Sam79

Statistiques et anomalies climatiques globales

3 276 messages dans ce sujet

Merci CP3. Par contre l'anomalie est calculée sur quelle base ?

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Le ‎23‎/‎03‎/‎2017 à 22:57, Kev a dit :

Tu as le lien stp th38? merci ;)

Tu as ça dans : température-global-climat

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Il y a 19 heures, meteor a dit :

Attention de ne pas oublier que pour la première fois depuis longtemps, l'océan profond (0-2000m) a perdu de la chaleur en 2016.

Sil l'a perdu au profit de la surface ceci explique au moins pour partie les anomalies qu'on constate actuellement.

 

 

 

 

Oui les océans ont perdu 1.6 *10^22 J en 2016, chiffre bien supérieur à la marge d'erreur, et ce qui est également intéressant,  c'est d'observer que selon ces estimations (voir d'ailleurs la synthèse de Joahn Lorck sur  une étude récente https://global-climat.com/2017/03/22/oceans-un-rechauffement-de-plus-en-plus-profond/) le Pacifique aurait moins contribué à cette déperdition que l'océan Indien. 

 

Le lien avec le précédent El niño est à priori la principale explication, dans l'océan indien la subsidence prendrait le pas sur la convection après un niño de la sorte avec donc un déséquilibre, voir cet article de l'IPR:

http://www.ipreunion.com/actualites-reunion/reportage/2017/01/14/meteo-france-une-saison-cyclonique-2016-2017-au-point-mort,55884.html

Modifié par sebb

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Etude récente qui appuie la théorie selon laquelle le réchauffement global provoque une hausse des extrêmes en période estivale via le mécanisme déjà proposé de quasi-résonance d'onde de Rossby. Le résumé de l'étude :

 

Les périodes de conditions météorologiques extrêmes persistantes durant l'été de l'hémisphère nord se sont révélées être associées à la présence d'ondes Rossby atmosphériques de grande amplitude (de nombre d'onde 6 à 8). La relation physique sous-jacente implique un phénomène d'amplification par quasi-résonance (QRA) où cette gamme de nombre d'onde devient piégée dans un guide d'onde atmosphérique à moyenne latitude (ce schéma d'onde de grande amplitude devient stationnaire en gros). Des travaux récents suggèrent une augmentation au cours des dernières décennies dans l'apparition des conditions favorables au mécanisme de quasi-résonance et des conditions météorologiques extrêmes associées, éventuellement liées au réchauffement généralisé de l'Arctique et donc à une influence du changement climatique.

Ici, nous isolons une "empreinte digitale" spécifique dans le profil de température de surface en moyenne zonale et étant associée à des conditions favorables à la quasi-résonance. Les simulations de modèles climatiques ("CMIP5") soumis à un forçage anthropique affichent une augmentation de la présence cette empreinte qui se reflète dans plusieurs ensembles de données de température de surface. Les modèles et les observations suggèrent ainsi que ce signal a récemment émergé du bruit de fond de la variabilité naturelle.

 

http://www.nature.com/articles/srep45242

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Tres interessant, cela explique en partie (peut etre) pourquoi certaines récurrences de situations atmosphériques perdurent plus longtemps qu'auparavant

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Le gradient méridien étant le principal moteur de la circulation atmosphérique, il n'est guère étonnant que cette dernière faiblisse quand il diminue.

D'un autre côté, le transfert de chaleur méridien diminuant, la température des pôles ne devrait pas bouger exagérément.

Ceci constituerait ainsi une rétroaction négative.

 

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C'est le fruit d'un bilan global avec des méthodes de détection fine, donc c'est encore subtil et il ne faut pas s'alarmer pour le moment sur sa météo locale. Mais c'est intéressant car il faut bien savoir le signe des tendances subtiles du présent pour anticiper l'avenir.

Modifié par Cotissois 31

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Il y a 1 heure, meteor a dit :

Le gradient méridien étant le principal moteur de la circulation atmosphérique, il n'est guère étonnant que cette dernière faiblisse quand il diminue.

D'un autre côté, le transfert de chaleur méridien diminuant, la température des pôles ne devrait pas bouger exagérément.

Ceci constituerait ainsi une rétroaction négative.

 

C'est l'opposé de ce qu'on voit aujourd'hui au Nord : emballement du réchauffement arctique particulièrement prononcé. De facto, on constate que le transfert méridien ne diminue pas mais s'accentue. Donc il faut chercher ce qui fait que malgré le réchauffement du pôle, la rétroaction ne marche pas et l'arctique continue à se réchauffer toujours plus vite.

C'est là où l'étude de Nature est intéressante : malgré un pôle que se réchauffe, les QRA font que le gradient ne diminue pas partout ni de manière linaire, il est au contraire plutôt augmenté aux latitudes moyennes avec un pic vers 60N

 

srep45242-f1.jpg

Modifié par Tomar
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Oui, ça n'a rien de simple cette histoire. Je n'ai plus l'étude sous la main, mais je me souviens avoir lu un papier qui discutait cette question. En pratique, même si le gradient moyen diminue, la hausse du transport de chaleur latente compense une partie. Pour le reste, la modification de la structure des ondes et des gradients compense le reste (le hot spot tropical augmente le gradient en haute troposphère par exemple). 

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Et pendant ce temps là, la température mondiale revient à des niveaux records.

Selon NCEP, fin mars, on est à +1.61°C par rapport à l'ère pré industrielle...

Tout ça c'est rien de bon....

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En effet, la prévision basée sur GFS s'est donc bien vérifiée.

 

20060995ja.png

 

Le 21/03/2017 à 11:21, Higurashi a dit :

L'anomalie globale pour le mois de mars se situe toujours très haut, elle finira à priori au niveau de celle du mois de février dernier. 

Modifié par Higurashi
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On a fait que le quart de l'année, mais pour l'instant, 2017 (sur 3 mois) est plus chaud que 2016 (sur 12 mois).

Certes, cette comparaison est statistiquement non valable, mais qui aurait cru il y a encore 6 mois, que 2017 démarrerai de la sorte ?

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Le 01/04/2017 à 12:09, Higurashi a dit :

Oui, ça n'a rien de simple cette histoire. Je n'ai plus l'étude sous la main, mais je me souviens avoir lu un papier qui discutait cette question. En pratique, même si le gradient moyen diminue, la hausse du transport de chaleur latente compense une partie. Pour le reste, la modification de la structure des ondes et des gradients compense le reste (le hot spot tropical augmente le gradient en haute troposphère par exemple). 

Au sujet de cette dernière étude publiée dans Nature , il ait surtout question de l' évolution du gradient méridien de température, près du sol, en été . Or si en saison chaude ,les contrastes méridien de température diminuent logiquement sous l' effet d' un plus de rechauffement en arctique ( fonte des glaces d' où diminution de l' albedo ) ,qu' en serait-il en hivers où il n' y a plus de soleil au pôle ? En cette saison , l' intensité du Jet stream serait-il observé et prévus en augmentation du fait notamment de la probable forte augmentation des contrastes méridiens ( par rapport au climat historique ) notamment en haute troposphère ( libération accrue de chaleur latente depuis les eaux tropicales ) , alors qu' au pôle quasiment plus aucune chaleur se diffuse dans cette partie de la troposphère ? A priori , ce serait oui pour de nombreuses études ( par exemple , celles de Jennifer Francis ) .

Modifié par CP3
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Le mécanisme de quasi-résonance est un mécanisme plausible spécifique à la saison estivale en effet. De toute manière, il est difficile d'aborder ce sujet en détail en faisant des généralités. Comme cela a été discuté dans une étude de Cohen, le jet ayant plusieurs composantes (une partie subtropicale et une partie pilotée par l'activité des ondes baroclines), leur réponse n'est déjà pas forcément la même au changement climatique. Ensuite, les multiples influences qui s'exercent sur le jet dans le cadre du réchauffement global influent dans des sens opposés (pour n'en citer que deux : la fonte de l'arctique a tendance à l'affaiblir et à la repousser vers l'équateur tandis que la zone tropicale tend à le renforcer et le repousser vers le pôle). Par rapport à ce dernier point, une observation que l'on peut souligner au moins c'est qu'il se déplace vers le pôle en moyenne, suggérant que l'effet net est dans ce sens (c'est beaucoup plus évident en été qu'en hiver où l'influence de l'arctique et des nuages modère probablement cette dérive). Si on rajoute le fait qu'il y'a surement aussi un changement dans l'activité même des ondes qui rétroagissent sur le jet (voir l'étude plus haut) et que tout est dépendant de la saison étudiée... C'est toute une circulation globale qui se réorganise au final, et assurément pas de manière linéaire. 

Modifié par Higurashi
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Tout à fait Higurashi, ce qui montre la complexité du mécanisme du climat ainsi que de son évolution suite aux différents facteurs...

 

Williams

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Pour NCEP, mars 2017 confirme qu'un nouveau palier a été franchi.

Mars 2017, en mode neutre (!) c'est 1.40°C plus haut que la période pré-industrielle.

 

Bon maintenant, on a l'impression que tout le monde est vacciné.

On est tous dans une auto qui va droit dans le mur ; mais comme on ne regarde pas la route, on y chante à tue-tête les derniers tubes.

 Tout va super bien !!:D

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Il y a 15 heures, th38 a dit :

Pour NCEP, mars 2017 confirme qu'un nouveau palier a été franchi.

Mars 2017, en mode neutre (!) c'est 1.40°C plus haut que la période pré-industrielle.

 

Bon maintenant, on a l'impression que tout le monde est vacciné.

On est tous dans une auto qui va droit dans le mur ; mais comme on ne regarde pas la route, on y chante à tue-tête les derniers tubes.

 Tout va super bien !!:D

 

Je ne connais pas, le préindustriel de NCEP.

Pourrais-tu nous renseigner à ce sujet?

La seule approche à peu près valable que je connaisse est celle de Hadley center.

Soit -0.31°C de 1850 à 1879 par rapport à 1961-1990.

Au mois de février, Hadley nous donnait 0.85°C d'anomalie, soit 1.16°C par rapport au "préindus", c'est déjà pas mal, pas la peine d'en rajouter.

Quand au fait qu'Hadley ne mesure pas certaines régions, c'est exact, mais le préindus "mesuré" ou estimé, non plus.

J'attends donc que tu m'expliques ton 1.40°C, afin que je sois un peu moins ... à l'avenir.

Ensuite pourquoi ne pas donner un delta par rapport à l'optimum médiéval, tant qu'on y est.

Cela me semblerait autant valable que mesurer par rapport à une période réputée comme naturellement froide.

Quand on lit Marcott 2013, une des dernières reconstructions sur le marché, on voit bien à la figure 1-A, que la norme avant la descente vers l'an 1000, est estimée à -0.05°C par rapport à 1961-1990.

De plus, comparer une anomalie mensuelle à une norme basée sur plusieurs décennies, est une aberration complète si on parle climat et pas météo.

Quand on regarde sur les 10 dernières années, période un peu plus présentable que le mois, Hadley donne une anomalie globale de 0.56°C, soit 0.61°C de plus que ce que la Terre aurait connu dans le premier millénaire de notre ère, ce qui est "un peu" différent des 1.40°C ci-dessus.

En tout cas, personnellement, cela me semble plus conforme à ce qui devrait résulter d'un examen objectif de notre situation.

Donc, en corolaire, je ne sais pas qui a le plus besoin d'être vacciné ici.

Modifié par meteor

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Il y a 4 heures, meteor a dit :

 

...

Pourrais-tu nous renseigner à ce sujet?

.....

Au mois de février, Hadley nous donnait 0.85°C d'anomalie, soit 1.16°C par rapport au "préindus", c'est déjà pas mal, pas la peine d'en rajouter.

......

J'attends donc que tu m'expliques ton 1.40°C, afin que je sois un peu moins ... à l'avenir.

......

Ensuite pourquoi ne pas donner un delta par rapport à l'optimum médiéval, tant qu'on y est.

.....

Donc, en corolaire, je ne sais pas qui a le plus besoin d'être vacciné ici.

Toujours aussi ours ce Meteor......

Tu trouves les réponses sur TM Global climat.

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Il y a 22 heures, th38 a dit :

Pour NCEP, mars 2017 confirme qu'un nouveau palier a été franchi.

Mars 2017, en mode neutre (!) c'est 1.40°C plus haut que la période pré-industrielle.

 

Bon maintenant, on a l'impression que tout le monde est vacciné.

On est tous dans une auto qui va droit dans le mur ; mais comme on ne regarde pas la route, on y chante à tue-tête les derniers tubes.

 Tout va super bien !!:D

Pas sûre , mais on sait jamais . En tous cas, ce qui s' observe actuellement sont ,peut-être , les premiers signes d' un début d' emballement avec donc une possible amorce d' acceleration du rechauffement ou ,pour le moins , d' un début de réaction inédite de la circulation atmospherique voir océano atmosphérique au forçage radiatif en question . En effet le dit " Nino côtier " actuel ( inconnus jusque là ) , puis la probable série folle qui s' annonce peut-être avec un possible nouveau nino d' ici la fin de l' année , pourraient bien être symptomatique de perturbations que les modèles de circulation atmospherique ont des difficulté à cerner .

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Il y a 5 heures, th38 a dit :

Toujours aussi ours ce Meteor......

Tu trouves les réponses sur TM Global climat.

 

moi j'aime bien les ours.

 

Modifié par meteor

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Pour être un peu plus sérieux, selon NCEP l'anomalie globale de température s'élève pour ce mois de mars 2017, à 0.67°C par rapport à la moyenne 1981-2010.

C'est donc le deuxième mois de mars le plus chaud derrière 2016 (0.88°C).

Ma propre prévision qui indique 0.44°C +-0.20°C est donc dépassée.

 

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Idem pour le GISS : https://data.giss.nasa.gov/gistemp/news/20170414/ 

 

March 2017 was the second warmest March in 137 years of modern record-keeping, according to a monthly analysis of global temperatures by scientists at NASA's Goddard Institute for Space Studies (GISS) in New York.



C9YbhXEUIAApMlS.jpg

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