TreizeVents

Prévisions stratosphériques à moyen & long terme

625 messages dans ce sujet

Très intéressant! Enfin un peu d'espoir wink.png

euh... Si tu le dis. Il faut quand même beaucoup de conditions et à voir la NAO qui baisse timidement voire va stagner vers le neutre, le GA n'est pas encore d'actualité.

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Malgré le SSW très mineur du 21 décembre et le futur événement stratosphérique dont la maturation serait atteinte aux alentours du 8 janvier, on conserve tout de même un vortex polaire remarquablement dense dans la stratosphère tandis que c'est la grande fiesta dans la troposphère. Dans la stratosphère, on est vraiment pas loin de ce que nous avions déjà connu auparavant, pendant la première partie de l'hiver 2013/2014. Les valeurs d'AO sont extrêmement élevées dans la moyenne stratosphère. Le SVI (Stratospheric Vortex Intensification) sur ces deux derniers mois a vraiment été imposant comme en témoignent le graphique suivant :

[align=center]616112nam2.png[/align]

Et la coupe verticale suivante :

[align=center]990301nam.png[/align]

A présent, je me permets de poster ici dans ce post une analyse assez conséquente que j'ai réalisé pendant de nombreuses heures aujourd'hui. J'espère que cela ne paraîtra pas trop indigeste à la lecture des forumeurs, vu la longueur du texte et le nombre d'illustrations. L'analyse est également présente dans le lien suivant : http://www.meteocontact.fr/previsions/france/analyse-stratospherique

Résumé

Stratosphère : faible atténuation des conditions NAM+

[align=justify]• Un SSW très mineur atteindra son paroxysme le 8 janvier. Malgré cet événement, les conditions NAM+ persisteront sur au moins quelques semaines. Le vortex polaire demeurera relativement stable. Aucun bouleversement de grande ampleur n’est attendu jusqu’au 20 janvier.[/align]

[align=justify]• La survenue d'autres SSW mineurs sur les 2 prochains mois serait possible.[/align]

[align=justify] [/align]

Troposphère : maintien des conditions AO- modérées à fortes

[align=justify]• Une pulsion douce anémique s’épanouira au-dessus de l’ouest du Canada et de l’Alaska du 4 au 8 janvier. Elle conduira à un isolement du tourbillon subtropical relativement faible et peu étendu au-dessus de la mer des Tchouktches d’ici le 8 janvier.[/align]

[align=justify]• Le blocage chaud d’altitude surplombant la Sibérie occidentale s’affaissera assez rapidement et disparaîtra à compter du 7 janvier.[/align]

[align=justify]• Quelques anomalies hautes résiduelles de géopotentiels circuleront de la mer de Kara à la mer du Labrador, en passant par la mer de Barents et le Groenland du 4 au 10 janvier 2016.[/align]

[align=justify]• Le courant océanique de secteur ouest affectera l’Europe occidentale jusqu’au 11 janvier au moins. L’émergence d’une dorsale atlantique serait attendue sur la deuxième décade de janvier. Son intensité est encore très incertaine au regard des projections numériques.[/align]

[align=justify] [/align]

Introduction : contexte passé et actuel

[align=justify]Après avoir connu un mois de décembre particulièrement doux et anticyclonique sur une majeure partie du continent européen, un tournant dans cet hiver 2015/2016 est à l’œuvre depuis le nouvel an. L’Europe occidentale renoue avec des conditions plus humides et un peu plus de saison du fait de l’abaissement du rail perturbé tandis que l’Europe de l’est est concernée par une coulée très froide et humide, initialement véhiculée par un blocage présent sur la Scandinavie. Ce tournant s’observe plus globalement dans l’ensemble de la troposphère avec un passage abrupte d’une configuration à complexe dépressionnaire confiné sur lui-même à une configuration dans laquelle les advections douces viennent perturber ce dernier. Quant à la stratosphère, ce changement est quasiment inexistant. Le vortex polaire était très intense ces deux derniers mois. Celui-ci perd faiblement en puissance du fait de l’irruption d’une ondulation au-dessus du quadrant pacifique, mais demeure stable, plus particulièrement dans la moyenne stratosphère.[/align]

[align=justify] [/align]

[align=center]dec2015.png[/align]

Tendances à moyennes échéances : 1-2 semaines

[align=justify] [/align]

[align=justify]Vers un événement stratosphérique de très faible ampleur ces prochains jours[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Cet hiver, la stratosphère a déjà connu un réchauffement stratosphérique –toutefois très très négligeable- aux alentours du 21 décembre. Ce dernier n’a pas été suffisant pour dissiper l’imposant SVI (Stratospheric Vortex Intensification). Au contraire, celui-ci l’a même intensifié. De nouveau, la stratosphère va connaître un second SSW très mineur dont le paroxysme sera atteint le 8 janvier. Malgré un léger déphasage et malgré la puissance du vortex polaire de ces dernières semaines, le flux de chaleur entrant de la troposphère vers la basse stratosphère occasionné par l’émergence du blocage nord européen et la faible reprise de l’activité ondulatoire à proximité de la stratosphère ont créé des conditions favorables à la mise en place de ce faible SSW, comme le montre ci-dessous la coupe verticale d'anomalies de flux de chaleur.[/align]

[align=justify] [/align]

[align=center]vT3080.png[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Ce SSW se caractérise par l’amplification d’une ondulation, initialement présente depuis plusieurs jours, côté pacifique accompagnée d’une augmentation graduelle du champ de température au-dessus de la Sibérie orientale et de la mer de Béring dans la moyenne stratosphère. Une légère déconcentration de la masse d’air arctique serait occasionnée du fait d’un faible décrochage polaire temporaire sur l’Amérique du nord. Dans l’ensemble, le vortex polaire ne serait que peu perturbé malgré le fait qu’il serait légèrement déporté vers le quadrant européen de l’hémisphère nord (displacement event mineur). La stagnation d’une aire anticyclonique surplombant le bassin méditerranéen dans la moyenne stratosphère limiterait le déplacement côté européen.[/align]

[align=justify] [/align]

[align=center]8jan2016.png[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Le phénomène stratosphérique serait suivi d’un rétablissement du vortex polaire. La crête chaude d’altitude centrée dans les parages du détroit de Béring se dissiperait partiellement au profit d’une cyclogenèse du tourbillon cyclonique dans la stratosphère. A partir du 11 janvier, une amplification d’une ondulation située sur l’Europe aurait lieu, mais celle-ci n’aurait que peu d’incidents sur l’auge polaire par rapport aux effets dus à l’amplification de l’ondulation pacifique de la première décade de janvier. Après un léger affaiblissement des vents zonaux dans la moyenne stratosphère, ceux-ci se renforceraient de nouveau légèrement. A hauteur de la stratopause, la baisse des vents zonaux serait plus significative au moment du réchauffement stratosphérique. Au plus fort du SVI, les vents zonaux moyennés au 60e parallèle de l’hémisphère nord atteignaient des vitesses de l’ordre de 85 m/s sur la fin du mois de décembre. Avec le SSW mineur, ces vents baisseraient à une vitesse de 40 m/s approximativement. Après le SSW mineur, l’accélération du courant circumpolaire d’ouest serait aussi rapide que la décélération de ce courant avant le SSW. On retrouverait des valeurs comprises entre 60 et 80 m/s.[/align]

[align=justify] [/align]

[align=center]wind.png[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Complexe dépressionnaire malmené dans la troposphère[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Sur les premiers jours du mois de janvier, une puissante ondulation, véhiculée par un talweg atlantique de grande longueur d'onde très profond s'est formée sur le continent européen. Cette dernière a abouti à un blocage intense sur le nord de l'Europe et la mer de Barents. Elle agonira lentement sur la Sibérie occidentale et la Mongolie avant de disparaître complètement aux alentours du 8 janvier. Toutefois, une disjonction faible d’anomalies hautes de géopotentiel s’opérera sur la mer de Kara et la mer de Barents en raison du rétablissement du courant jet (provoqué par l’interaction entre le bloc dépressionnaire sur l’Europe de l’est issu de l’ancien décrochage polaire et le prolongement ou l’excroissance d’une vaste zone de basse pression centrée sur la Sibérie orientale) le 6 janvier. Tandis que le blocage sibérien sera rabattu par le courant jet, les anomalies hautes de la mer de Barents n’étant plus retenues circuleront librement à contrecourant vers le Groenland le 8 janvier, avant d’être réintégrées dans la circulation d’ouest au niveau de la mer du Labrador le 10 janvier. Cet échouement sur la mer du Labrador permettrait le redressement d’une dorsale anticyclonique. Sur cette première décade de janvier, du fait de la présence de faibles anomalies hautes sur le nord de l’atlantique, le régime océanique d’ouest tend et tendra à être rejeté vers des latitudes un peu plus méridionales. Par conséquent, et contrairement au mois de décembre, le rail perturbé s’infiltrera plus profondément au sein de l’Europe occidentale.[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Parallèlement, sur l’ouest de l’Amérique du nord, une faible pulsion méridienne de hauts géopotentiels est conduite vers la mer des Tchouktches. Celle-ci persistera plusieurs jours avant de donner naissance à une goutte chaude au-dessus des régions arctiques à partir des 8/9 janvier. Un tel phénomène est souvent associé à l’émergence d’un displacement event mineur ou majeur dans la moyenne stratosphère. En aval de ce cut-off high, des mécanismes cyclogénétiques seraient à l’œuvre dans les parages de la baie d’Hudson du fait de quelques décrochages polaires occasionnés en marge du blocage chaud d’altitude. Si cet isolement du tourbillon subtropical n’est pas assez puissant pour drainer des anomalies basses vers le secteur Groenland/Svalbard pour effectuer une interaction entre le tourbillon cyclonique du Québec et de la mer du Labrador et celui de la mer de Kara. Ces circonstances seraient plus favorables à la mise en place d’une dorsale anticyclonique sur l’Atlantique dont l’intensité est encore très difficile à anticiper. Dans le cas contraire, il serait toujours possible qu’une dorsale se mette en place sur l’Atlantique, mais cette dernière serait plus facilement rabattue vers le continent européen du fait d’une reprise de l’activité dépressionnaire au-dessus des latitudes nordiques du quadrant atlantique/européen.[/align]

Tendances à longues échéances : 3-4 semaines et plus

[align=justify]La SAO (Semi-Annual Oscillation) négative reprend progressivement le dessus au niveau des hautes couches de la stratosphère tropicale depuis la fin du mois de décembre. Les easterlies de hautes altitudes s’intensifient. Ces dernières n’étaient cantonnées qu’aux régions équatoriales sur la fin de l’année 2015. A présent, les vents d’est concernent les régions tropicales, en plus des régions équatoriales. La phase négative devrait encore ces prochaines semaines s’intensifier. La SAO- serait en mesure de porter atteinte au comportement du vortex polaire. La SAO faiblement positive au courant de l'automne météorologique a profité à la mise en place du SVI. Au fil des mois de novembre et décembre, le jet de la nuit polaire dans la très haute stratosphère s’est progressivement rétracté vers des latitudes de plus en plus nordiques du fait de la surgescence du la phase d’est de la SAO. De ce fait, l’extension horizontale de la zone de basse stratopause dynamique s’est donc réduite. En somme, l’intensification et le maintien de cette phase d’est pourrait catalyser l’irruption d’ondulations du côté pacifique ou du côté européen dans la haute stratosphère. Le graphique suivant représente une coupe horizontale à 1 hpa des anomalies de vents zonaux :[/align]

[align=justify] [/align]

[align=center]U1hpa.png[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Nous connaissons actuellement une QBO (Quasi-Biennial Oscillation) positive dans la basse et la moyenne stratosphère. Une amorce de QBO négative pourrait être attendue en seconde partie d’hiver dans la moyenne stratosphère. Nous sommes par la même occasion en phase de déclin d’activité solaire avec des niveaux de SSN plutôt intermédiaires. En reprenant ces caractéristiques, on peut retrouver certains hivers identiques depuis le début des années 80. Toutefois, en ce qui concerne l’activité solaire, on fera ici abstraction du fait que les hivers soient oui ou non en phase de déclin d’activité solaire, afin d’élargir l’échantillon d’hivers analogues au regard des forçages externes et afin de prendre un meilleur recul sur la situation. On retiendra seulement les hivers présentant des niveaux de SSN intermédiaires ainsi qu’une QBO globalement positive accompagnée d’une amorce de QBO- dans la moyenne stratosphère.[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify] [/align]

[align=center]temp10hpa.png[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Comme nous pouvons le constater sur le graphique ci-dessus, la plupart de ces hivers se caractérisent par une série de 3 SSW à plus ou moins 1 mois d’intervalle et de plus en plus puissants. On peut également constater le fait que ces SSW sont plus précoces en période el-niño qu’en période la-nina. Ces périodes hivernales présentent une activité croissante au sein de la stratosphère au gré du temps et se terminent généralement par un réchauffement final majeur, ou une transition abrupte et précoce vers la saison estivale étendue. Il se pourrait que l’hiver actuel se déroule de la même façon du fait des ressemblances en termes de forçages climatiques avec ces autres hivers.[/align]

[align=justify] [/align]

[align=justify]Un renouvellement incessant des ondulations pacifique ou européenne serait envisageable dans la moyenne stratosphère. Le vortex polaire demeurerait plutôt stable sur le mois de janvier, mais pourrait tout de même devenir de plus en plus usé par l’alimentation discontinue des blocages pacifique ou européen. L’activité ondulatoire serait notamment capable de s’intensifier par salves dans la haute stratosphère. Un nouveau SSW pourrait être attendu sur le début du mois de février.[/align]

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C'est quand même assez dingue d'observer ce matin la multiplication des scénarios avec élévation plus importante de la crête d'altitude sur l'atlantique susceptible pourquoi pas d'aboutir à un blocage nordique alors que le vortex polaire stratosphérique était et demeure plutôt de marbre selon les projections numériques, même en allant vers +384 heures.

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C'est quand même assez dingue d'observer ce matin la multiplication des scénarios avec élévation plus importante de la crête d'altitude sur l'atlantique susceptible pourquoi pas d'aboutir à un blocage nordique alors que le vortex polaire stratosphérique était et demeure plutôt de marbre selon les projections numériques, même en allant vers +384 heures.

Comme quoi, la troposphère sait se débrouiller toute seule et que quelques détails de taille doivent surement nous échapper... c'est ce qui fait le charme de la nature smile.png.

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Comme quoi, la troposphère s'est se débrouiller toute seule et que quelques détails de taille doivent surement nous échapper... c'est ce qui fait le charme de la nature smile.png.

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sait wink.png

Merci Jack. Je n'avais vraiment pas fait attention.

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Comme quoi, la troposphère sait se débrouiller toute seule et que quelques détails de taille doivent surement nous échapper... c'est ce qui fait le charme de la nature smile.png.

Fort heureusement que la tropo sait se débrouiller toute seule , j'en avais déjà causé la semaine dernière.

Fin 2010 avec son big GA et Février 2012 avec son froid Sibérien n'étaient pas du à la Strato mais bien à des forçages troposphériques.(MJO par exemple)

Ce que l'on peut noter, c'est que le RC à tendance à refroidir la Strato et à réchauffer les BP Polaires par amplification du bassin Arctique.

Le même bassin risque de dérouiller sec cette année, ira t'on à taquiner la débâcle 2012, je ne l'espère pas, mais c'est à surveiller.

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En effet, c'est encore très loin, mais :

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A voir si déjà ce n'est pas un run isolé et au final... ça pourrait très bien être un displacement event qu'un splitting event... mais nous n'en sommes pas là.

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Après un décembre 2015 cauchemardesque, on sort la tété de l'eau, j'ai l'impression. L'hiver peut enfin commencer.

​On est d'accord que malgré l’échéance lointaine, GFS se trompe rarement sur la strato ?

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De toutes les façons à l'allure ou ca va, il n'y aura plus rien à splitter en Tropo, c'est déjà en pièces détachées en Z500.

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GFS modélise depuis plusieurs runs un réchauffement à très long terme mais au vu de la situation actuelle, est- ce fiable?

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D'après Cirrus un SSW est possible pour début février donc c'est loin d'être négligeable en tout cas default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20" />

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Tout ça commence à bien partir, toujours d'actualité ce midi est pas qu'un peu! default_wink.png/emoticons/wink@2x.png 2x" width="20" height="20" />

Le commencement coté Japon :

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Puis le monstre :

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Bien sur ça reste loin, mais la mécanique à l'air de ce mettre en place avec une confirmation de run en run depuis plusieurs jours à voir si tout ça persiste. Un expert dans le coin?

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Oui enfin, une modélisation à H+384 ...

Qui plus est, si tu veux du "monstre", il faudrait plutôt aller chercher ce genre de chose avec ce genre de résultat.

La vraie question, de manière plus pragmatique, c'est quel est l'intérêt aujourd'hui de suivre la stratosphère ?

Quand on observe une désorganisation brutale de la stratosphère (SSW), l'intérêt c'est que cette désorganisation se propage très souvent dans les semaines suivantes dans la troposphère, provoquant ainsi très souvent un éclatement du vortex troposphérique. La stratosphère est d'une certaine manière la clé d'une ouverture par le haut de la troposphère.

Sauf que la troposphère, elle s'est déjà faite littéralement défoncer par le coup de bélier de fin décembre / début janvier. Il n'y a plus de vortex troposphérique actuellement sur l'Arctique et l'indice AO est au fond du placard :

[align=center] [/align]

[align=center]500.png?run=run00model[/align]

[align=center] [/align]

[align=center]ao.sprd2.gif[/align]

[align=center] [/align]

[align=center] [/align]

Tu peux continuer si tu veux de guetter l'arrivée d'une éventuelle clé stratosphérique, peut-être d'ailleurs que cette clé se manifestera réellement dans les prochains semaines. Et quand on aura la clé, voici la porte de la troposphère qu'il s'agit d'ouvrir :

[align=center]porte-cass%C3%A9e-31.jpg[/align]

[align=center] [/align]

[align=center] [/align]

J'espère qu'on en fera bon usage ..

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Ah oui, effectivement... merci bien pour toutes ces explications! wink.png

Est-ce que le vortex à des chances de revenir sur l’Arctique malgré le coup de poing qu'il a prit ou c'est fichu pour le reste de l'hiver?

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Effectivement nul besoin de la stratosphère pour faire tout péter cet hiver, la troposphère à su bien le faire toute seule et c'est déjà un champ de mine la haut.

Le bassin Arctique va dérouiller cette année encore.

post-21454-0-70151900-1452427650_thumb.png

Donc un réchauffement stratosphérique arrivera comme toutes les années au cœur ou en fin d'hiver, pour nous c'est pas sur que cela change grand chose, sauf si reconstruction du noyau des BP Polaires entre temps, ce qui me parait peu probable à ce jour.

De plus le "monstre" que tu nous montres, au dela des échéances lointaines et risquées, ce n'est pour le moment qu'un scénario à onde n°1.

Les ondes n°1 correspondent à la répartition suivante :1 anticyclone et 1 vortex.

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Effectivement nul besoin de stratosphère pour faire tout péter cette hiver, la troposphère à su bien le faire toute seule et c'est déjà un champ de mine la haut.

Donc un réchauffement stratosphérique arrivera comme toutes les années au cœur ou en fin d'hiver, pour nous c'est pas sur que cela change grand chose, sauf si reconstruction du noyau des BP Polaires entre temps, ce qui me parait peu probable à ce jour.

De plus le "monstre" que tu nous montres, au dela des échéances lointaines et risquées, ce n'est pour le moment qu'un scénario à onde n°1.

Les ondes n°1 correspondent à une répartition suivante :1 anticyclone et 1vortex.

C'est clair, et tu nous là bien démontrer, il y a pas si longtemps 191769.gif, merci

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Seulement, un fort SSW dans la stratosphère en seconde décade de janvier, pourrait être intéressant pour le mois de février...

Imaginons une reconstitution du vortex troposphérique, après la possible situation hivernale à venir dans moins d'une semaine et un retour à une NAO+... mise à part si nous avons l'opportunité de garder ce vortex relativement déstabilisé (fragilisé) dans les prochaines semaines et favorable aux flux méridiens et / ou aux dorsales etc, dans le cas contraire, un réchauffement majeur et bien impactant ne pourrait être que du bonus pour la suite.

La porte est peut-être complètement ouverte à l'heure actuelle, mais un réparateur pourrait très bien vite passer par là et refermer tout cela, en très peu de temps. Sachant qu'un changement s'opère généralement à tous les niveaux, 1, 2 ou 3 semaines après un SSW, ça me paraît quand même intéressant de suivre ce possible (éventuel) événement.

** Recherche automatique de sous entendus ----- Check ------ résultat : 0 **

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Oui Jérôme et c'est pour cette raison que j'ai souligné la phrase:

sauf si reconstruction du noyau des BP Polaires entre temps, ce qui me parait peu probable à ce jour.

Bilan strato à ce jour.

En basse strato à 150hPa.

Pas grand chose, ce qui voudrait dire que notre trip troposphérique actuel par amplication des ondes de Rossby n'a pas atteint la basse Strato.(sauf peut être crêtes aléoutiennes)

post-21454-0-24023600-1452438167_thumb.gif

Et que la vision à 10 jours au milieu de la strato nous confirme la possibilité d'un scénario à onde N°1 possible.(pourquoi pas 2 d'ailleurs)

post-21454-0-51194900-1452438251_thumb.gif

Les flux de chaleurs confirment aussi qu'à horizon 10 jours pas grand en chose de probant en vue et que le vent Zonal de référence à 10hPa se porte plutôt bien.

post-21454-0-46397100-1452438395_thumb.gif

Ps: tu as activé le mode de recherche de sous entendus c'est bien utile, moi j'ai activé le mode repos.

A chacun son truc.

Dernier message de l'hiver sur ce topic également.

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Changement et bouleversement stratosphérique en prévision moyen terme et long terme ( onde Kelvin burst à - 12° c ) jamais vu pour ma part !

déplacement majeur du Vortex Polaire Stratosphérique ? et troposphérique ?

622372opop.png

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Tout ça commence à bien partir, toujours d'actualité ce midi est pas qu'un peu! wink.png

Bien sur ça reste loin, mais la mécanique à l'air de ce mettre en place avec une confirmation de run en run depuis plusieurs jours à voir si tout ça persiste. Un expert dans le coin?

déplacement majeur du Vortex Polaire Stratosphérique ? et troposphérique ?

C'est encore très très loin, mais ça semble effectivement se confirmer de run en run sur les modèles numériques.

Le réchauffement stratosphérique prendrait naissance le 15 janvier au-dessus du continent européen dans la moyenne stratosphère à 10 hpa et s'accentuerait tout en migrant vers la Sibérie. Aux alentours du 23 janvier, la crête d'altitude présente sur l'Europe se dissiperait au profit de l'établissement d'une ondulation relativement prononcée dans les parages du détroit de Béring. Dans les grandes lignes, on se dirigerait vers un displacement event (probablement plus marqué que le SSW du 8 janvier) dû à l'amplification et à l'élévation d'une poussée de hauts géopotentiels côté pacifique sur la fin du mois de janvier. La moyenne de l'ensembliste GEFS06z présente ces caractéristiques à l'horizon +384h.

[align=center]201104GEFS.png[/align]

Toutefois, dans les détails, il est très difficile d'évaluer et d'anticiper l'intensité du phénomène au-delà d'une échéance de 10 jours. Les modèles sont toujours très versatiles pour de telles échéances... Donc prudence. A l'heure actuelle, à partir des projections numériques, il est impossible de déterminer si le SSW sera mineur, intermédiaire, majeur. Il est par ailleurs possible que la paroxysme de ce SSW soit hors échéances (au-delà de +384 heures). Rien qu'à regarder le panel GEFS06z, on peut constater des scénarios bien différents entre eux.

Sur les perturbations 9 et 14, on a une désorganisation rapide du vortex polaire susceptible de conduire à un splitting event.

Sur les perturbations 2, 6, 13 et 20, nous avons un displacement event avec réduction non négligeable de la surface occupée par le vortex polaire et atténuation plus ou moins forte des conditions froides au sein du complexe de bas géopotentiels. En terme de configuration à cette altitude, on ne serait pas loin d'un SSW type janvier 2012.

Sur d'autres perturbations, le SSW tend à avorter un peu trop rapidement.

La situation future est donc à suivre de près, mais on ne peut pas encore tirer de plans sur la comète, les échéances sont encore trop lointaines.

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gfsnh-10-384.png?12

Un SSW majeur commence à être appréhender vers le début de la semaine 4.

Si en troposphère la situation n'évolue pas, un réchauffement par en haut anéantirai complètement le vortex polaire.

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Un SSW majeur commence à être appréhender vers le début de la semaine 4.

Si en troposphère la situation n'évolue pas, un réchauffement par en haut anéantirai complètement le vortex polaire.

Malgré le fait que le vortex se fait chahuté de manière relativement intense sur cette carte hémisphérique, le GFS d'hier ne projetait pas de SSW majeur étant donné que la situation à 10 hpa projetée à l'horizon +384h n'était pas associée à un renversement des vents zonaux le long du 60e parallèle de l'hémisphère nord.

Sur le GEFS12z d'hier, Le scénario d'un SSW majeur sur la fin du mois de janvier est une option minoritaire. Seuls 4 états initiaux sur 20 l'envisagent. Le spectre d'un SSW mineur avec des valeurs supérieures à 20 m/s le long du 65e parallèle est notamment présent (option minoritaire également avec 4 scenarii sur 20). En somme, la dispersion d'ensemble sur ce run est assez conséquente en fin d'échéance comme on peut le constater sur le diagramme GEFS12z d'hier. Ce diagramme illustre les propos de mon précédent post:

[align=center]302543diagGEFS.png[/align]

[align=center] [/align]

L'option majoritaire sur ce run GEFS12z d'hier est la mise en place d'un SSW modéré associé à l'établissement d'un dipôle pacifique/européen de champ de géopotentiel (avec amplification de l'ondulation pacifique assez marquée) et à un ralentissement prononcé du courant circumpolaire d'ouest.

Un tel SSW pourrait conduire à une déconcentration des masses d'air froides au sein de la troposphère si tout se propage bien vers le bas (il pourrait en émaner des choses intéressantes hivernophilement parlant).

Il nous reste à suivre l'évolution des modèles numériques sur les jours à venir. La dispersion d'ensemble est encore un peu trop importante pour en juger sur le sort de notre futur SSW. On n'est pas à l'abri d'un revirement de situation.

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Aujourd'hui, toujours ce displacement event probable. Réchauffement maximal prévu vers le 25 janvier et après on entame le déplacement du vortex stratosphérique sur l'Europe. Apparemment pas de Split en vu. a suivre..

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