mottoth

Climats du monde

2 564 messages dans ce sujet

J'ai un avis similaire, on pourrais aussi l'appeler tempéré moyen continental et xérique. La végétation climacique est ici la prairie je pense.

Ton appellation est, à mon avis, également satisfaisante.

Mais la végétation climacique à Denver est bien la steppe (constituée d'herbes supportant les conditions plutôt sèches), enfin c'est ainsi qu'elle devrait s'appeler à mon avis. Car la "prairie" est, il me semble, une grande zone herbeuse dénudée d'arbres, mais dont les arbres devraient normalement peupler les environs (ils ont été défrichés au fil des siècles). C'est à dire que la "prairie" est normalement constituée d'herbes non xérophiles. Et on peut la retrouver plus à l'est (comme vers Kansas City, par ex), là où les conditions climatiques ne sont plus xériques.

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Hello,

En fait il semblerait que le terme de prairie soit utilisé pour définir l'écosystème présent dans les grandes plaines, et soit aussi l'équivalent eurasiatique du mot "steppe", et argentin du mot "pampa".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prairie_%28Am%C3%A9rique_du_Nord%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prairie_%28Am%C3%A9rique_du_Nord%29

Sinon pas forcément désagréable ce climat, d'autant plus que la ville jouit d'un très bel ensoleillmement et de tx plutot chaudes pour un climat continental. Certes les tn sont basses notament en hiver, mais c'est le seul point négatif (dans tous les sens du terme default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">) selon moi.

D'ailleurs à ce propos, pour croiser avec un autre sujet, sais-tu si l'ensoleillement est ici mesuré avec pyrano ou héliographe?

Crabo

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Hello,

En fait il semblerait que le terme de prairie soit utilisé pour définir l'écosystème présent dans les grandes plaines, et soit aussi l'équivalent eurasiatique du mot "steppe", et argentin du mot "pampa".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prairie_%28Am%C3%A9rique_du_Nord%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prairie_%28Am%C3%A9rique_du_Nord%29

Sinon pas forcément désagréable ce climat, d'autant plus que la ville jouit d'un très bel ensoleillmement et de tx plutot chaudes pour un climat continental. Certes les tn sont basses notament en hiver, mais c'est le seul point négatif (dans tous les sens du terme smile.png) selon moi.

D'ailleurs à ce propos, pour croiser avec un autre sujet, sais-tu si l'ensoleillement est ici mesuré avec pyrano ou héliographe?

Crabo

Diificile pour moi de trancher sur les termes prairies/pampa/steppe...

Je connais la steppe Mongole, c'est un peu d'herbe très rase et surtout des petites touffes pas bien hautes (20cms) qui morcèlent le sol.

Je connais aussi la pampa Patagonienne, ça ressemble énormément à de la steppe - l'herbe pousse aussi en touffes.

Je ne connais pas la prairie américaine, mais je m'imagine des herbes plus hautes et plus régulières.

A propos du caractère désagréable du climat de Denver: certes beaucoup de journées d'hiver sont très douces et ensoleillées, mais le vent s'en mêle souvent et gâche l'impression de beau temps - c'est du foehn et c'est désagréable même si c'est doux. J'en n'ai pas parlé plus tôt, mais le vent est très présent dans ce climat et souvent désagréable, que ce soit un foehn desséché ou un blizzard qui donne des IRE de -30 voire plus bas.

Et pensez aux activités en plein air ou tout simplement festives... ici en France on peut se marier en mai sans trop avoir à ce soucier du temps - il ne fera peut être que 15°c ou un bon 25°c -, mais là bas on n'est pas à l'abri d'un bon 20cms de neige en plein mois de mai, ce qui en plus d'interdire une séance photo ou un vin d'honneur en plein air risque de contrarier les déplacements des convives. Essayez donc de transposer notre mode de vie là-bas... on ne peut rien prévoir, ou alors il faut très bien prévoir, en tenant compte du pire. Mais il est vrai qu'on peut aussi y déjeuner assez souvent en terrasse en plein janvier.

A propos des mesures d’ensoleillement: vu la période (1961-90) c'est probablement un héliographe. J'ai cherché dans les metadonnées du NCDC mais j'ai rien trouvé.

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Hello,

En fait il semblerait que le terme de prairie soit utilisé pour définir l'écosystème présent dans les grandes plaines, et soit aussi l'équivalent eurasiatique du mot "steppe", et argentin du mot "pampa".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prairie_%28Am%C3%A9rique_du_Nord%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prairie_%28Am%C3%A9rique_du_Nord%29

Oui, il est communément admis (je dirais plutôt, de façon populaire) que la prairie est l'équivalent de la steppe (et de la pampa).

Mais en réalité, comme je le disais, il existe une différence pourtant assez fondamentale entre les deux. D'ailleurs, les Américains eux-même la font : la steppe est vraiment cette zone bioclimatique dans laquelle le climat est trop sec et trop froid l'hiver pour supporter l'existence de forêts. Alors que la Prairie n'est dépourvue d'arbres qu'à cause des feux et incendies très fréquents : depuis des dizaines de milliers d'années, les populations autochtones (les "Indiens") ont utilisé ces incendies pour la chasse, et par conséquent, ils ont modifié de façon quasi-irréversible la végétation climacique des lieux. Voici par exemple une citation intéressante : "Tallgrass Prairie evolved over tens of thousands of years with the disturbances of grazing and fire. Native ungulates such as bison, elk, and white-tailed deer, roamed the expansive, diverse, plentiful grassland before European colonization of the Americas. For 10,000-20,000 years native people used fire annually as a tool to assist in hunting, transportation and safety. Evidence of ignition sources of fire in the tallgrass prairie are overwhelmingly human as opposed to lightning. Humans, and grazing animals, were active participants in the process of prairie formation and the establishment of the diversity of graminoidand forbs species. Fire has the effect on prairies of removing trees, clearing dead plant matter, and changing the availability of certain nutrients in the soil from the ash produced. Fire kills the vascular tissue of trees, but not prairie, as up to 75% (depending on the species) of the total plant biomass is below the soil surface and will re-grow from its deep (up to 6 feet) roots. Without disturbance, trees will encroach on a grassland, cast shade, which suppresses the understory. Prairie and widely spaced oak trees evolved to coexist in the oak savanna ecosystem".

Il faut comprendre que, dans la Prairie, les effets des incendies naturels déjà nombreux (orages très fréquents dans toute cette zone) sont amplifiés par les activités humaines, et ce depuis des dizaines de milliers d'années.

En Amérique du Nord, il existe bien une zone de steppe, mais celle-ci n'est pas la Prairie ; elle est bien plus restreinte, et située à l'ouest des Prairies, tout contre les Rocheuses, ou même dans les plaines et plateaux intérieurs (et bien secs) des mêmes Rocheuses (Denver en fait partie).

Il faut comprendre que la steppe n'est pas seulement une grande étendue herbeuse. Il s'agit en fait d'herbes xérophiles, souvent basses ou rases, et capables de résister à la sécheresse. Alors que la prairie est située en zone globalement assez humide, avec un sol plutôt riche.

Diificile pour moi de trancher sur les termes prairies/pampa/steppe...

Je connais la steppe Mongole, c'est un peu d'herbe très rase et surtout des petites touffes pas bien hautes (20cms) qui morcèlent le sol.

Je connais aussi la pampa Patagonienne, ça ressemble énormément à de la steppe - l'herbe pousse aussi en touffes.

Je ne connais pas la prairie américaine, mais je m'imagine des herbes plus hautes et plus régulières.

Oui, c'est pas mal ça. À la différence près que la pampa n'est pas vraiment une steppe, mais plutôt une zone semi-aride ou aride "tempérée". C'est encore autre chose...

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Salut à tous!

Selon les vieilles statistiques de Denver 1961-1990, j'ai eu ces résultats:

Indice de De Martonne 19.45 (elle devait etre > 20 pour entrer dans le sub-humide) un cas limite donc....

Selon Koppen c'était Cfa......la distribution de pluies ne donnait pas 70% pour le semestre chaud (ni pour le semestre froid d'ailleur bien sur)

L'indice xérothermique de Gaussen qui n'a pas un sens ici donne quand meme 70.0 ce qui est assez haut....

Mais si on calcule le tout selon le tableau de mottoth , donc les nouvelles données climatiques, on aurait:

De Martonne 17.65 (donc ca s'éloigne de plus du sub-humide)

Koppen BSk comme écrivait mottoth (maintenant on dépasse le 70% dans le semestre chaud)

indice xérothermique 94.2 encore plus haut donc!

Ciao!

André

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Diificile pour moi de trancher sur les termes prairies/pampa/steppe...

Je connais la steppe Mongole, c'est un peu d'herbe très rase et surtout des petites touffes pas bien hautes (20cms) qui morcèlent le sol.

Je connais aussi la pampa Patagonienne, ça ressemble énormément à de la steppe - l'herbe pousse aussi en touffes.

Je ne connais pas la prairie américaine, mais je m'imagine des herbes plus hautes et plus régulières.

A propos du caractère désagréable du climat de Denver: certes beaucoup de journées d'hiver sont très douces et ensoleillées, mais le vent s'en mêle souvent et gâche l'impression de beau temps - c'est du foehn et c'est désagréable même si c'est doux. J'en n'ai pas parlé plus tôt, mais le vent est très présent dans ce climat et souvent désagréable, que ce soit un foehn desséché ou un blizzard qui donne des IRE de -30 voire plus bas.

Et pensez aux activités en plein air ou tout simplement festives... ici en France on peut se marier en mai sans trop avoir à ce soucier du temps - il ne fera peut être que 15°c ou un bon 25°c -, mais là bas on n'est pas à l'abri d'un bon 20cms de neige en plein mois de mai, ce qui en plus d'interdire une séance photo ou un vin d'honneur en plein air risque de contrarier les déplacements des convives. Essayez donc de transposer notre mode de vie là-bas... on ne peut rien prévoir, ou alors il faut très bien prévoir, en tenant compte du pire. Mais il est vrai qu'on peut aussi y déjeuner assez souvent en terrasse en plein janvier.

A propos des mesures d’ensoleillement: vu la période (1961-90) c'est probablement un héliographe. J'ai cherché dans les metadonnées du NCDC mais j'ai rien trouvé.

Bonjour à tous

Ce que j'ai compris, c'est que la steppe (couvert végétal discontinu sous forme de touffes) se développe lorsque l'humidité n'est pas suffisante pour que le couvert végétal soit continu. Du fait des faibles ressources en eau du sol, les racines de chaque touffe de plante doivent explorer une surface de sol supérieure à l'étendue du système aérien pour assurer la survie du végétal.

Il y a passage à la prairie lorsque les ressources en eau deviennent suffisantes, la surface de sol devant être utilisée par les racines diminue et de ce fait le couvert végétal devient continu.

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#131. New York City / JFK.

 

Je suis finalement bien content de pouvoir enfin traiter les Etats Unis de la même façon que le reste du monde donc on continue dès aujourd’hui avec l'étape suivante: New York. Mes nouvelles méthodes de travail commencent à être rodées, il m'aura fallu moins de 12h pour finir cette fiche commencée ce matin au boulot à 7h30 - faut dire aussi que le journée de travail a été exceptionnellement calme.

 

On ne présente plus New York, petit rappel de la géographie sur cette carte. Nous somme à 1800kms de Kansas City.

74486_map0.jpg

 

J'avais le choix entre l'aéroport de Kennedy (JFK) et celui de La Guardia. Newark était écarté d'office car il ne transmet que 4 synops/jour contre 8 pour les deux autres.

J'ai bien sur pris le moins urbain des deux: Kennedy. Sa proximité avec l'océan est à bien prendre en considération, les influences maritimes prenant souvent le pas durant la saison chaude, bien plus qu'en ville. Nous somme à 5.3kms de l'océan mais à seulement 900m des plans d'eau les plus proches. Manhattan est à 20kms, mais les quartiers très urbanisés de Harlem et du Queens commencent à moins de 10km.

74486_map1.jpg

 

La station est encore une fois un exemple à suivre en terme d'exposition, bien dégagée au milieu des piste et, à la vue de l'espace disponible, plutôt bien éloignée des terminaux et des surfaces bétonnées. Ici une vue vers le NO et Manhattan:

74486_map2.jpg

 

74486_New_York_A_v7_21.png

 

On retrouve les principaux traits des climats tempérés de façade est, déjà abordés avec Tokyo, Shanghai, Buenos Aires, Séoul...:

- ça ne manque pas d'eau, et le régime est vaguement continental sans que cela soit marqué

- l'hygrométrie varie beaucoup, elle baisse beaucoup lorsque le vent souffle du continent

- les chaleurs estivales sont la plupart du temps humides, et les indices de chaleur peuvent exploser.

 

Un petit mot sur les températures records: les records de froid historiques semblent être -19°c/-14°c (tnn/txn) à JFK, et ont été approchés ou égalés pour la dernière fois en janvier 1994. Quand au records de txx on n'est pas loin du record du site avec les 39.4°c (103°F), le record semblant être 104°F soit 40°c. La tnx semble un peu basse comparé à ce que l'on peut trouver plus proche du centre (La Guardia a connu une tn de 30°c il y a quelques années): voilà l'influence maritime, avec des brises marines qui modèrent un peu les températures en période de canicule. Les brouillards sont d'ailleurs relativement fréquents sur cet aéroport, bien plus que vers la ville.

 

Les roses des vents montrent deux régimes très distincts:

- le régime de NNO ultra dominant en hiver (Ouest=doux, NO=froid)

- le régime de sud ultra dominant en été, et donc beaucoup de brises marines modératrices.

C'est globalement vraiment venté, et en hiver les IRE plongent parfois vraiment bas : la tnn 2000-2014 de -17°c a été enregistré par des vents moyens d'environ 50km/h, soit -31 d'IRE !

74486_New_York_C_v7_21.png

 

Les tableaux horaires ne montrent aucune originalité, on retrouve des choses vues et revues dans les climats tempérés, notamment la plus grande constance du vent en hiver, qui laisse place à un régime diurne plus marqué en été:

74486_New_York_B_v7_21.png

 

 

Les changements de temps ne sont pas aussi sévères que dans le centre du pays, mais néanmoins bien plus marqués que chez nous en Europe.

Voici l'hiver 2009-2010:

- décembre un peu frais et très arrosé.

- janvier normal voire sec, sans neige

- février frais sur les tn, humide et neigeux.

Un hiver plutôt sage coté températures (aucune tn sous -10°c), mais marqué par 3 belles tempêtes de neige (19/12, 10/2/, 25/2). La relative modération des températures est compensée par le vent qui souffle souvent vraiment fort lors des refroidissements.

Notez enfin comme l'HR descend bas lorsque l'air continental déboule:

74486_DEC09_FEB10.png

 

 

Voici une paire avril/mai normalement arrosée. Avril 2009 fut contrasté mais quasi normal, tandis que mai fut nettement plus monotone et un tout petit peu frais sur les tx.

74486_APR_MAY09.png

 

 

Voici l'été 2013, qui fut très proche des normales (tn +0.4°c, tx +0.1°c, RR -6%), avec cependant de grosses disparités:

- juin fut très arrosé alors que juillet fut bien sec

- aout fut "frais" mais juillet vraiment chaud, avec une heatwave marquée en deuxième décade.

74486_JUN_AUG13.png

 

 

Enfin un exemple d'automne que les passionnés qualifieraient d'ennuyeux, mais que le reste de la population a bien du apprécier: Octobre/novembre 2010.

Peu de contrastes thermiques, un beau temps souvent présent avec des pluies peu fréquentes: voilà la preuve que le temps n'est pas toujours excessif dans cette partie du monde et peut rester assez agréable sur de longues périodes.

74486_OCT_NOV10.png

 

C'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Merci pour cette 131ème fiche !

On peut comparer ce climat de New York avec celui de Pyongyang situé en façade orientale à la même latitude mais en fait les deux climats ne se ressemblent pas tant que cela, le climat américain est tout de même bien moins rude et moins contrasté avec une amplitude thermique annuelle de 24,8°C (ce qui est déjà pas mal à cette latitude, amplitude comprise entre 10 et 15°C dans le nord-ouest de l'Espagne) contre 31°C à Pyongyang. Le régime pluviométrique est lui aussi presque "équilibré" pas vraiment comme la sécheresse hivernale et des déluges estivaux asiatiques. En fait, tout se passe comme si la taille plus réduite du continent américain faisait que les climats y sont globalement plus "océaniques" que les climats asiatiques. Le record de -17°C est également assez "sage" comme le fait remarquer mottoth.

On peut noter également l'ensoleillement de New York qui est excellent même en été, il n'est pas "plombé" comme à Pyongyang ou d'autres villes de l'est asiatique par des valeurs estivales médiocres.

Sinon, je ne peux que souligner à nouveau l'excellente idée d'ajouter les roses des vents mensuelles, pour New York, celles-ci traduisent clairement l'alternance des flux dominants selon les saisons : continental d'ouest à nord-ouest en hiver et davantage océanique chaud et humide de sud en été.

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Climat intéressant et plus agréable que je l'aurai imaginé. Le printemps et l'automne semblent relativement supportables et il y a beaucoup de soleil. De même, les précipitations tombent sous forme de grosses averses donc rien a voir avec l'interminable crachin breton. Bref, un climat typiquement continental de face Est. On pourrait donc l'appeler climat tempéré moyen humide et continental.

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Merci pour cette 131ème fiche !

On peut comparer ce climat de New York avec celui de Pyongyang situé en façade orientale à la même latitude mais en fait les deux climats ne se ressemblent pas tant que cela, le climat américain est tout de même bien moins rude et moins contrasté avec une amplitude thermique annuelle de 24,8°C (ce qui est déjà pas mal à cette latitude, amplitude comprise entre 10 et 15°C dans le nord-ouest de l'Espagne) contre 31°C à Pyongyang. Le régime pluviométrique est lui aussi presque "équilibré" pas vraiment comme la sécheresse hivernale et des déluges estivaux asiatiques. En fait, tout se passe comme si la taille plus réduite du continent américain faisait que les climats y sont globalement plus "océaniques" que les climats asiatiques. Le record de -17°C est également assez "sage" comme le fait remarquer mottoth.

On peut noter également l'ensoleillement de New York qui est excellent même en été, il n'est pas "plombé" comme à Pyongyang ou d'autres villes de l'est asiatique par des valeurs estivales médiocres.

Sinon, je ne peux que souligner à nouveau l'excellente idée d'ajouter les roses des vents mensuelles, pour New York, celles-ci traduisent clairement l'alternance des flux dominants selon les saisons : continental d'ouest à nord-ouest en hiver et davantage océanique chaud et humide de sud en été.

Hello,

Oui, je trouve que le climat new-yorkais la encore, n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le penser. Certes les hivers sont plutôt froids, mais quand même à nuancer, quand on connaît les valeurs hivernales des stations alentours.

Par contre l'ensoleillement par rapport à l'ensemble du pays, reste plutôt faible.

"Faible" pour les États Unis soyons d'accord, car ça reste pas mal pour notre côté, du niveau mediterraneen (+/- Perpignan).

Crabo

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Hello,

Oui, je trouve que le climat new-yorkais la encore, n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le penser. Certes les hivers sont plutôt froids, mais quand même à nuancer, quand on connaît les valeurs hivernales des stations alentours.

Par contre l'ensoleillement par rapport à l'ensemble du pays, reste plutôt faible.

"Faible" pour les États Unis soyons d'accord, car ça reste pas mal pour notre côté, du niveau mediterraneen (+/- Perpignan).

Crabo

Oui, sauf que l'énorme taille de la ville doit induire un effet urbain non négligeable même si comme l'a dit mottoth la station est bien située et loin des pistes betonnées. Comme les vents hivernaux sont à dominante ouest ou nord ouest donc en provenance de la ville, ils sont pleinement influencés par l'énorme agglomération.

Une station vraiment campagnarde serait sans doute plus froide en particulier en hiver.

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J'ai cité hier des villes asiatiques mais la comparaison reste un peu délicate, car la mousson asiatique donne au régime pluviométrique un caractère bien plus marqué que sur les autres façades est de continents. Mais néanmoins on peut en effet vraiment y trouver des comparaisons, comme par exemple le fait que l'automne soit la saison la plus agréable aussi bien à New York que dans les Corées, au Japon ou même à Pékin. Et les averses y sont nettement plus fortes que chez nous en effet, vous pouvez le voir sur les exemples que j'ai choisi quand il pleut c'est souvent pour 20mm ou plus... je me souviens avoir dit la même chose en présentant Tokyo.

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Oui, sauf que l'énorme taille de la ville doit induire un effet urbain non négligeable même si comme l'a dit mottoth la station est bien située et loin des pistes betonnées. Comme les vents hivernaux sont à dominante ouest ou nord ouest donc en provenance de la ville, ils sont pleinement influencés par l'énorme agglomération.

Une station vraiment campagnarde serait sans doute plus froide en particulier en hiver.

Assurément !

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On nous sort régulièrement le couplet sur l'effet urbain, qui surestime les T, etc.

Oui, c'est vrai (surtout pour les Tn d'ailleurs, beaucoup moins pour les Tx).

Mais : que cette douceur/chaleur soit artificielle ou non, que les campagnes environnantes soient plus fraîches et plus représentatives du climat local, il n'en reste pas moins que ce sont ces microclimats urbains que subissent les citadins de toutes les grandes villes du monde.

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On nous sort régulièrement le couplet sur l'effet urbain, qui surestime les T, etc.

Je te trouve un tantinet dédaigneux... et justement, je pense que tu as tort de minimiser l'importance du fait de mentionner cet effet urbain lorsque celui-ci est important. Car ici, il est question de climato, et plus précisément de "climats du monde". Et le but (un des buts intéressants) est de pouvoir comparer des données entre elles, des climats entre eux. Or il est assez peu pertinent de comparer (et surtout d'en faire des déductions) un climat très urbain à celui d'une station très campagnarde située assez loin d'une petite ville. Je ne t'apprendrai rien en te disant que lorsqu'on compare des climats entre eux, il faut le faire de la façon la plus cohérente et équitable possible. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les abris et les emplacements météo eux-mêmes sont strictement normalisés et standardisés.

Bref, on continuera donc à "vous sortir régulièrement le couplet sur l'effet urbain" lorsque le besoin s'en fera effectivement sentir... wink.png

surtout pour les Tn d'ailleurs, beaucoup moins pour les Tx
Je pense que tu devrais peut-être éviter de minimiser ce paramètre (l'impact sur les Tx). En effet, et c'est justement le cas pour des agglomérations comme New York par exemple, l'îlot de chaleur induit par l'effet urbain (il s'agit en fait d'une sorte de bulle de chaleur) est particulièrement marqué sur les Tx, notamment l'été : il peut atteindre jusque 3, 4, voire 5°C (!) par rapport aux campagnes avoisinantes. Certes, il est vrai que, dans la plupart des cas, ce sont surtout les Tn qui sont en cause. Mais de là à dire que les Tx le sont "beaucoup moins", je n'irais pas jusque là.

que cette douceur/chaleur soit artificielle ou non, que les campagnes environnantes soient plus fraîches et plus représentatives du climat local, il n'en reste pas moins que ce sont ces microclimats urbains que subissent les citadins de toutes les grandes villes du monde.
Certes, on est parfaitement d'accord sur ce point. Mais, encore une fois, je ne suis pas sûr que, si on raisonne en termes de climatologie, les données urbaines soient les plus pertinentes. À ce compte-là, autant donner les valeurs de la station de Central Park. Ou bien celle du Parc Montsouris à Paris, etc... ce sont bien celles qui correspondent le plus à ce que vivent les citadins. Et après...?

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Merci beaucoup pour cette fiche.

Le climat de New York City est typiquement un climat tempéré humide à été chaud. Le climat dans son ensemble est intéressant et varié. La station de l'aéroport JFK du fait son emplacement à proximité de la mer est soumises à des Tx estivale moins conséquente que les autres stations principales (La Guardia, Central Park et surtout Newark dans le New Jersey).

L'ensoleillement annuel est très bon et les hivers New Yorkais bénéficie d'un ensoleillement excellent.

Des tornades peuvent parfois se produire en fin d'été dans cette ville, comme celle du 16 Septembre 2010 qui fut une EF1. Cette dernière frappa les boroughs de Quenns et de Brooklyn.

Parmi les stations principales, le records de froid fut de -26.1°C le 9 Février 1934 à Central Park et le record de chaleur fut de 42.2°C le 22 Juillet 2011 à l'aéroport internationale New York-Newark. A la station de Central Park, la plus forte chute de pluie en moins de 24 heures fut de 210.3 mm le 23 Septembre 1882 et la chute de neige la plus élevé dans le même créneau horaire fut de 61.0 cm le 12 Février 2006. Malgré un climat humide, la ville a déjà connu une année, celle de 1965 qui fut exceptionnellement sèche avec seulement 663 mm de précipitation, ce fut l'année la plus sèche que la ville de New York a connu depuis le début des archives climatologique.

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Je te trouve un tantinet dédaigneux... et justement, je pense que tu as tort de minimiser l'importance du fait de mentionner cet effet urbain lorsque celui-ci est important. Car ici, il est question de climato, et plus précisément de "climats du monde". Et le but (un des buts intéressants) est de pouvoir comparer des données entre elles, des climats entre eux. Or il est assez peu pertinent de comparer (et surtout d'en faire des déductions) un climat très urbain à celui d'une station très campagnarde située assez loin d'une petite ville. Je ne t'apprendrai rien en te disant que lorsqu'on compare des climats entre eux, il faut le faire de la façon la plus cohérente et équitable possible. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les abris et les emplacements météo eux-mêmes sont strictement normalisés et standardisés.

Bref, on continuera donc à "vous sortir régulièrement le couplet sur l'effet urbain" lorsque le besoin s'en fera effectivement sentir... wink.png

Je pense que tu devrais peut-être éviter de minimiser ce paramètre (l'impact sur les Tx). En effet, et c'est justement le cas pour des agglomérations comme New York par exemple, l'îlot de chaleur induit par l'effet urbain (il s'agit en fait d'une sorte de bulle de chaleur) est particulièrement marqué sur les Tx, notamment l'été : il peut atteindre jusque 3, 4, voire 5°C (!) par rapport aux campagnes avoisinantes. Certes, il est vrai que, dans la plupart des cas, ce sont surtout les Tn qui sont en cause. Mais de là à dire que les Tx le sont "beaucoup moins", je n'irais pas jusque là.

Certes, on est parfaitement d'accord sur ce point. Mais, encore une fois, je ne suis pas sûr que, si on raisonne en termes de climatologie, les données urbaines soient les plus pertinentes. À ce compte-là, autant donner les valeurs de la station de Central Park. Ou bien celle du Parc Montsouris à Paris, etc... ce sont bien celles qui correspondent le plus à ce que vivent les citadins. Et après...?

Aucun dédain de ma part, seulement un peu d'agacement concernant l'effet urbain. Je l'ai dit, il est bien évidemment présent, mais il fait partie du climat.

Après, tout dépend de quelle échelle on parle et ce que l'on veut étudier, en effet. Le citoyen lambda, lui, se fout de savoir si la T est « surestimée » à cause de l'effet urbain ; elle est de toute façon bien réelle, et vécue comme telle.

Par contre, je crois que tu exagères très largement l'effet urbain sur les Tx. Attention, je parle bien d'une station implantée en ville, mais aux normes (pas une classe 4).

Voici un exemple de relevés mensuels (juillet 2011) des stations de Newark (New Jersey) et New York/JFK :

post-1797-0-76429000-1414100215_thumb.jpg post-1797-0-21807700-1414100224_thumb.jpg

Newark : Tnm : 22,7 °C

; Txm : 33,6 °C

New York/JFK : Tnm : 21,7 °C

; Txm : 31,4 °C

Non seulement les Tn sont plus basses à New York/JFK, mais les Tx le sont elles aussi (et de beaucoup, ce mois-là !), en moyenne.

Le jour du record de chaleur (le 22), il faisait 42,2 °C

à Newark et seulement 39,4 °C

à JFK.

Bon, tu vas me dire que l'aéroport JFK est au bord de l'eau et que ce mois - que j'ai pris au hasard - n'est pas représentatif.

Prenons la station de New York/Central Park, on ne peut plus urbaine, et pour ce même mois :

post-1797-0-05111300-1414100870_thumb.jpg

Tnm : 22,0 °C

; Txm : 31,6 °C

.

Txx : 40,0 °C

(le 22).

Même constat. Et voici la position des trois stations :

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Là où l'effet urbain joue, c'est en soirée, au moment où la chaleur « naturelle » décroît et que toutes les surfaces bétonnées qui ont surchauffé durant la journée restituent la chaleur indirecte, là où les stations plus « campagnardes » se refroidissent plus vite. Ça, tu le sais... Mais en plein après-midi, non, cela ne joue pas tant que ça.

Et même en Tn, on voit bien que l'effet urbain n'est pas systématique, en tout cas pas partout.

Pour suivre le temps qu'il fait aux États-Unis d'assez près, notamment lors des vagues de chaleur, je n'ai jamais vu un écart de 4 ou 5 °C, en Tx, entre une station urbaine et une autre située en banlieue.

Je rajoute, pour rester dans le sujet, les normales 1981/2010 de Newark et de New York/Central Park :

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Bonjour CanadaGoose, les tableaux climatologiques que vous avez posté montre des normales un peu douteuses. En effet, en calculant la Txm du mois de Juillet sur la période 1981-2010 pour la station de Central Park (à l'aide des archives climatologiques NCDC), j'obtient 84.88666667°F ce qui fait 29.4 °C et non 28.9°C comme sur le tableau de Wikipédia.

Cela va de même pour tous les autres mois, qui bénéficie de différentes valeurs des chiffres présentées sur les deux tableaux de Wikipédia.

Sur le site NOAA, il est préférable d'aller sur la rubrique Monthly Summarized Data, pour avoir les bonnes moyennes directement calculées à partir des données climatologique, sur la période que vous désirez : http://www.nws.noaa.gov/climate/xmacis.php?wfo=okx

Avec des données fiables, j'avais réalisé deux tableaux climatologiques (que j'avais mis sur le sujet "Climatologie de New York City") l'un pour Central Park et l'autre pour Newark (celui de Newark est moins précis au niveau des Txx et Tnn) sur la période 1981-2010 :

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Je l'ai dit, il est bien évidemment présent, mais il fait partie du climat.

Après, tout dépend de quelle échelle on parle et ce que l'on veut étudier, en effet. Le citoyen lambda, lui, se fout de savoir si la T est « surestimée » à cause de l'effet urbain ; elle est de toute façon bien réelle, et vécue comme telle.

Tout à fait, cela dépend de l'échelle utilisée. L'ICU (îlot de chaleur urbain) est entre le microclimat et le topo-climat. Mais lorsqu'on parle de représentativité d'un climat (puisque, je le répète, nous sommes dans "climats du monde"), un ICU n'est en fait qu'une anomalie, une perturbation dans l'homogénéité climatique environnante (je ne sais pas si je m'explique bien). Car il faut bien se dire que le réchauffement local induit sera évidemment plus fort en centre-ville qu'en périphérie. Et encore, tout ça est très erratique et hétérogène. Autrement dit, les données d'une station urbaine lambda ne seront pas représentatives du microclimat qui règne ailleurs en ville, là où plein de citoyens vivent également...

Bref, vraiment, les stations urbaines sont bien moins pertinentes à ces deux égards (que je résume) :

1) leurs données sont souvent bien plus chaudes (surtout en Tn, tu as raison) que celles de la campagne environnante ; cette dernière étant, elle, bcp plus représentative du climat qui règne dans le coin.

2) l'hétérogénéité climatique au sein même de l'agglomération est bcp trop élevée pour qu'une seule station urbaine ait une quelconque représentativité pour la ville entière.

Je ne dis en revanche pas du tout que ces stations urbaines ne sont pas intéressantes ! Loin de moi cette idée ! Comme tu le dis, c'est bon pour les New Yorkais par ex. Mais bon... enfin, je pense qu'on se comprend.

Par contre, je crois que tu exagères très largement l'effet urbain sur les Tx. Attention, je parle bien d'une station implantée en ville, mais aux normes (pas une classe 4).Là où l'effet urbain joue, c'est en soirée, au moment où la chaleur « naturelle » décroît et que toutes les surfaces bétonnées qui ont surchauffé durant la journée restituent la chaleur indirecte, là où les stations plus « campagnardes » se refroidissent plus vite. Ça, tu le sais... Mais en plein après-midi, non, cela ne joue pas tant que ça.

J'ai bien lu quelque part ( je ne sais plus où), qu'on pouvait parfois atteindre 5°C dans l'après midi.

Ici, ils parlent de 1 à 4°C d'excédent possible en journée :

http://www.thethermograpiclibrary.org/index.php?title=%C3%8Elot_de_chaleur

En été, le soleil chauffe les surfaces bétonnées (qui sont donc bcp plus sèches que la campagne) : il n'y a pas d'évaporation comme au-dessus des zones herbeuses ou forestières. Or l'évaporation est un phénomène endothermique, càd qu'il provoque un refroidissement. C'est pour cette raison que la température de surface en plein soleil peut atteindre 50 à 60°C en ville, pendant que, souvent, au même moment et dans les mêmes conditions, les sols végétalisés ne dépasseront pas les 40°C. Cette différence de 10 à 20°C (parfois plus !) se communique (pas entièrement, évidemment) à l'air. Et par conséquent, l'air peut être de 1 à 4°C plus élevé en zone urbanisée. Pas tous les jours, bien sûr !

Le soir et la nuit, c'est un autre phénomène qui joue : l'émissivité du sol (celle du béton étant bien plus faible, et fait en sorte que ce matériau se refroidit bcp moins vite).

S'agissant des données des stations de NY, elles sont toutes les 3 urbaines, à différents niveaux. Et en plus, comme tu le dis, Newark est plus "continentale", et en effet, notamment l'été, les vents étant globalement de sud-ouest (voir tableaux de Mottoth), alors nécessairement, il y fait tout logiquement plus chaud ; puisque JFK subit pas mal l'air de l'océan en cette saison. Et ça joue bcp !

Quant à Central Park, la station est dans un environnement immédiat entouré d'arbres, donc l'évaporation y est très forte, et elle compense beaucoup l'effet urbain qui doit être légèrement plus élevé ici que dans les deux autres stations.

Bref, on ne peut rien déduire avec ces trois stations.

Par ailleurs, les stations vraiment urbaines ne peuvent pas exister, puisqu'elles ne pourraient pas répondre aux exigences de l'OMM évidemment. C'est pour cette raison que le moyen le plus efficace pour évaluer et quantifier l'ICU, c'est la télédétection. Et crois-moi, j'en connais un petit rayon là-dessus (tu le sais).

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Merci Canada Goose et dann17 pour vos remarques fort intéressantes concernant l'effet urbain.

Si je reviens à la comparaison entre les climats d'Amérique du Nord et d'Asie, les données de New York JFK ne sont pas forcément le meilleur exemple mais je pense que, malgré le "bémol" de l'effet urbain, les différences que j'ai mentionnées sont effectives.

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New York/JFK n'est pas tellement soumise à l'effet urbain. Vous avez raison de raison de considérer les vents dominants, mais il faut aller jusqu'au bout:

- en été les influences maritimes sont majoritaires en effet, et le plupart du temps JFK n'est pas sous le vent de l’agglomération.

- en hiver JFK est la plupart du temps sous le vent de l'agglomération, mais celui çi est si fort (notamment quand il fait froid) qui je ne pense pas que la ville ait beaucoup le temps de "réchauffer" l'air qui la traverse: Plus de 20km/h de vent moyen c'est vraiment beaucoup (on n'est pas très loin des valeurs de Dublin), avec des occurrences de vent faible vraiment basses.

Quand aux records de RR sur 24h, j'ai oublié de parler du 12 aout dernier: s'il n'est tombé qu 81mm à JFK, l'aéroport d'Islip situé 50kms plus loin au coeur de Long Island a relevé 345mm ce jour-là, battant le record de RR24h pour l'Etat de New York. Article complet ici. L'auteur de l'article estime la durée de retour d'un tel évènement à 1000 ans.

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#132. Dallas

 

On continue le voyage en Amérique, et encore une fois nous partons vraiment pour le coeur de l'Amérique avec cette énorme ville du nord du Texas. Nous sommes à 750kms de Kansas City et 450kms du Golfe du Mexique:

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L'agglomération de Dallas - Fort Worth s'étale sur près de 90kms dans sa plus grande largeur et compte plus de 6 millions d'habitants. Excepté le centre-ville qui se trouve à 25kms de la station c'est une zone semi-urbanisée où l'ICU n'est pas du tout négligeable les jours où le vent faiblit.

C'est une zone bien plate où l'altitude la plus basse est de 125m le long de la Trinity river, et où on dépasse rarement 200m dans le reste de l'agglomération.

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La station est située sur le mega-aéroport DFW, qui avec ses 7 pistes rivalise avec Atlanta-Hartfield pour le titre de plus grand aéroport américain. Notez l'orientation des pistes, on la retrouvera bien sur sur les roses des vents. La station elle même est encore une fois bien placée à l'écart des zones les plus bétonnées, et bien sur ultra-dégagée.

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On note une distribution des pluies un peu particulière, où la petite sécheresse estivale est juxtaposée au maximum annuel en mai/juin. Ce qui au final ne justifie pas de tomber dans le Csa de Köppen - méditerranéen.

On a bien sur une continentalité bien affirmée avec des hiver plus froids qu'à Tripoli (Libye) ou Tel-Aviv, situées à la même latitude. En revanche l'est de la Chine reste bien plus froid qu'ici.

 

Encore une fois c'est bien venté, comme les autres climats américains vus jusqu'à présent, avec des vents moyens de 20km/h au printemps et des situations de vent calme rares. Puisqu'on en parle passons directement aux roses des vents: j'ai du adapter les échelles à chaque saison en raison de la très forte dominance des vents de sud au printemps et en été. Décidément cette prévalence des vents de sud semble être généralisée à une bonne partie des Etats Unis.

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L'humidité estivale est sensible malgré la faiblesse des précipitations, heureusement le Td marque une baisse pendant les heures les plus chaudes, bien visible sur les tableaux horaires. Ce qui fait qu'au final on retrouve des records de Heat Index un peu moins forts qu'à Kansas City ou même New York.

72259_Dallas_B_v7_21.png

 

 

Le climat de cette zone reste donc largement dominé par les conflits méridiens durant 9 mois sur 12, en comme plus au nord on a des changements de temps souvent spectaculaires.

Voici l'hiver 2003-2004. comme d'habitude j'ai essayé de trouve un exemple équilibré:

- decembre doux (+1.4°c), beau et sec

- janvier un peu doux (+0.7°c) et un peu maussade

- février froid (-2.2°c), humide, maussade

Durant cette saison les jours de chaleur se succèdent souvent aux périodes de gel, et on remarque déjà que les pluies sont peu fréquentes mais marquées:

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Le printemps dernier fut contrasté mais au final bien normal:

- Avril un peu frais (-0.5°c) et sec

- Mai thermiquement neutre (-0.1°c) et encore un poil sec, surtout l'hygrométrie

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L'été est caniculaire et donc globalement sec, même si l'humidité est souvent sensible.

L'été 2012 fut marqué par une longue canicule du 20/07 au 15/08 mais reste au final très normal:

- juillet : +0.8°c, 43% des RR moyennes

- aout : -0.3°c, 161% des RR moyennes

La pluviométrie semble très aléatoire, une poignée d'averses fournissant le principal du cumul.

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Enfin l'automne a là aussi tendance à être la plus belle saison, avec les séquences de grand beau temps les plus longues de l'année, mais il faut se méfier des changements de temps qui sont tout aussi spectaculaires qu'en hiver ou au printemps. Sur l'exemple ci-dessous pris en 2006, le refroidissement du 30/11 est l'un des plus violent qu'il m'a été donné de voir sur les données nord-américaines épluchées jusque là, même à Denver on ne voit pas ça si souvent.

- octobre: -0.2°c / 129% des RR

- novembre: -0.2°c / 133% des RR

Une paire plutôt arrosée donc.

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Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Climat typiquement subtropical évidemment avec des saisons bien marqués. La chaleur estivale doit être insupportable je pense et l'hiver commence a devenir agréable, mis a part quelques journées froides ponctuellement. Je pense qu'on pourrait le nommer subtropical subhumide continental (ou subcontinental). Le climat n'est évidemment pas méditerranéen car les saisons sont trop marquées et les précipitations trop uniformes sur l'année.

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Salut à tous,

Pour ma part, lorsque j'applique l'indice hydrique, j'obtiens :

Ihe (indice hydrique estival) = -17, càd que la sécheresse estivale est bien présente.

IhA (indice annuel) = -3, càd que le climat de Dallas est tout juste xérique (on est donc selon moi assez loin du climat subhumide)

Je parlerais donc d'un climat tempéré subtropical xérique (à subxérique) subcontinental (à été très long).

Donc normalement, le biome naturel devrait être une forêt légèrement majoritairement xérophile, càd une transition entre une sorte de savane subtropicale et la forêt subtropicale humide, constituée d'espèces fortement thermophiles.

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