Cotissois 31

Sommet climat Paris 2015

1 068 messages dans ce sujet

En terme de R&D dans le domaine de l'énergie, le financement ne manque pas.

En tous cas, bien moins que dans la bio-économie.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et alors  ?  L'urgence numéro 1 est d abandonner les énergies qui émettent des GES et d'affiner les prévisions climatiques. Le max de R&D doit être là. On a 30 ans pour avoir des résultats significatifs. Si on finance la diversité pour la seule croissance on n'y arrivera pas. Ou alors il n'y a pas urgence  ?  Ou alors on va prier sur les résultats de Google uniquement   ? 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Très bon papier du point, il résume parfaitement la réalité des choses.

 

http://www.lepoint.fr/monde/ou-va-le-monde-pierre-beylau/beylau-nucleaire-faut-il-demanteler-nicolas-hulot-11-07-2017-2142285_231.php

 

 

il y a 46 minutes, Cotissois 31 a dit :

Et alors  ?  L'urgence numéro 1 est d abandonner les énergies qui émettent des GES et d'affiner les prévisions climatiques. Le max de R&D doit être là. On a 30 ans pour avoir des résultats significatifs. Si on finance la diversité pour la seule croissance on n'y arrivera pas. Ou alors il n'y a pas urgence  ?  Ou alors on va prier sur les résultats de Google uniquement   ? 

 

Ne le prends pas mal, mais je pense que tu es très à côté du sujet.

L'énergie est un secteur stratégique puissant et très bien armé en particulier en R&D.

Les capacités de réagir vont bien au delà de ce que tu peux imaginer.

L'exemple de la centrale de Gardanne montre bien à quel point les réactions suivent les actions sans même qu'il y ait besoin d'agir à la tête de l'état.

Par contre là où ça risque d'être plus compliqué (et je te rejoins un peu), ce sera lorsque les énergies vertes seront majoritaires car elles ne produisent pas d'emploi et ne rapporte rien si elles ne sont plus subventionnées.

A ce titre, l'Allemagne et ses kWh deux fois plus chers qu'en France démontre parfaitement l'irréalisme économique des énergies vertes.

Modifié par franckdemline

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Il n'en reste pas moins que la priorité des priorités est bien la chasse au GaES pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être.

Or à ce jour, avec une production de CO2 par kWh 3 fois supérieure à celle de 2011 notre électricité ne va pas du tout dans ce sens.

Et si on fait un bilan Européen, c'est encore pire depuis que nos voisins ont abandonné le nucléaire.

Il faut faire un choix, le Climat ou le Nucléaire !

Vouloir s'attaquer aux deux en même temps est une connerie impossible à réaliser et antiécologique.

 

Modifié par franckdemline
3 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

On a des beaux talents de lobbyistes sur le forum d'Infoclimat  ! ;)

3 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Sans être lobbyiste Bernard, on peut légitimement s'interroger sur la capacité à mener de front et en même temps certaines politiques. Je ne suis pas spécialement pro-nucléaire, mais cela n'empêche pas de se dire qu'il va falloir davantage que de simples volontés pour en même temps fermer des réacteurs nucléaires et encaisser une forte hausse de la consommation liée à un basculement forcé du parc automobile du fossile à l'électrique. Et les problématiques qui se posent ne peuvent pas simplement être résolues par la R/D. On peut toujours avancer sur les rendements de production, mais rendement amélioré ou pas l'éolien ne produira jamais quand il n'y a pas de vent et le solaire ne produira jamais à 20 heures en janvier. Et pour les véhicules électriques, on n'a plus beaucoup de marges de progression sur les rendements (sauf grosse découverte à venir), la problématique portant plutôt sur les batteries.

 

Et à ce jour, personne n'est capable de dire de manière crédible comment sans nucléaire et sans fossiles à 20 heures le 12 janvier 2030, par -5° et 1035 hPa sans un souffle de vent, M Dupont pourra en même temps comme ses millions de compatriotes brancher sa Zoé III en rentrant du boulot, lancer sa machine à laver et son four pour le repas du soir, tout en ayant le chauffage qui tourne.

 

Certes il n'y a pas que le solaire et l'éolien dans le renouvelable, mais le fait est que mis à part l'hydraulique qui n'a plus beaucoup de marges de progression on ne voit pas trop où piocher une solution réaliste. Il y a plein de pistes et d'idées, mais leur défaut c'est qu'elles sont justement qu'au stade de la R/D et que 2030 c'est demain. Hulot est dans son boulot de s'efforcer de fixer des caps qui vont dans le bon sens et de faire ce qu'il peut pour avancer, mais à courir tous les lièvres à la fois n'est pas toujours un gage de réussite.

8 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 5 heures, franckdemline a dit :

Ne le prends pas mal, mais je pense que tu es très à côté du sujet.

 

Le monde ne se résume pas à la France.

80% du mode énergétique en vigueur dans le monde n'est pas du nucléaire et émet des GES.

Il y a besoin de miracles technologiques pour réussir à passer à 20%, donc beaucoup de travail et surtout une obligation de résultats. Financer avec contrainte de résultat, cela existe. Financer n'est pas que soutenir la croissance en priant pour que l'argent soit bien utilisé. On verra le prochain plan de financement de l'UE après 2020. On rappelle que le forum économique mondial a dit plusieurs fois "la préoccupation numéro 1 est le problème climatique et ses dérivés". Les assurances, n'en parlons pas. Je ne rappelle pas non plus les propos de l'accord de Paris. Etc. etc.

En résumé, l'UE est intéressante dans sa capacité à dicter des thématiques, mais un jour très rapidement il faudra passer le climat et l'énergie et leur dérivés en numéro 1.

Modifié par Cotissois 31

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 1 heure, TreizeVents a dit :

Sans être lobbyiste Bernard, on peut légitimement s'interroger sur la capacité à mener de front et en même temps certaines politiques. Je ne suis pas spécialement pro-nucléaire, mais cela n'empêche pas de se dire qu'il va falloir davantage que de simples volontés pour en même temps fermer des réacteurs nucléaires et encaisser une forte hausse de la consommation liée à un basculement forcé du parc automobile du fossile à l'électrique. Et les problématiques qui se posent ne peuvent pas simplement être résolues par la R/D. On peut toujours avancer sur les rendements de production, mais rendement amélioré ou pas l'éolien ne produira jamais quand il n'y a pas de vent et le solaire ne produira jamais à 20 heures en janvier. Et pour les véhicules électriques, on n'a plus beaucoup de marges de progression sur les rendements (sauf grosse découverte à venir), la problématique portant plutôt sur les batteries.

 

Et à ce jour, personne n'est capable de dire de manière crédible comment sans nucléaire et sans fossiles à 20 heures le 12 janvier 2030, par -5° et 1035 hPa sans un souffle de vent, M Dupont pourra en même temps comme ses millions de compatriotes brancher sa Zoé III en rentrant du boulot, lancer sa machine à laver et son four pour le repas du soir, tout en ayant le chauffage qui tourne.

 

Certes il n'y a pas que le solaire et l'éolien dans le renouvelable, mais le fait est que mis à part l'hydraulique qui n'a plus beaucoup de marges de progression on ne voit pas trop où piocher une solution réaliste. Il y a plein de pistes et d'idées, mais leur défaut c'est qu'elles sont justement qu'au stade de la R/D et que 2030 c'est demain. Hulot est dans son boulot de s'efforcer de fixer des caps qui vont dans le bon sens et de faire ce qu'il peut pour avancer, mais à courir tous les lièvres à la fois n'est pas toujours un gage de réussite.

Je me pose les mêmes questions que toi Stéphane, je sais très bien  que cela ne va pas être simple et quand je consulte l'avis d'experts je m'assure qu'ils  ne sont pas partie prenante ou tout du moins qu'ils n'en profitent pas pour faire de la promotion pensant avant tout à leur propre intérêt.

Sans être taxé d'antinucléaire il y a quand même des questions à se poser, la principale étant pour moi surtout une question de gros sous quand on voit déjà tout le mal que l'on a à pouvoir mettre en route un EPR, et je ne crois pas que ce soit les écologistes qui seront responsables de l'augmentation de la facture d' électricité que l'on va voir même en gardant du nucléaire .

 

Ce qui n'est pas banal aussi c'est de voir Hulot qui a fait partie du même thin tanks que Jancovici se faire taxer d'utopiste !

 

 

 

2 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

J'ai pris connaissance hier du retour du topic !

Je remercie les intervenants de façon globale, beaucoup de choses très intéressantes sur ce topic depuis le 1ièr juin et des points de vue bien différents que je respecte. Pour résumer mon sentiment sur ce qui a été écrit je reprendrai la phrase de météor "La solution à notre problème n'est pas unique, elle est plurielle" ....même si je ne suis pas fan de certaines ! mais elles risquent de s'imposer par défaut.

Le développement et la croissance ne sont pas des caractéristiques inévitables de notre histoire et ils dépendent de plusieurs facteurs et d'aléas; notre passé c'est principalement de longues séquences d'états quasi stationnaires et l'ère post industrielle actuelle n'est qu'une toute petite exception dans l'histoire de l'humanité, mais cette boulimie passagère si elle perdure sonnera la fin programmée des festivités. Les stocks d'énergies fossiles poseront problème tout comme les minerais... confrontés que nous sommes à l'asymétrie fondamentale entre matière et énergie.

Si les progrès réalisés dans le dernier siècle1/2  l'avaient été en 1 millénaire1/2  que serait l'humanité d'aujourd'hui ? disparue, ignorante, malheureuse, abrutie par manque de Facebook and Co...je ne le pense pas, bien au contraire.

La fuite en avant c'est aussi les décisions récentes: quid des chiffrages concernant le potentiel disponible et la réalité de la substitution des fossiles par les ENR pour un tout électrique dans les transports !

Petit rappel:

50Mtep/an d'énergie consommée dans les transports en France, soit 580Twh/an et donc une puissance de 66Gw constants à installer, mais compte tenu du rendement de la chaîne électrique (transport, stockage, distribution, rendements moteur, chauffage habitacle...) on peut multiplier ce chiffre par 2 càd que les 580Twh devront être multipliés par 2 soit 1160TWh, sachant que la production éolienne française est de 21Twh/an il faudrait donc multiplier par 55 le nombre d'éoliennes déjà présentes sur le territoire ou également en // blinder les bâtiments-hangars, parkings (déjà moches au départ) pour diminuer cet impact éolien désastreux. Quelles solutions pour le stockage (complexe barrages de stockage/pompage/turbinage, hydrogène...) pour une puissance aussi conséquente, je n'ai rien entendu de vraiment précis sur ce chapitre concernant les choix, les coûts, où/quand/comment.

Qu'en est-il de l'impact CO2 supplémentaire de construction des véhicules électriques, des infrastructures de charge, des problèmes liés à l'extraction/le transport/le recyclage des minerais (terres rares, cuivre, manganèse, lithium, nickel...) sans compter leur disponibilité future.

Dans la foulée, une seconde couche et pas la moindre: la substitution de 17 réacteurs nucléaires !!! le chiffrage svp messieurs les décideurs.

Imposer l'électrification des véhicules en urbain, certes, en campagne c'est une autre paire de manches.

Concernant la méthanation évoquée par franck quelque chose m'échappe sur le bilan et l'intérêt final pour ce stockage temporaire du CO2.

étape 1 produire de l'hydrogène avec de l'électricité excédentaire issue des ENR

étape 2 produire du méthane (CO2 +2H2 --> CH4 + O2)

étape 3 stocker/transporter ce méthane

étape 5 brûler celui-ci  (CH4 + 2O2 --> énergie + CO2 + 2H2O)

Bilan "neutre" (1 CO2 à l'entrée et 1 en sortie ).....oui, si on ne comptabilise pas les étapes intermédiaires, non ? et pourquoi ne pas brûler directement H2 dans les fours/chaudières des complexes,  le méthane se transporte mieux que l'H2 mais à si c'est pour alimenter en GNV des véhicules, c'est râpé vu qu'il n'y en aura plus fonctionnant aux fossiles !

Modifié par bill07
1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour, Bill, content de te retrouver ici ;)

 

Le projet "Jupiter" c'est avant tout stocker et réutiliser le CO2.

En fait la méthanation c'est comme créer un process équivalent à une batterie de stockage de l'énergie.

L'hydrogène c'est compliqué à bruler (le faire exploser est plus aisé) et ça ne chauffe pas assez.

Et surtout, à stocker, c'est une vraie galère car cette molécule est vraiment très petite et elle traverse très facilement les systèmes d'étanchéité aussi bon qu'ils soient.

 

http://www.engie.com/innovation-transition-energetique/pilotage-digital-efficacite-energetique/power-to-gas/

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Et vous ne croyez pas qu'en faisant financement x 2, on n'aurait pas des solutions crédibles aux problèmes "insolubles" que vous posez ? On peut décréter à l'avance qu'une solution est insoluble ? Vous manquez peut-être d'expérience dans les processus de recherche et de découverte technologique.

Modifié par Cotissois 31

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
il y a une heure, franckdemline a dit :

 

Le projet "Jupiter" c'est avant tout stocker et réutiliser le CO2.

En fait la méthanation c'est comme créer un process équivalent à une batterie de stockage de l'énergie.

L'hydrogène c'est compliqué à bruler (le faire exploser est plus aisé) et ça ne chauffe pas assez.

Et surtout, à stocker, c'est une vraie galère car cette molécule est vraiment très petite et elle traverse très facilement les systèmes d'étanchéité aussi bon qu'ils soient.

http://www.engie.com/innovation-transition-energetique/pilotage-digital-efficacite-energetique/power-to-gas/

OK Franck pour ces remarques, j'avoue ne pas avoir été très clair pour le coup :(

Ayant eu affaire dans la pétrochimie à l'hydrogène où il était injecté dans le réseau gaz alimentant fours/chaudières je confirme ces problèmes liés à son exploitation, mais où je voulais en venir c'est qu'à produire de l'hydrogène avec de l'électricité excédentaire issue des ENR autant le brûler in-situ ou l'injecter dans le réseau national de gaz (je ne sais plus jusqu'à quel % c'est possible) en priorité avant de produire du CH4.

EDIT à priori c'est 6% d'H2 maxi dans le réseau national gaz

 

Pour ce qui est des problèmes "insolubles" je ne crois pas avoir employé ce terme, simplement soulevé les difficultés de substitution, les moyens envisagés (stockage...) non mis sur la table ainsi que les ébauches de projets, les contraintes liées à certains approvisionnements en métaux/terres rares...

et c'est sûr que nos "déclameurs", pardon "décideurs" ont, eux, toutes les compétences dans les processus de recherche et découverte technologique.

Modifié par bill07

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Non tu n'as jamais parlé de problème insoluble, c'est Cotissois qui l'a fait il a cru comprendre que le stockage de H2 est insoluble alors que je n'ai parlé que de galère en termes d'étanchéité.

Ça reste évidemment faisable même si c'est difficile de rendre des circuit H2 étanches.

Le problème de l'hydrogène est qu'il explose entre 4% et 75% ce qui le rend très dangereux.

Nos décideurs n'ont aucune compétence dans le domaine de l'énergie c'est pourquoi ils annoncent nombre d'incohérence.

J.M JANCOVICI ministre de l'environnement et de l'énergie serait en totale opposition avec les dernières déclaration de Hulot, la différence est que lui, sait de quoi il parle.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Si c'est faisable, saisissez votre optimisme d'ingénieur et négociez des financements pour travailler et arriver à une solution. J'insiste depuis le départ sur la hiérarchie des financements, elle est cruciale et c'est là qu'on attend les grandes institutions et fédérations. Si c'est pour faire passer la santé toujours numéro 1, on va prendre les scénarios optimistes un par un et on va gentillement les glisser dans la poubelle. Il y a des efforts de fait ces dernières années, c'est évident, les constructeurs auto annoncent aujourd'hui être prêts à oublier le tout pétrole, tout peut potentiellement évoluer très vite, mais il faut le bon signal de financement et les bonnes découvertes technologiques pour basculer définitivement et commencer à oublier les scénarios climatiques les moins plaisants. Et ceci sans perdre de temps. Le sens de mon message original, c'est de remarquer que pour l'UE, on n'est toujours pas dans une priorité nette. Espérons que ça le soit en 2020.

 

Pour le reste, ne pas surestimer 3 mots de N.Hulot sur une radio.

Modifié par Cotissois 31

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Le premier ministre tempère les propos de Hulot :

 

 PARIS, 11 juillet (Reuters) - Le gouvernement attendra que 
l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) rende son avis sur la 
prolongation des réacteurs du parc français fin 2018 ou début 
2019 pour se prononcer sur la fermeture de certains d'entre eux, 
a déclaré Edouard Philippe dans un entretien aux Echos. 
    Dans cette interview, le chef du gouvernement tempère les 
propos de son ministre de la Transition écologique, Nicolas 
Hulot, qui avait évoqué lundi la possibilité de fermer 
"peut-être jusqu'à 17 réacteurs".   
    Pour Nicolas Hulot, ces fermetures doivent permettre de 
tenir l'objectif de réduire à 50% la part du nucléaire dans la 
production d'électricité d'ici à 2025 - un engagement pris par 
le gouvernement précédent et réaffirmé par Emmanuel Macron.    
    "Ce qu'il a dit est plus prudent que le propos qu'on lui 
prête (...). On oublie souvent en France que ce n'est pas le 
gouvernement qui décide seul. Il doit composer avec l'Autorité 
de sûreté nucléaire, qui va se prononcer fin 2018 début 2019 sur 
toute une série de renouvellement d'autorisations. Nous allons 
attendre que l'ASN nous dise ce qu'il en est", déclare Edouard 
Philippe.  
    "Nous devons aussi engager les discussions avec les acteurs 
de la filière, à commencer par EDF", ajoute-t-il. 
    "Des centrales fermeront mais je ne peux pas vous dire 
lesquelles. Il faut être prudent : cette décision devra tenir 
compte non seulement d'éléments techniques sur les centrales, 
mais aussi du niveau attendu de la consommation énergétique ou 
du développement des autres modes d'électricité", précise encore 
le premier ministre. 

 

L'ASN reste maitre à bord, tant mieux pour le climat !

Je reprends une phrase clez de Philippe :

On oublie souvent en France que ce n'est pas le 
gouvernement qui décide seul

Rappelons nous l'origine du programme de construction des centrales nucléaires dans les années 74, 75.

Faire de l'électricité sans énergies fossiles qui rendent la France dépendante des pays du Golfe !

Même si, à l'époque le but n'était pas la préservation du climat, l'idée reste vraie de nos jours.

Modifié par franckdemline

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 11 heures, Cotissois 31 a dit :

Et vous ne croyez pas qu'en faisant financement x 2, on n'aurait pas des solutions crédibles aux problèmes "insolubles" que vous posez ? On peut décréter à l'avance qu'une solution est insoluble ? Vous manquez peut-être d'expérience dans les processus de recherche et de découverte technologique.

 

Non je ne le crois pas.

Lorsque la technologie tombe "juste" du premier coup, c'est difficile de trouver l'introuvable.

Le moteur à explosion en est un parfait exemple, on a beau retourner le problème dans tous les sens, depuis des dizaines d'années, il reste le meilleur moyen de transformer l'énergie thermique en énergie mécanique.

Quant à mon expérience en R&D, je te souhaites sincèrement d'avoir la même chance que j'ai pu avoir dans ce domaine.

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Attention à ce genre de papier qui pourrait être très vite démenti par les réalités.

Et en cas de démenti de la nature, c'est toute la crédibilité des prévisions qui tomberait à l'eau.

L'annonce de 3 m en 2100 sera vérifié ou démenti dans quelques années et ce sera une moquerie généralisée des anti réchauffement.

Pour le reste, le danger est bien là et les effets se font ressentir sérieusement de nos jours (pas aujourd'hui O.o).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 13 heures, Cotissois 31 a dit :

...J'insiste depuis le départ sur la hiérarchie des financements, elle est cruciale et c'est là qu'on attend les grandes institutions et fédérations.... les constructeurs auto annoncent aujourd'hui être prêts à oublier le tout pétrole, tout peut potentiellement évoluer très vite, mais il faut le bon signal de financement et les bonnes découvertes technologiques pour basculer définitivement...

Pour le reste, ne pas surestimer 3 mots de N.Hulot sur une radio.

1 - on est d'accord

2-  ...pas d'accord

Je pense, tout comme l'ensemble des intervenants, que nous sommes d'accord sur deux points: la réalité des impacts du RC et l'urgence des actions à mettre en œuvre  de façon collective.

La défection des US est une mauvaise nouvelle et ouvre une brèche pour d'autres. mais le pire serait que cette politique soit reconduite aux élections futures.

Je reviens sur ces effets d'annonces faites à ce niveau qui me contrarient, il y a des défis que l'on sait ne pas pouvoir tenir dans les délais annoncés et le post de @TreizeVents est d'une grande lucidité sur ce sujet, la crédibilité est indispensable pour être entendue.

Une étude de l'Université de Californie parue dans "Science et technology" indiquait que nous pourrions avoir remplacé le pétrole (en particulier dans les transports) d'ici 2100, pour être honnête en précisant: "dans le cadre d'investissements actuels/de rythme de recherche et critères financiers incontournables" mais quoiqu'il en soit des efforts d'investissements et de recherche cela ne sera jamais dans le timing prévu.

Lorsque l'on voit les délais pour les études, les prises de décisions, les divers recours légaux, les oppositions musclées, pour de "simples projets" type barrage/parc éolien/aéroport on peut légitimement s'interroger sur ce que sera l'opposition légitime à un développement éolien/hydraulique (stockage)... aussi conséquent. Au delà de la technique elle-même, c'est toute une logistique très lourde et très complexe qu'il faudra mettre en place; il faudra créer d'énormes complexes de stockage (hydraulique/H2...) des réseaux de transport et de distribution spécifiques, des véhicules adaptés, bref des infrastructures majeures et en ayant en tête que la densité énergétique d'une batterie est 100 à 150 fois inférieure à celle du pétrole.

Soyons réalistes pour être crédibles.

Restons "cool" toutes les interventions ici ont de l'intérêt et une part de vérité, personne ne détient LA solution et le souhait de tous c'est que ça avance sans parti pris ou lobbying.

EDIT je viens de lire les réactions à la phrase de notre président sur l'Afrique « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien » et les réactions: « Raciste », « condescendant », fruit d'une « vision colonialiste »…

Pas facile d'avoir un peu de lucidité dans ce monde !

Modifié par bill07
2 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 2 heures, bernardt60 a dit :

 

Supposons, ce qui semble très optimiste, que roulent alors 2 millions de voitures électriques (il y en a moins de 100 000 en circulation aujourd’hui et il s’en est vendu 20 000 en 2016). Elles consommeraient alors 4 à 5 TWh, soit 1% de la production actuelle (et moins de 10% de l’exportation nette). Elles ne poseront pas non plus de gros problèmes de gestion de la puissance pour les recharges.

 

La parole d'un blogueur qui ne connait pas les réseaux électriques.

 

Parce que deux millions d'utilisateurs qui brancheraient leurs voitures en même temps sur des bornes rapides (tout le monde n'habite pas en pavillon avec accès à des bornes lentes), ça fait une pointe de 20 kW X 2 000 000 = 40 000 000 kW soient 40 000 GW instantané.

En clair il faudrait doubler la production instantanée en été et l'augmenter de 30% l'hiver..

Et les habitudes seront vite prises, on rentre du travail, on branche sa voiture et là, pas de bol ça tombe au moment des pointes de 18h..

 

Et il y a un effet pervers qui n'a pas été pris en compte, c'est l'obligation de laisser le chauffage ou la clim tourner dans les véhicules lorsqu'ils sont branchés sur le secteur parce que dans le cas inverse, dès les premiers kms tu ruine ta batterie pour chauffer ou refroidir ton auto.

Or, maintenir une température acceptable dans une voiture à l’arrêt est une dépense énergétique nouvelle qui n'a jamais été prise en compte (ce conseil est dans le mode d'emploi des voitures électriques) !

 

Une grande d'utilisateurs de véhicules électriques repasse au thermique après une première utilisation.

Tout comme ceux qui sont revenus à l'essence reviennent au diesel devant la perte d'autonomie à laquelle ils ont fait face.

1 personne aime ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Il y a 2 heures, franckdemline a dit :

 

Supposons, ce qui semble très optimiste, que roulent alors 2 millions de voitures électriques (il y en a moins de 100 000 en circulation aujourd’hui et il s’en est vendu 20 000 en 2016). Elles consommeraient alors 4 à 5 TWh, soit 1% de la production actuelle (et moins de 10% de l’exportation nette). Elles ne poseront pas non plus de gros problèmes de gestion de la puissance pour les recharges.

 

La parole d'un blogueur qui ne connait pas les réseaux électriques.

 

Parce que deux millions d'utilisateurs qui brancheraient leurs voitures en même temps sur des bornes rapides (tout le monde n'habite pas en pavillon avec accès à des bornes lentes), ça fait une pointe de 20 kW X 2 000 000 = 40 000 000 kW soient 40 000 GW instantané.

En clair il faudrait doubler la production instantanée en été et l'augmenter de 30% l'hiver..

Et les habitudes seront vite prises, on rentre du travail, on branche sa voiture et là, pas de bol ça tombe au moment des pointes de 18h..

 

Et il y a un effet pervers qui n'a pas été pris en compte, c'est l'obligation de laisser le chauffage ou la clim tourner dans les véhicules lorsqu'ils sont branchés sur le secteur parce que dans le cas inverse, dès les premiers kms tu ruine ta batterie pour chauffer ou refroidir ton auto.

Or, maintenir une température acceptable dans une voiture à l’arrêt est une dépense énergétique nouvelle qui n'a jamais été prise en compte (ce conseil est dans le mode d'emploi des voitures électriques) !

 

Une grande d'utilisateurs de véhicules électriques repasse au thermique après une première utilisation.

Tout comme ceux qui sont revenus à l'essence reviennent au diesel devant la perte d'autonomie à laquelle ils ont fait face.

 

 

"La parole d'un blogueur qui ne connait pas les réseaux électriques."

 

http://www.carbone4.com/articles/staff/alain-grandjean/

 

Et article relayé par J.M. Jancovici en personne sur twitter, si tu as le même niveau ne te prive pas de lui faire tes remarques le grand spécialiste  !

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Si vous avez bien noté, N.Hulot a dit "on va commencer par limiter la consommation d'énergie et ensuite..."

Il voit bien que la seule manière de faire passer la suppression des centrales nucléaires (décidée par le ministre précédent) c'est déjà de freiner la consommation.

Je note une chose assez incroyable quand même. Pendant que les gouvernements annoncent des choses courageuses, la masse est en train de creuser de plus en plus profond dans le gaspillage, pour en arriver à climatiser l'air qui ne leur "plait pas". Des patinoires malgré 13°C l'hiver, des réchauds pour réchauffer les terrasses en soirée dans la brise de nord, des geysers sur le réseau d'eau courante plutôt que d'aller à la piscine, des climatiseurs qui bloquent la température à 20°C (pas 25°C c'est trop chaud) dans toute concentration de clientèle en été (restos/bus/train...). C'est le monde et la France des années 2020 (on y est). Autant dire que l'optimisme de développement durable a des limites si la masse et les collectivités locales ont zéro intention de suivre les efforts. Disons qu'il va falloir encore demander aux ingénieurs de trouver une solution, soit ici maîtriser le climat. Au fond, ça arrangerait tellement tout le monde...

Modifié par Cotissois 31
5 personnes aiment ça

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant

  • En ligne récemment   0 membre est en ligne

    Aucun utilisateur enregistré regarde cette page.