mottoth

Climats du monde

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Oui mais, en fait, c'est une illusion de croire que Boston est très au nord. C'est souvent ce que l'on pense car c'est au nord des États-Unis ; le truc, c'est que le nord des États-Unis est presque à la même latitude que le sud de la France...

Quand on voit les chaleurs humides que l'on peut avoir ici, à Québec (latitude de Châteauroux), on n'a pas de mal à imaginer ce qu'il peut y avoir plus au sud. Pour avoir fait la route Québec -> Floride en voiture à l'été 2010, c'est effectivement quelque chose, passé Washington.

Pour illustrer ça, voici la carte des Td de dimanche dernier, une journée d'été classique dans l'est du continent.

attachicon.gif/index.php?app=core&module=attach&section=attach&attach_rel_module=post&attach_id=22062'>etats_unis_19_19.png

Effectivement, c'est comme pour New York, une ville que beaucoup de personnes localiserai naturellement à une latitude comparable à celle de l’Europe de l'Ouest voir l’Europe du Nord alors que en réalité celle-ci est un tout petit peu plus méridionale que la ville de Naples en Italie du Sud.

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Oui mais, en fait, c'est une illusion de croire que Boston est très au nord. C'est souvent ce que l'on pense car c'est au nord des États-Unis ; le truc, c'est que le nord des États-Unis est presque à la même latitude que le sud de la France...

Oui je sais à peu près ce que donnent les comparaisons Amérique du Nord / Europe en latitude. Je voulais dire septentrionale dans le "référentiel Etats-Unis", ou du moins par comparaison avec des villes comme New-York et autres. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

En effet mottoth avec le vent moins présent à Albany en hiver, cette saison doit y être bien plus supportable ! Et quand je me dis qu'à cela s'ajoute l'ensoleillement très important (enfin je parle de mon point de vue de franc-comtois ...) ça doit donner un rendu superbe !

Pour Montréal c'est vraiment "marrant" de voir en hiver deux ou trois journées de franc dégel (entre +3°C et +9°C) perdues au milieu d'un océan de Tx largement négatives ! Le fameux été des indiens doit vraiment être superbe là-bas...

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#217. Albany.

Je suis surpris de voir que les chaleurs estivales y sont nettement moins excessives qu'à New York pourtant proche: seulement 37°c de txx ici contre 42°c à Newark, valeur particulièrement incroyable au passage. Les trop fortes chaleurs semblent avoir plus de mal à pénétrer cette région, et on verra bientôt que plus au nord à Montréal c'est encore plus tempéré.

A choisir entre Boston et Albany je prendrais Albany, avec une belle saison hivernale où le froid n'est pas systématiquement aggravé par le vent.

Pour la chaleur, je pense que c'est dû aux sols. C'est bien plus montagneux et couvert de forêts. L'évapotranspiration y est donc plus forte, ce qui limite la hausse des T.

De plus, New York est peut-être (?) plus dans l'axe des remontées chaudes et humides en provenance du golfe du Mexique.

Mais moi aussi, à choisir, je prendrais plus Albany que Boston, en premier lieu parce que je n'aime pas les grandes villes.

Mon idéal serait même un peu plus au nord, vers Saranac Lake (Adirondacks) ou dans le nord des États du Vermont et du New Ham****re. Là, c'est vraiment montagneux, la campagne est magnifique, la neige abondante et les étés très corrects. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

#218. Montréal.

En revanche on a un régime de RR moins typiquement continental, car si l'on a bien un minimum en janvier et février il y a en revanche ce maximum intrigant en décembre - sur seulement 15 ans de données il faut le rappeler.

On retrouve une station très ventée, il est a parier que qu'une station plus à l'écart du lit du St Laurent sera moins ventée. D'ailleurs les vents de nord-est ou sud-ouest canalisés par le St Laurent ont la part belle dans les roses des vents. En hiver le zonal d'ouest - parfois très froid - reste cependant majoritaire.

Il me semble que les vents de nord-est sont souvent associé au mauvais temps apporté par les dépressions qui s'épanouissent sur la Nouvelle Angleterre ou les Provinces Maritimes, les 'nor'esters'.

En deux voyages je n'ai passé en tout qu'une vingtaine de jours au Quebec dans ma vie, ce qui ne fait pas de moi un expert de cette région. Je laisse donc au Québecois du forum - de souche ou d'adoption - la liberté de confirmer / infirmer / développer cette rapide présentation.

Enfin une dernier exemple pris en octobre 2011 durant mon dernier voyage sur place. On y trouve un magnifique "été des indiens" du 8 au 10/10, qui fut combiné à l'explosion des couleurs forestières... J'ai souvenir de cette chaleur étonnante notamment lors d'un déjeuner en terrasse à St Jérome par 25°c, et cette chaleur était vraiment inespérée après un début de mois très maussade où j'ai même connu de la neige fondue en Gaspésie...

Les mois de décembre ont été assez neigeux et pluvieux ces dernières années ; c'est d'ailleurs le mois le plus neigeux dans pas mal de régions du sud du Québec.

Je confirme tout le reste default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> : les vents dominants sont SO, NO et NE. Pour ainsi dire, on ne retrouve quasiment jamais les autres directions.

SO pour la chaleur en saison chaude ; NO/ONO (et parfois SO !) pour le froid et le grand froid (SO pour quelques tempêtes de neige... et de pluie) ; NE pour les grosses dépressions (restes de tempêtes tropicales en automne, tempêtes de neige en hiver).

L'été indien ou été des Indiens (l'appellation diffère) est une belle période (quand il ne pleut pas...) et il peut effectivement faire très chaud, jusqu'à fin octobre parfois.

Pour les belles couleurs des arbres, cela reste tout de même très bref (2 à 3 semaines, pas plus), et le pic survient généralement fin septembre par ici et dans les collines de Charlevoix, et début à mi-octobre entre Trois-Rivières, Montréal et Sherbrooke.

Oui je sais à peu près ce que donnent les comparaisons Amérique du Nord / Europe en latitude. Je voulais dire septentrionale dans le "référentiel Etats-Unis", ou du moins par comparaison avec des villes comme New-York et autres. wink.png

Pour Montréal c'est vraiment "marrant" de voir en hiver deux ou trois journées de franc dégel (entre +3°C et +9°C) perdues au milieu d'un océan de Tx largement négatives ! Le fameux été des indiens doit vraiment être superbe là-bas...

Oh, je ne sous-entendais pas que tu ne savais pas que Boston était à cette latitude default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20"> ; je parlais plutôt d'une manière générale.

Qui, sur ce forum, sait que Montréal est à la même latitude que Bordeaux ? whistling.gif

Pour les gros dégels en hiver (le plus souvent en décembre et janvier), c'est encore pire vers Sherbrooke (il peut y faire plus de 15 °C !). Mais cela peut arriver partout au Canada, et nous le verrons plus tard j'imagine.

Concernant le pic des couleurs, voici ce que cela donne par ici.

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Merci pour les retours flowers.gif

Les 2 prochaines fiches me donnent beaucoup de fil à retordre - l'une a de très mauvaises données de RR que je suis obligé de croiser systématiquement avec les données du NCDC, et l'autre est juste un peu trop...spéciale ! Donc patience, je pars ce soir pour 4 jours à la montagne et cela reporte donc la fiche suivante à mercredi prochain au plus tôt.

Il n'y aura pas de fiche sur Quebec City, qui semblait la suite logique après Montréal: si les METARs (CYQB) sont OK par contre le synop (71714) déraille complètement avec des t° nocturnes sans cohérence avec celles des METARs. On m'avais prévenu de ce problème, je l'ai constaté à mon tour et ne peux rien faire hélas.

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Merci pour les retours flowers.gif

Les 2 prochaines fiches me donnent beaucoup de fil à retordre - l'une a de très mauvaises données de RR que je suis obligé de croiser systématiquement avec les données du NCDC, et l'autre est juste un peu trop...spéciale ! Donc patience, je pars ce soir pour 4 jours à la montagne et cela reporte donc la fiche suivante à mercredi prochain au plus tôt.

Il n'y aura pas de fiche sur Quebec City, qui semblait la suite logique après Montréal: si les METARs (CYQB) sont OK par contre le synop (71714) déraille complètement avec des t° nocturnes sans cohérence avec celles des METARs. On m'avais prévenu de ce problème, je l'ai constaté à mon tour et ne peux rien faire hélas.

Désolé pour ma part, pour mon absence de commentaires.

Je n'ai pas trop le temps de commenter ces temps-ci, pour cause de vacances.

Au passage, je me trouve en ce moment sur la côte sud-est de la Nouvelle Ecosse, un coin très particulier du point de vue du climat... pas si continental que ça !

On se croirait en Bretagne, sur la côte du Finistère, rien de moins ! smile.png (qu'il fasse beau ou non)

Sinon, petit commentaire rapide s'agissant d'Albany, oui je pense que présence massive de forêts joue sur le faible niveau des Txx, pour les raisons qu'a données Thierry. Mais également, je dirais que le relief a un rôle non négligeable, en ce sens que les nuages convectifs doivent sans doute souvent être présents lors des vagues de chaleur sur l'état de New York.

Car n'oubliez pas que, bien plus au nord, comme à La Tuque (à 150 km au NO de Québec !) par exemple, qui est pourtant largement entourée de forêts également, les 38-40°C sont assez facilement atteints lors des vagues de chaleur...

À plus !

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Car n'oubliez pas que, bien plus au nord, comme à La Tuque (à 150 km au NO de Québec !) par exemple, qui est pourtant largement entourée de forêts également, les 38-40°C sont assez facilement atteints lors des vagues de chaleur...

Ô Marseille... biggrin.png

35 °C, je veux bien. Au-delà, c'est plus que rare, et ce n'importe où au Québec.

À La Tuque, justement, la Txx de ces 5 dernière années (avec plusieurs étés bien chauds) n'est que de 35,6 °C, avec seulement 3 Tx > 35 °C.

Ça confirme bien ce que je disais. Dans bon nombre de régions du Québec, même les 33/34 °C ne sont pas franchis souvent, pour ne pas dire jamais.

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Ô Marseille... biggrin.png

35 °C, je veux bien. Au-delà, c'est plus que rare, et ce n'importe où au Québec.

À La Tuque, justement, la Txx de ces 5 dernière années (avec plusieurs étés bien chauds) n'est que de 35,6 °C, avec seulement 3 Tx > 35 °C.

Ça confirme bien ce que je disais. Dans bon nombre de régions du Québec, même les 33/34 °C ne sont pas franchis souvent, pour ne pas dire jamais.

Ah ok, au temps pour moi ! J'aurais cru, comme ça, à vue de nez, qu'ils avaient souvent des Txx pas mal plus élevées que par chez nous. J'avoue, j'ai pas regardé. Je pensais vraiment que les 38-40°C y étaient atteints quelques fois. J'ma trompé ! smile.png

Alors effectivement, c'est sûrement uniquement l'effet évapotranspiration qui calme les Txx d'Albany.

ps : je vois que la température (au sens international et au sens québécois du texte...) a l'air formidable par chez nous, non...? sick.gif

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ps : je vois que la température (au sens international et au sens québécois du texte...) a l'air formidable par chez nous, non...? sick.gif

Euh... le stade suivant la déprime, c'est quoi déjà ? Vous manquez rien, crois-moi... J'en peux plus !

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#219. Bangor

 

Retour aux Etats Unis, Bangor est dans l'Etat du Maine, sensiblement à le même latitude que Montréal, à 390kms de celle-ci et 320 kms de Boston.

72607_map0.jpg

 

C'est une région forestière et lacustre. L’océan est à 75kms. Bangor est une ville de taille moyenne, elle compte 33000h et son agglomération 150000h.

72607_map1.jpg

 

La station est bien sur sur l'aéroport. Ici une vue vers l'est et le centre-ville situé à 3.8kms.

72607_map2_E.jpg

 

72607_Bangor_A_v7_22.png

 

Le caractère campagnard et les vents moins forts font que l'amplitude thermique diurne moyenne est plus forte ici qu'à Montréal, avec des tn qui descendent plus bas. En ne considérant donc que les tx on retrouve ici une chaleur estivale semblable à celle de Montréal, mais des hivers moins froids: nous sommes ici plus souvent dans la zone chaude des tempêtes hivernales, sur le flanc est voire nord de celles ci.

 

Le régime de RR montre un caractère vaguement continental avec un minimum peu marqué en janvier février, comme à Montréal.

Dans cette zone sans trait topographique notable les vents dominants ne sont pas forcés par le relief. Le zonal qui s'exprime surtout en hiver devient ici franchement de nord-ouest, tandis que les autres vents sont franchement nord/sud - alors qu'à Montreal ils s'orientaient selon la vallée du St Laurent.

72607_Bangor_C_v7_22.png

 

72607_Bangor_B_v7_22.png

 

 

Voici le même hiver que pour la fiche de Montréal: 2010-2011. Il est pile dans la moyenne de t° (0°c d'anomalie pour les tn et les tx !) et montre un petit excédent de RR (+9%). Les données de RR ont été soigneusement croisées avec celle du NCDC américain, et pourtant on note quelques écart suspects entre la lame d'eau du jour et la quantité de neige reçue... Soit la neige est vraiment peu dense soit les relevés de RR sont sous estimés (poudrerie ?). Les hauteurs de neige viennent elles aussi du NCDC, j'ai passé beaucoup plus de temps sur cette fiche que n'importe quelle autre fiche américaine.

Le redoux du 12 et 13 décembre est typique de cette région plus maritime - à Montréal on avait aussi eu pas mal de pluie sur cet épisode mais sans dépasser 2°c. Cet hiver très normal sur les t° et les RR est marqué par 3 bonnes tempêtes de neige et des redoux plus timides en janvier, si bien que la couche de neige au sol atteint des valeurs très inhabituelles début février - seul 2 hivers ont connu plus d'1m de neige sol depuis 2000: 2010-2011 et 2014-2015.

72607_DEC10_FEB11.png

 

 

Un petit bonus avec février 2015 qui fut ici aussi un mois record pour le froid et l'enneigement.

72607_FEB15.png

 

 

Voici avril 2004 pour illustrer le printemps, qui ici aussi peut connaitre de bons temperature swings. Certains hiver l'enneigement continu déborde sur le début avril, d'autres avrils revoient temporairement la neige au sol comme ici autour du 5.

72607_APR04.png

 

 

Voici 2011 pour illustrer l'été. Température très moyennes (tn +0.2°c, tx -0.1°c) et RR un peu excédentaires (+23%) à cause du mois d'aout.

C'est une saison plutôt agréable, avec généralement des t° pas trop chaudes et des Td raisonnables. Mais un bref coup de chalumeau n'est jamais à exclure, comme celui du 22/07 qui donna la tnx et la txx de juillet sur la période 2000-2014.

72607_JUN_AUG11.png

 

 

Enfin deux exemples de mois d'octobre:

Octobre 2010 très normal, avec les première gelées au milieu du mois et les premiers flocons à la fin.

72607_OCT10.png

 

Octobre 2005 très arrosé, c'est même le mois le plus arrosé de l'histoire de Bangor. Les pluies du 8/10 sont en lien avec une tempête tropicale (Tammy) et une tempête subtropicale ('22'), elles ont été généralisées sur toute la nouvelle Angleterre et ont donné des inondations destructives.

On note tout de même un bel été indien avant ce déluge.

72607_OCT05.png

 

Voilà, c'est tout pour Bangor, et je ne suis pas mécontent d'en avoir fini avec cette fiche !

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Merci pour cette dernière fiche de Bangor.

C'est effectivement un climat très semblable à celui de Montréal, un tout petit peu plus froid en Tm annuelle quoique à une latitude un peu plus basse, c'est sans doute la situation plus urbaine de la station de Montréal qui explique cette petite différence de température. Cette situation plus rurale de Bangor explique sans doute aussi que les records de froid sont sensiblement plus sévères.

Logiquement, Bangor étant plus proche de l'océan, l'amplitude thermique annuelle 27,7°C est un peu plus faible à Bangor par rapport à Montréal (30,6°C).

Grosse différence de température hivernale, 5,9°C, avec Boston qui n'est qu'à 320 km, c'est également logique, le rapprochement de l'océan joue dans le même sens que l'abaissement en latitude.

Loin de tout relief, toujours un volume de précipitations important dans cette zone de convergence de flux.

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Merci pour cette dernière fiche de Bangor.

C'est effectivement un climat très semblable à celui de Montréal, un tout petit peu plus froid en Tm annuelle quoique à une latitude un peu plus basse, c'est sans doute la situation plus urbaine de la station de Montréal qui explique cette petite différence de température. Cette situation plus rurale de Bangor explique sans doute aussi que les records de froid sont sensiblement plus sévères.

Logiquement, Bangor étant plus proche de l'océan, l'amplitude thermique annuelle 27,7°C est un peu plus faible à Bangor par rapport à Montréal (30,6°C).

Grosse différence de température hivernale, 5,9°C, avec Boston qui n'est qu'à 320 km, c'est également logique, le rapprochement de l'océan joue dans le même sens que l'abaissement en latitude.

Loin de tout relief, toujours un volume de précipitations important dans cette zone de convergence de flux.

Justement quelqu'un pourrait m'éclairer sur cette convergence des flux que l'on observe sur la côte Est Américaine, en fait je demande juste des explication sur la circulation atmosphérique des régions de l'Est Américain, merci default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

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#219. Bangor

Soit la neige est vraiment peu dense soit les relevés de RR sont sous estimés (poudrerie ?). Les hauteurs de neige viennent elles aussi du NCDC, j'ai passé beaucoup plus de temps sur cette fiche que n'importe quelle autre fiche américaine.

Un coin que je connais bien. default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Pour l'anecdote, Bangor est la ville de résidence (d'été) d'un certain Stephen King. default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20">

Pour la neige, je pense qu'il y a très souvent sous-estimation, à cause du vent.

Quant à février 2015, ce fut à la fois le plus froid et le plus neigeux depuis le début des relevés dans une bonne partie du NE américain. À Bangor, le record de hauteur de neige au sol a été battu avec 135 cm.

sd1_today.jpg

Pour marquer le coup, j'y étais allé un week-end, et c'était réellement impressionnant. Voir ici et ici.

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C'est effectivement un climat très semblable à celui de Montréal, un tout petit peu plus froid en Tm annuelle quoique à une latitude un peu plus basse, c'est sans doute la situation plus urbaine de la station de Montréal qui explique cette petite différence de température. Cette situation plus rurale de Bangor explique sans doute aussi que les records de froid sont sensiblement plus sévères.

C'est effectivement la position très urbaine de Montréal qui explique la relative douceur (si j'ose dire) des nuits. Mais cela étant dit, la Tm annuelle est tout de même légèrement plus basse dans la métropole québécoise qu'à Bangor (les hivers sont d'ailleurs assez sensiblement plus froids à Montréal qui connaît bcp moins de redoux que Bangor).

Quant aux records de froid : là aussi, il convient de se montrer prudent : je ne vois nullement des Tnn plus nettement plus basses (c'est même svt le contraire) à Bangor. Par ailleurs, montréal doit connaître plus de journées glaciales avec du vent, ce qui empêche les température de vraiment descendre. Càd que le ressenti en IRE doit être souvent plus bas que dans la ville du Maine, même si les journées glaciales et venteuses ne sont pas rares là bas non plus.

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Justement quelqu'un pourrait m'éclairer sur cette convergence des flux que l'on observe sur la côte Est Américaine, en fait je demande juste des explication sur la circulation atmosphérique des régions de l'Est Américain, merci smile.png

Pour faire simple, les vents dominants viennent de l'ouest.

En hiver, des dépressions (issues de la rencontre entre l'air glacial de l'anticyclone hivernal sur le continent et l'air subtropical océanique humide) remontent du sud ou du sud-ouest le long de la côte est et explosent du côté du NE américain ou du SE canadien (le contraste thermique y est très fort). Si la cellule anticyclonique subtropicale des Bermudes est forte, ces dépressions passent un poil plus à l'ouest. Si l'anticyclone des Bermudes est faible ou loin vers le sud-est, alors le rail des dépressions passe plutôt loin au sud et au sud-est (Washington et au large de la Nouvelle Ecosse), et le froid glacial règne sur le NE des Etats-Unis et sur le SE du Canadaé

En été, le Jet Stream est plus au nord, et donc le rail de dépressions touche surtout le Québec (fronts chauds et froids, temps souvent changeant et globalement pourri), mais bcp moins les Etats-Unis (eux sont souvent situés dans l'air subtropical, et même parfois dans des relents de masse d'air tropicale très instable).

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Justement quelqu'un pourrait m'éclairer sur cette convergence des flux que l'on observe sur la côte Est Américaine, en fait je demande juste des explication sur la circulation atmosphérique des régions de l'Est Américain, merci default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Désolé, j'ai été un peu avare d'explications sur ce coup ! Je vais essayer d'être un peu plus généreux.Déjà, il faut avoir à l'esprit que les perturbations ont besoin de contraste entre masses d'air chaud (et humide) et masses d'air froid pour se développer, les perturbations sont d'autant plus vigoureuses que ce contraste est important.

Si on examine les vents moyens sur l'Atlantique nord en bordure de l'Amérique, on constate une convergence moyenne entre le flux de sud-est tiède et humide dirigé par l'anticyclone subtropical des Bermudes et le flux de nord-ouest froid dirigé par la dépression nord-atlantique (dépression dite d'Islande).

Cette convergence associée à de gros contrastes de température en surface (donc gros contrastes de températures de masses d'air), surtout en hiver, explique la cyclogénèse intense qui se produit dans ces régions ainsi que la vigueur des perturbations. En passant, ce sont ces perturbations, nées à l'ouest de l'Atlantique que l'on "récolte" en Europe en hiver (en Europe, où il n'y a pas cette convergence de flux, la vigueur des perturbations est souvent moindre. et le volume de pluies, loin des reliefs est beaucoup plus faible).

Tout ceci est surtout vrai en hiver, en été, le contraste de températures océan/continent diminue (mais demeure le contraste entre l'océan arctique qui englobe la baie d'Hudson et les archipels nord-canadiens qui restent assez froids d'une part et l'Atlantique subtropical vers 30/40° de latitude d'autre part), les flux sont plus lents, la dépression nord-atlantique est beaucoup moins creuse et pourtant la pluviométrie de l'est nord-américain est un peu plus élevée qu'en hiver en général, j'avoue que c'est un point que je ne m'explique pas bien. C'est sans doute le fait que l'air subtropical (réservoir d'humidité des perturbations), plus chaud, contient davantage de vapeur d'eau en été qu'en hiver, les perturbations sont de ce fait plus pluvieuses, ceci allié au fait que le réservoir "d'air froid" (océan Arctique) est encore proche de l'océan subtropical.

Autre explication du moindre volume de pluies des régions tempérées européennes, c'est le moindre contraste (ou le moindre gradient) de température entre l'océan subtropical, un peu rafraichi par les remontées d'eau fraiche au large du Maroc, et l'Atlantique nord attiédi par la dérive nord-atlantique. Dans ce cas de figure, les masses d'eau froide de l'océan Arctique sont loin.

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C'est effectivement la position très urbaine de Montréal qui explique la relative douceur (si j'ose dire) des nuits. Mais cela étant dit, la Tm annuelle est tout de même légèrement plus basse dans la métropole québécoise qu'à Bangor (les hivers sont d'ailleurs assez sensiblement plus froids à Montréal qui connaît bcp moins de redoux que Bangor).

Quant aux records de froid : là aussi, il convient de se montrer prudent : je ne vois nullement des Tnn plus nettement plus basses (c'est même svt le contraire) à Bangor. Par ailleurs, montréal doit connaître plus de journées glaciales avec du vent, ce qui empêche les température de vraiment descendre. Càd que le ressenti en IRE doit être souvent plus bas que dans la ville du Maine, même si les journées glaciales et venteuses ne sont pas rares là bas non plus.

C'est vrai que la Tm de janvier est plus basse à Montréal mais, si on s'en tient aux fiches de mottoth, on a une Tm annuelle de 7,5°C à Montréal et 7,2°C à Bangor, ce qui est tout de même un peu plus bas. De même, la Tnn est de -29,1 à Montréal et de -33,9 à Bangor ce qui est beaucoup plus bas.

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Un coin que je connais bien. smile.png

Pour l'anecdote, Bangor est la ville de résidence (d'été) d'un certain Stephen King. wink.png

Pour la neige, je pense qu'il y a très souvent sous-estimation, à cause du vent.

Quant à février 2015, ce fut à la fois le plus froid et le plus neigeux depuis le début des relevés dans une bonne partie du NE américain. À Bangor, le record de hauteur de neige au sol a été battu avec 135 cm.

Ayant lu la plupart des Stephen King quand j'étais étudiant, je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser en faisant cette fiche car la plupart de ses romans se déroulent dans le Maine.

Sinon j'ai même 140cms en mars 2015, améliorant encore les 135cms du mois de février.

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C'est vrai que la Tm de janvier est plus basse à Montréal mais, si on s'en tient aux fiches de mottoth, on a une Tm annuelle de 7,5°C à Montréal et 7,2°C à Bangor, ce qui est tout de même un peu plus bas. De même, la Tnn est de -29,1 à Montréal et de -33,9 à Bangor ce qui est beaucoup plus bas.

Oui tu as raison.

Cependant, bien loin de moi l'idée de snober les fiches de Mottoth (qui me sont d'ailleurs souvent utiles pour mes travaux de validation d'indices) - et il le sait -, j'ai consulté les normales climatologiques 1981-2010, et les vrais records de froids (pas seulement ceux de la période immensément trop courte 2000-2015 - pour les records, évidemment).

Montréal : Tm de janvier -9.7°C, et Tm annuelle : 6.8°C

Bangor : Tm de janvier -8.3°C, Tm annuelle 6.9°C

Les Tnn sont effectivement en général un peu plus basses à Bangor, surtout de nos jours, c'est vrai. Mais les Tnn absolues sont tout de même de -37.8°C à Montréal et -36°C à Bangor. Il faut également le dire.

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Mais les Tnn absolues sont tout de même de -37.8°C à Montréal

Tnn tout à fait surréaliste d'ailleurs, puisque plus basse que celle de Québec. Notons qu'il n'a plus fait -30 °C à Montréal depuis janvier 1994... Certes, il y a de l'effet urbain, mais tout de même. Avec les deux hivers que nous avons eus, ils ne les ont même pas atteints !

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Tnn tout à fait surréaliste d'ailleurs, puisque plus basse que celle de Québec. Notons qu'il n'a plus fait -30 °C à Montréal depuis janvier 1994... Certes, il y a de l'effet urbain, mais tout de même. Avec les deux hivers que nous avons eus, ils ne les ont même pas atteints !

Oui, je suis bien d'accord avec toi pour dire que cette Tnn était une sorte d'ovni.

Mais je pense vraiment que l'effet urbain y est désormais très important et qu'il joue pour bcp dans le fait qu'il n'est probablement plus possible d'atteindre une telle valeur. Bien sûr que je n'occulte pas le réchauffement climatique, mais je ne pense pas que celui-ci empêche d'atteindre ponctuellement des Tnn exceptionnelles et aussi basses qu'avant les années 80 : pour preuve janvier 2009, avec les -45 de la Tuque et la série de 4 jours au-dessous des -40 vers chez moi et Valcartier (avec une pointe à -43.5).

Le RC joue sur les moyennes, et donc sans doute sur la diminution de la fréquence et/ou de l'intensité moyenne des vagues de froid, mais pas sur les valeurs ponctuelles. Mais le RC fait probablement en sorte qu'il est de plus en plus rare d'atteindre ces Tnn exceptionnelles, effectivement. Enfin c'est mon avis.

Donc, s'agissant des -37.8 de Montréal, je pense qu'il y avait eu une coïncidence des éléments suivants :

- moins d'effet urbain que maintenant

- masse d'air évidemment très froide (mais encore accessible de nos jours, mais sans doute plus rarement)

- pas de vent

- sans doute avait-il neigé beaucoup peu de temps avant (ce qui accentue l'émissivité du sol)

Sinon, s'agissant des deux derniers hivers que nous avons eus (surtout le dernier), personne - il me semble - n'a eu de valeurs très basses. Ce furent seulement les moyennes qui l'ont été. Ici, malgré une Tm hivernale exceptionnellement plus basse que la norme, nous ne sommes parvenus qu'à -35 environ, si je me souviens bien, autrement du pipi de chat (le record absolu tournant probablement au moins dans les -44) ! C'était un peu la même chose l'hiver d'avant. La faute au vent, omniprésent, et aux nuages bas bcp trop fréquents. Je veux dire par là - et tu le sais bien - qu'il n'y a pas forcément de corrélation élevée entre un hiver globalement froid (voire très froid) et des Tnn absolues très basses.

Je pense donc comme toi que ces -37/-38 ne sont plus accessibles à Montréal, mais que c'est presque exclusivement à cause de l'effet urbain (car celui-ci, contrairement aux effets très erratiques du RC - est malheureusement omniprésent).

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#220. Mt Washington.

 

Voici une station un peu spéciale, puisqu'elle est sur un sommet - ce qui est rare - et que c'est l'un des endroits le plus venteux de la planète.

Le Mt Washington culmine à environ 1910m dans l'Etat du New Hampshire, il est à 235kms de Montréal, 205kms de Bangor, 210kms de Boston et 260kms d'Albany.

72613_map0.jpg

 

Situé au nord de la chaine des Appalaches, c'est le plus haut sommet de la région.

72613_map1.jpg

 

Vue vers le sud. Le sommet est assez plat, et les flancs de la montagne dessinent un espèce "d’entonnoir" ouvert sur le nord-ouest, qui va canaliser et renforcer les vents.

72613_map2.jpg

 

72613_Mt_Washington_A_v7_22.png

 

L’élément marquant de cet endroit est donc le vent, dont les valeurs moyennes explosent tout ce que j'ai pu voir jusqu'à présent dans ce fil, même les stations antarctiques. Les stats concernent bien le vent moyen, et les 95-centiles dépassent 130km/h sur certains mois d'hiver.

Si les vieux records - difficilement vérifiables aujourd'hui donc un peu douteux - font état d'une rafale à 371km/h, les valeurs max enregistrées sur la période d'étude (2000-2015) sont de 215km/h de vent moyen et 254km/h en rafales, ces 2 valeurs datant du 30/10/2006. Voici le METAR de 7hTU qui contient ces valeurs extraordinaires:

KMWN 300646Z 290116G135KT 1/16SM BLSN FZFG VV001 M10/M10 RMK PK WND 300137/39 LGT ICG

Dans ces conditions l'IRE atteint des valeurs abyssales, il se maintient en moyenne 15°c sous la t° vraie en hiver et peut plonger sous -70. le vent contrarie également beaucoup l'accumulation de neige, et la couche reste souvent étonnamment faible pour un lieu si enneigé.

Le sommet est évidemment souvent ennuagé et dans le brouillard, et bénéficie d'un ensoleillement médiocre même en hiver.

 

On avait vu sur la fiche du Zugspitze que les conditions sur un sommet de montagne se rapprochent beaucoup de l'atmosphère libre, avec peu de phénomènes radiatifs et également peu de transferts d'humidité avec le sol: comme au Zugspitze on constate donc ici que l'HR tombe très bas lorsque le sommet n'est plus dans les nuages. Et ici aussi la saison avec la plus forte hygrométrie correspond à l'été, où les phénomènes convectifs font remonter de l'humidité de basse couche.

On retrouve aussi un autre phénomène déjà vu au Zugspitze ou avec les climats d'inlandsis, et qui va à l'encontre de ce qui est habituellement observé ailleurs: le vent se renforce la nuit.

 

Les tableaux horaires confirment aussi la faibles amplitude thermique diurne sans forçage par advection; l'essentiel des amplitudes thermiques diurnes vient donc des fréquents changement de masses d'air.

72613_Mt_Washington_B_v7_22.png

 

Sur les roses des vents on retrouve un zonal sans partage en toute saisons, c'est beaucoup moins varié que dans les plaines:

72613_Mt_Washington_C_v7_22.png

 

 

Voici la saison 2007-2008 comme exemple hivernal. T° un poil douces (tn +0.7°c, tx +0.5°c) mais RR proches de la moyenne (-4.5%).

Ce tableau mérite d'y passer un peu de temps, je vous laisse donc retrouver les éléments suivants:

- d'énormes redoux, parfois bien au dessus du gel

- les temps présents les plus fréquents sont le brouillard et la poudrerie.

- les RR ne sont pas constituées que de neige: la pluie - généralement verglaçante - et les granules de glace sont fréquents. Les plus hautes lames de RR sur 24h tombent généralement sous cette forme.

- le comportement erratique de la couche de neige, régulièrement malmenée par la pluie, la glace, le vent et le dégel.

- les vents très forts soufflent en effet de façon récurrente, et longtemps: les valeurs de vent moyen sur 24h peuvent atteindre voire dépasser 130 km/h !

72613_DEC07_FEB08.png

Un petit mois d'avril bien dans les normales, qui montre que l'hiver est koin d'être terminé à cette époque même si les t° ne tombent plus aussi bas:

72613_APR14.png

 

 

L'été 2012, bien proche des normales (tn +0.4°c, tx +0.3°c, RR -2%).

Les orages de montagne peuvent être terribles, c'est bien connu, et ici on n'y échappe pas.

72613_JUN_AUG12.png

 

 

Enfin 2 mois d'octobres, qui montrent qu'en plus du vent les RR peuvent être vraiment extrêmes également dans ce coin de montagne:

- Octobre 2011, normal malgré le déluge du 14.

72613_OCT11.png

 

- Octobre 2005, déjà présenté avec Bangor, un mois exceptionnellement arrosé dans la région qui a recueilli plusieurs ex-tempêtes tropicales:

72613_OCT05.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, avec encore une fois la satisfaction d'avoir mené à bien un gros morceau, car il n'était pas aisé de vérifier la cohérence des données de cette fiche tellement le temps y est extrême.

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

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Énorme ce climat c'est vraiment terrible default_ohmy.png/emoticons/ohmy@2x.png 2x" width="20" height="20"> super d'avoir réalisé cette fiche ! default_happy.png/emoticons/happy@2x.png 2x" width="20" height="20">

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#220. Mt Washington.

Ah, génial ! Eh oui, quel climat de dingue !

Allez, encore une fois, je me fais un peu de pub default_tongue.png/emoticons/tongue@2x.png 2x" width="20" height="20"> avec quelques photos de mon passage là-bas (j'avais créé un sujet sur le forum mais les photos ne s'affichent plus).

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On voit bien, hors de toute influence du relief, la direction dominante des vents : ouest. Ou plutôt ONO ici, pour être plus précis.

Et on comprend bien que la continentalité élevée des lieux (et de toute cette région du nord-est des Etats-Unis (ainsi que du sud-est du Canada) est principalement due aux influences atmosphériques : advection d'air arctique assez fréquentes faisant peser lourdement vers le bas les Tm hivernales. Et inversement, l'été, advections fréquentes d'air subtropical (voire carrément tropical !) entraînant les Tm estivales vers le haut. Et ce, en toutes altitudes...

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Merci encore pour cette nouvelle fiche ! Quel climat de folie !

On voit bien, hors de toute influence du relief, la direction dominante des vents : ouest. Ou plutôt ONO ici, pour être plus précis.

Et on comprend bien que la continentalité élevée des lieux (et de toute cette région du nord-est des Etats-Unis (ainsi que du sud-est du Canada) est principalement due aux influences atmosphériques : advection d'air arctique assez fréquentes faisant peser lourdement vers le bas les Tm hivernales. Et inversement, l'été, advections fréquentes d'air subtropical (voire carrément tropical !) entraînant les Tm estivales vers le haut. Et ce, en toutes altitudes...

Oui, l'amplitude thermique annuelle est de 24,5 contre 27,7 à Bangor 1850 m plus bas. C'est encore beaucoup pour l'altitude et la latitude.

Truc assez curieux, l'amplitude journalière est plus forte l'hiver que l'été alors que c'est habituellement

l'inverse. C'est sans doute du à la vigueur des perturbations et donc à l'alternance des masses d'air plus intense pendant la saison froide alors que l'alternance jour-nuit qui doit prédominer l'été amène moins de variations d'autant plus que l'on est sur un sommet relativement isolé.

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