Sam79

Statistiques et anomalies climatiques globales

3 366 messages dans ce sujet

Mai 2017 en seconde position des mois de mai les plus chauds (derrière 2016) selon le GISS.

 

 

C'est également le cas du coté de la réanalyse européenne.

 

 

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Posté(e) (modifié)

Une étude a été publiée en ligne ce 19 juin concernant l'évolution climatique des événements de chaleur létale avec le réchauffement global.

 http://www.nature.com/nclimate/journal/vaop/ncurrent/full/nclimate3322.html

 

Le changement climatique peut augmenter le risque d'avoir des conditions climatiques mettant à mal la capacité de thermorégulation du corps humain. (...). Sur la base de conditions climatiques associées à des événements de chaleur létale, nous avons identifié un seuil global au-delà duquel la température moyenne quotidienne de l'air et l'humidité relative de l'air deviennent mortelles. Environ 30% de la population mondiale est actuellement exposée à des conditions climatiques dépassant ce seuil mortel pendant au moins 20 jours par an. D'ici 2100, ce pourcentage devrait augmenter d'environ 48% dans un scénario avec réductions drastiques des émissions de gaz à effet de serre et d'environ 74% dans un scénario d'émissions croissantes. Une menace croissante de la chaleur pour la vie humaine semble presque inévitable, mais sera grandement aggravée si les gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduits.

 

568179hisd.png

 

Nombre de jours par an au-dessus du seuil à partir duquel la chaleur surpasse la capacité thermorégulatrice du corps humain (scénario RCP 4.5 en haut, scénario RCP 8.5 en bas). 

Modifié par Higurashi
Orthographe.
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Le ‎10‎/‎06‎/‎2017 à 21:28, sebb a dit :

Belle chute du mercure global en ce début juin et ce dans un contexte d'enso positif.

 

La chute est malheureusement terminée

Selon NCEP on est sérieusement reparti à la hausse :

+0.83°C par rapport à la période préindustrielle au 13 juin

....1.27°C aujourd'hui....

Il faut s'y faire, et ne pas se voiler la face....

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Posté(e) (modifié)

Le 19/06/2017 à 22:30, th38 a dit :

La chute est malheureusement terminée

Selon NCEP on est sérieusement reparti à la hausse :

+0.83°C par rapport à la période préindustrielle au 13 juin

....1.27°C aujourd'hui....

Il faut s'y faire, et ne pas se voiler la face....

 

Il n'y a pas de chute mais un retour à la "normale".

Par "normale" je veux dire, évidemment, dans le contexte du RC.

Au 18 du mois on est à 0.38°C au dessus de la moyenne 1981-2010.

Ma propre simulation donne environ 0.48°C mais avec un indice ENSO à 0.9°C.

Donc les observations sont en phase avec un modèle de RC relativement modéré qui tourne avec une sensibilité de 2.5°C.

Aucune accélération (non due à l'ENSO) ne peut, par conséquent, être détectée avec ce modèle.

A noter que les modèles ENSO, pour ce qu'ils valent, indiquent une situation neutre jusque, au moins, le début de l'année prochaine.

On constate une très nette amélioration aux deux pôles avec 0.2°C en Arctique et -0.6°C en Antarctique.

Par rapport au préindus on est environ à 0.98°C mais ces 0.98°C ne sont pas entièrement dus à l'influence anthropique.(au préindus on sortait du PAG et dans la première moitié du 20ème il y a eu une augmentation de l'activité solaire occasionnant selon les sources environ +0.1°C d'augmentation)

Disons qu'il y a bien 0.8°C ce qui est déjà considérable.

 

 

 

Modifié par meteor
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Ta simulation intègre elle la TSI, dans le sens où selon le cycle solaire moyen terme, je ne sais plus son nom, on va peut être en train de reperdre ce 0.1°C?

TIM_TSI_Reconstruction-1_mnn9.png

 

 

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Oui elle intègre les forçages naturels puisqu'elle est basée sur les RCP.

En fait tous les scénarios de forçages, les RCP, comportent une partie commune qui va jusqu'en 2015-2020 environ et qui comporte tous les forçages, y compris le solaire donc.

Au delà, ça diffère suivant les émissions de GES, d'aérosols, l'utilisation des sols, etc.

Quant à savoir si on va reperdre ce 0.1°C, cela me semble possible en effet, du moins si on en croit certaines études ou prédictions concernant un minimum solaire assez proche et relativement prolongé.

Mais ça risque d'être noyé dans la masse...

Quand on regarde ton graphique depuis le préindus jusqu'aux années 1960-2000 on se paye +0.7W/m2 soit un forçage de +0.12W/m2 correspondant à une anomalie, sans effet amplificateur, de pas loin de 0.1K.

On n'a toujours pas bp avancé sur cet effet amplificateur supposé par certains.

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Une nouvelle correction a été appliquée aux données satellite RSS (en optimisant l'ajustement de la dérive orbitale, entre autres). Le réchauffement de la basse atmosphère (TLT) est ainsi 36% plus rapide depuis 1979 et 140% plus rapide depuis 1998 par rapport à l'ancienne version. 

 

RSS-tlt-v3-v4-diffs-768x658.png

 

On peut voir sur l'image suivante la dérive des différents satellites utilisés (l'heure locale à laquelle chaque satellite passe au-dessus de l'équateur).

 

Screen-Shot-2017-06-29-at-12.22.53-PM-76

 

L'article complet : https://www.carbonbrief.org/major-correction-to-satellite-data-shows-140-faster-warming-since-1998

Le lien direct vers l'étude en question : http://journals.ametsoc.org/doi/abs/10.1175/JCLI-D-16-0768.1

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Il est intéressant de constater que les deux versions de RSS sont plus proches jusqu'en 2001 environ mais qu'il semble y avoir une accélération de la différence à partir de cette année là.

Pourquoi?

La nouvelle version ne fait pas disparaître la période dite du hiatus, de 2001 à 2013, puisque la tendance linéaire (pour autant qu'elle soit statistiquement significative), est de -0.02°C/décennie.

Les uniques spécialistes de ces mesures satellitaires, sont, à ma connaissance, les gens de RSS d'une part,  et ceux d'UAH d'autre part.

Il serait bien qu'ils réussissent un jour à se mettre d'accord car, bien qu'ils ne soient pas du même "bord", ce sont pourtant tous des scientifiques émérites, du moins dans leur domaine.

On attendra la réaction d'UAH à cette nouvelle rectification (après celle de la TMT).

 

 

Modifié par meteor
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Citation

Les uniques spécialistes de ces mesures satellitaires, sont, à ma connaissance, les gens de RSS d'une part,  et ceux d'UAH d'autre part.

Il serait bien qu'ils réussissent un jour à se mettre d'accord car, bien qu'ils ne soient pas du même "bord", ce sont pourtant tous des scientifiques émérites, du moins dans leur domaine.

 

Malheureusement, je ne pense pas que ce soit pour tout de suite. Dans une interview, on a interrogé Carl Mears (RSS) sur les échanges que son équipe a avec celle de l'UAH. Il a répondu qu'ils ont eu plus d'échanges dans le passé et moins maintenant, mais qu'ils restent en bons termes... En caricaturant, c'est un peu "chacun dans son coin, chacun sa méthode" je pense. 

Modifié par Higurashi

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Étonnant qu'entre 1980 et 2000 les données RSSv3 et RSSv4 sont très proches et voilà qu'entre 2000 et 2016 que ce n'est plus le cas alors qu'avec l'évolution de la technologie il ne devrait pas y avoir des marges d'erreurs,... plus importantes qu'il y a 20 ans. Des fois c'est à croire à quoi on peut se fier quand on voit régulièrement ceci.

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Une révision à la hausse, ça change de la dernière chez UAH, merci pour l'info Higurashi, on doit pouvoir retenir que la raison de cette révision serait que le pic diurne quotidien est plus tardif dans la journée. Si j'ai bien compris, c'est un résultat obtenu en se servant davantage des mesures satellites et moins de la modélisation globale.

Doit on entendre qu'il s'agit de données plus directes?

Modifié par sebb
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Étonnant qu'entre 1980 et 2000 les données RSSv3 et RSSv4 sont très proches et voilà qu'entre 2000 et 2016 que ce n'est plus le cas alors qu'avec l'évolution de la technologie il ne devrait pas y avoir des marges d'erreurs,... plus importantes qu'il y a 20 ans.

 

 

Sauf que le traitement des données n'est pas réductible à des raisonnements simplistes comme celui que tu laisses entendre. Toute la méthodologie est détaillée dans le papier. Un extrait de la conclusion ci-dessous :

 

The resulting dataset shows more warming than the previous version of the dataset, particularly after 1998, and more warming than similar datasets developed by UAH, more warming than homogenized radiosonde datasets, but less warming than would be expected from satellite estimates of water vapor trend. These results suggest that at least some of the datasets studied still contain unresolved errors. For the TLT dataset that is the focus of this paper, the largest remaining problems are related to the NOAA-09 target factor, the diurnal adjustments applied, and the possibility of spurious calibration drift in one or more satellites. Possible calibration drift in NOAA-15 contributes to two of the important choice impacts in Table 7, the MSU/AMSU overlap, and the removal of NOAA-15 data after 2011. Since other AMSU channels show evidence of drifting measurement frequencies (Lu and Bell 2014; Zou and Wang 747 2011), it is important to perform future research to detect or rule out such changes for the MSU and AMSU measurements used here.

 

Si j'ai bien lu la conclusion, les deux causes majeures du réchauffement plus important après 1999 sur cette version du RSS seraient le choix du modèle utilisé pour recaler la dérive diurne combiné au traitement des données du NOAA-15 (l'effet de l'ajustement devient important à partir de 1999 et la décision de ne plus utiliser les données après 2011 conduit aussi à réchauffer la tendance récente). Ce satellite a une dérive un peu particulière quand on regarde l'image postée quelques messages plus haut.

Le traitement du NOAA-09 a également un effet important mais n'expliquerait pas directement l'écart qui se creuse assez vite après 1999. 

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Lire ici la critique de Roy Spencer, concernant la correction précédente de Mears pour la TMT.

Je ne sais pas si cette critique peut être appliquée pour la nouvelle correction.

J'ai vaguement compris qu'une grosse partie de la différence viendrait de la prise en compte, ou non, des NOAA-14 et NOAA-15.

Mais bon, tant que les deux principales équipes ne seront pas d'accord il faudra prendre tout cela avec des pincettes.

Vu de loin çà semble être un énorme bricolage, voire un beau cherry picking, dans un sens comme dans l'autre, sur des données qui, comme le dit Higurashi, sont très difficiles, par nature, à interpréter en terme de température.

 

Modifié par meteor
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Quand on compare les évolutions des températures globales  satellites et surface, il y a qq chose à bien avoir en tête : c'est que d'un côté on utilise moins d'une vingtaine d'instruments sur 30 ans  alors que de l'autre, on en a des centaines. Du coup, un biais sur un des satellites  a des conséquences énormes alors qu'il y a redondance dans les mesures de surface. Les mesures satellite sont donc très "fragiles" en qq sorte.

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(résultats préliminaires)

En juin 2017 l'anomalie globale de température s'est élevée à 0.38°C, en 3ème position des mois de juin les plus chauds derrière 2016 et 2013, selon NCEP par rapport à 1981-2010.

Tous mois confondus elle arrive en 51ème position.

Elle est en phase avec ma prévision pour ce mois à 0.45°C.

Notons que la situation aux pôles s'est fortement améliorée avec 0.25°C pour l'Arctique et -0.85°C pour l'Antarctique.

Malheureusement il est un peu tard pour l'Arctique.

Normalement, aux variations chaotiques près, l'anomalie globale devrait osciller autour de 0.40/0.45°C au cours des prochains mois.

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Il y a 1 heure, meteor a dit :

En juin 2017 l'anomalie globale de température s'est élevée à 0.38°C, en 3ème position des mois de juin les plus chauds derrière 2016 et 2013, selon NCEP par rapport à 1981-2010.

 

Et le visuel associé :

 

500714reaaa.png

Modifié par Higurashi
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résultats définitifs anomalie globale de juin 2017 = 0.385°C.

en 3ème position très juste derrière 2013 à 0.391°C.

bref toujours trop chaud....

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Oui, en dehors des classements à quelques centièmes près, ce qui semble le plus important est que la température globale se calme après les excès impressionnants de 2016.

C'est encore très chaud bien entendu mais on revient sur des choses qui devraient faire moins craindre à certains un emballement brutal.

Ceci dit la situation est loin de s'améliorer et le RC s'affirme d'année en année.

Je regardais tantôt la tendance glissante sur 30 ans et c'est un fait qu'elle ne fait qu'augmenter.

Pas de façon exponentielle certes, mais suivant une loi plus ou moins linéaire.

C'est un comportement qui semble normal, a priori, puisque reproduit également par des modèles très simples avec sensibilité constante.

 

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Le 01/07/2017 à 09:12, meteor a dit :

Lire ici la critique de Roy Spencer, concernant la correction précédente de Mears pour la TMT.

Je ne sais pas si cette critique peut être appliquée pour la nouvelle correction.

J'ai vaguement compris qu'une grosse partie de la différence viendrait de la prise en compte, ou non, des NOAA-14 et NOAA-15.

Mais bon, tant que les deux principales équipes ne seront pas d'accord il faudra prendre tout cela avec des pincettes.

Vu de loin çà semble être un énorme bricolage, voire un beau cherry picking, dans un sens comme dans l'autre, sur des données qui, comme le dit Higurashi, sont très difficiles, par nature, à interpréter en terme de température.

 

 

Voici la critique de Roy Spencer sur la nouvelle version de la TLT de RSS.

C'est un peu polémique mais bon, à lire tout de même.

Où est la vérité vraie?

On recherche arbitre impartial (pléonasme)...

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Pas si polémique que ça ! C'est plutôt bien fait et clair. Spencer préfère sa méthode mais c'est pas vraiment surprenant.  Ce qui ressort surtout c'est que les satellites c'est pas la panacée 

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Juin 2017 en 4e position des mois de juin les plus chauds pour le GISS et en 3e position pour l'Agence Météorologique Japonaise. L'Antarctique bien froid en lien avec une circulation atmosphérique qui a permis de l'isoler assez efficacement des remontées douces (dominante AAO+). 

 

 

553042jma.png

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