), et dans bien d'autres endroits), les pluies n'ont aucun lien avec cet affrontement de masses d'air. Non, il s'agit de pluies issues de la convection thermique pure dans une masse d'air parfois même "tropicalisée", engendrant des orages relativement fréquents et parfois copieux. En fait, à cause de la chaleur très forte régnant et s'accumulant au sol, l'instabilité de la masse d'air subtropicale (ou tropicale parfois, donc) s'accroît fortement et donne lieu à ces précipitations.

Or à Pékin, à Zhengzhou, à Atlanta, à Dallas ou à Memphis, la ZCIT n'a rien à voir avec les précipitations fortement convectives qui surviennent l'été.

Dans le cas de Pretoria, comme dans le sud-est de la Chine (par exemple), je pense qu'il y a un mélange d'influences : l'instabilité est générée à la fois par la proximité de la ZCIT mais également "tout simplement" par la convection thermique continentale. En fait, les deux causes (proximité de la ZCIT ou convection thermique pure des régions continentales) produisent des effets presque similaires : sol très chaud et forte instabilité => orages fort et quasi quotidiens. Et souvent, ces deux causes s'entremêlent, notamment dans les régions au climat continental chaud ("méridional").

Je dirais : les pluies "frontales" se produisent en hiver...

En fait ce climat est tempéré mais ce caractère tempéré est uniquement provoqué par l'altitude, ce qui est bien différent des climats des latitudes dites tempérées. C'est pourquoi, j'enlèverai "subcontinental" de sa dénomination, "subcontinental" est trop lié aux appellations des climats tempérés en fait.

En quoi le climat de Pretoria est-il "bien différent" du climat des latitudes tempérées ? il y a des différences, c'est vrai, mais elles ne sont pas fondamentales. Nous, qui sommes un peu habitués aux analyses climatologiques, on voit bien cette influence tropicale, mais quelqu'un qui passerait une année entière à Pretoria sans savoir qu'il habite à 1500 m d'altitude ne serait pas choqué de se dire qu'il vit dans un milieu tempéré... l'hiver, bon nombre d'arbres (d'origine tempérée, càd d'origine dite "antarctique", pour les différencier des espèces afrotropicales) perdent leurs feuilles à cause du froid.

Sinon, je comprends ta réticence vis-à-vis du terme "subcontinental"... peut-être as-tu raison... pourtant, il peut y avoir des climats "tropical continental" et "tropical maritime", non ? (question ouverte)

Hello,Je comprends tout à fait Yves,

Surtout quand on se rappelle de ce qu'on a dit récemment sur ce fil et sur un autre. Je pense qu'on utilise un peu trop le terme continental dans différentes situations pas forcément appropriées, alors qu'il réfère avant tout à un climat tempéré, donc à une somme de conditions.

Comme tu le disais les pluie estivales en climat continental sont d'origine convective pour la plupart. Tu prends en référence des coins tout à fait continentaux (Pékin, Atlanta,...) qui subissent des pluies en provenance des régions du sud via la remontée de masses tropicales. Mais ces pluies ne sont pas des pluies continentales dans le sens ou elles ne sont pas le fait de la continentalisation. Elles proviennent de conditions non-continentales justement. non?

Ensuite, certes à Pretoria, il y a forcément un effet continental sur les précipitations estivales, comme dans beaucoup d'autres endroits un tant soit peu éloigné des côtes. Mais est-il prédominant sur la quantité de précipitation estivale? Je n'en suis pas sûr.

Sinon, je pense que pour parler de "subcontinental", il faut plus, il faut des traits vraiment continentaux. Après chacun sa perception de ce mot, mais je trouve que ça brouille un peu la vue.

Après, une petite critique peut être Dann, par rapport à l'intitulé que tu donnes à ce climat. Je comprends tout à fait la démarche de vouloir préciser le plus possible le climat, mais, je trouve que du coup, on ne sent pas suffisamment la hiérarchie des influences.

Concernant le préfixe sub, il renvoie, je pense, à une forme de proximité ou tout du moins à une zone de transition climatique d'un climat vers un autre. Pour faire simple, quand on lit "subcontinental", on ne peut s'empêcher d'y voir un petit bout de Sibérie. J'exagère volontairement. Ce que je veux dire par là, c'est que le terme "continental" est tellement connoté en climatologie, qu'on a du mal à le voir apparaître dans des situations qui à première vue semblent inappropriées.

Personnellement, je vois dans le climat de Pretoria un climat subtropical type. Faible amplitude thermique, étés plutôt chauds, et tous les mois sont au delà de 10°, seuil symbolique, dont parle souvent Mathieu default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

D'ailleurs, je me pose la question, mais peut-être cela a déjà été traité, au sujet du rapport qu'on pourrait établir entre latitude et altitude, qui trouverait peut être une pertinence dans ce cas précis. Car si on observe bien la position de Pretoria, on se rend compte qu'elle se situe au niveau du tropique, légèrement au sud. Pourtant, elle affiche des moyennes, et des écarts de températures, comme ça a été dit, digne d'une station tempérée, donc de latitude plus élevée (je dirais 30-35). Serait-il possible que l'altitude ait pour effet, en tous cas sur les T, d'augmenter la latitude d'un point de vue climatique. Je ne sais pas si je suis clair. Car, à ce niveau de latitude, Pretoria ne devrait pas avoir une telle amplitude. J'imagine, que en plaine, les T devraient avoir des ressemblances avec celles de Maputo (même latitude, même pluviométrie ou presque). Hors, en bon climat tropical, l'amplitude annuelle de cette dernière est de 7° environs. À Pretoria on est à 11-12 il me semble. Grosse différence alors qu'on est à la même latitude.

Bref, je trouve bizarre que l'altitude creuse l'amplitude.

Peut être est-ce la continentalité?

J'en doute aussi car, quand on prend une autre exemple tropical, de La Paz par exemple, située bien plus à l'interieur de la zone intertropicale, on découvre que la ville, située bien dans les terres, a une amplitude de l'ordre de 2-3°. Bref, l'altitude ne joue la que sur le niveau de température, et pas tant sur l'amplitude.

En gros, je pense que l'altitude affirme certains traits tempérés qui sont déjà présent, pour le cas de Pretoria.

Ensuite, personnellement, je placerais le climat tropical continental en zone aride. Ou plutôt, je considèrerais l'aridite comme un critère de continentalité de certains climats tropicaux. Comme je l'avais évoqué, le sud du Sahara ou le centre nord de l'Australie, seraient des climats tropicaux continentaux. Car j'ai l'impression, que la continentalité a pour effet, dans ces régions, d'augmenter l'aridité. L'eloignement des côtes, rend les cumuls pluviométriques moins consistants et du coup moins efficaces. Ce qui semble logique, car les températures, puis le rayonnement solaire, ont un redoutable effet sur l'evapotranspiration, ce qui implique, que les précipitations doivent être plus copieuses pour repousser le seuil d'aridité.

Crabo

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J'ai fait l'amalgame tropical/continental juste pour opposer le régime de RR de Prétoria à un régime océanique, rien de plus...

Mais maintenant que l'on creuse le sujet voici quelques réflexions de ma part sur le sujet:

- en saison de soleil haut la mécanique continentale est la même que la mécanique tropicale: l’énergie importante disponible dans l'atmosphère alimente des pluies convectives. En zone tropicale cette mécanique est boostée dans la ZCIT par le phénomène de convergence (le C de ZCIT), en milieu continental tempéré cette mécanique exacerbe les perturbations liées aux conflits de masse d'air.

- en saison de soleil bas d'importantes divergences apparaissent dans les causes, mais pour mener aux mêmes effets, à savoir un minimum pluviométrique: sous les tropiques c'est la subsidence due à la circulation atmosphérique générale, matérialisée par les cellules de Hadley. En zone tempérée continentale c'est la combinaison de l’asséchement de l'air se refroidissant et de la présence récurrente d'anticyclones (parfois thermiques mais pas toujours).

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J'ai fait l'amalgame tropical/continental juste pour opposer le régime de RR de Prétoria à un régime océanique, rien de plus...

Mais maintenant que l'on creuse le sujet voici quelques réflexions de ma part sur le sujet:

- en saison de soleil haut la mécanique continentale est la même que la mécanique tropicale: l’énergie importante disponible dans l'atmosphère alimente des pluies convectives. En zone tropicale cette mécanique est boostée dans la ZCIT par le phénomène de convergence (le C de ZCIT), en milieu continental tempéré cette mécanique exacerbe les perturbations liées aux conflits de masse d'air.

Eeeeh oui ! Et je rajouterai que, même dans certaines régions au climat tempéré continental (à étés chauds), une bonne part des précipitations est issue de la convection thermique pure.

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Je pense qu'on utilise un peu trop le terme continental dans différentes situations pas forcément appropriées, alors qu'il réfère avant tout à un climat tempéré, donc à une somme de conditions.

Comme tu le disais les pluie estivales en climat continental sont d'origine convective pour la plupart. Tu prends en référence des coins tout à fait continentaux (Pékin, Atlanta,...) qui subissent des pluies en provenance des régions du sud via la remontée de masses tropicales. Mais ces pluies ne sont pas des pluies continentales dans le sens ou elles ne sont pas le fait de la continentalisation. Elles proviennent de conditions non-continentales justement. non?

Ensuite, certes à Pretoria, il y a forcément un effet continental sur les précipitations estivales, comme dans beaucoup d'autres endroits un tant soit peu éloigné des côtes. Mais est-il prédominant sur la quantité de précipitation estivale? Je n'en suis pas sûr.

Peut-être que l'emploi de "continental" ou de "subcontinental" n'est pas tout à fait approprié pour le cas de Pretoria. Possible. Cependant, je pense qu'il est pertinent de mettre cette "continentalité" en lumière, pour différencier les deux variantes "maritime" et "continentale" (qu'elles soient polaires, tempérées, subtropicales ou tropicales...).

Sinon, en été, dans bon nombre de villes intérieures de Chine ou des Etats-Unis (comme Wuhan, ou Dallas, par exemple), les précipitations sont presque toutes convectives thermiques pures, càd qu'il s'agit d'orages qui se forment sur place, donc exclusivement continentales (tout comme les précipitations équatoriales sont toutes locales, càd issues de la convection de la ZCIT). Les trajectoires de perturbations venant du sud sont plutôt situées le long des côtes (Japon, ou côte est américaine), pas tant que ça dans l'intérieur.

Après, une petite critique peut être Dann, par rapport à l'intitulé que tu donnes à ce climat. Je comprends tout à fait la démarche de vouloir préciser le plus possible le climat, mais, je trouve que du coup, on ne sent pas suffisamment la hiérarchie des influences.Concernant le préfixe sub, il renvoie, je pense, à une forme de proximité ou tout du moins à une zone de transition climatique d'un climat vers un autre. Pour faire simple, quand on lit "subcontinental", on ne peut s'empêcher d'y voir un petit bout de Sibérie. J'exagère volontairement. Ce que je veux dire par là, c'est que le terme "continental" est tellement connoté en climatologie, qu'on a du mal à le voir apparaître dans des situations qui à première vue semblent inappropriées.

Personnellement, je vois dans le climat de Pretoria un climat subtropical type. Faible amplitude thermique, étés plutôt chauds, et tous les mois sont au delà de 10°, seuil symbolique, dont parle souvent Mathieu smile.png

Pour la hiérarchie, je considère que le premier terme est le plus important, et le dernier, le moins.

Sinon, je comprends ce que tu veux dire pour la connotation "continental" qui réfère bien souvent à quelque chose de bien précis.

Je ne vois pas comment on pourrait remplacer "subcontinental", puisque l'effet de continentalité est bel et bien présent à Pretoria.

D'ailleurs, je me pose la question, mais peut-être cela a déjà été traité, au sujet du rapport qu'on pourrait établir entre latitude et altitude, qui trouverait peut être une pertinence dans ce cas précis. Car si on observe bien la position de Pretoria, on se rend compte qu'elle se situe au niveau du tropique, légèrement au sud. Pourtant, elle affiche des moyennes, et des écarts de températures, comme ça a été dit, digne d'une station tempérée, donc de latitude plus élevée (je dirais 30-35). Serait-il possible que l'altitude ait pour effet, en tous cas sur les T, d'augmenter la latitude d'un point de vue climatique. Je ne sais pas si je suis clair. Car, à ce niveau de latitude, Pretoria ne devrait pas avoir une telle amplitude. J'imagine, que en plaine, les T devraient avoir des ressemblances avec celles de Maputo (même latitude, même pluviométrie ou presque). Hors, en bon climat tropical, l'amplitude annuelle de cette dernière est de 7° environs. À Pretoria on est à 11-12 il me semble. Grosse différence alors qu'on est à la même latitude.Bref, je trouve bizarre que l'altitude creuse l'amplitude.

Peut être est-ce la continentalité?

J'en doute aussi car, quand on prend une autre exemple tropical, de La Paz par exemple, située bien plus à l'interieur de la zone intertropicale, on découvre que la ville, située bien dans les terres, a une amplitude de l'ordre de 2-3°. Bref, l'altitude ne joue la que sur le niveau de température, et pas tant sur l'amplitude.

Tout ce que fait l'altitude, c'est de baisser la température moyenne annuelle. L'altitude influe de façon variée sur l'amplitude thermique annuelle (elle peut l'augmenter légèrement si le relief "enferme" la station (effet de continentalité accru), elle peut la diminuer par effet contraire ("maritimisation" induite par l'altitude : le flux maritime a plus facilement libre court), ou par effet de sommet, etc...). Mais très fréquemment, l'altitude influe faiblement sur l'amplitude thermique.

La comparaison avec Maputo n'a rien à voir : ici, c'est l'effet maritime assez important à Maputo qui fait que l'amplitude thermique de la capitale du Mozambique est plus faible. Mais si on regarde de l'autre côté (côte atlantique, à la même latitude, à Lüderitz en Namibie), là on a même une amplitude thermique annuelle de 4°C (14°C en hiver, et seulement 18°C pour le mois le plus chaud) ! Et pour cause, ici, le "substrat" (le milieu) est nettement maritime, de même que les influences le sont également.

Les 11°C d'amplitude de Pretoria correspondent à un indice de continentalité de 0.37, ce qui n'est pas rien : l'effet de continentalité y est bien présent, et cet effet est bien le résultat de la position géographique assez nettement continentale...

Ensuite, personnellement, je placerais le climat tropical continental en zone aride. Ou plutôt, je considèrerais l'aridite comme un critère de continentalité de certains climats tropicaux. Comme je l'avais évoqué, le sud du Sahara ou le centre nord de l'Australie, seraient des climats tropicaux continentaux. Car j'ai l'impression, que la continentalité a pour effet, dans ces régions, d'augmenter l'aridité. L'eloignement des côtes, rend les cumuls pluviométriques moins consistants et du coup moins efficaces. Ce qui semble logique, car les températures, puis le rayonnement solaire, ont un redoutable effet sur l'evapotranspiration, ce qui implique, que les précipitations doivent être plus copieuses pour repousser le seuil d'aridité.Pour ma part, je ne procéderais pas ainsi. Pour moi (comme pour Köppen d'ailleurs), le domaine climatique tropical (tout comme le domaine climatique tempéré) ne peut pas être aride, puisque je désigne "aride" le domaine climatique du même nom. Mais pour moi, tous les domaines climatiques peuvent être maritimes ou continentaux (même le domaine aride !). En effet, il existe bien des climats arides continentaux (la plupart des déserts). Mais il existe également, pour des superficies bien plus restreintes, des climats arides maritimes (ou océaniques), comme la côte atlantique du Sahara (sur une largeur de 10 ou 20 km), celle du désert du Kalahari, comme la côte pacifique allant de San Diego à un peu au nord de La Paz (Californie du Sud), comme la côte péruvienne et chilienne entre Lima et le Chili central, etc...

Pour moi, un climat tropical continental est un climat d'abord tropical (donc non-aride), et qui présente un indice de continentalité élevé (on trouve ces climats souvent au centre des terres tropicales, comme en Inde centrale, etc... mais bien entendu, les climats chauds les plus continentaux sont souvent des climats arides, puisque l'absence de végétation accroît l'amplitude annuelle.

Mais bon, après, chacun voit midi à sa porte...smile.png

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Bonjour Yves,

Je pense que tu généralises bien vite : les pluies des régions tempérées ne sont pas du tout toujours issues de l'affrontement entre l'air polaire et l'air subtropical. En effet, bien souvent, en été dans les régions au climat continental (comme dans les centre des Etats-Unis, dans le centre-est de la Chine (voire jusque Pékin et même plus au nord), et dans bien d'autres endroits), les pluies n'ont aucun lien avec cet affrontement de masses d'air. Non, il s'agit de pluies issues de la convection thermique pure dans une masse d'air parfois même "tropicalisée", engendrant des orages relativement fréquents et parfois copieux. En fait, à cause de la chaleur très forte régnant et s'accumulant au sol, l'instabilité de la masse d'air subtropicale (ou tropicale parfois, donc) s'accroît fortement et donne lieu à ces précipitations.

Or à Pékin, à Zhengzhou, à Atlanta, à Dallas ou à Memphis, la ZCIT n'a rien à voir avec les précipitations fortement convectives qui surviennent l'été.

Dans le cas de Pretoria, comme dans le sud-est de la Chine (par exemple), je pense qu'il y a un mélange d'influences : l'instabilité est générée à la fois par la proximité de la ZCIT mais également "tout simplement" par la convection thermique continentale. En fait, les deux causes (proximité de la ZCIT ou convection thermique pure des régions continentales) produisent des effets presque similaires : sol très chaud et forte instabilité => orages fort et quasi quotidiens. Et souvent, ces deux causes s'entremêlent, notamment dans les régions au climat continental chaud ("méridional").

Je dirais : les pluies "frontales" se produisent en hiver...

En fait ce climat est tempéré mais ce caractère tempéré est uniquement provoqué par l'altitude, ce qui est bien différent des climats des latitudes dites tempérées. C'est pourquoi, j'enlèverai "subcontinental" de sa dénomination, "subcontinental" est trop lié aux appellations des climats tempérés en fait.En quoi le climat de Pretoria est-il "bien différent" du climat des latitudes tempérées ? il y a des différences, c'est vrai, mais elles ne sont pas fondamentales. Nous, qui sommes un peu habitués aux analyses climatologiques, on voit bien cette influence tropicale, mais quelqu'un qui passerait une année entière à Pretoria sans savoir qu'il habite à 1500 m d'altitude ne serait pas choqué de se dire qu'il vit dans un milieu tempéré... l'hiver, bon nombre d'arbres (d'origine tempérée, càd d'origine dite "antarctique", pour les différencier des espèces afrotropicales) perdent leurs feuilles à cause du froid.

Sinon, je comprends ta réticence vis-à-vis du terme "subcontinental"... peut-être as-tu raison... pourtant, il peut y avoir des climats "tropical continental" et "tropical maritime", non ? (question ouverte)

Bonjour Dann, bonjour à tous

D'accord pour les pluies "frontales" au lieu de "tempérées". Mais je pense que, hormis le cas particulier des façades sud-est des continents où le "tropical" rencontre le "tempéré" ( ce que le sens commun appelle justement le climat subtropical), tu surestimes pas mal les pluies de convection en zone tempérée. La convection existe bien sur, mais elle est souvent "aidée" par une masse d'air plus ou moins instable car froide en altitude et il s'agit alors en fait de pluie convective et frontale.

Pour revenir sur l'appellation continentale dans le cas de Pretoria, comme le dit Crabo, elle est à mon avis trop connotée "tempéré des latitudes moyennes", à la latitude de Pretoria (et ceci est d'autant plus vrai qu'on se rapproche de l'équateur), les indices de continentalité perdent de leur sens, ils sont moins différenciants du point de vue climatique. Aux basses latitudes, c'est plutôt la répartition saisonnière des pluies ou la quantité de précipitations qui est différenciante, moins les températures. On peut reprendre l'exemple d'Assouan, avec un indice de continentalité à 0,70, donc très élevé, il n'en reste pas moins que c'est un climat sans gelées, ce qui le différencie vraiment par rapport à d'autres climats à la même latitude, c'est son extrême aridité et non les températures hivernales.

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Eeeeh oui ! Et je rajouterai que, même dans certaines régions au climat tempéré continental (à étés chauds), une bonne part des précipitations est issue de la convection thermique pure.

Oui,

mais du coup, dans ces régions là, les cumuls doivent être assez légers. Car, dans les climats continentaux de facade est des continents, qui sont dits humides, les cumuls sont importants car les pluies d'origines convectives accompagnent des flux déjà perturbés.

Tu penses peut-etre à Astana, ou à des stations très éloignées des océans. Mais dans ces cas là, on remarque qu'il y a une certaine aridité dans les cumuls, justement, certainement parce que les pluies sont purement d'origine convective.

Crabo

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D'accord pour les pluies "frontales" au lieu de "tempérées". Mais je pense que, hormis le cas particulier des façades sud-est des continents où le "tropical" rencontre le "tempéré" ( ce que le sens commun appelle justement le climat subtropical), tu surestimes pas mal les pluies de convection en zone tempérée. La convection existe bien sur, mais elle est souvent "aidée" par une masse d'air plus ou moins instable car froide en altitude et il s'agit alors en fait de pluie convective et frontale.

Pour revenir sur l'appellation continentale dans le cas de Pretoria, comme le dit Crabo, elle est à mon avis trop connotée "tempéré des latitudes moyennes", à la latitude de Pretoria (et ceci est d'autant plus vrai qu'on se rapproche de l'équateur), les indices de continentalité perdent de leur sens, ils sont moins différenciants du point de vue climatique. Aux basses latitudes, c'est plutôt la répartition saisonnière des pluies ou la quantité de précipitations qui est différenciante, moins les températures. On peut reprendre l'exemple d'Assouan, avec un indice de continentalité à 0,70, donc très élevé, il n'en reste pas moins que c'est un climat sans gelées, ce qui le différencie vraiment par rapport à d'autres climats à la même latitude, c'est son extrême aridité et non les températures hivernales.

Je surestime peut-être un peu la proportion de pluies convectives thermiques "pures", certes. Mais pas tant que ça : dans toutes ces régions (centre-sud des Etats-Unis, centre de la Chine), en été, le "front polaire" (donc la trajectoire des dépressions "polaires") se situe bien plus au nord. Ces régions se retrouvent donc pendant quelques semaines en plein dans la masse d'air subtropicale voire tropicale.

Lorsque de l'air froid arrive en altitude, celui-ci n'atteint jamais le sol, alors que de fortes précipitations convectives thermiques se produisent. Il n'est donc pas logique de parler de "précipitations frontales" dans ces cas-là, puisque, au niveau du sol, on reste dans la même masse d'air chaud (avant et après les précipitations). Il n'y a jamais, l'été dans ces régions, de refroidissement (donc de changement de masse d'air) à la suite de ces précipitations, ce qui signifie qu'aucun front froid ne passe : donc je ne parlerais vraiment pas de "précipitations frontales".

Bien entendu, je suis d'accord pour dire que l'origine de l'instabilité de ces régions continentales méridionales est tout de même différente de celle des régions où sévit la ZCIT. Mais les effets sont les mêmes, au point de se mélanger et d'être indiscernables dans le sud de la Chine par exemple.

Sinon, je comprends le "problème" sémantique de l'appellation "continentale" pour Pretoria. Cependant, il est pourtant évident que ce caractère "continental" (ou plutôt ces "effets de la continentalité") à Pretoria est présent, et qu'il induit une différence bien nette par rapport aux stations de même latitude, mais soumises à des conditions beaucoup plus maritimes (Maputo, et surtout Lüderitz, côté Atantique).

Il est évident, également, que pour une même latitude, la continentalité (fortement caractérisée par l'indice de continentalité, et non le climat continental) est plus forte en région aride qu'en région de forêt dense. Dirons-nous que l'aridité a tendance à augmenter la continentalité. Mais une région n'est pas aride parce qu'elle possède une forte continentalité ! En d'autres termes, l'aridité n'est pas le résultat de la forte continentalité. Encore une fois, allez voir les déserts côtiers... l'aridité dépend surtout du contexte atmosphérique (subsidence en altitude).

Encore une fois, il ne faut pas confondre la continentalité et le climat continental !

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Sur cette problématique de l'origine des pluies :

- s'il y a un gradient de masse d'air (cf. climatologie des masses d'air vers 1500-3000m d'altitude) , alors il y a une "aide" barocline, c'est le cas de toutes les régions subpolaires, tempérées et subtropicales (Grandes plaines américaines au printemps), c'est parfois le cas de certaines régions tropicales (Sahel)

- si les pluies augmentent subitement sur le continent et qu'il n'y a pas de barrière de relief type Norvège ou Andes, alors c'est un effet de continentalité : essentiellement convectif.

- aux tropiques, l'essentiel des pluies est d'origine convective, même sur l'océan.

- aux subtropiques, la fin d'été donne beaucoup de pluies d'origine convectives, même sur l'océan, souvent avec une aide barocline.

Des pluies frontales, ce n'est pas une approche climatologique.

Les pluies frontales sont (sur le continent) caractéristiques de situations baroclines avec (été) ou sans (hiver) caractère fortement convectif.

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#117. Brisbane.

 

Cette 117e mise à jour marque le 3e anniversaire de ce projet, puisque ce topic a démarré le 18/04/2011... 3 ans déjà, beaucoup de progrès parcouru dans le traitement des données avec des fiches de plus en plus étoffées au fil du temps. Voici donc le moment d'introduire une nouvelle évolution, avec l'introduction de la biométéo. Je vous renvoie à la première page de ce sujet pour lire une présentation détaillée de ce paramètre qui utilise les indices américains de Windchill et de Heat Index. On verra çi-dessous avec la fiche du jour comment les interpréter.

Les autres nouveautés moins visibles de cette v4.00 sont le mode de calcul de la température moyenne et de l'Humidité Relative, désormais calculées par moi même à partir de chaque synop et non prises telles quelles sur les résumés quotidiens d'Ogimet. Cela me permet désormais, à l'instar d'autre paramètres (Td, Pression) de donner la fourchette des valeurs d'HR les plus communément atteintes à l'aide des 05-centiles et 95-centiles. Et bien sur cela me fourni les valeurs de base pour calculer les indices de biométéo.

 

Brisbane est située sur la côte est de l'Australie, dans l'Etat du Queensland, c'est une agglomération de 2.2 millions d'habitants:

94578_map0.jpg

 

La station est située sur l'aéroport international, à 13kms du centre ville et 1kms au plus proche de l'océan. C'est un bon emplacement, ni trop urbain ni trop maritime, avec un bon dégagement:

94578_map1.jpg

 

Vers l'ouest de modestes chaines de montagnes (500 à 1000m d'altitude) orientées nord/sud séparent le littoral de l'outback (intérieur). On verra qu'elles seront suffisantes pour soumettre de temps en temps la plaine côtières à des situations de foehn. Ici une vue vers l'ouest-sud-ouest:

94578_map2.jpg

 

94578_Brisbane_A_v7_30.png

 

Pour une fois ce Cfa de Köppen tombe juste, c'est vraiment un climat typiquement subtropical, du moins l'idée que je m'en fait: un régime thermique tempéré avec un été et un hiver, un maximum pluviométrique d'été et un mimimum pluviométrique hivernal pas trop marqué - malgré un mois sec on ne peu pas parler de sécheresse.

A noter l'ensoleillement remarquable qui explique la popularité des stations balnéaires de la région (Gold Coast,Coolangatta, Byron Bay...).

L'hygrométrie et la chaleur estivale ne sont pas si élevées de ça: la moyenne des tx n'atteint pas 30°c et le Td dépasse rarement le seuil des 24°c que je considère comme tropical.

Du coup le Heat Index reste souvent assez sage: en janvier la température ressentie moyenne n'est que 0.9°c plus élevée que la t° moyenne vraie, et le 95-centile qui dépeint les conditions de forte chaleur les plus couramment atteintes n'est que de 32.0°c, avec un delta de seulement 2.9°c par rapport à la t° vraie. Les chaleurs tropicales intenses restent rarissimes, le maxi de 48 atteint en février 2004 témoigne de conditions exceptionnelles... sans février 2004 l'extreme pour février ne serait que de 40.2, enregistré en 2008 et comparable à celui de janvier.

 

De aout à octobre les t° ressenties maxi sont nettement en dessous des txx: les coups de chaleur du printemps se produisent par conditions de foehn, avec une hygrométrie souvent très basse (5% à 10%) donnant un Heat Index parfois 3°c inférieur à la température vraie. La grande variabilité de l'hygrométrie en hiver et au printemps est bien visibles sur les 95 et 05-centiles d'HR, qui sont désormais fournies en plus du Td.

En hiver la brise souvent sensible peut occasionnellement donner un refroidissement éolien proche de 0, voire légèrement en dessous. Le gel sous abri est exceptionnel.

 

EDIT 14/10/2015: ajout des roses des vents et des tableaux horaires.

94578_Brisbane_C_v7_30.png

 

94578_Brisbane_B_v7_30.png

 

 

Passons maintenant en revue chaque saison.

L'hiver est très agréable, jamais vraiment froid et souvent beau. Le mauvais temps ne dure rarement plus de 3 jours. Lorsque le flux se continentalise bien des amplitudes thermiques diurnes peuvent approcher les 20°c:

94578_JUN_AUG03.png

 

 

Le printemps est marqué par d'occasionnels coups de chaleurs, souvent foehnés, et parfois avec un peu de poussière.

94578_SEP_NOV04.png

 

 

L'été connait un maximum pluviométrique très irrégulier: soit il fait sec sous les alizés d'est, soit des systèmes tropicaux venant du nord viennent déverser des trombes d'eau. Ici la saison 2012-2013 a un peu de tout:

- un mois de décembre sec, avec un épisode de foehn les 4 et 5 qui vient casser la routine (de tels épisodes restent possible même en janvier et février)

- un mois de janvier qui continuait sur la même lancée que décembre avant de connaitre la visite du cyclone Oswald en dernière décade.

- un mois de février frais et humide qui contraste avec le début de l'été... Oswald a bouleversé la synoptique régionale en profondeur puisque ces conditions plus fraiches et humides perdureront jusqu'à début mai 2013.

94578_DEC12_FEB13.png

 

 

Enfin l'automne est la saison la plus monotone mais souvent très agréable, sans exces thermiques. Il peut faire quasiment le même temps pendant des semaines...

94578_MAR_MAY10.png

 

Voilà pour aujourd'hui. j'ai aussi remis à jour la fiche de Pékin avec la nouvelle présentation.

Pour ma part le travail continue pour harmoniser toutes les fiches déjà parues... Je donne la priorité aux plus anciennes (v3.2x).

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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