Sam79

Statistiques et anomalies climatiques globales

3 276 messages dans ce sujet

Il y a 8 heures, sirius a dit :

Pour ceux que ça intéresse: une discussion sur la physique de l'effet de serre sur Futura Science, en particulier pourquoi ça ne sature pas.

Il semble que le phénomène n'est pas bien compris de beaucoup de gens.

 

Ce serait quand même convenable de ne pas dévoyer ce que disent tes contradicteurs ou pire de sous entendre qu'ils seraient eux-mêmes incapables de comprendre.

 

Ce qu'ils disent c'est que l'ES augmente bien évidemment lorsqu'on augmente le concentration en absorbant mais moins dans la zone dite de "saturation" (ie qui correspond à l'émission du CN à la température la plus froide de la troposphère elle-même imposée par la convection) que dans les zones latérales de la bande d'absorption (wings comme disent les américains).

Je n'ai pas le temps mais il suffirait de calculer à partir de modèles type MODTRAN les variations de flux vers le haut en fonction de la longueur d'onde en cas de doublement de la concentration en absorbant, par exemple.

Puisqu'on prend des analogies thermiques, quand on est dans son lit on a bien chaud avec une couverture qui couvre l'ensemble du corps (bon encore plus quand on n'est pas tout seul c'est vrai mais ce n'est pas le sujet).

Par contre, si on met une couverture de la taille d'une feuille de vigne et même si on superpose 1000 feuilles de vigne, on perdra toujours énormément de chaleur par les zones non couvertes, les "fenêtres".

Si on répartit les feuilles de vigne sur l'ensemble c'est "plus mieux".

 

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Je ne débattrai pas ici, ce n'est pas le sujet. 

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Bon, côté anomalies de températures, février est pour l'instant très haut.

Plus haut que décembre ou janvier dernier au 10 de ce mois.

Dans la moyenne de l'année 2016.....

La fièvre à beaucoup de mal à retomber

Modifié par th38
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Le 10/02/2017 à 13:42, ChristianP a dit :

En moyenne sur une bonne période c'est certain qu'il y a des compensations des erreurs qui limitent l'écart en valeur centrale et la version 4 de RSS remonte bien. On voit ici qu'au départ tout va bien et qu'ensuite chaque jeu de données sat dérive. Donc qu'est ce qu'on peut faire avec un truc pareil ? Sur terre on peut vérifier les biais bien plus facilement que là haut.
CctWdsFW8AAvsGB.jpg

 

 

Pour les données satellitaire, on remarque qu'elles sont en accord pour le dernier El-Nino malgré de grosses différences pour son intensité. Pour Copernicus, c'est un service récent (même base de données que ECMWF il me semble). Difficile de comprendre les différence entre ces deux modèles.

 

1487234232-capture-d-ecran-2017-02-15-a-18-58-15.png

 

Pour l'analyse climatique, tout dépendra du modèle et sa sensibilité . La gestion des données climatique et son évolution depuis 1880 se fait selon les données GCHM de la NOAA base de données des réanalyses (GISS=>NASA- NCEI=>NOAA- HADCRUT4=>Office Hadley Centre Met..).

 

Donc, on ne peut pas utiliser les données RSS (Carl Mears) ou UHA (John Christy et Roy Spencer) car trop imprécises pour l'évolution des températures de toute la troposphère (et le paradoxe avec la stratosphère) mais faire confiance aux données satellitaires depuis seulement 1980 (début d'une AMO en phase chaude) pour suivre l'évolution des banquises (j'ai un petit penchant pour l'AMO et son impact sur la banquise Arctique hors El-Nino) pour l'évolution des banquises selon les ano etc.. qui se base uniquement sur des satellites à défilement  (réglage diurne, chauffage ou refroidissement du satellite dans sa rotation, problème d'orbite elliptique lors de la mise en service du satellite, dérive, écoulement de l'eau de fonte sur la banquise et donc, problème de radar=> volume de glace et extent.. plus les problème dus aux rayonnements pour les mesures de luminosité etc...).

C'est contradictoire non?

 

Données NSIDC (NASA et NOAA).

 

 

http://image.noelshack.com/fichiers/2017/07/1487234899-capture-d-ecran-2017-02-16-a-09-45-55.png

 

Selon John Christy et Roy Spencer,  pour la moyenne 1981-2010, les ano globales (continentales et tropicales  LT ) pour 2015-2016:

 

ANNÉE MO GLOBE NHEM. SHEM. TROPICS
2015 01 +0,30 +0,44 +0,15 +0,13
2015 02 +0,19 +0,34 +0,04 -0,07
2015 03 +0,18 +0,28 +0,07 +0,04
2015 04 +0,09 +0,19 -0,01 +0,08
2015 05 +0,27 +0,34 +0,20 +0,27
2015 06 +0,31 +0,38 +0,25 +0,46
2015 07 +0,16 +0,29 +0,03 +0,48
2015 08 +0,25 +0,20 +0,30 +0,53
2015 09 +0,23 +0,30 +0,16 +0,55
2015 10 +0,41 +0,63 +0,20 +0,53
2015 11 +0,33 +0,44 +0,22 +0,52
2015 12 +0,45 +0,53 +0,37 +0,61
2016 01 +0,54 +0,69 +0,39 +0,84
2016 02 +0,83 +1,16 +0,50 +0,99
2016 03 +0,73 +0,94 +0,52 +1,09
2016 04 +0,71 +0,85 +0,58 +0,93
2016 05 +0,54 +0,65 +0,44 +0,71
2016 06 +0,34 +0,51 +0,17 +0,37
2016 07 +0,39 +0,48 +0,30 +0,48
2016 08 +0,43 +0,55 +0,32 +0,49
2016 09 +0,44 +0,49 +0,39 +0,37
2016 10 +0,41 +0,42 +0,39 +0,46
2016 11 +0,45 +0,40 +0,50 +0,37
2016 12 +0,24 +0,19 +0,30 +0,21
2017 01 +0,30 +0,27 +0,33 +0,07

 

 

Comme tu le dis, sur terre on peut vérifier les biais bien plus facilement que là haut.

 

Citation

Christy a également réalisé la reconstruction détaillée de la température de surface pour la Californie centrale . Il a constaté que la température enregistrée était compatibles avec un environnement de surface modifié provoqué par une augmentation de l'irrigation dans l' agriculture, ce qui a changé l'albédo..

 

Et ce, malgré l'évolution de la PDO..

 

C'est le débat entre septique et alarmiste, données satellitaires ou reconstitution de celles du passé? Il reste encore beaucoup à apprendre...

 

Nanuq.

 

Modifié par Nanuq

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Johan Lorck a encore une fois réalisé un excellent article bilan d'anomalie de température mondiale mensuelle, cette fois-ci donc pour Janvier :

 

https://global-climat.com/2017/02/16/tres-chaud-en-janvier-malgre-la-nina-annonce-la-nasa/

 

Ce graphique, tiré de l'article, résume à lui-seul la situation alarmante que nous vivons actuellement :

 

Ecart à la moyenne 1951-1980.

 

Comme je le mentionnais dans le topic el nino, il se passe effectivement quelque chose d'inédit puisque nous sommes tout juste sortie d'une phase la nina, tandis que les anomalies elles nous la jouent comme si nous étions en phase el nino...

 

Le plus flagrant en étant les réanalyses de NCEP pour la 1ère quinzaine de février :

 

days.png

https://moyhu.blogspot.fr/p/latest-ice-and-temperature-data.html#NCAR

 

et les anomalies exceptionnelles encore prévues pour les 7 jours à venir : 

 

62.png

 

http://cci-reanalyzer.org/wx/fcst/#GFS-025deg.WORLD-CED.T2_anom

 

Février risque ainsi d'approcher les records de Décembre 2015 et d'Avril 2016... pourtant nous sommes déjà loin des conséquences de l'épisode el nino 2015-2016, et ce d'autant plus que nous avons connu une phase la nina cet hiver... 

 

Je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche quand même... O.o Les modèles n'auraient-ils pas sous-estimé la capacité de l'océan (notamment l'océan Pacifique) à relarguer une partie de la chaleur excédentaire (dû au RC) stockée sous l'effet de cycles naturels, de même que d'autres effets amplificateurs positifs (dont il faut encore rappeler que les modèles climatiques sous-estiment ou n'intègrent tout simplement pas encore)... ?

 

Désolé à celles et ceux qui pensent qu'on est juste en train de rattraper la fourchette haute des projections climatiques, mais si on sort du point statistique, observer de telles anomalies en période la nina, je ne sais pas mais moi cela me donne envie de réfléchir aussi en dehors des stats... 

 

Et je n'imagine même pas ce vers quoi l'on va si le nouvel épisode el nino à la fin de l'année est confirmée... :o

 

Yoann

http://docuclimat.wordpress.com/

Modifié par Yoann44

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C'est vrai que février devrait finir avec une forte anomalie chaude, la prévision suggère en plus une remontée marquée en dernière décade (on notera le biais froid quasi-constant de GFS depuis le début de l'année). 

 

748492okaa.png

358201laa.png

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Au sujet des quelques études publiées ces dernières années et concernant une éventuelle augmentation assez affolante de l' accumulation de chaleur dans les océans. Tout d' abord quel serait la crédibilité de ces résultats ? Puis si oui , ces études ne précisent pas à quels scénarios d' émission de CO2 et de sensibilité climatique , ce type d' accumulation pourrait correspondre . Fourchette haute , centrale , ou fourchette basse ? 

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Le 17/02/2017 à 01:19, Yoann44 a dit :

Je me dis qu'il y a quelque chose qui cloche quand même... O.o

 

Je crois qu'il y a un réchauffement climatique global.

 

Vous avez bien de la chance, en tous cas, de pouvoir insister sur des scénarios "moins favorables", parce que pendant une période c'était très mal vu de parler ne serait-ce que d'un réchauffement climatique inéluctable. En parler régulièrement depuis 10 ans était là pour préparer le terrain, pour ne pas que la déception (de voir le climat se réchauffer inéluctablement) soit trop grande. En étant préparé, la pilule est normalement moins dure à avaler.

 

Ceci dit, gardez les scénarios "moins favorables" dans une case "au cas où". Dans le doute, jusque nouvel ordre, le modèle d'un réchauffement global linéaire est le meilleur : le signal est lent donc linéarisable et un signal linéaire est facile à communiquer. Statistiquement, vous l'aurez compris avec Christian P, on ne voit rien de flagrant pour dire si on sort nettement du modèle linéaire. Par contre, cela veut dire des à-coup de partout dans le monde entier. Pour la température d'une ville donnée, le réchauffement global lent se manifeste comme une oscillation avec des pics hauts de plus en plus hauts et souvent, mais pas toujours, des pics bas de moins en moins bas.

Modifié par Cotissois 31
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De toute manière , même en présence d' un RC avec vitesse de réchauffement à l' échelle globale de près de 0.2 °c par décénie ,comme actuellement, il n' y a rien d' anodin . En effet , faut-il préciser que non seulement du 0.2°c / 10 ans , cela correspond biensûre à du 2°c par siecle ( soit la moitié de la différence entre un maximum  inter-glaciaire , et un minimum glaciaire ) , mais surtout du 0.2 °c / 10 ans à l' echelle globale équivaut non pas à du 0.2 °c , mais à du 0.3° / 10 ans  à la surface des terres soit 3°c par siècle , c' est à dire une amplitude 50 % plus forte . Ceci , en raison du fait que l' air étant plus sec à la surface des terres , il se réchauffe d' avantage en chaleur sensible qu' au dessus des mers et océans .

Sur un autre sujet , en ce qui concerne la vitesse de rechauffement , la nature jouant souvent des tours , il se pourrait bien qu' on assiste (pourquoi pas ) à une accélération de l' accroissement  dans les 10 prochaines années. Ce qui ferait alors penser à une accélération de la tendance de fond ,d' où un grand nombre de débats .Puis le tout pourrait etre suivis d' un autre plateau .En tous cas réponse dans 15 à 20 ans , en espérant qu' à cette date là l' économie sera moins carbonnée .

Modifié par CP3
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Il y a 19 heures, CP3 a dit :

Au sujet des quelques études publiées ces dernières années et concernant une éventuelle augmentation assez affolante de l' accumulation de chaleur dans les océans. Tout d' abord quel serait la crédibilité de ces résultats ? Puis si oui , ces études ne précisent pas à quels scénarios d' émission de CO2 et de sensibilité climatique , ce type d' accumulation pourrait correspondre . Fourchette haute , centrale , ou fourchette basse ? 

Crédibles ? oui certainement mais peut être pas au Joule près quand même. Par exemple, 

"(We used) in situ measurements, ocean reanalysis and global sea level budget. For 2003–2013, it
amounts to 0.5 +/− 0.1Wm−2, 0.68 +/− 0.1Wm−2 and 0.65 +/− 0.1Wm−2, respectively for the three approaches."

Dieng et al INTERNATIONAL JOURNAL OF CLIMATOLOGY
Int. J. Climatol. (2017)

La fourchette est donc à peu près de 0,5 à 0,7 W/m2 et comme le dit cotissois, on n'en est qu'au début du réchauffement en qq sorte. Autrement dit, les trajectoires ne sont pas très différentes les unes des autres pour le moment.

 

 

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Carte à archiver!!!!!!!

 

http://cci-reanalyzer.org/wx/DailySummary/#T2_anom

 

On a une anomalie négative aujourd'hui en arctique. J'ai pas vu cela depuis des lustres.

Remarquable concentration du vortex polaire sur la banquise :

Rhavn061.gif

 

Modifié par Virgile
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Selon NCEP, ces derniers jours nous flirtons à nouveau avec les +1.5°C par rapport à la moyenne pré-industrielle.

....Comme en plein Nino...:@

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D'un point de vue statistique ou physique, il n'y a rien de rien de plus. Franchement c'est une illusion d'optique de voir quelque chose d'anormal pour les T avec l'intégrale négative de l'ENSO  pseudo Nina ridicule comparée à l'intégrale de ce qui vient de se produire depuis des mois sur une durée supérieure à 1998.

ts.gif


https://www.esrl.noaa.gov/psd/enso/mei/

 

gissmens31012017.png


Non seulement on voit que des anomalies mensuelles de ce Nino XL 2016 ne sont pas aussi hors de l'IP sup , ni qu'au dessus de +1 écart-type, que d'autres dans le passé avec pourtant un moindre forçage anthropique, mais en prime la pente de la tendance sur 98-012017 pente violette (Janvier est dans le demi IP de la tendance, dans 1 écart-type, rien de plus banal pour le RCA même calculé fin 98 en position neutre) n'arrive même pas à faire autant que celle sur 83-1998 (Pente jaune d'un autre bon Nino à un bon Nino), malgré un bruit froid monstrueux, le Pinatubo en 2 ème sous-suite de la tendance, qui réduit sa pente ! Une honte totale pour la période 98-012017 qui aurait été encore plus ridicule en comparaison avec un Pinatubo en 2 ème sous-suite de cette dernière tendance. On ne fait que rattraper du retard d'ENSO + depuis des années, donc logique qu'avec l'inertie renforcée sans vraie Nina comme après 98, on reste à des niveaux corrects pour essayer de rentrer dans les clous de la tendance calculée fin 98 et pas encore dans ceux des modèles, car je le répète, ce n'est pas optimal de n'arriver qu'au milieu des projections de l'AR5 avec un ENSO+ XL et long, un blob, un forçage anthropique en plus et j'avais oublié, un record d'extent bas mondial en même temps.
Et oui il est assez possible que l'inertie soit renforcée par la faiblesse de l'extent de glace de mer sur la planète, moindre que toutes les autres années à fort Nino :
nsidc_global_extent_byyear_b.png
Quand on mesure/interpole la T là où il y a normalement de la glace, alors qu'il n'y en n'a plus, ça dope l'anomalie globale bien plus que pour une surface en mer où  la glace avait été toujours présentes à ces périodes. Les anomalies locales y sont bien plus monstrueuses avec de l'eau à la place de glace.
A noter que depuis 2007 le bruit dans les variations de la glace de mer a vraiment significativement augmenté en Arctique (Voir chez Tamino). Reste à savoir pourquoi physiquement sans doigt mouillé dans ces secteurs à grande variabilité bien avant les relevés sat (durée trop courte dans ces coins pour se faire une bonne idée de la variabilité habituelle). De plus il reste à déterminer la part de variabilité dans le passage d'un record haut à un record bas d'extent en Antarctique.


On a donc la tendance 70-2017 qui reste inférieure à celle sur 70-98 alors qu'en toute logique elle devrait/aurait dû finir par la dépasser avec plus de forçage, sans absolument aucune erreur de sous-estimation des projections AR5 (et encore moins de l'AR4 plus chaudes) et celle sur 98-2017 encore plus faible, est pire,  plus à la ramasse alors qu' elle devrait être plus forte que toutes les autres.  Elle n'arrive pas à dépasser la tendance jaune 1983-1998 avec un Pinatubo.
Donc nous n'avons même pas encore rattrapé le niveau de pente plus global de 70-98, car là aussi il y a une inertie pendant des années avec un surplus d'ENSO pas fameux à cause des vents anormaux.
Statistiquement j'avais calculé il y a des années que le bruit total (internes et externe avec le soleil)  de la T autour de l'évolution du CO2, est significativement auto-corrélé sur 18-20 ans  (par rapport à l'évolution du CO2 et non par rapport à l'évolution du fond de la T) et donc j'avais estimé qu'il fallait probablement ce laps de temps pour que l'ensemble du bruit habituel soit considéré comme à l'équilibre en moyenne pour le fond et c'est donc le bon timing actuellement pour que la T reprenne sa marche normale en avant par rapport au fond prévu sans erreur des modèles de projections).

Il est logique que si l'ENSO reste enfin à des niveaux souvent plus corrects, on ne fasse que revenir à ce qui est prévu sans aucun problème pour les modèles (hors leur inaptitude à prévoir ces variations internes avec le bon timing et la bonne fréquence dans un échantillon de 20-30 ans)

 

Ce ne sont pas quelques mois ou 2 années qui font un climat. En 2008, j'avais halluciné pour le raisonnement inverse côté froid, avec une pointure du GIEC à la TV en France qui faisait la même remarque en envisageant une surestimation des modèles si ça durait encore quelques mois dans le froid, noyé dans le bruit froid en raisonnant à court-terme au lieu de périodes d'au moins 20 ans et plus. Très fort pour se tirer un boulet dans le pied et pour bien faire croire au public que le bruit est équivalent au climat, surtout sortant de la bouche d'un réchauffiste !


On ne rattrape pas la fourchette haute des modèles comme déjà montré dans un des graphes du GIEC plus haut, mais juste le centre des projections de l'AR5, malheureusement (On rattrape le haut des prévis décennales expérimentales intégrées dans le même graphe des projections, suite à la mode du faux hiatus, ce haut qui ne se retrouve qu'au centre des projections de l'AR5).
Il faudra que l'ENSO nous aide encore un moment en restant assez neutre et positive pour être parfaitement dans les clous des prévis, car sur le fond, rien de nouveau, on alimente la chaudière, les forçages et les rétroactions ne sont pas encore revues (en synthèse des travaux scientifiques), à la hausse ou à la baisse par les spécialistes (C'est certain qu'on peut toujours extraire une étude par-ci, par-là, totalement opposées entre-elles).
Il n'y a que le travail d'analyse avec les modèles actualisés et améliorés, qui prendra de nombreux mois, qui pourra nous dire ou non si les paramètres sur le fond sont à revoir dans les modèles. Pour le moment rien en vue à ce niveau, car le fond est considéré comme assez bien cerné (hors scénarios humains imprévisibles) et même le niveau de bruit d'un point de vue physique est bien donné globalement en cumulé (variabilité naturelle interne + variabilité naturelle externe) comme par les statistiques (autour de +-0.2° au pas annuel autour de l'évolution de fond).

 

Il ne faut pas oublier que le climat qui est pipé a une sacrée inertie que l'on observe et qui est physique, mais le bruit aussi lui-même a son inertie même sans RCA et que ce n'est pas pour rien qu'on préconise plusieurs décennies (2 au mini) pour y voir clair même sans aucun RC.

Modifié par ChristianP
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Perso, je ne vois pas de différence entre les diverses régressions sauf en y regardant à la loupe . Une loupe qui pour le coup n'est peut être pas très compatible avec la précision des moyennes.

Ca ne change rien sur le fond évidemment et tu as raison, il faut insister sur l'inertie du climat

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Et oui c'est bien pour ça que s'il y avait quelque chose d'anormal ça sauterait autrement aux yeux que ce soit avec les anomalies ou avec les pentes bien distinctes. On le verra forcément quand la pente violette sortira bien au-dessus de la pente jaune pourtant réduite par un Pinatubo. L'actuelle est en prime en dessous, à l'échelle nanoclimato dont ils se servent pour y voir quelque chose d'anormal par rapport aux obs et aux prévis. C'est cette incohérence que je relève. Il n'y a pas un seul élément qui montre que ça surchauffe anormalement par rapport au RC de fond attendu en valeur centrale, alors en valeur max, n'en parlons même pas !

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Je sens que cet article ne va pas plaire à certaines personnes et qu'on va me traiter de "réchaufiste" 9_9... mais je reste sur mes positions et je propose dans l'article qui suit une argumentation pour l'appuyer. Je comprends qu'on puisse la réfuter et je pense aussi qu'il est important de s'appuyer sur les stats.

Cependant quand on observe la manière dont le climat fonctionne en ce moment, je suis désolé mais il y a vraiment pour moi des questions à se poser en dehors des stats, qui je le rappel ne sont pas parfaites au vu des paramètres encore peu compris du système climatique lors de dépassement de seuils en interaction avec des boucles de rétroactions...

 

Je sais Christian que tu sauras parfaitement me contredire et je n'ai pas les armes statistiques pour en discuter avec toi de manière sérieuse et scientifique, mais je reste sur l'impression (basée aussi des observations et études scientifiques) qu'il ne faut pas croire que le RCA suivra longtemps une tendance linéaire, ce qui se passe en ce moment est significatif et de nombreux scientifiques ou experts de la question en sont d'ailleurs plus qu'inquiets (cf les liens vers les blogs que référence mohyu :  https://moyhu.blogspot.fr/ )

Mais bon j'apprécie énormément la qualité de tes interventions qui permettent de réfléchir à pas mal d'aspects sur la question et qui m'on d'ailleurs aidé à écrire l'article en question :)

 

N'hésitez pas à m'en laisser vos impressions ici.

 

Bonne lecture (je l'espère... :) ) :

Amplification dangereuse du réchauffement climatique en cours ? Un début d’année 2017 exceptionnel et inquiétant…

Yoann

https://docuclimat.com/

 

P.S : j'ai fait une petite dédicace à la communauté IC à la fin ;)

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Vous n'avez pas formellement tort avec le principe de précaution mais le travail aujourd'hui n'est plus un principe de précaution : il faut une vision simplifiée et réaliste pour travailler efficacement. Sur ce topic les gens utilisent dans le doute les modèles les plus simples parce que c'est la méthode scientifique standard. On commence par pousser au maximum le raisonement linéaire avant de tout de suite paniquer à l'idée du non linéaire. Le scénario linéaire est déjà très sérieux et justifie beaucoup de travail.

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Yoann44, le problème dans ce que tu dis dans IC, n'est pas que ça plaise ou non, mais que ce soit scolairement et scientifiquement assez correct par rapport à ce que nous disent les synthèses des scientifiques. C'est ce qui est trop douteux à ce niveau, qui ne convient pas et qui est en prime très contre-productif, fait douter du reste. Déjà quand tu commences avec "mes impressions", en faisant dire à des études et à des obs ce qu'elles ne disent surtout pas du tout, car tu n'arrives pas à voir la différence entre les prévis et les analyses avec le bruit et celles sur le fond, c'est très mal parti. Même au lycée, on ne se contente pas de vagues impressions biaisées par les erreurs classiques diffusées dans les blogs négativistes ou réchauffistes qui s'appuient systématiquement sur le bruit pour tordre le fond dans le sens qui leur convient !


Donc si tu veux lire les études et les blogs sans te faire piéger par leurs tendances et donc sans désinformer dans IC, tu dois garder les valeurs des prévis sur le fond, les échelles de temps et les paramètres concernés en tête.  Quand on parle du RC du climat pour la T, c'est le réchauffement de la moyenne sur au moins 20 ans, donc quand tu lis une étude qui te donne une prévis de 0.22°+-0.13°/déc sur 2013-2022 à cause de l'IPO (variabilité interne !), ça t'indique de fait déjà que le blog est tordu s'il parle d'accélération du RC avec de tels éléments. D'autant plus que c'est  une pente interne, donc courte, qui n'est même pas plus forte que le RC de fond prévu par les projections de l'AR5 (voir le listing plus bas). C'est une simple explication/prévision de la variation interne (donc avec le bruit) en valeur centrale avec le timing qui si elle se réalise, est  même insuffisante pour parvenir à faire rentrer la moyenne climatique centrale pile dans les clous des projections. Cette prévision de variation interne est simplement plus forte que celle donnée par le bruit interne prévu par les projections sur la période (qui n'est que de 0.14°+-0.12° /déc sur cette période) sans initialisation (ce n'est pas ce qu'on appelle une prévis plus haute que les projections à l'échelle climatique pour le fond, et c'est le blog que tu lis qui t'induit en erreur !), ce qui est logique pour des modèles pas faits pour. Tu n'arrives pas, comme beaucoup d'autres, à comprendre malgré que ce soit indiqué de fait noir sur blanc que ce n'est pas une évolution climatique, mais une variation interne au climat (et oui l'IPO, l'ENSO, c'est du bruit et tant que les scientifiques n'ont pas sorti une synthèse qui nous dit qu'il faut revoir les prévis de fond (et non pas qu'affiner les prévis internes) à cause d'une sous-estimation d'une éventuelle amplification de l'IPO+ et  ENSO+ à cause du RC, tu ne peux pas l'avancer, car il n'y a aucune preuve scientifique qui montre que leur évolution dépasse l'impact pour le fond prévu par les modèles)


Tant que tu perdras de vue les échelles concernées et le niveau réel des prévis, tout comme ton blog de référence qui est habitué, les erreurs grossières comme l'actuelle seront pires que celles des négativistes, qui eux au moins ne nous parlent pas de ralentissement du RC et de refroidissement avec une pente confondue avec celle centrale sur 70-98 à l'inverse de vous. Tu n'imagines pas l'énormité de ce que tu racontes, car au moins pendant le faux hiatus, il y avait bien un décalage visuel avec la pente centrale sans que personne sorte la loupe, mais toi comme le blog concerné, vous êtes bien au-delà du réchauffisme pur et dur, c'est du grand n'importe quoi avec votre confusion entre le RC et le réchauffement de la T globale à des échelles internes au climat !  On va le voir avec mon graphe précédent.


gissmens310120172.png

 

J'ai rajouté en orange la pente du faux hiatus à la mode de l'époque, puis une pente rouge décalée d'autant mais côté chaud, celle des réchauffistes normaux qui se noient dans le bruit mais au moins quand il y a un certain décalage avec la pente centrale, mais sans qu'il ait plus de sens que dans ton cas qui est vraiment hors sol ! Toi et autres arrivez à nous inventer une accélération du RC avant même que des réchauffistes normaux se réveillent avec la pente rouge. Elle n'indique déjà  pas d'accélération sur le fond et toi tu essaies de nous en vendre une alors que la pente est confondue avec celle du milieu identique depuis 70, sans que les anomalies annuelles ou mensuelles, indiquent quoi que ce soit en ce sens.
L'ENSO + si elle revient comme prévu à nouveau cette année  dans un de tes graphes, sera simplement conforme avec ce que la physique nous indique. Il y a des périodes favorables à un surplus d'ENSO+ et d'autres favorables à un surplus d'ENSO- avec l'IPO donc d'après les derniers travaux. Donc tant que tu ne verras pas une synthèse revue par les pairs des travaux indiquant que le RCA a engendré une dérive du bruit lui-même au-delà de ce qui est prévu dans les modèles et donc qu'ils sont obligés de revoir les paramètres des modèles de projections pour changer les prévis sur le fond (là ils travaillent sur la prévis décennale que tu confonds avec le RCA fond !) , tu ne peux  indiquer une accélération probable et surtout pas nous le dire ici, car il n'y a rien de nouveau dans ce sens qui a été admis par la science revue. Tu as un blog où tu es libre de poster de pareilles énormités contre-productives pour ta cause. Il faut de la rigueur quand on défend une cause !


Tu es impressionné par les 0.22° /déc sur 2013-2022 alors qu'avec les anomalies mensuelles GISS sur 12-73 à 11-83, la tendance /10 ans a été de 0.42°/déc et que c'est courant avec moins de forçage anthropique de dépasser cette pente sur 10 ans :
tendance10ans.png

 

C'est de la franche la rigolade cette prévis de 0.22°/déc et il faudra bien les 0.3° de pente / 10 ans pour rentrer dans les clous de la moyenne prévue sans absolument aucune accélération sur le fond ! Un rééquilibrage naturel du bruit sauf si les scientifiques trouvent qu'il y a une rétroaction supplémentaire non prévue par les modèles qui génère une tendance dans ce bruit.

Donc replace ces 0.22°/déc sur cette courte période dans  le contexte et par rapport au RC de fond prévu sur une durée efficace pour les modèles qui de toute façon n'est que de l'ordre de ce qui est prévu pour le fond  (0.2°/déc)


 Dans l’AR4 sorti en 2007, il était aussi écrit :
- Projection 2025/2005 de 0,45 à 0,5°C soit en moyenne 0,226°C par décennie,

- Projection 2011-2030/1980-1999 de 0,64 à 0,69°C soit en moyenne 0,215°C par décennie,

On retrouve ces 0.215° par calculs en valeur centrale sur 2016-2035 pour le scénario A1B aussi d'après le tableau récapitulatif des projections en annexe de l'AR5 :
projectionsAR5.png


RCP 4.5 on a donc sur 20 ans (2006-2025) : 0.237°/déc
RCP6 : 0.227°/déc
RCP8.5 : 0.2575°/déc

Donc ça c'est le RC de fond. Vu que nous sommes à 0.18° environ, 0.22° sur 2013-2022, c'est bien trop faiblard pour faire remonter la moyenne à ces niveaux centraux de pente effective (sans incertitude du modèle linéaire).

 

Pour moi il est probable qu'avec un IPO+, et donc un surplus d'ENSO+, on affiche plus que 0.22°/déc vu que c'était le cas auparavant sans autant de RCA. Mais c'est du bruit qui ne change rien au fond et c'est du vent comme tes impressions.


Il faut arrêter de m'attribuer tes défauts de lectures avec les stats, car tu es complètement déconnecté de la physique en commentant (comme le blog global climat) des graphes comme si la physique n'existait pas (quand tu lis un graphe, des données avec l'oeil, tu fais des stats sans outils, alors si en prime tu ne relies pas ces graphes aux réalités physiques...). Montrer que la valeur 2016 arrive un mm au-dessus du centre malgré un ENSO XL au lieu du haut des modèles, indique que tu lis qu'avec l'oeil d'un statisticien qui justement zappe qu'il y a eu un ENSO XL 2016  et donc qui ne va surtout pas chercher les paramètres physiques comme l'ENSO qui ont fait remonter la T à ce niveau des projections. Sans l'ENSO XL, pas de valeur de retour à ce niveau, ça c'est physique et pas statistique.

Là un nouveau Nino est possible, et bien logique que la T 2017 puisse battre à nouveau le record alors que la prévis partait sur une Nina, aucun emballement en vue. Les modèles ne savent justement pas prévoir le bruit au bon moment. A chaque fois tu crois qu'ils ratent le fond car ils ne voient pas ce timing fin dans les détails. Tu as exactement la même façon de raisonner que les négativistes (si les modèles ne voient pas  un plateau interne, alors le RC est faux, toi c'est s'il ne voit pas l'ENSO+ l'année suivante ou qu'elle fait monter la T simplement au milieu des modèles, alors il y a emballement, amplification, sortie de l'approximation linéaire ! Un gros film en 3 D quoi !) . Tout comme il était logique qu'on ne batte pas rapidement de record avec un surplus l'ENSO- à gogo.

 

Non désolé, mais on ne peut pas raisonner comme ça, c'est de la non-science. Les modèles avec les projections sur les échelles efficaces pour eux, sont largement suffisants pour montrer le gros problème pas la peine d'inventer n'importe quoi avec le moindre bruit normal à la hausse, pour y voir des changements  sans tenir compte du niveau de bruit physique déjà observé, qui ne changera rien au fond tant qu'il n'est pas démontré qu'il est plus amplifié que prévu par les modèles.

 

Modifié par ChristianP
Le graphe des tendances sur 10 ans était tronqué.
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Citation

Un rééquilibrage naturel du bruit sauf si les scientifiques trouvent qu'il y a une rétroaction supplémentaire non prévue par les modèles qui génère une tendance dans ce bruit. 

 

Les modèles ensemblistes donnent des probabilités. Si les fortes probabilités cernent un scénario "régulier", cela ne veut pas dire que les modèles excluent des rétroactions. Cela veut dire que la majorité des modèles cible un rôle limité des rétroactions. Avec tous les runs de modèles, il y a des rétroactions en pagaille, c'est uniquement statistiquement qu'elles s'annulent.

 

Il n'y a pas de loi qui dit que les cycles naturels doivent être séparés du réchauffement climatique. Les cycles naturels sont un concept apparu quand le climat était supposé constant. Plus l'état thermodynamique général de la Terre, plus ces cycles vont être influencés et on va perdre la séparation climat+cycle naturel. Par exemple, identifier la NAO en enlevant la tendance climatique n'est plus la NAO naturelle mais une NAO synthétique. La NAO d'origine, naturelle, était associée à un état thermodynamique général équilibré (climat quasiment constant). Les théoriciens aimeraient que la linéarité se justifie le plus longtemps possible, pour continuer des études de décomposition. Au sujet du bilan global, on peut toujours y croire, mais au sujet des oscillations naturelles, cela ne durera pas éternellement. Il y aura toujours de la variabilité, mais une variabilité influencée.

 

Encore une fois, se concentrer sur les faibles probabilités comme fait yohan44, n'est pas très recommandé, mais il faut bien avouer que formellement une faible probabilité n'est pas zéro. Le principe de précaution consiste bien à dimensionner les mesures d'adaptation sur la base de faibles probabilités. Je pense que la priorité est d'être réaliste : le principe de précaution suppose que l'on peut le réaliser. Si non, il faut déjà réaliser le minimum : dimensionner les mesures pour les fortes probabilités. C'est là que doit se concentrer le travail.

Modifié par Cotissois 31
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Christian, tes stat sont imparables, et bravo pour tes démonstrations que l'on lit avec une réelle attention.

Mais les stat prennent appui sur ce qui précèdent et ne prévoient en aucun cas un virage de demain.

Les modèles se réajustent encore et toujours.

 

Le faux hiatus a été posé par des gens digne d'écoute. Pendant 15 ans, la pente a ralenti. Ca été mesuré. Même si ça n'a pas sorti du tuyau.

OK il y a un rendu de la chaleur prise par les océans aujourd'hui ; mais ça aurait pu durer plus de temps... Même i on appelle ça du bruit.

 

Aujourd'hui, à contrario, personne ne te dit que la non baisse des températures après ce dernier Nino, sort des tendances fournies par les modèles.

Mais cette non baisse a le droit de questionner.

Et elle me questionne quand même un peu...

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Au niveau des SST global  ,les valeurs d' anomalies positives ont légèrement décroché en novembre , puis semble repartir à la hausse depuis .

Cela ne serait pas etonnant que les valeurs atteignent à nouveau durablement les valeurs moyennes de l' année dernière ,

surtout si des conditions nino , même légères réapparaîssent . Avec les consequences qui suivent sur le niveau des valeurs d' anomalies de temperature de l' air .

Au sujet de la tendance de fond du rechauffement climatique , pour le moment celle ci se situe légèrement en dessous de la moyenne des tendances de fond

prévus par les divers modèles . Or certaines études assez récentes tendent à montrer que les modèles sous-estimeraient plutot le rechauffement climatique prévus ( au moins du point de vue du pouvoir à effet de serre de l' atmosphère ,  et pas forcément de la capacité de l' océan à enfouir durablement la chaleur qui ,elle , pourrait etre plus importante que prévus ) .

global.png

 l

Modifié par CP3
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Rien d'anormal dans ce qu'on constate actuellement, sauf peut-être sur le fait qu'un prochain Niño modéré serait prévu prochainement.

Ci dessous, un graphique qui compare la simulation "climat évolution" avec NASA GISS par rapport à 1981-2010.

La simulation est réalisée avec une sensibilité climatique constante de 2.5°C et en tenant compte de l'évolution prévue il y a une semaine environ de l'ENSO (par CFSv2).

Notons d'ailleurs qu'on s'oriente dorénavant vers un Niño modéré, ce qui relève d'une situation pour le moins peu fréquente après un Niño exceptionnel, comme celui que nous venons de subir.

C'est d'ailleurs plutôt sur ce point qu'il faudrait réfléchir.

 

c3a9vol-30-ans.jpg

Modifié par meteor

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