mottoth

Climats du monde

2 754 messages dans ce sujet

#142. Brest.

Par rapport aux stations Françaises déjà vues c'est vraiment un autre monde: c'est très humide, aussi bien en hygrométrie qu'en précipitations. Si l'on ne regarde que les jours avec RR>1mm pour ne pas comptabiliser les jours avec uniquement de la rosée on arrive quand même à 161 j/an. Contre 111 pour Paris, 112 pour Strasbourg, 104 pour Lyon et 62 pour Nice. Donc non, c'est pas dans ce topic que l'on va aller à l'encontre du cliché "il pleut tout le temps en Bretagne" !

Remarquez le nombre important de jours avec RR=0.2mm: c'est la comptabilisation de la rosée. Il faut donc mieux considérer les jours avec RR>=1mm pour comptabiliser les jours de pluie.

Salut,

Je ne suis pas d'accord avec ta dernière remarque, Mottoth. En effet, et pour très bien connaître le climat de cette ville, je peux te dire que le nombre de jours de pluie avec précipitations comprises entre 0.1 et 1 mm est très élevé à Brest. Là, tu n'as considéré que le mois de juillet. Il n'y a bien qu'en juin et juillet que les journées ensoleillées donnant exclusivement de la rosée peuvent être assez nombreuses. Quoique ce ne soit pas toujours le cas : tous ces 0.2 mm que tu ne penses être que de la rosée sont en réalité bien souvent de la bruine : même en plein été (et je l'ai encore constaté à mes dépends cette année), les matins "bruineux" sont bien fréquents. Et au cours de ces petites bruines (qui durent quelques heures parfois), les dixièmes de mm d'eau s'accumulent très lentement. Mais, pour le quidam moyen, eh bien il pleut bel et bien. Ou en d'autres termes, ça mouille...! D'une manière générale, dans les localités au climat fortement océanique, le nombre de jours de pluie dont les quantités sont comprises entre 0.1 et 1 mm est non négligeable.

Et là, je ne parle que de l'été. Mais le reste de l'année, c'est carrément très fréquent : la bruine se manifeste très souvent, et les jours de précipitations entre 0.1 et 1 mm qui lui sont associés le sont également.

Il est donc au contraire beaucoup plus pertinent de considérer les jours avec précipitations > 0.1 (ou 0.2 mm) à Brest.

Et puis au passage, je tiens à signaler que pour l'OMM, la rosée est bel et bien une précipitation, comme tu le sais.

Bref, je ne le répéterai jamais assez, mais en termes d'évaluation du nombre de jours de précipitations, il est absolument indispensable de mentionner "... avec précipitations supérieures à x mm".

Encore une fois, je tiens également à signaler que la plupart des pays considèrent les jours de précipitations supérieures à moins de 1 mm (souvent > 0.2 mm), à juste titre !

#143. Biarritz.

J'ai du mal à m'expliquer les courbes de t° si cabossées, je n'ai pas eu de tels résultats avec les autres stations françaises... ???

Tout simplement les 15 années de données, qui sont encore un peu trop juste pour obtenir partout des courbes bien lissées. C'est plutôt bon pour la grosse majorité des stations, mais pas pour toutes.

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Rosée ou bruine, je ne sais pas mais les chiffres de Brest reflètent pleinement un élément bien caractéristique du climat finistérien : l'humidité ambiante très prégnante même en été : 245 jours avec pluie > 0,1 mm soit deux jours sur trois ! Quand on fait un séjour un peu long en Finistère, on remarque que le linge a du mal à sécher !

Le deuxième trait, c'est le vent lancinant surtout en hiver et qui en "efface" quelque peu la douceur. Ce vent hivernal apparait bien sur les chiffres de mottoth. Et d'ailleurs la Tm de 8,4°C de Biarritz en janvier avec 18% de vents calmes doit paraître bien différente de la Tm de 7°C de Brest avec seulement 8% de vents calmes, différence de confort qui doit être bien plus importante que ce que suggèrent les 1,4°C de chiffres bruts.

La contrepartie agréable de tout ça en Bretagne, c'est de ne presque jamais souffrir de la chaleur bien sûr flowers.gif !

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Etonné par le climat de Biarritz. C'est loin d'être aussi chaud que je l'imaginais.

Merci pour ce tour de France !

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Quoique ce ne soit pas toujours le cas : tous ces 0.2 mm que tu ne penses être que de la rosée sont en réalité bien souvent de la bruine : même en plein été (et je l'ai encore constaté à mes dépends cette année), les matins "bruineux" sont bien fréquents. Et au cours de ces petites bruines (qui durent quelques heures parfois), les dixièmes de mm d'eau s'accumulent très lentement.
J'avais notamment en tête les belles journées du 19/7/2014 au 23/07/2014, du 25/07 ou du 27/07. J'ai vérifié les relevés horaires: aucun report de bruine, ni en temps présent (ww) ni en temps passé (w1 et w2). Il s'agit bien de rosée, la lame d'eau est toujours de 0.2mm dans ce cas.

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J'avais notamment en tête les belles journées du 19/7/2014 au 23/07/2014, du 25/07 ou du 27/07. J'ai vérifié les relevés horaires: aucun report de bruine, ni en temps présent (ww) ni en temps passé (w1 et w2). Il s'agit bien de rosée, la lame d'eau est toujours de 0.2mm dans ce cas.

S'agissant de la remarque de Dann17, je pense que ça portait plus sur le seuil de 1mm.

Par exemple, si on regarde janvier 2014, il y a eu 6 journées entre 0.2 et 1.0mm ce qui est donc non négligeable sur un mois.

D'ailleurs en regardant de plus près, il s'agit principalement d'averses isolées qui apporte des cumuls entre 0.2 et 1.0mm.

EN général, quand la bruine se lève, c'est pour plusieurs heures et elle dépose dans la majorité des cas plus que 1.0mm.

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Deux climats finalement intéressants quoique très connus. C'est vrai que Brest est très humide et océanique. Si vous observez le climat de Rennes, cela se rapproche bien plus nettement de Paris (peu de précipitations, étés relativement chauds et secs). Pour Brest, on pourrait parler de climat océanique humide a été bref (pour reprendre les idées de Dann). Le hêtre y est l'espèce dominante mais le chêne pédonculé est également bien présent. Le climat se rapproche beaucoup de celui de l'Irlande ou de la Cornouailles. Pour Biarritz, c'est également océanique humide mais a été chaud. Ici, je pense que les eucalyptus australiens doivent devenir invasifs.

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Je me sentais pas attaqué, t'inquiètes.

Je ferais une fiche sur Toulouse prochainement. Voici les prochaine étapes que je pense faire: Brest, Biarritz, Toulouse, Perpignan... puis dans un deuxième temps il y aura probablement une autre série avec Nantes, Bordeaux, Marseille, Lille, Ajaccio... et aussi certainement Bourg St Maurice et une station du massif central qui me reste à choisir.

Salut Mottoth, si tu as le temps pourrais-tu faire une fiche sur la station de Montélimar également ? Je serai curieux de voir dans quel zone climatique tu la ranges ... whistling.gifflowers.gif

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... Ici, je pense que les eucalyptus australiens doivent devenir invasifs.

Pas du tout, aucun Eucalyptus n'est actuellement considéré en France comme véritablement subspontané (se ressème modérément à proximité des pieds-mères), et donc encore moins naturalisé (se comportant comme les spontanées), et donc encore moins invasif (prenant le pas sur les spontanées). La plupart des espèces ne trouvent vraisemblablement pas chez nous la conjonction chaleur + humidité nécessaire à la germination des graines : trop sec en Méditerranée et trop frais ailleurs.

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Salut Mottoth, si tu as le temps pourrais-tu faire une fiche sur la station de Montélimar également ? Je serai curieux de voir dans quel zone climatique tu la ranges ... whistling.gifflowers.gif

Pourquoi pas... j'ai pas de plan de vol précis, et vu que la production d'une fiche n'est plus un investissement aussi lourd qu'avant (en temps) ça pourrait arriver assez rapidement wink.png

Mais je ne suis pas un spécialiste des classifications, donc je fourni les données et je vous laisse vous étriper discuter là-dessus ensuite.

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#144. Perpignan.

 

07747_map0.jpg

 

La station synoptique se trouve dans le périmètre de l'aéroport, sur la commune de Rivesaltes, à 4.5kms du centre-ville de Perpignan et 13kms de la mer. La plaine côtière se rétrécie vers le nord à la hauteur de Leucate, de faibles reliefs marquent la frontière espagnole au sud (mais comme à Biarritz ils suffisent pour donner parfois des conditions de foehn marquées), et le relief le plus proéminent est le Mt Canigou (2784m) à 42kms de là.

07747_dem.jpg

 

07747_map1.jpg

 

Vue vers le sud:

07747_map2.jpg

 

07747_Perpignan_A_v7.35.png

 

J'ai été surpris de trouver une lame d'eau annuelle aussi faible, je pensais que seule la Camargue et certains coins bien abrités (Colmar, Clermont Fd) descendaient largement sous les 600mm. Mais finalement je trouve sur 2000-2014 un cumul supérieur aux normales 1981-2010 de Météofrance (558mm).

J'imaginais aussi une hygrométrie plus forte en été, probablement en raison mes mes quelques séjours dans cette région qui ont tous été bien humides, avec beaucoup de vent marin et de forts orages - je me rends compte maintenant que j'ai vraiment pas eu de chance.

 

C'est aussi un climat très venté, bien plus qu'à Brest avec une fréquence de vent forts trois fois plus grande... c'est d'ailleurs durant la période étudiée qu'est survenu le record de vent absolu durant la tempête Klaus (janvier 2009), avec au moins 183 km/h mesurés avant que l'anémomètre ne casse.

Il y a bien sur un vent ultra-dominant durant toute l'année pour expliquer ces valeurs: la tramontane.

07747_Perpignan_C_v7.35.png

 

En dehors de cette tramontane seul le marin et quelques brises de OSO apparaissent sur les roses des vents. Le petit vent de sud foehné auquel je faisais allusion plus haut est trop rare pour être visible ici.

La tramontane trop régulière empêche aussi l'apparition de régimes de brises et le ralentissement de la hausse de t° en journée habituellement visibles sur les stations côtières de méditerranée. Nous sommes aussi à 13kms des côtes et finalement cette station est assez continentale.

07747_Perpignan_B_v7.35.png

 

 

J'ai repris l'hiver 2004 comme à Biarritz, qui fut ici aussi bien normal à part une journée de pluie forte le 20/02. Mais elle tombe à point nommé pour illustrer la violence des précipitations pour cette région: la lame d'eau quotidienne extrême annuelle médiane dépasse les 100mm... les 86mm du 20/02/2004 n'ont donc rien d'exceptionnels.

Je vous laisse aussi comparer la première décade de février 2004 entre Biarritz et Perpignan: ces 2 ville situées chacune a un bout de la chaine Pyrénéenne peuvent connaitre un temps radicalement opposé !

Notez aussi comme le vent est présent en janvier: on dénombre 8 jours avec rafale supérieures à 90km/h.

07747_JAN-_FEB04.png

 

 

Enfin on reste en 2004 avec un juillet un peu frais compensé par aout un peu chaud, pour avoir au final un bon exemple d'été Roussillon. C'est quand même nettement plus variable que sur la côte d'Azur.

07747_JUL-_AUG04.png

 

C'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
Remise à jour, ajout de la carte topo

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Une Txn de 21,6 °C

en août, sur 15 ans, c'est joli !

On voit également que le nombre de jours de pluie est très faible, assurément l'un des plus bas de France.

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De mon côté je trouve la txn de mai (7.9°c) tout à fait extraordinaire pour une station méditerranéenne.

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De mon côté je trouve la txn de mai (7.9°c) tout à fait extraordinaire pour une station méditerranéenne.

Effectivement ! Assez incroyable !

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Merci pour cette dernière fiche de Perpignan !

Si on compare avec un l'autre climat méditerranéen français que tu as déjà décrit, on s'aperçoit que les Tm sont très proches mais ces climats sont tout de même bien différents. Les records de température sont plus accentués à Perpignan, les nombres de jours de chaleur et de gels sont bien plus nombreux. Les vents sont plus violents également à Perpignan. Le relief élevé situé au nord-ouest de la ville qui isole Nice du continent par rapport à Perpignan, située dans une plaine ouverte vers l'ouest et le nord est sans doute responsable de cette différence.

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On peut aussi noter l'ensoleillement plus faible quand dans le sud-est Français, l'influence océanique se traduit par davantage de journées au ciel laiteux/voilé ( restes des perturbations Atlantiques), mais aussi des amplitudes thermiques annuelles un peu plus faibles que dans le Languedoc/Provence: 15.9°C d'amplitude annuelle à Perpignan contre 18°C à Nîmes, ou encore 17.5°C à Salon de Provence.

Niveaux gels, c'est vraiment pas énorme pour une station située à 12 km des terres .. Il faut savoir que le secteur de Nice jusqu'à l'Italie est un peu un "ovni" pour les tn<0°C en comparaison avec le reste du pourtour français.

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Dans tout le Languedoc-Roussillon, l'ensoleillement plus faible que dans le Sud-Est est aussi à mettre sur le compte des entrées maritimes beaucoup plus fréquentes par flux de sud ou sud-est.

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Hello,

Je tiens à préciser que Perpignan est plutôt dans les terres, et l'effet "continental" se perçoit déjà sur les écarts de T. Il suffit de prendre des stations de la cote pour se rendre compte de la différence.

Crabo

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Citation
Dans tout le Languedoc-Roussillon, l'ensoleillement plus faible que dans le Sud-Est est aussi à mettre sur le compte des entrées maritimes beaucoup plus fréquentes par flux de sud ou sud-est.

J'ai fait un peu allusion aux séjours que j'ai fait dans la région, et je me souviens de longues journées d'aout sous le stratus marin, où la t° peinait à dépasser 25°c.

J'ai en fait connu cette région à toutes les saisons, notamment l'arrière pays et la région du Canigou: je me souviens de froid et de neige abondante à Prades et sur les pentes du Canigou (je crois bien que c'était février 1986), de déluges quotidiens en juillet (1988 ?) à Coustouges - une zone réputée pour ses orages fréquents et ses pluies intenses... etc. C'est une région passionnante et je regrette que si peu de données soient disponibles car j'aurais volontiers approfondi.

 

Citation
Hello,

Je tiens à préciser que Perpignan est plutôt dans les terres, et l'effet "continental" se perçoit déjà sur les écarts de T. Il suffit de prendre des stations de la cote pour se rendre compte de la différence.

Crabo

Oui je l'ai précisé en parlant des tableaux horaires. Peut-être que si la plaine côtière était suffisamment large à Nice on retrouverais une continentalité semblable. Déjà les tn de l'aéroport de Cannes Mandelieu sont généralement nettement plus basses que Nice Aéroport.

 

Citation
Drôle de comparaison, les deux villes ont de toute évidence des climats bien différents.

27,2°C de Txm pour Toulouse au mois de juin sur la même période (évidemment deux fois trop courte pour une étude climatologique sérieuse), ce qui est déjà bien au-dessus de juillet et août à Strasbourg.

Les moyennes sur 1981-2010 : http://www.meteopassion.com/moyennes-de-juin.php

La txm de Toulouse en juin, période 2000-2014, est de 26.1°c, pas 27.2°c. Soit en effet seulement 1.1°c de plus qu'à Strasbourg. Voici la fiche de Toulouse:

 

#145. Toulouse.

 

La situation de Toulouse est intéressante car elle est au carrefour des influences méditerranéennes et océaniques: le Lauragais, qui est une limite géographique où passe la ligne de partage des eaux entre les deux bassins, n'est à 55kms au sud-est, vers Castelnaudary.

07630_map0.jpg

 

07630_dem.jpg

 

La station est sur l'aéroport, elle est assez urbaine: le centre ville n'est qu'à 5kms à l'ESE, et de larges zones bétonnées se retrouvent de part et d'autre des pistes, dont l'immense complexe Airbus au sud-ouest. Même si le dégagement est bon, la station mériterais d'être installée plus à l'écart des zones construites: je l'aurais bien vu à l’extrémité NO de l'aéroport, vers Cornebarrieu.

07630_map1.jpg

 

Vue vers l'ESE:

07630_map2_ESE.jpg

 

07630_Toulouse_A_v7.35.png

 

On constate en effet que l'été hésite entre sécheresse ou non... La variabilité du climat fait que certains étés seront franchement secs (2003, 2009) et d'autres bien arrosés (2002, 2014).

 

Toulouse est connue pour le vent d'autant, mais il n'est finalement pas le plus dominant: c'est le vent d'ouest, qui vers la méditerranée prend la dénomination de tramontane, qui domine. C'est conforme avec ce que l'on avait vu pour Perpignan, et l'alternance entre ces 2 vents majeurs engendre des vent moyens étonnamment forts pour une ville qui n'a rien de maritime: 14.1 km/h en moyenne annuelle, c'est plus que Paris ou même bien plus que Biarritz pourtant bien exposée aux tempêtes d'ouest.

07630_Toulouse_C_v7.35.png

 

 

Confirmation sur les stats horaires que la "tramontane" l'emporte sur le vent d'autant (jeu de mot involontaire je précise !) quasiment toute l'année:

07630_Toulouse_B_v7.35.png

 

 

J'ai repris 2004 comme à Perpignan pour des exemples de saisons bien dans les normes... 2004 est parfaite pour cet exercice, par contre on a du s'y ennuyer ferme... d'ailleurs je n'ai aucun souvenir météorologique de cette année.

Janvier 2004 fut quand même inhabituellement pluvieux à Toulouse, il est rare de dépasser 50mm sur un épisode pluvieux dans cette ville peu sujette aux précipitations violentes. Par contre février est bien sec, l'épisode qui avait déversé 86mm en 24h à Perpignan le 20/02 n'a presque rien donné ici.

07630_JAN-_FEB04.png

 

 

Enfin l'été 2004 est hyper normal, même le coup de chaleur à 38°c début aout est finalement normal, Toulouse prenant souvent la tête des tx au bulletin météo national lorsqu'une bouffée d'air Ibérique envahi la France.

07630_JUL-_AUG04.png

 

C'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
Ajout de la carte topo

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Hello Mottoth,

Je trouve que ton analyse du climat toulousain est très bonne, très juste.

Et je compte m'y référer à l'avenir default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">.

Habitant au sud est de cette zone (assez loin) j'ai remarqué que nous avions un bel ensoleillement automnal (dès septembre) et des températures qui tardent à baisser par opposition à un printemps souvent timide.

Je pensais que juillet était le mois de l'année ou les influences mediterranéennes s'exprimaient le plus, mais pas tout à fait, car à en juger par cette douceur persistante en fin d'été, les influences médidionales semblent l'emporter sur les influences atlantiques plutôt sur un mois automnal. En effet, il semblerait d'ailleurs qu'octobre soit le seul mois à dominante méditerranéenne (le vent d'autan y souffle le plus par exemple), et ça expliquerait le petit creux pluviométrique de septembre.

Merci pour cette fiche (et toutes les autres bien sur).

Crabo

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Le creux de RR de septembre ne se retrouve pas sur les normales 1981-2010 de MF, il est caractéristique des ces 15 dernières années mais semble n'être qu'un accident, une tendance temporaire, que j'ai retrouvé sur la plupart des fiches européennes que j'ai faites: les mois de septembre ont été très anticycloniques en Europe durant ces 15 dernières années. Mais je pense cette tendance finira bien par s'inverser/s'annuler tôt ou tard.

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#145. Toulouse.

Merci pour la fiche de ma bonne vieille Ville Rose. wink.png

Un petit détail : le vent d'Autan ne prend pas de « t ».

En exagérant un peu, on voit que, ces dernières années, à Toulouse et dans le Grand Sud en général, l'été s'étend quasiment de mai à octobre. Je pense que c'est le climat du futur : un été (JJA) qui ne se réchauffera peut-être pas tant que ça (?) mais des intersaisons (mai, septembre et octobre) qui vont s'en rapprocher.

Pourrais-tu éditer ton message et supprimer la citation... ? Merci pour la lisibilité du sujet. wink.png

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Le creux de RR de septembre ne se retrouve pas sur les normales 1981-2010 de MF, il est caractéristique des ces 15 dernières années mais semble n'être qu'un accident, une tendance temporaire, que j'ai retrouvé sur la plupart des fiches européennes que j'ai faites: les mois de septembre ont été très anticycloniques en Europe durant ces 15 dernières années. Mais je pense cette tendance finira bien par s'inverser/s'annuler tôt ou tard.

Septembre reste quand même un des 4 mois les plus secs, très proche du score d'août. Je pense que sur l'ensemble des 4 mois les plus chauds, l'irrégularité du climat local fait que le mois le plus sec n'est pas systématiquement le même. Peut être que depuis toutes ces années ça bloque plus sur septembre en effet, mais ce mois reste quand même parmi les plus secs de la ville. Je dirais que juillet est quasi toujours le mois le plus sec, et que août et septembre cumulent à eux deux toujours une quantité de précipitation proche. J'ai l'impression qu'en fin d'été les pluies se répartissent de manière très irrégulière sur ces deux mois.Je rajouterais que la ville, sur la période que tu prends, perd une vingtaine de millimètres en moyenne. Et cette perte se concentre assez sur l'été justement. Faudrait voir qu'elles sont les années qui ont fait baisser les moyennes de P et si elles se concentrent sur la fin de la quinzaine d'années ou ailleurs pour voir si on peut parler d'évolution de la repartition des pluies, ou juste de période plus aride temporaire.

Crabo

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Merci pour cette dernière fiche de Toulouse qui appartient clairement en effet à une zone d'influence entre plusieurs climats sachant que le climat océanique (un peu continentalisé certes) reste dominant. L'été n'est pas franchement sec, c'est même une saison plus arrosée que l'hiver, la répartition des pluies n'est pas méditerranéenne.

Les valeurs de Txn, avec valeurs négatives lors des mois d'hiver, sont également celles d'un climat océanique un peu continentalisé et non celles d'un climat méditerranéen. On retrouve des Txn d'hiver négatives à Paris, Lyon, Strasbourg et même à Biarritz, témoins de journées d'hiver grises et froides. En revanche, Nice et même Perpignan, avec un climat nettement plus ensoleillé, ne les connaissent pas.

Au cours des quinze dernières années, on a un vrai climat Cfa, par contre pour cette évolution, il parait difficile de déterminer la part de l'influence urbaine et celle du RC...

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Merci pour cette nouvelle fiche!

Je suis d'ailleurs assez surpris que le Td max n'est que de 22.2°C. Le plus bas (ex-eaquo avec Paris Orly) de toutes les villes françaises que tu as déjà couvert.

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