mottoth

Climats du monde

2 559 messages dans ce sujet

Le régime des vents est plus constant, très orienté à l'ouest durant toute l'année, donc vents pleinement d'origine continentale qui se traduisent par une amplitude thermique annuelle (20,5) encore assez élevée malgré la situation insulaire et avancée dans l'océan. A une latitude analogue à celle de la France moyenne, on a d'ailleurs une amplitude annuelle plus élevée que tout ce que l'on peut connaitre dans notre pays, même dans les coins les plus orientaux et les plus "protégés" par les montagnes.

Je ne dirais pas que les vents soient « constants, très orientés à l'ouest durant toute l'année ». En effet, il faut se méfier de l'allure trompeuse de la rose des vents. Trompeuse, car à première vue, on a effectivement l'impression que les vents d'ouest (dirons-nous ceux venant de l'OSO à l'ONO) sont largement majoritaires. En fait, si je réagis, c'est parce qu'il semble que tu sous-entendes que les vents majoritaires sont clairement d'origine continentale. Je vais te montrer que ce n'est pas le cas...

Si on regarde la carte, on se rend compte que les vents allant du NNO (direction 335°) à l'OSO (direction 250°), en passant par les directions nord, est, et sud amènent de l'air pleinement océanique => catégorie 1.

Les vents provenant des directions 250° à 290° (càd d'OSO à ONO) sont certes d'origine continentale, mais ils traversent tout de même une bonne surface océanique (environ 400 à 800 km) avant d'arriver sur Terre-Neuve => catégorie 2a

Seuls les vents provenant des directions 290° à 330° (càd de l'ONO et du NO) sont plus franchement continentaux => catégorie 2b

Examinons maintenant les roses des vents. Prenons le mois de janvier, pour les vents moyens > 1 m/s , > 5 m/s

- Catégorie 1 : 57% , 36%

- Catégorie 2a : 30% , 24%

- Catégorie 2b : 13% , 9%

Maintenant, le mois de juillet :

- Catégorie 1 : 68% , 36%

- Catégorie 2a : 28% , 20%

- Catégorie 2b : 4% , 2%

Bref, comme on le voit, la catégorie 1 (càd les vents d'origine pleinement océanique) sont assez nettement majoritaires ! Alors que les vents d'origine continentale sont clairement minoritaires.

On a donc bien à faire, ici encore plus qu'à Halifax comme l'a dit Mottoth, à un climat assez nettement océanique, tant par le "substrat" (la position côtière et insulaire fortement océanique) que par les influences atmosphériques.

Encore une fois, si l'amplitude thermique annuelle atteint ici tout de même les 20,5°C (et donc un indice de continentalité de 0,38 : c'est encore assez élevé), ce n'est pas tant à cause de la provenance "continentale" d'une partie des vents qu'à cause de leur nature.

En effet, là encore, en hiver, ce sont ces intrusions arctiques (et non seulement continentales) assez fréquentes qui font plonger la Tm hivernale vers le bas.

Et en été, ce sont les intrusions d'air subtropical maritime assez récurrentes qui viennent pousser de façon marquée les moyennes vers le haut.

C'est cela qui permet à l'amplitude thermique annuelle de rester relativement élevée, malgré la forte "océanicité", l'ambiance générale restant très océanique toute l'année ou presque.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Climat assez horrible en effet et qui ressemble beaucoup a la Norvège. Je dirais qu'on est en milieu subarctique océanique(3.5 mois>10C° environ donc on n'est plus en milieu tempéré). Beaucoup de similitudes avec Trondheim je trouve!

Tout à fait.

À la différence près, toutefois, que si les moyennes peuvent être semblables, celles-ci ne résultent pas du tout des mêmes centre d'action. En effet, à St-John's, les variations peuvent être très forte, autant en hiver en passant de valeurs généralement basses (on reste souvent dans l'air arctique maritime) à très basses (lors des intrusions virulentes d'air arctique continental) à des températures très douces et océaniques... qu'en été (on passe alternativement d'un air polaire maritime refroidi par les eaux fraîches - entre 12 et 16°C en général en août - à ces intrusions chaudes subtropicales.

Il n'y a pas cela en Norvège, c'est en tout bien moins marqué.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Climat assez horrible en effet et qui ressemble beaucoup a la Norvège. Je dirais qu'on est en milieu subarctique océanique(3.5 mois>10C° environ donc on n'est plus en milieu tempéré). Beaucoup de similitudes avec Trondheim je trouve!

Similitudes statistiques peut-être, mais pas sur le temps sensible:

- A Trondheim les coups de froids hivernaux sont calmes avec du froid d'inversion, à St John ils sont ventés et perturbés.

- A Trondheim les chaleurs estivales sont sèches et foehnées, à St John's humides et instables.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

- A Trondheim les chaleurs estivales sont sèches et foehnées, à St John's humides et instables.

Exemple aujourd'hui même (et ce sera pire demain) :

post-1797-0-62219100-1440194237_thumb.jpg

Et à Halifax, vu précédemment :

post-1797-0-99409900-1440194300_thumb.jpg

Yarmouth, un peu plus au sud encore...

post-1797-0-68252500-1440194335_thumb.jpg

Quand l'air chaud et humide remonte du sud des États-Unis, ça fait pas semblant par ici...

577949f74665f_Capturedcran2015-08-2117.5

577949f74b0b4_Capturedcran2015-08-2117.5

577949f74fc76_Capturedcran2015-08-2117.5

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

J'aimerais revenir sur un début de discussion (sujet qui avait été initialisé par un forumeur dont je ne me rappelle plus le nom et qui a semble t-il disparu) concernant la différence d'ensoleillement entre Yuma, 4015 h annuelles et Assouan, 3862 h annuelles. Le total supérieur de Yuma parait surprenant car le pourcentage de ciels clairs à Assouan, 92 % est bien supérieur à celui de Yuma, 68 %.

Ces deux valeurs d'ensoleillement sont-elles comparables ? Les méthodes de mesure sont-elles identiques ?

Ceci pose aussi la question des mesures d'ensoleillement dans les différents pays, je sais qu'en France, l'appareillage de mesure de l'ensoleillement a été changé au début des années 1990, rendant délicate la comparaison des mesures faites avant et après le changement, en a t-il été de même ailleurs ?

On peut également se poser la question des mesures de 'ciels clairs' selon les pays.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Désolé Yves, c'est HS - si tu veux aborder la question, cf forum Instrumentations, merci.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Citation
J'aimerais revenir sur un début de discussion (sujet qui avait été initialisé par un forumeur dont je ne me rappelle plus le nom et qui a semble t-il disparu) concernant la différence d'ensoleillement entre Yuma, 4015 h annuelles et Assouan, 3862 h annuelles. Le total supérieur de Yuma parait surprenant car le pourcentage de ciels clairs à Assouan, 92 % est bien supérieur à celui de Yuma, 68 %.

Ces deux valeurs d'ensoleillement sont-elles comparables ? Les méthodes de mesure sont-elles identiques ?

Ceci pose aussi la question des mesures d'ensoleillement dans les différents pays, je sais qu'en France, l'appareillage de mesure de l'ensoleillement a été changé au début des années 1990, rendant délicate la comparaison des mesures faites avant et après le changement, en a t-il été de même ailleurs ?

On peut également se poser la question des mesures de 'ciels clairs' selon les pays.

Moi aussi je voulais répondre hier à ce point qui a semble-t-il été modéré.

Je reconnais que je suis moi aussi un peu perplexe quand aux valeurs d'ensoleillement américaines: plus de 2600h à Boston me parait très exagéré... certes l'hiver est plus lumineux qu'en France et on peut en dégager facilement un excédent de 200h minimum par rapport aux hivers Français (hors méditerranée). Mais cette station reste soumise à des entrées maritimes fréquentes et les étés ne sont à priori pas bien plus plus lumineux qu'en France... A la louche un cumul annuel de 2200 à 2300h me paraitrait plus conforme aux standards de mesure actuels.

Donc je pense moi aussi que les données US 1961-90 d'ensoleillement sont sur-estimées, avec un seuil de radiation solaire très probablement fixé trop bas par rapport au maximum théorique. Malheureusement on ne trouve pas de données US plus récentes d'insolation, même dans les bilan quotidiens ou mensuels de la NOAA (je pense qu'elle sont payantes, ère de l'énergie solaire oblige), il faut donc faire avec les vieilles normales 1961-90 que j'ai reproduis ici. Il est délicat de les comparer avec des moyennes plus récentes issues de standards qui ont évolués, mieux vaut donc s'abstenir de le faire.

Fin de la parenthèse.

 

#223. Gaspé.

 

Fiche dédicacée à Serge qui réalise depuis novembre 2012 un très bon suivi du temps de son coin de Gaspésie, un topic que je lis très régulièrement.

Gaspé est à 790kms de Montréal, 440kms de Halifax et 880kms de St John's.

71188_map0.jpg

 

La ville et son aéroport, situés au fond d'une baie, subissent des influences à la fois maritimes et continentales. La station est située à 5kms de la ville et de la baie, mais à 24kms de la mer libre. C'est nettement moins maritime qu'à Percé qui est directement au bord de l'Atlantique.

71188_map1.jpg

 

 

Vue vers le sud-ouest. Les collines au sud de l'aéroport dépassent 500m d'altitude, le relief va forcer les vents dominant selon une direction est/ouest.

71188_map2_SW.jpg

 

 

71188_Gaspe_A_v7_22.png

 

On retrouve un régime de RR pas vraiment défini, tel que l'on avait à Montréal. On ne peut plus parler de climat océanique, ici la continentalité reprends le dessus avec une forte amplitude thermique annuelle et aucun minimum de RR discernable en été.

C'est jusqu'à présent le site le moins venté - avec Bangor - de toutes les fiches du nord-est de l'Amérique, signe de la position assez bien abritée de cette station, et signe aussi - d'après moi - de la prévalence du milieu continental sur le milieu maritime au fond de cette baie.

 

Confirmation du forçage du relief sur les vents, et l'on retrouve aussi sur les roses des vent la domination du zonal continental en hiver.

71188_Gaspe_C_v7_22.png

 

Les tableaux horaires laissent deviner un régime de brises en dehors de l'hiver, avec une prédominance des brises maritimes d'est en journée.

71188_Gaspe_B_v7_22.png

 

 

Voici l'hiver 2003-2004, très proche des moyennes (tn +0.4°c, tx -0.3°c, RR -5%).

On retrouve encore des redoux franchement positifs, qui mettent à mal la couche de neige. Le vent moyen relativement faible n’exclus pas de fréquents épisodes de poudreries accompagnés d'IRE très bas. De manière générale les tempêtes sont vraiment vigoureuses, que ce soit le vent, l'eau, la neige ou les variations de températures associées.

71188_DEC03_FEB04.png

 

 

Un exemple de mois d'avril normal, qui montre que la neige s'attarde généralement jusqu'à fin avril. Le printemps est tardif dans cette région.

71188_APR11.png

 

 

Voici l'été 2010, un peu chaud sur les tx (+0.5°c) mais très normal pour le reste (tn +0.1°c, RR +3%).

On voit bien le caractère campagnard de cette station, avec parfois de fortes amplitudes thermiques diurnes et des brouillards de rayonnement fréquents.

Cet été 2010 fut particulièrement ensoleillé, avec des séquences de beau temps particulièrement longues en juin et aout, bien plus durables que ce que l'on a vu dans les provinces maritimes.

71188_JUN_AUG10.png

 

 

A l'opposé l'été 2015 a été pourri jusqu'à début aout, voici le mois de juillet qui fait partie des 3 mois les plus froid depuis 2000 (2001, 2009 et 2015 se tiennent dans un mouchoir de poche avec moins de 0.1°c d'écart sur la Tm).

71188_JUL15.png

 

 

Voici le mois d'octobre "étalon" que j'utilise pour toute cette région: Octobre 2011. J'ai visité la Gaspésie du 5 au 7, sous un temps froid et parfois maussade (neige fondue le soir du 5 à Cap aux Os). J'ai donc raté le magnifique été indien qui a suivi, avec une remarquable pointe à 28°c !

71188_OCT11.png

 

 

Enfin un petit bonus: décembre 2010, qui explose les compteurs de précipitation (340% de la moyenne).

C'est aussi le mois de décembre le plus doux depuis 2000 (tn +6.3°c, tx +3.5°c), qui conclut l'année la plus douce également depuis 2000.

71188_DEC10.png

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je ne poste que rarement sur ce sujet, mais je le suis avec assiduité default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Encore un grand merci pour tout ton formidable travail (ainsi qu'autres autres participants qui viennent aussi alimenter et compléter le tout) default_flowers.gif

J'Adore la série que tu fais en ce moment puisque nous sommes dans nos régions Est Canadienne.

Tu vas nous faire toutes nos stations de québecois sur IC ? Allez, il ne reste plus que Québec et Saguenay tongue.png

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Citation

Tu vas nous faire toutes nos stations de québecois sur IC ? Allez, il ne reste plus que Québec et Saguenay tongue.png

Quebec: Non, pour des raisons déjà expliquées.

Saguenay: je viens de regarder vite fait dans cette région, et j'ai trouvé une station qui rempli tout mes critères, à savoir qui diffuse des synops et des METARs non automatiques (c-a-d à observations humaine du temps présent et des couches nuageuses): Roberval (station 71728 / CYRJ). A suivre pour bientôt donc...

 

#224. Goose Bay.

 

Ici on commence à être vraiment loin de tout, Happy Valley - Goose Bay est une petite ville du Labrador de 7000h à 840kms de St John's, 580kms de Gaspé et 1300kms de Montréal. La raison d'être de la présence humaine ici ne semble être que stratégique: Goose Bay est une base majeure de la Royal Canadian Air Force.

71816_map0.jpg

 

Si au sens strict du terme la station de l'aéroport n'est qu'à 3.8kms de l'eau, elle est en fait au bout d'un estuaire de 180kms de longueur et la mer libre est à plus de 220kms. La région est très rugueuse, avec des plateaux qui dépassent 500m d'altitude dans tous les points cardinaux.

71816_map1.jpg

 

Vue vers le nord-est. On distingue 2 parcs à instruments sur la base, je ne sais pas lequel est actuellement utilisé.

71816_map2_NE.jpg

 

71816_Goose_Bay_A_v7_22.png

 

On trouve ici un climat continental beaucoup plus classique, avec un régime de RR typique bien que les RR hivernales soient encore assez copieuses. Le froid hivernal est bien plus vif, on a en moyenne 5°c de moins qu'à Gaspé, si bien que la couche de neige au sol se maintient presque 6 mois par an et dépasse typiquement le mètre à son maximum mi-février.

La relative proximité du courant du Labrador donne des étés frais pour une station continentale située seulement sur le 53e parallèle, et assez nébuleux - le cumul médiocre de 1700h annuel pâtit de la grisaille estivale fréquente.

 

Une fois de plus on retrouve le zonal d'ouest sur les roses des vents hivernales, tandis qu'au printemps et en été les flux maritimes dominent - c'est la raison des étés frais et peu ensoleillés.

71816_Goose_Bay_C_v7_22.png

 

Comme d'habitude pour les stations situées près de l'eau, on retrouve des alternances de brises durant les mois de soleil haut, en l’occurrence ici de mars à juillet.

71816_Goose_Bay_B_v7_22.png

 

 

Voici l'hiver 2002-2003, que l'on peut considérer comme normal malgré les anomalies négatives de t° (tn -0.8°c, tx -0.6°c), de telles anomalies étant négligeables pour des climats continentaux à temps contrasté. On ne compte aussi que 10% d'excédent de RR, donc on est dans du "normal".

Les redoux positifs deviennent vraiment rares après le nouvel an, si bien que la couche de neige s'épaissit régulièrement au gré des tempêtes de neiges. Des épaisseurs proches de 1,50m comme sur cet exemple ne sont pas rares. L'hiver est la saison la plus ventée, la poudrerie est donc fréquente et l'IRE plonge souvent ponctuellement vers les -40.

Comme à St John's le cœur des dépressions qui se forment sur la mer du Labrador n'est pas loin et la pression tombe souvent bien bas. La différence est qu'ici on passe bien plus rarement dans le secteur chaud de la dépression.

71816_DEC02_FEB03.png

 

 

L'hiver est interminable, et malgré les premières douceurs d'avril la neige perdure jusqu'à la première quinzaine de mai en moyenne, d'autant que le plupart des RR tombent encore sous forme solide. Ici avril 2000 est très caractéristique, et très proches des moyennes.

71816_APR00.png

 

 

Voici l'été 2003, ultra-normal (tn -0.2°c, tx 0°c, RR +1%). un exemple parfait donc, qui montre les coups de forte chaleur éphémères, les journées grises et fraiches, d'autres coups de frais bien sec avec de basses tn... et un fait nouveau par rapport aux autres stations Canadiennes déjà vues ici: les chaleurs sont nettement moins humides qu'ailleurs, l'hygrométrie est même souvent bien sèche. Les reliefs modestes qui entourent la région doivent y contribuer par un effet de foehn léger mais bien réel - ou alors les masses d'airs subtropicales ne parviennent pas aussi facilement aussi au nord.

71816_JUN_AUG03.png

 

 

On termine par un mois d'octobre typique et très normal (tn +0.4°, tx +0.1°c, RR +4%). Pas mal de grisaille et l'hiver qui s’installe déjà les tous derniers jours du mois.

71816_OCT13.png

 

Voilà, c'est tout pour ce soir !

 

Modifié par mottoth
Remise en forme

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci beaucoup pour toutes ces analyses !

C'est passionnant à suivre !

A+

Pascal

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Saguenay: je viens de regarder vite fait dans cette région, et j'ai trouvé une station qui rempli tout mes critères, à savoir qui diffuse des synops et des METARs non automatiques (c-a-d à observations humaine du temps présent et des couches nuageuses): Roberval (station 71728 / CYRJ). A suivre pour bientôt donc...

#224. Goose Bay.

Les reliefs modestes qui entourent la région doivent y contribuer par un effet de foehn léger mais bien réel - ou alors les masses d'airs subtropicales ne parviennent pas aussi facilement aussi au nord.

- Pour le Saguenay, la station de Bagotville (base militaire) devrait également faire l'affaire. C'est une des rares grosses stations canadiennes à ne pas avoir été déplacée dernièrement et, à ma connaissance, elle reporte toutes les observations.

- Pour Goose Bay, c'est effectivement du foehn qui sévit en été. J'ai souvent remarqué que les Tx s'envolaient très haut de mai à septembre. Remarquable pour le secteur.

Les hivers sont un peu plus froids (surtout en Tx) et un peu plus neigeux (428 cm en moyenne) qu'ici. C'est de toute façon le coin le plus neigeux de tout le pays, hors Rocheuses évidemment. On est à 600 cm de moyenne par endroits.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Si on se base sur l'amplitude thermique des température moyenne entre l'hiver et l'été qui est très importante puisque celle-ci est de 32.5°C alors on pourrait affirmer le fait que ce climat est de type hypercontinental, cependant pour un climat hypercontinental je le trouve quand même assez humide, certes on a un maximum pluviométrique estival, mais a l'année on relève facilement plus de 900mm de précipitations, bon après on peut aussi se dire qu'une telle situation pluviométrique sur la côte est de l'Amérique du Nord il n'y a rien de très étonnant

Mais bon j'hésite quand même a parler de climat hypercontinental a cause notamment de la situation pluviométrique

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Quebec: Non, pour des raisons déjà expliquées.

Saguenay: je viens de regarder vite fait dans cette région, et j'ai trouvé une station qui rempli tout mes critères, à savoir qui diffuse des synops et des METARs non automatiques (c-a-d à observations humaine du temps présent et des couches nuageuses): Roberval (station 71728 / CYRJ). A suivre pour bientôt donc...

Aaahhh default_wub.png Tu ferais mon bonheur là

Mais oui, pour la région Bagotville ne convient pas ? Toutes les données sont présentes et fiables depuis 1942.

Mais sinon Roberval fait un bon compromis aussi mais est plus différente default_smile.png/emoticons/smile@2x.png 2x" width="20" height="20">

Encore merci pour Goose Bay qui a un climat sympa vraiment

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Tout d'abord, merci mottoth pour les dernières fiches !

Si on se base sur l'amplitude thermique des température moyenne entre l'hiver et l'été qui est très importante puisque celle-ci est de 32.5°C alors on pourrait affirmer le fait que ce climat est de type hypercontinental, cependant pour un climat hypercontinental je le trouve quand même assez humide, certes on a un maximum pluviométrique estival, mais a l'année on relève facilement plus de 900mm de précipitations, bon après on peut aussi se dire qu'une telle situation pluviométrique sur la côte est de l'Amérique du Nord il n'y a rien de très étonnant

Mais bon j'hésite quand même a parler de climat hypercontinental a cause notamment de la situation pluviométrique

Je pense que faire le lien entre continentalité et régime pluviométrique (c'est à dire 'maximum de pluies d'été = continental' et 'maximum de pluies d'hiver = océanique') est loin d'être toujours possible et loin d'être opportun. Il y a trop de cas particuliers. Deux exemples flagrants :

Clermont Ferrand avec une amplitude thermique annuelle de 16°C, donc presque 'océanique' possède un régime pluviométrique avec un maximum estival marqué, quasiment aussi marqué que nombre de station de climat franchement continental d'Ukraine ou de Russie.

Halifax avec une amplitude de 24°C, franchement continentale donc, montre un maximum hivernal marqué, quasiment aussi marqué que celui du climat hyperocéanique de Brest.

L'argument de la circulation atmosphérique alternée à Halifax ne tient pas, à mon avis. Certes la provenance des vents (nord-ouest en hiver et sud-ouest en été) joue un rôle capital dans le cas du climat d'Halifax mais la dominance du flux océanique joue tout autant dans les cas de ceux de Brest ou de Clermont-Ferrand.

Dire 'le climat de Halifax n'est pas si continental que ça si on tient compte des vents dominants' revient à dire 'le climat de Brest n'est pas si océanique que ça si on tient compte des vents dominants'. En raisonnant de cette manière, on peut dire tout et son contraire.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour,

formidable et étonnat, en plus admirable!, topic.

Deux remarques:

-J'habité au nord de l'Italie, concrètement en Bologne. Et je voudrais confirmer que même si en effet les données de l'Aeronautica Militare Italiana ne sont pas assez exhaustives et complètes comment on aurait attendu d'un pays developpé, vraiment les taux d'humidité en plein été sont presque tropicaux. C'est pas extraordinaire en été d'y avoir minimale tropical, bien sur les 20 º avec brouillard, ce que donne des sensations thermiques absolutement incroyables. Même moi qu'abite à Barcelone et suis bien abitué à les minimales tropicales n'ai jamais vécu rien similaire dans quelque autre ville de la rivière mediterranéenne.

En PLUS je trouve qui manque l'étude des climats espagnols, avec interessantes particularités bien loin du cliché, en commençant par ma ville, Barcelone.

Salut!

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je pense que faire le lien entre continentalité et régime pluviométrique (c'est à dire 'maximum de pluies d'été = continental' et 'maximum de pluies d'hiver = océanique') est loin d'être toujours possible et loin d'être opportun. Il y a trop de cas particuliers. Deux exemples flagrants :

Clermont Ferrand avec une amplitude thermique annuelle de 16°C, donc presque 'océanique' possède un régime pluviométrique avec un maximum estival marqué, quasiment aussi marqué que nombre de station de climat franchement continental d'Ukraine ou de Russie.

Halifax avec une amplitude de 24°C, franchement continentale donc, montre un maximum hivernal marqué, quasiment aussi marqué que celui du climat hyperocéanique de Brest.

L'argument de la circulation atmosphérique alternée à Halifax ne tient pas, à mon avis. Certes la provenance des vents (nord-ouest en hiver et sud-ouest en été) joue un rôle capital dans le cas du climat d'Halifax mais la dominance du flux océanique joue tout autant dans les cas de ceux de Brest ou de Clermont-Ferrand.

Dire 'le climat de Halifax n'est pas si continental que ça si on tient compte des vents dominants' revient à dire 'le climat de Brest n'est pas si océanique que ça si on tient compte des vents dominants'. En raisonnant de cette manière, on peut dire tout et son contraire.

Yves, les choses ne sont pas aussi simples que ça : une étude climatique un peu sérieuse nécessite un peu plus de recul que tu sembles le croire. Je veux dire par là qu'il n'est pas pertinent du tout, à mon avis, de ne tenir compte que d'un seul et unique paramètre pour définir un climat. En l'occurrence, je pense que de ne tenir compte que de la seule amplitude thermique annuelle (ou que du seul indice de continentalité si on veut être plus « juste ») pour déterminer si un climat est continental ou pas est très insuffisant !

Est-ce que Ouargla (Algérie, 32°N), par exemple, a un climat continental, avec une amplitude thermique annuelle de 25,5°C (et donc un Ic très élevé de 0,73) ?

Est-ce que Sagrès (extrême sud-ouest du Portugal) avec une amplitude de 6,5°C a un climat plus océanique que Ponta Delgada (Açores, même latitude, donc en plein milieu de l'Atlantique nord, càd dans une position on ne peut plus océanique) qui présente une amplitude thermique de 8°C ? Si Ponta Delgada présente une plus forte amplitude thermique, c'est parce qu'en été, les Açores se situent très régulièrement au sud du front polaire et baignent continuellement dans la masse d'air subtropicale.

Le même phénomène se produit sur la côte sud-est de la Nouvelle-Ecosse, sur la côte sud de Terre-Neuve, dans l'est et le sud-est du Japon, etc...

Regarde par exemple, sur une carte, la position de Sable Island, une petite île située à 200 km au large à l'est de la Nouvelle-Ecosse, en plein océan atlantique. Là-bas, l'amplitude thermique annuelle atteint encore, tout de même, les 19,1°C, et ce, par une latitude de 43°55'N seulement. Ce qui pousse l'Ic à 0,38, soit autant qu'à Minsk ! Dirais-tu que le climat de cette île est "continental" (ou même "semi-continental") pour autant ?! Pour te convaincre de ce que je crois être une erreur d'interprétation, il te faudrait passer au moins quelques jours là-bas, que tu ressentes et vives toi-même cette ambiance qui n'a rien, mais alors rien de continental. C'est au contraire extrêmement océanique : rien que sur la côte sud-est de la NS, les brumes et brouillards d'advection (les mêmes que sur la côte bretonne...) sont extrêmement fréquents, la bruine et le crachin également, et ce même en plein été. L'humidité relative est presque toujours très élevée, les Tx ne décollent quasiment jamais. Eh bien tout cela est encore plus marqué sur Sable Island ! Même l'hiver, lorsque l'air "continental" et arctique déboule sur l'île, celui-ci a perdu toute caractéristique "continentale" : le vent souffle très fort et de manière constante, et il neige. L'amplitude thermique diurne est toujours très faible (été comme hiver), ce qui est l'exact opposé de ce qu'il se passe en climat continental. Et très souvent, la pluie forte, le brouillard et la douceur s'incrustent dans cette alternance hivernale toujours très mouvementée. Les vrais types de temps continentaux caractéristiques n'existent tout simplement pas : l'hiver, jamais ou quasiment jamais de calme anticyclonique de grand beau temps glacial. L'été, jamais d'orage convectif thermique, jamais de forte chaleur sous un soleil chauffant fort le sol.

Bref, il est important, à mon avis, de tenir compte d'autres paramètres pour déterminer si un climat est continental ou océanique : l'amplitude thermique (ou l'indice de continentalité) est, certes, l'élément le plus important à prendre en compte, nous sommes d'accord, mais je pense qu'il est nécessaire d'insérer l'analyse du régime pluvio, voire l'amplitude thermique quotidienne moyenne.

Il est évident que toute forme d'abri créé par une barrière montagneuse influe sur la continentalité : le phénomène est peu marqué à Clermont-Fd, certes, mais il existe tout de même, et, bien que l'amplitude thermique annuelle (ou l'Ic) soit faible (16-17°C), il n'en demeure pas moins que si le régime pluvio est tel qu'il est, c'est qu'il y a là un début de continentalité. Ce phénomène d'abri est beaucoup plus marqué dans l'arrière-pays de la Colombie britannique par ex, comme à Lillooet, à 180 km seulement de Vancouver.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

- Pour le Saguenay, la station de Bagotville (base militaire) devrait également faire l'affaire. C'est une des rares grosses stations canadiennes à ne pas avoir été déplacée dernièrement et, à ma connaissance, elle reporte toutes les observations.

Aaahhh wub.png Tu ferais mon bonheur là

Mais oui, pour la région Bagotville ne convient pas ? Toutes les données sont présentes et fiables depuis 1942.

Mais sinon Roberval fait un bon compromis aussi mais est plus différente smile.png

J'avais déjà commencé à bosser sur Roberval quand j'ai lu vos messages, donc ça sera Roberval. Mais Bagotville faisait aussi un très bon choix avec des synop et des METARs de bonne qualité, grâce aux obs humaines H24. Ces critères de choix ne sont pas si facilement remplis que cela, si bien que je n'ai finalement pas une pléthore de stations a ma disposition: le hic est souvent au niveau des obs automatiques qui sont à la fois moins complètes et de moins bonne qualité. Donc dès que j'ai trouvé une station convenable dans le secteur de Saguenay j'ai foncé bille en tête sans même penser qu'une deuxième ferait aussi l'affaire.

-J'habité au nord de l'Italie, concrètement en Bologne. Et je voudrais confirmer que même si en effet les données de l'Aeronautica Militare Italiana ne sont pas assez exhaustives et complètes comment on aurait attendu d'un pays developpé, vraiment les taux d'humidité en plein été sont presque tropicaux. C'est pas extraordinaire en été d'y avoir minimale tropical, bien sur les 20 º avec brouillard, ce que donne des sensations thermiques absolutement incroyables. Même moi qu'abite à Barcelone et suis bien abitué à les minimales tropicales n'ai jamais vécu rien similaire dans quelque autre ville de la rivière mediterranéenne.

En PLUS je trouve qui manque l'étude des climats espagnols, avec interessantes particularités bien loin du cliché, en commençant par ma ville, Barcelone.

Pour Bologne il faut que je regarde si je peux ntégrer les METARs aux obs synoptiques pour avoir des données H24 depuis 2000... Mais ça ne sera pas avant un bon moment, et encore faut-t-il que les METARs soient eux aussi émis H24 durant les années où ce n'était pas la cas pour les synops.

Pour l'Espagne je ferais sans aucun doute un jour une série sur ce pays. Le seul inconvénient, qui m'a freiné jusqu'à présent, c'est que les seules tn disponible sont celles prises à 6hTU, et en hiver la t° continue souvent de baisser pendant encore une ou 2 heures après ce relevé. Donc il faudra faire avec des tn souvent un peu sur-évaluées.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Yves, les choses ne sont pas aussi simples que ça : une étude climatique un peu sérieuse nécessite un peu plus de recul que tu sembles le croire. Je veux dire par là qu'il n'est pas pertinent du tout, à mon avis, de ne tenir compte que d'un seul et unique paramètre pour définir un climat. En l'occurrence, je pense que de ne tenir compte que de la seule amplitude thermique annuelle (ou que du seul indice de continentalité si on veut être plus « juste ») pour déterminer si un climat est continental ou pas est très insuffisant !

Bref, il est important, à mon avis, de tenir compte d'autres paramètres pour déterminer si un climat est continental ou océanique : l'amplitude thermique (ou l'indice de continentalité) est, certes, l'élément le plus important à prendre en compte, nous sommes d'accord, mais je pense qu'il est nécessaire d'insérer l'analyse du régime pluvio, voire l'amplitude thermique quotidienne moyenne.

Je n'ai pas dit qu'il ne faut prendre en compte qu'un seul paramètre pour définir un climat.

Pour revenir à un cas qui parait complètement hors des schémas habituels, Yuzhno-Sakhalinsk : on a une situation insulaire dans un environnement hivernal très perturbé qui pourrait faire pencher vers un climat océanique et pourtant l'amplitude annuelle est forte, 28°C, et le maximum de pluies nettement estival. Comment classer ce climat ? Ce climat peut s'apparenter à celui de Moscou pour le régime pluviométrique, de Montréal pour l'amplitude thermique annuelle et de Saint John's pour l'hiver perturbé et tempétueux.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Pour revenir à un cas qui parait complètement hors des schémas habituels, Yuzhno-Sakhalinsk : on a une situation insulaire dans un environnement hivernal très perturbé qui pourrait faire pencher vers un climat océanique et pourtant l'amplitude annuelle est forte, 28°C, et le maximum de pluies nettement estival. Comment classer ce climat ? Ce climat peut s'apparenter à celui de Moscou pour le régime pluviométrique, de Montréal pour l'amplitude thermique annuelle et de Saint John's pour l'hiver perturbé et tempétueux.

Bonjour Yves,

Je ne comprends pas pourquoi tu dis que « l'environnement hivernal (à Yuzhno-Sakhalinsk) est très perturbé ». En effet, au contraire, il semblerait bien que les hivers soient plutôt bien calmes là-bas : 49 mm et 54% d'ensoleillement en janvier, 37 mm et 54% d'ensoleillement en février. Mais malgré l'ensoleillement hivernal généreux, presque tout les jours un peu de neige (parfois très peu, parfois des quantités modérées), et jamais de gros redoux pluvieux et océaniques perturbés. On est bien, là, dans la configuration d'un effet de lac très modeste, induit par des vents provenant du grand continent sibérien et en étant presque toujours baigné dans une masse d'air continentale arctique.

http://www.ogimet.com/gsynres.phtml.en

Les étés sont en revanche beaucoup plus perturbés, eux : 83 mm et 35% d'ensoleillement en juillet, et 110 mm et 33% d'ensoleillement en août. En revanche, juin est effectivement bien plus lumineux et sec. Par ailleurs, le mois d'août est assez nettement plus chaud que juillet pour deux raisons : 1) une certaine dose d'océanicité marquée l'été , 2) le même phénomène que celui que j'ai décrit plus haut (intrusions assez fréquentes de la masse d'air subtropicale dues à la relative proximité de la cellule anticyclonique subtropicale du Pacifique occidental).

Je pense que dans ce cas, il est tout de même assez aisément permis de parler d'un climat continental, car :

1) l'amplitude thermique annuelle (et l'Ic) est nettement suffisante

2) mis à part le bref et petit creux pluvio de juin, l'été reste assez nettement plus arrosé que l'hiver.

3) amplitude thermique quotidienne moyenne assez élevée

4) l'ensoleillement hivernal est vraiment trop élevé pour tout climat océanique

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Merci Mottoth pour cette nouvelle étude.

Une petite précision quant au classement par Köppen : Un climat méditérranéen (Csx) est caractérisé par le fait que la pluviométrie d'un mois d'été doit être inférieure au tiers de la pluviométrie du mois le plus arrosé en saison froide, c'est bien le cas pour Trabzon :Pjuillet (30,3 mm) est inférieure à Poctobre / 3 (119,5 / 3 = 39,8).

Cependant, il faut aussi que la pluviométrie de ce mois d'été soit inférieure à 30 mm. Dans le cas de Trabzon, on est donc vraiment dans un cas-limite avec 30,3 mm.

Un caractére qui n'est pas du tout méditérranéen, c'est la valeur de l'ensoleillement, beaucoup trop faible à Trabzon avec 1658 h. Mais ce critère n'est pas pris en compte par Köppen ...

Je voudrais faire une observation sur la limite proposée par Köppen pour les climats méditerranéens de 30 mm. le mois le plus sec, parce que nous aurions probablement des surprises quand nous nous rendons compte que selon cette règle villes comme Barcelone et probablement beaucoup du sud-est de la France et l'Italie seriont au-delà du climat méditerranéen. Et bien sûr, nous savons tous que les moyennes, en particulier celles des précipitations dans le bassin du Nord-Ouest de la Méditerranée nous devons les prendre avec le relativisme. À Barcelone, on a mois de juillet avec plus de 100 mm. et compris des aoûts qu'on reçu plus de 300 mm. Mais si l'on regarde les données d'une série assez longue (plus de 100 ans pour Barcelone) on se rend compte que les précipitations estivales moyennes qui nous font «évader» du climat méditerranéen (40mm. en Juin, presque 30 en Juillet, 60 Août) sont réalisés en quelques mois où une tempête a laissé un énorme ous bestiale quantité de pluie et une majorité de quelques mois avec maigres précipitations.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je voudrais faire une observation sur la limite proposée par Köppen pour les climats méditerranéens de 30 mm. le mois le plus sec, parce que nous aurions probablement des surprises quand nous nous rendons compte que selon cette règle villes comme Barcelone et probablement beaucoup du sud-est de la France et l'Italie seriont au-delà du climat méditerranéen. Et bien sûr, nous savons tous que les moyennes, en particulier celles des précipitations dans le bassin du Nord-Ouest de la Méditerranée nous devons les prendre avec le relativisme. À Barcelone, on a mois de juillet avec plus de 100 mm. et compris des aoûts qu'on reçu plus de 300 mm. Mais si l'on regarde les données d'une série assez longue (plus de 100 ans pour Barcelone) on se rend compte que les précipitations estivales moyennes qui nous font «évader» du climat méditerranéen (40mm. en Juin, presque 30 en Juillet, 60 Août) sont réalisés en quelques mois où une tempête a laissé un énorme ous bestiale quantité de pluie et une majorité de quelques mois avec maigres précipitations.

Oui, effectivement, on considère souvent les moyennes arithmétiques des différents paramètres météo mais ces moyennes ne traduisent pas forcément l'impression ressentie, les valeurs médianes pourraient être dans certains cas plus représentatives du ressenti.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je pense que dans ce cas, il est tout de même assez aisément permis de parler d'un climat continental, car :

1) l'amplitude thermique annuelle (et l'Ic) est nettement suffisante

2) mis à part le bref et petit creux pluvio de juin, l'été reste assez nettement plus arrosé que l'hiver.

3) amplitude thermique quotidienne moyenne assez élevée

4) l'ensoleillement estival est vraiment trop élevé pour tout climat océanique

Je ne comprends pas bien ta dernière remarque car l'ensoleillement estival de Yuzhno-Sakhalinsk est particulièrement médiocre.

Sinon, que dire du cas de Sapporo : amplitude annuelle élevée digne d'un climat continental, hiver perturbé et maximum de pluie clairement hivernal ? En fait ce climat ressemble beaucoup à celui de Halifax, on aurait donc selon toi un climat qui deviendrait océanique quelques centaines de km plus au sud ...

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Je ne comprends pas bien ta dernière remarque car l'ensoleillement estival de Yuzhno-Sakhalinsk est particulièrement médiocre.

Oups, je parlais bien évidemment de l'ensoleillement hivernal ! (j'ai rectifié)

Sinon, que dire du cas de Sapporo : amplitude annuelle élevée digne d'un climat continental, hiver perturbé et maximum de pluie clairement hivernal ? En fait ce climat ressemble beaucoup à celui de Halifax, on aurait donc selon toi un climat qui deviendrait océanique quelques centaines de km plus au sud ...
Tu fais là une très bonne remarque.

Oui, il est vrai que le climat de Sapporo ressemble beaucoup à celui de Halifax. Cependant, quelques différences essentielles font qu'on n'est pas tout à fait dans la même catégorie climatique, à mon humble avis bien sûr.

Pour commencer, ce ne sont pas du tout les mêmes centres d'action qui agissent :

À Sapporo, l'hiver connait certes de fortes (très fortes, même !) précipitations. Mais celles-ci, contrairement à Halifax, tombent presque exclusivement sous forme de neige, malgré les températures moyennes moins froides. Là encore, il s'agit du même effet de lac (qui n'existe quasiment pas en Nouvelle-Ecosse) plus marqué encore qu'à Yuzhno-Sakhalinsk : en effet, ici, les vents glacials de la masse d'air arctique continentale en provenance de Sibérie ont le temps d'emmagasiner beaucoup plus de vapeur d'eau (tout en se réchauffant plus franchement), car le trajet maritime est plus long. Il s'en suit de très longues et fréquentes chutes de neige. Mais ces chutes de neige ne résultent nullement de quelconques dépressions en provenance du sud (issues de la cyclogénèse résultant du contact entre air froid et air chaud). L'ensoleillement hivernal est relativement bon (34% en janvier), malgré les 29 jours de chutes de neige dans le mois ! Signe que le phénomène (alternance neige/soleil) est quotidien => signe de relative stabilité de la masse d'air malgré la légère (mais remarquée !) océanicisation.

Quant au maximum pluvio, il n'est pas tellement hivernal à mon avis. Il semble plutôt centré sur août et septembre, et coïncide - je pense - au couplage entre le passage de la trajectoire du front polaire (qui repart vers le sud-est) d'une part et la mousson est-asiatique d'autre part (dont il n'existe pas l'équivalent côté est du continent américain). Durant cette période, de forte pluies souvent convectives thermiques se produisent, signe d'une certaine continentalité.

Pour conclure, je pense qu'ici, l'influence continentale (je parle bien d'influences atmosphériques et non de l'impact du "substrat" local qui n'est justement pas continental) semble assez nettement plus forte que l'influence et le substrat océaniques (qui semblent se faire sentir surtout au printemps).

Si on prends les chiffres :

- oui l'amplitude thermique annuelle (et l'Ic) sont trop élevés (26°C et Ic de 0,53 : c'est beaucoup).

- le régime pluvio est certes peu "continental" : 500 mm d'avril à septembre, contre 600 mm d'octobre à mars.

- mais l'humidité relative reste basse (notamment l'hiver) et l'amplitude thermique diurne moyenne n'est pas trop basse.

Bref, il s'agit toujours d'un climat continental, mais avec "influences océaniques et moussonniques", ou plus simplement "à influence maritime".

En fait, l'influence de l'énorme cellule anticyclonique d'hiver centrée sur la Sibérie est ici prédominante, et dicte en quelque sorte le climat.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

J'acheté à Perpignan il y a 7 ans un magnifique livre Quel Temps! de Guillaume Sechet.

J'ai trouvé que la ville de France qui subit les plus grands quantités de cm. de neige pendant les grandes vagues de froid et retour de l'est est Perpignan, c'est qu'est logique d'autre côté..

Il y a une donnée étonnante qui concorde paraitement avec des données d'autres villes de Catalogne comment Barcelona et la Costa Brava: -Palafrugell et Palamòs ont reçu 175 cm de neige en 24 heures le janvier 1941... Barcelone de 50 à 1 metre le Noël 1962...

A plusieurs fois Perpignan a reçu plus de 50 cm de neige en 24 heures.

Concrètement je voudrais savoir QUEL EST LE RECORD DE CM DE NEIGE DANS UN VILLE FRANÇAISE HORS DE MONTAGNE EN 24 HEURES?

Merci.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

[...]
En ce qui concerne l'ensoleillement de Boston, celui si tournerait plutôt dans les 2400 h (au lieu de 2600 h) si on utilisait le système de mesure d'insolation Européens. J'ai vérifier cela en comparant deux stations, celles de Détroit et celles de Windsor.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.