Alain Coustou
1/09/2005 - 08:10
J'ai retrouvé dans le rapport 2001 du GIEC un graphique et des données portant sur le nombre et le coût des événements climatiques violents (pour simplifier les plus violentes tempètes et cyclones). J'en ai tiré les éléments suivants:
Depuis 1960, le nombre d'événements climatiques très violents double presque à chaque décennie:
décennie 60 : 16
décennie 70 : 29
décennie 80 : 44
décennie 90 : 72 (de 91 à 98. Manquent les 2 dernières années)
Au cours de la décennie 60, le coût annuel moyen de ces événements peut être estimé à 4 milliards de $ US (maxi 11 milliards en 1965)
Au cours des 8 premières années de la décennie 90 (manquent les deux dernières années), ce coût moyen est estimé à 30 milliards (maxi: 59 en 1997).
naturellement, cet indicateur est approximatif, mais la tendance est suffisamment lourde pour être significative.
La catastrophe Katrina aux USA (et on n'a pas parlé des Antilles !) confirme cette tendance.
Cette année, la saison des cyclones a débuté plus tôt et les dégats provoqués par Katrina sont exceptionellement graves.
On ne peut que penser que cette violence est à relier au réchauffement climatique. L'océan se réchauffe (la température de l'eau augmente dans le golfe du Mexique) et l'atmosphère se charge en énergie.
Malheureusement une raison de plus d'estimer que 2005 est l'année du second seuil climatique, ainsi que je l'avais prévu à partir de l'analyse de l'évolution de la banquise, du permafrost et des toundras...
Oui je suis d'accord avec ton analyse.
Certains disent que le nombre d'évènements violents (mis à part tout ce qui se passe au niveau de l'équateur et des tropiques) devrait diminuer du fait d'un moins grand gradient de température entre sud et nord.
Ce n'est pas évident.
En effet le gradient de température a bien sûr un rôle mais l'énergie contenue dans les masses tropicales sous forme de chaleur latente en a un non moins important.
Or avec l'augmentation de température, les masses de vapeur d'eau contenues dans l'atmosphère augmentent considérablement.
En conséquence les niveaux de température nécessaires à leur condensation (et donc à la libération de leur énergie) augmentent aussi.
Il faudrait faire un calcul plus précis mais cette augmentation de chaleur latente est bien entendu fondamentale dans la survenue d'évènements violents.
à plus
TwisterC
1/09/2005 - 08:58
Bonjour Alain,
Merci de nous faire partager ton analyse. Chacun a ses avis sur la question, pour ma part je partage l'avis de ceux qui disent que la fréquence des cyclones en hausse est dû au réchauffement global...
Juste une question, peux-tu m'expliquer ce qu'est que le "second seuil climatique" dans ta phrase "2005 est l'année du second seuil climatique" ?
Torrent
1/09/2005 - 09:03
Bien sur et tu as raison de souligner ces faits et d'y apporter les statistiques dont tu disposes, mais j'ai remarqué que les negationnistes de la correlation rechauffement / phenomènes extrêmes pullulent.
Par exemple sur Fox News on fait venir un soi disant climatologue qui explique doctement que ca n'a rien à voir, que c'est l'evolution naturelle du climat etc etc etc ... quand on creuse un peu ce charlatan est directement lié aux milieux petroliers et industriels qui financent la propagande pour nier le rechauffement climatique.
Mon hypothèse est la suivante, les cyclones sont une soupape de securité et permettent les echanges entre une basse stratosphère plus froide car recevant moins de rayonnement du sol piegé par les GES et la basse atmosphère qui elle dans la zone des premiers 1500m surtout subit ce rechauffement par les GES.
Donc on peut s'attendre à une augmentation de la fréquence et de la violence de ces phénomènes à mesure que le rechauffement des basses couches augmente.
Mais il se trouvera toujours des propagandistes pour nier les faits ou les balayer d'un revers de main.
Damien49
1/09/2005 - 09:14
Sur le fond je suis d'accord, mais cela sous-entend concernant Katrina que si il n'y avait aucun réchauffement climatique que si l'atmosphère terrestre était pure et saine, alors Katrina n'aurait jamais été. Je ne suis pas d'accord avec ça. Inutile de parler de réchauffement pour parler de cyclone même de catégorie 5.
Mais si ces chiffres sont vrais :
décennie 60 : 16
décennie 70 : 29
décennie 80 : 44
décennie 90 : 72 (de 91 à 98. Manquent les 2 dernières années)
Cela me laisse bien songeur en effet. Voilà une sacré preuve, et pas des moindres.
Attention de ne pas se précipité.
Pour tirer des conclusion il faut du recul. Cette année est bien agité question cyclones, mais il n'est pas prouvé qu'elle est du au réchauffement climatique (cependant il y a de grandes chances!).
Torrent
1/09/2005 - 09:35
Exact Meteor, je pense qu'il ne faut pas regarder que le gradient de temperature entre basses et hautes latitudes mais surtout le gradient de temperatures entre basse et haute atmosphère, voire basse stratosphère.
Or ces zones là à haute altitude se refroidissent à cause de l'energie piegée prés du sol par les GES et en recoivent moins de ce fait.
Or les cyclones sont des systèmes convectifs, et leur genèse n'a à mon sens rien à voir avec les gradients de temperatures entre hautes et basse latitude mais bien avec le gradient de temperature entre basse et haute altitude.
Personne n'a dit que Katrina n'aurait pas existé sans le rechauffement des basses couches mais personne non plus ne peut affirmer le contraire, pour l'instant.
Par contre les stats sur la frequence et l'intensité sont assez parlantes pour qu'on puisse déja en degager une tendance qui devient difficile à contester.
Damien49
1/09/2005 - 09:55
Citation (Torrent @ Jeudi 1er Septembre 2005 - 10:35)
Or les cyclones sont des systèmes convectifs, et leur genèse n'a à mon sens rien à voir avec les gradients de temperatures entre hautes et basse latitude mais bien avec le gradient de temperature entre basse et haute altitude.
Je suis d'accord aussi. Sur un autre topic, il avait été dis que les cyclones étaient généré par de l'air froid. J'avais affirmer que non. Je pense que l'air froid dont il parlait n'était pas celui des masses d'airs polaires, mais de l'air froid d'altitude issu des mouvements convectifs. Ce qui n'est pas la même chose du tout.
Citation
Personne n'a dit que Katrina n'aurait pas existé sans le rechauffement des basses couches mais personne non plus ne peut affirmer le contraire, pour l'instant.
100 % d'accord. Sur le même autre forum, c'est ce que j'ai essayé de dire, qu'on soit favorable dans un sens ou dans l'autre. Je t'en remercie donc. Il faut être prudent.
Citation
Par contre les stats sur la frequence et l'intensité sont assez parlantes pour qu'on puisse déja en degager une tendance qui devient difficile à contester.
En effet, ces chiffres sont très parlant. Afin d'y émettre une réserve, cela peut il être dû au fait que nous possédons plus de moyens aujourd'hui pour les repérer, les observer, les analyser ? (Juste une question)
Nicolas 17/69
1/09/2005 - 13:02
Moi aussi je trouve bien troublantes ces statistiques du GIEC. Donc si j'ai bien compris :
Impossible de faire un lien direct entre UN évènement isolé (Katrina...) et le réchauffement, comme le souligne Damien plus haut. ça me paraît effectivement logique.
Mais pris dans leur ensemble et surtout à la lumière de ces sidérantes statistiques qui ont quand même un recul de plus de 40 ans, je commence moi aussi à flancher.
Plus les explications logiques données par Torrent sur la fonction des cyclones et du coup le caractère logique de leur augmentation, un peu comme l'augmentation massive des globules blancs dans un organisme...
Pour toutes ces raisons et sous réserve d'éventuels contre arguments à venir, je pourrais bien commencer à y croire moi aussi...
anecdote
1/09/2005 - 13:11
Moi j'attends de voir qu'est-ce qu'on appelle un événement climatique violent.
La méthode de détection de la violence des phénomènes n'a-t-elle pas évolué depuis 50 ans ?
Et puis A.Coustou n'a pas donné les décennies 50 et celles antérieures. Mais peut-être n'y a-t-il pas de données. Il nous montre une covariation, mais il faut préciser les méthodes de mesure, les incertitudes, etc. Les chiffres doivent être solides. Enfin, une covariation n'implique pas forcément un lien de cause à effet. Le s scientifiques ne sont pas tous d'accord avec l'analyse de A. Coustou. Ceci traduit vraisemblablement la présence de nombreuses incertitudes, il convient donc d'être prudent et de ne pas dire "on ne peut que penser" comme l'écrit maladroitement A. Coustou.
Pour dépassionner un peu le débat il convient d'essayer de comprendre le lien entre une variation du forçage radiatif, quelle qu'en soit la nature (solaire, GES, aérosols , autres...) et évènements violents.
Par évènement violent on entend tempêtes quelles que soient leurs latitudes.
Une tempête se caractérise par un transfert d'énergie relativement brutal.
La brutalité est elle-même caractérisée par la puissance de l'évènement thermodynamique.
Il faut en général une source chaude et une source froide et un vecteur entre ces deux sources pour véhiculer et transformer l'énergie.
Pour bien illustrer ce que je dis sur le fait qu'il faut le delta T et le vecteur, on peut prendre l'exemple d'une atmosphère raréfiée ou inexistante.
Sur Mars par exemple il ya des écarts de ture assez forts sur la planète.
Il y a des vents très rapides mais peu puissants et peu énergétiques du fait de l'absence de chaleur latente et de la faible densité de l'atmosphère.
Autre extrème caricatural : la Lune ou Mercure.
Très fort contraste thermique mais pas d'atmosphère pour transférer la moindre parcelle d'énergie.
A l'autre "bout" du spectre : Vénus.
Atmosphère 100 fois plus dense que l'atmosphère terrestre , homogénéité des températures malgré la nuit vénusienne très longue , mais tempêtes inimaginables se manifestant par des vents de 300-400 km/h pour des densités de 100 fois , au moins, la densité terrestre. (pas de chaleur latente non plus)
Si on reprend le cas de la Terre , en imaginant un refroidissement à -50°C on peut imaginer la très faible chaleur latente contenue dans l'air( air très sec) et par conséquent la faiblesse des échanges énergétiques et donc des tempêtes.
Plus l'atmosphère est chargée en vapeur et plus les échanges sont importants.
Par exemple une variation de 5°C entre 30 et 25 °C d'air saturé libère 70% plus d'énergie que la même variation de 5 °C entre 20 et 15 °C.
C'est évidemment un élément qui milite en faveur d'une accentuation des évènements violents lors d'une phase de réchauffement.Accentuation due principalement à la présence de l'eau en quantité importante sur Terre.
Merci Meteor pour ses rappels de thermodynamique !
C'est bien de revenir aux bases de temps en temps.
TreizeVents
1/09/2005 - 16:09
Sans toucher au débat de la classification de "phénomène violent", je reste méfiant sur les classifications en fonction du montant des dégats : quel que soit le pays, le cout de la vie n'est pas le même qu'en 1960 et depuis quelques années les cotes, qui sont naturellement les plus touchées pour les cyclones, ont subi une urbanisation galopante (et souvent pas plus respectueuse des normes de sécurité que de l'environnement) ce qui fait qu'un même cyclone touchant terre aujourd'hui au même endroit qu'il y a 45 ans peut provoquer jusqu'à quatre voire cinq fois de montant de dégats...
Citation (Tomar @ Jeudi 1er Septembre 2005 - 15:19)
Merci Meteor pour ses rappels de thermodynamique !
C'est bien de revenir aux bases de temps en temps.
j'ai oublié de rajouter que dans le calcul ou l'estimation théorique il convient aussi de voir quelles sont les parts affectées au convectif et au radiatif dans l'augmentation des transferts énergétiques entre le sol et le rayonnement final vers l'espace.
C'est assez compliqué je pense et ça nécessite plus que des raisonnements de coin de table comme je le fais.
à plus
Citation (meteor @ Jeudi 1er Septembre 2005 - 16:22)
Citation (Tomar @ Jeudi 1er Septembre 2005 - 15:19)
Merci Meteor pour ses rappels de thermodynamique !
C'est bien de revenir aux bases de temps en temps.
j'ai oublié de rajouter que dans le calcul ou l'estimation théorique il convient aussi de voir quelles sont les parts affectées au convectif et au radiatif dans l'augmentation des transferts énergétiques entre le sol et le rayonnement final vers l'espace.
C'est assez compliqué je pense et ça nécessite plus que des raisonnements de coin de table comme je le fais.
à plus
Concernant les évènements violents et le réchauffement j'ai indiqué précédemment qu'ils devraient être plus importants étant donnée la plus grande énergie latente de l'atmosphère.
Ceci est corroboré par le fait qu'il a été calculé que les précipitations augmenteraient ( et donc bie,n la chaleur latente contenue dans l'atmosphère)
voir ci-dessous:
Modélisation du système climatique et de sa réponse à une augmentation de l'effet de serre
Laurent LI, Chargé de recherche au CNRS,
Laboratoire de Météorologie Dynamique,
Université Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75252 Paris cedex 05;
tél.: 01 44 27 84 09; fax: 01 44 27 62 72; email: li@lmd.jussieu.fr
Un modèle climatique consiste à intégrer numériquement un ensemble d'équations mathématiques qui représentent le comportement du système climatique (ou d'un sous-système). Les lois fondamentales qui gouvernent le comportement du système climatique sont bien sûr celles qui décrivent les processus physiques liant les divers éléments du système. Parmi les cinq éléments du système climatique, l'atmosphère est la composante la plus variable dont l'influence sur le climat est la plus rapide.
Actuellement, le modèle de circulation générale atmosphérique, couplé avec un modèle océanique et un modèle sur la glace de mer, est l'outil le plus puissant pour des études climatiques liées à l'effet de serre. Une dizaine de groupes scientifiques dans le monde possède actuellement un tel outil numérique, principalement aux Etats-unis et en Europe. Il représente souvent le travail de nombreux chercheurs et ingénieurs pendant vingt ans. Sous le seul effet des équations fondamentales de la physique, nous sommes aujourd'hui capables de simuler les principales caractéristiques du climat. C'est-à-dire que nous possèdons maintenant une planète virtuelle dont le comportement est assez proche du celui de la planète réelle.
Les modèles actuels souffrent néanmoins de certaines limitations techniques ou d'ordre plus fondamental. La première limitation est dû au fait que l'on utilise un maillage fini dont la résolution spatiale est de l'ordre de 300 km, donc assez grossière. Il est impossible de représenter explicitement les mouvements dont l'échelle est inférieure au maillage. Leurs effets sont pris en compte d'une manière statistique à travers la paramétrisation (terme spécial employé par les modélisateurs pour désigner la représentation des processus non-résolus du modèle à travers les variables explicites). Avec le progrès technologique en matière de calcul scientifique, il est prévisible que les futurs modèles auront une résolution spatiale de plus en plus fine. La deuxième limitation est que la construction des modèles actuels n'est pas entièrement achevée et que les processus fondamentaux du climat ne sont pas encore tous incorporés. Après l'océan et la glace de mer, la chimie et la biochimie sont en train d'entrer dans les modèles climatiques. La complexité des futurs modèles sera de plus en plus grande.
Le modèle est d'abord un outil de compréhension des processus, mais il sert également à définir les scénarios climatiques. Pour prévoir l'évolution du climat dans le futur, on sera amené à prévoir le comportement de l'Homme dans le futur, c'est-à-dire, à prévoir un scénario d'émission. La croissance démographique, le type de développement économique, tout comme le mode de vie que la société ou un individu choisissent modulent tous la future émission des gaz à effet de serre. En considérant les différentes hypothèses, le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, ou IPCC pour son appelation en anglais: Intergovernmental Panel on Climate Change) a mis en place une série de scénarios de référence.
En utilisant ces scénarios d'émission dans les modèles climatiques actuellement disponibles, la communauté scientifique prévoit une augmentation de la température globale de 2 à 6 degrés, à l'horizon de 2100, par rapport à la période pré-industrielle. Cette augmentation est tout-à-fait considérable en comparaison avec les grands cycles de glaciation dont l'amplitude est également de quelques degrés seulement. En l'état actuel, nous avons encore beaucoup de difficultés dans l'appréciation de la probabilité des scénarios, soit à cause des incertitudes dans l'estimation des 'émissions, soit à cause des imperfections ou des processus manquants dans les modèles utilisés.
Certains traits communs parmi les différents modèles sont néanmoins notables. La surface continentale connaît un réchauffement plus important que l'océan, parce que celui-ci a une inertie thermique beaucoup plus grande et qu'une partie de la chaleur est consommée par une évaporation plus forte. Les régions polaires connaissent un réchauffement plus important que les tropiques, parce que la fonte de la neige et de la glace de mer diminue la réflectivité du sol et augmente donc la quantité d'énergie solaire absorbée. Les régions tropicales connaissent un réchauffement moindre, car une partie de la chaleur est transportée vers les couches supérieures de l'atmosphère à cause des rouleaux de convection renforcés. Le réchauffement maximal dans les régions tropicales se trouve donc en altitude aux alentours de 10 km. En ce qui concerne la précipitation, un autre ingrédient important du climat, il y a une intensification (de l'ordre de 8 à 10%) du cycle hydrologique au niveau global. Les régions tropicales connaissent une augmentation des précipitations à cause des activités convectives plus fortes. Les hautes latitudes ont aussi une augmentation de la précipitation, car l'atmosphère, plus chaude, contient plus de vapeur d'eau et est capable de transporter plus d'humidité vers les hautes latitudes. Les régions subtropicales, en revanche, connaissent une diminution de pluie, car la branche descendante de la circulation est intensifiée et s'étend davantage vers les moyennes latitudes.à plus
Alain Coustou
1/09/2005 - 18:50
Citation (TwisterC @ Jeudi 1er Septembre 2005 - 08:58)
Merci de nous faire partager ton analyse. Chacun a ses avis sur la question, pour ma part je partage l'avis de ceux qui disent que la fréquence des cyclones en hausse est dû au réchauffement global...
Juste une question, peux-tu m'expliquer ce qu'est que le "second seuil climatique" dans ta phrase "2005 est l'année du second seuil climatique" ?
J'ai introduit la notion de "second seuil climatique" dans le lien de ce forum intitulé "Le dégel du permafrost est enclenché" (12août 2005). Il est facile de s'y rapporter.
Par ailleurs Anecdote a écrit:
"A.Coustou n'a pas donné les décennies 50 et celles antérieures. Mais peut-être n'y a-t-il pas de données."
Si, il existe des données pour la décennie précédente (années 50): Le GIEC recence 13 "événements climatiques violents" pour cette décennie là. Mais ses statistiques ne remontent pas plus loin dans le passé. On pourrait sans doute cependant les reconstituer avec un peu de recherches et de temps.
Quoi qu'il en soit, il semble que la tendance soit exponentielle sur le dernier demi-siècle...
Enfin, Meteor a parfaitement défini et détaillé la problèmatique des événements cycloniques.
Nouvelle Orléans et Katrina.
Le décompte des morts et des dégâts n'est pas achevé sur la côte américaine du golfe du Mexique, mais il est nécessaire de faire quelques remarques à ce stade de l'information et de la réflexion :
1) Contrairement à ce que les médias audiovisuels n'ont cessé de nous rabattre les oreilles le cyclone Katrina, n'est pas le cyclone du siècle, contrairement à Andrew ou Camille par exemple. La consultation fréquente du site du Tropical Prediction -Center national Hurricane Center, montre que ce cyclone n'a jamais dépassé la valeur de 3 sur l'échelle Saffir-Simpson, ce qui certes est très important n'atteint pas le niveau 5 d'Andrew ou 4 d'Hugo.
Par contre il s'abat sur une région peuplée, industrialisée donc très vulnérable. Il ne faut pas confondre les dégâts qui se chiffrent en dollars et l'énergie qui relève de l'échelle citée.
S'il n'y avait pas d'activité humaine il n'y aurait pas de vulnérabilité, donc pas de risques !
2) Les côtes de Louisiane ou du Mississippi sont basses, et la zone maritime peu profonde donc très vulnérables aux tempêtes. (truisme)
3) La Nouvelle-Orléans est construite sous des digues contenant le Mississippi ou le lac Ponchartrain. Toute rupture de digues entraîne inévitablement des dégâts, dans ces conditions.
4) Une vague de 6 mètres ( Nouvelle Orléans) et 9 mètres (Biloxi) a pénétré la zone sur une distance de plusieurs kilomètres : il est évident qu'il y a eu raz-de-marée donc mur d'eau, mais de quelle origine c'est un autre problème. L'hypothèse du raz-de-marée météorologique ne tient pas car le mur d'eau est trop important ; il semble plus probable que sous l'effet de la tempête dans les fonds très peu profonds de la zone on a pourrait avoir eu des mouvements de terrain sous-marins dans le plateau deltaïque du Mississippi, plateau très mal consolidé puisque constitué d'alluvions très récentes. Ceci explique à mon avis mieux l'existence de cette vague dont les hauteurs attestées sont différentes.
Une confirmation de cette hypothèse pourrait venir des différences d'heure où la vague a frappé, car sur des fonds de l'ordre de la dizaine de mètres la vitesse de propagation d'un tsunami est de l'ordre de 30 km/heure.
--
lc30
Alain Coustou
1/09/2005 - 20:24
Ic 30 apporte des précisions importantes. Il est vrai qu'avant l'arrivée de katrina sur les cotes, les média parlaient d'un cyclone de force 5 pour ensuite évoquer hativement une "tempète tropicale".
Il semble qu'en effet, le cyclone Katrina n'ait pas été plus haut que la limite des forces 3 et 4 (encore à confirmer). Il n'est donc pas le plus fort de ces dernières années, même si il a été le plus destructeur. Par contre, il semble bien se confirmer que la saison des cyclones a commencé cette année plus tôt que d'habitude (info encore à vérifier en remontant dans le temps).
Et puis, les données du GIEC montrent bien une très nette tendance à la multiplication des événements très violents...
l'effet du cyclone katrina a été conforme avec ceux prévus par un documentaire passé au début de l'été sur ARTE dont j'ai oublié le titre.
Ils expliquaient que la vague qui déferle avec un cyclone envahirait toute la ville construite sous le niveau de la mer si les digues étaient brisées...
Chronique d'un désastre annoncé
Katrina était de catégorie 5 quelques heures avant de toucher la Louisiane et le Mississppi, puis 4 en arrivant sur les côtes, la pression minimale a été, je crois, de 902hPa (4ème plus basse valeur en Atlantique) et les vents max ont atteint les 360km/h...
Citation (nico26 @ Jeudi 1er Septembre 2005 - 20:49)
Katrina était de catégorie 5 quelques heures avant de toucher la Louisiane et le Mississppi, puis 4 en arrivant sur les côtes, la pression minimale a été, je crois, de 902hPa (4ème plus basse valeur en Atlantique) et les vents max ont atteint les 360km/h...
oui voir ici le cheminement de Katrina avec son intensité.
Il était bien sûr cat 5 avant de toucher la côte.
Et la dép minimale était bien de 902 mb.
à plus

Bonjour à tous,
Je suis d'accord avec toi Nico 26, KATRINA était de catégorie 4 lorsqu'elle est arrivée sur les côtes de La Louisiane.

Je ne me vante pas mais avant la saison estivale, j'avais annoncé une saison cyclonique trés intense cette année dans l'atlantique Nord .
Et je persiste ce n'est pas fini loin de là, septembre et octobre vont certainement être trés agité en Tempêtes tropicales et forts ouragans sur l'océan atlantique nord.
Et il n'est pas exclu que les côtes de l'Europe de l'ouest soient aussi touchées par la queue d'un ouragan ou une trés violente tempête venant des tropiques par les açores ou nord est des açores ou venant de la côte est des Etats Unis.
La température est encore beaucoup trop élevé vers les açores et milieu du bassin de l'atlantique Nord.
Deux à quatre KATRINA sont à envisager dans les semaines à venir jusqu'à fin octobre 2005.
La température de la mer est trop élevé de 2° C de plus que la normale.
Les ouragans sur le bassin de l'atlantique NORD peuvent se développer à merveille cette année avec une force plus intense que la normale.
Sur le site : www.ouragans.com, la température de l'océan atlantique est trop chaude en ce moment vers les açores et l'est des Etats Unis. (notamment aussi vers Manhattan ou N.Y.)
Il y a donc un risque fort de voir un ouragan balayer la côte est des Etats unis si la température de la mer reste toujours aussi élevée.
Ces ouragans pourraient trés bien finir leur course sur la Bretagne, l'irlande ou le Golfe de Gascogne cette année.
Cette intensification des dépressions tropicales et ouragans aura des répercussions sur le climat de l'Europe de l'ouest entre septembre et octobre.
Notre tapis roulant fonctionne donc à merveille en ce moment : Mousson catastrophique et exceptionnelle en Asie avec innondations records sur l'Inde et Typhons en mer de Chine records aussi et saison cycloniques records meurtriers sur l'atlantique Nord.
Notre gulf stream devrait donc jouer un rôle important cet hiver pour le climat de l'ouest de l'Europe.
Il a l'air de bien se porter en ce moment et je ne pense pas qu'il baisse son intensité cet hiver.
Il faut tenir compte de tous ces phénoménes pour la tendance de l'hiver prochain 2004 et 2005.
A Plus tard pour le prochain ouragan.
Kénavo.
Pierrick des Côtes d'armor.
Nicolas 17/69
2/09/2005 - 07:23
Citation
Il y a donc un risque fort de voir un ouragan balayer la côte est des Etats unis si la température de la mer reste toujours aussi élevée.
Ces ouragans pourraient trés bien finir leur course sur la Bretagne, l'irlande ou le Golfe de Gascogne cette année.
Cette intensification des dépressions tropicales et ouragans aura des répercussions sur le climat de l'Europe de l'ouest entre septembre et octobre.
Permettez-moi d'ouvrir ici une parenthèse en apportant ma petite pierre à ce débat. Ces phrases (surtout la dernière !) ainsi que le premier message d'Alain Coustou m'incitent en effet à vous poser une question qui me taraude de plus en plus concernant cette multiplication des évènements violents :
Voilà, mon étude sur les tornades des Charentes montrent une multiplication des cas depuis les années 90, et une augmentation des années avec plusieurs tornades (avérées ou fortement probables) : 1971 - 1982 (11 ans), 1982 - 1989 (7 ans), 1989 - 1999 (10 ans), 1999 - 2002 (3 ans), 2002 - 2004 (2 ans).
Bon attention quand même : j'y vais avec des pincettes, hein !

Je n'ai aucun moyen d'affirmer quoi que ce soit et un certain nombre de mes cas ne sont que (fortement) probables. Des causes médiatiques évidentes peuvent aussi fournir une explication. Enfin, le recul chronologique est faible. Mais de plus en plus je me pose quand même la question, et ce d'autant plus qu'une proportion non négligeable de nos tornades ont lieu en automne.
Alors qu'en pensez-vous ?
Inquiétudes sans fondements ou éventualité de raisons climatiques probables pour justifier cette amorce de constat ? Ces restes de cyclones de plus en plus fréquents pourraient-ils jouer un rôle ?
Alain Coustou
2/09/2005 - 07:33
Citation (Huggo @ Vendredi 2 Septembre 2005 - 02:30)
La température de la mer est trop élevé de 2° C de plus que la normale.
(...)
Notre gulf stream devrait donc jouer un rôle important cet hiver pour le climat de l'ouest de l'Europe.
Il a l'air de bien se porter en ce moment et je ne pense pas qu'il baisse son intensité cet hiver.
Il faut tenir compte de tous ces phénoménes pour la tendance de l'hiver prochain 2004 et 2005.
Kénavo.
Pierrick des Côtes d'armor.

Pas réjouissant mais guère surprenant, sauf pour ceux qui se sont aveuglés eux-mêmes en refusant de se rendre compte de l'évidence... Pour ma part, celà me confirme dans mon idée (initialement fondée sur l'évolution de la situation de la banquise et des toundras) d'un second seuil climatique atteint cette année (le premier seuil ayant été atteint au milieu de la decennie 70 quand l'incidence de l'accroissement des GES a commencé à prendre le pas sur les variations de la constante solaire).
Du sombre, mais réaliste tableau que nous trace Huggo, je tire une autre série de conséquences :
Le GS prenant sa source dans le golfe du Mexique, dont les eaux sont - semble t'il - maintenant plus chaudes de 2°C, ce réchauffement doit se manifester tout au long de la DNA. Nous pourrions ainsi avoir un hiver 2005-2006 plus doux et peut-être plus humide qu'initialement prévu. Qu'en pensez-vous?
De plus, les eaux du GS qui semblent (d'après une expédition britannique) plonger en fin de course moins verticalement que par le passé pourraient contribuer à accélerer le recul de la banquise à la limite Atlantique Nord/Arctique: Nous pourrions avoir, comme l'an passé, un sérieux retard dans la reconstitution hivernale de la banquise de cette zone.
Dernière hypothèse: Si le réchauffement du GS (on est bien loin des élucubrations du rapport bidon du Pentagone pronostiquant un retour à l'âge glaciaire) se confirme et entraine une évaporation, donc une humidité et une nébulosité accrue cet hiver, on pourrait avoir des précipitations plus importantes, non seulement chez nous, mais aussi sur les glaciers du Spitzberg et peut-être du Groënland. D'où un épaississement de la couverture de glace de ces régions, conséquence paradoxale (et sans doute momentanée) d'une accélération du réchauffement...
En tout cas, félicitations à Huggo pour sa clairvoyance.
Alain Coustou
3/09/2005 - 09:41
Voici un lien vers le graphique du GIEC relatif aux événements climatiques très violents (source: rapport 2001 du GIEC/IPCC):
http://groups.msn.com/Climat-Banquise-Meth...=1&ID_Message=9Les coûts sont naturellement ajustés pour tenir compte de l'inflation et sont exprimés en milliards de dollars constants.
Thundik81
3/09/2005 - 15:30
C'est complètement illogique de raisonner en terme de coût.
Prenons l'exemple de Katrina où certaines compagnies d'assurance parlent d'un coût pouvant atteindre 100 milliards de $ : un cyclone d'une même intensité au Bangladesh ou dans un autre pays moins riche coûterait des milliers de fois moins (infrastructures moins modernes)... alors que le bilan humain pourrait être beaucoup plus élevé.
Le coût dépend essentiellement du niveau de développement des pays touchés.
Citation (Alain Coustou @ Samedi 3 Septembre 2005 - 09:41)
Voici un lien vers le graphique du GIEC relatif aux événements climatiques très violents (source: rapport 2001 du GIEC/IPCC):
http://groups.msn.com/Climat-Banquise-Meth...=1&ID_Message=9Les coûts sont naturellement ajustés pour tenir compte de l'inflation et sont exprimés en milliards de dollars constants.
Mr coustou , chacun se fait son idée , mais pour ma part , j'abonde totalement dans votre sens , et félicitations pour vos données plus que vérifiées cette année , ah si sans doute ce site vous interessera t'il ( présent sur un autre forum si vous ne l'avez pas déjà vu :http://geocities.com/energiesequitables_transat/equipe.htm )
Alain Coustou
4/09/2005 - 00:09
Citation (Thundik81 @ Samedi 3 Septembre 2005 - 15:30)
C'est complètement illogique de raisonner en terme de coût.
Prenons l'exemple de Katrina où certaines compagnies d'assurance parlent d'un coût pouvant atteindre 100 milliards de $ : un cyclone d'une même intensité au Bangladesh ou dans un autre pays moins riche coûterait des milliers de fois moins (infrastructures moins modernes)... alors que le bilan humain pourrait être beaucoup plus élevé.
Le coût dépend essentiellement du niveau de développement des pays touchés.
Tu as tout à fait raison sur le plan des principes. Il n'en reste pas moins que la comparaison entre deux séries temporelles (ici des décennies) reste instructive, dès lors que la même méthode de référence (même criticable) a été appliquée aux deux séries.
C'est un des grands principes du traitement statistique des données: ne sont directement comparables entre elles que les données qui ont été relevées de la même manière.
Je regrette seulement qu'on se soit ici contenté d'un indicateur financier au lieu de prendre aussi en compte un indicateur humain. Je pourrais essayer de reconstituer ça (j'ai aussi une formation de statisticien), mais il me faudrait rechercher et éplucher les archives de tous les pays concernés sur plusieurs décennies et j'avoue reculer devant la tâche...
oozap73
4/09/2005 - 09:03
Katrina était bien un cyclone exceptionnel avec une pression de 902 mb jamais atteinte par le passé dans cette partie du globe, selon certains spécialistes (à confirmer).
C'était bien le cyclone du siècle (en tout cas pour cette région du globe), même si un apport d'air sec par le nord-ouest a permis au dernier moment d'amoindrir l'intensité du cyclone et de le dévier plus à l'Est que prévu par tous les modèles.
Cette baisse d'intensité et cet écart ont permis d'éviter une innondation-flash (marée de tempête au-dessus des digues), qui aurait pu faire des dizaines de milliers de morts à la Nouvelle Orléans.
williams
4/09/2005 - 18:03
Citation
Katrina était bien un cyclone exceptionnel avec une pression de 902 mb jamais atteinte par le passé dans cette partie du globe, selon certains spécialistes (à confirmer).
Dans le Gulf du Mexique le record de la vitesse du vent enregistré au sol dans a été dans le cyclone GILBERT avec 320 km/h et une pression atmosphèrique de 888 hPa en 1988. Mais ce cyclone n'a pas fait autant de fictime de Katrina.
Selon certains experts, Katrina pourrait être le plus puissant cyclone qui a touche les Etats-Unis depuis l'ouragan Camille en aout 1969 qui avait fait 256 morts et qui a produit la marée de tempête la plus haute qui a abordé la région du delta du Mississipi en produisant une marée d'environ de 7 à 8 m. Alors que l'ouragan Camille s'approchait de l'extrémité ouest de Cuba, sa pression centrale avait baissé jusqu'à 964 millibars.
Williams
Au delà du coût des différents phénomènes, je trouve que le débat actuel sur le réchauffement climatique (réel ou supposé) n'est pas très serein: il y a en quelque sorte une pensée unique obligée que je peux résumer en deux points:
- L'action humaine va provoquer un réchauffement climatique important dans le siécle à venir, on lit souvent entre 2 et 6°C
- Ce réchauffement entrainera toutes sortes de catastrophes toutes plus dramatiques les unes que les autres
Tous ceux qui risquent une autre opinion sont accusés de naïveté, de révisionnisme, d'être payés par les groupes pétroliers, etc...
J'aurais plusieurs observations:
- Comment peut-on être si sûrs de la fiabilité des modèles? A t-on éprouvé cette fiabilité en y entrant la variation des GES depuis le début du XXème siècle (entre + 30 et + 40 % je crois, donc non néglgeable) et en confrontant le résultat donné par le modèle avec la variation observée du climat ?
- Certains spécialistes contestent même la réalité du réchauffement actuel. Ils sont tous à la solde des groupes pétroliers? Etrange..
- J'ai quand même peine à croire cette unanimité d'effets catastrophiques, tout va trop dans le même sens. Personnellemnt, je suppose quelques effets positifs:
on parle de plus de précipitations dans certaines régions, et si certains déserts devenaient plus hospitaliers
On parle de réchauffement: et si la Sibérie ou le Canada devenaient plus habitables
on parle d'augmentation du taux de CO2: et si cela se traduisait par un acroissement des récoltes per une meilleure efficacitté de la photosynthèse
Curieusement, ces points ne sont jamais évoqués.
Torrent
7/09/2005 - 16:47
C'est quand même curieux mais je remarque que les personnes qui nient le rechauffement climatique sont soit appointées par des groupes industriels soit ont des idées politiques trés proches de celles des Neocons americains.
Il est carrement stupide de nier les mesures effectuées, elles sont là et bien là, quand on prend un panel de stations meteio et qu'on compare dans le temps en prenant soin de choisir celles qui ne sont pas affectées par les ilots de chaleur urbains le phénomène de hausse est indéniable.
Ainsi qu'est indéniable le retrecissement de la banquise d'année en année, là en zone Arctique le rechauffement est multiplié de façon exponentielle.
J'ai tenté de trouver une explication dans la variabilité naturelle du climat, s'il est vrai qu'il y a eu augmentation de l'activité solaire depuis 150 ans, la part de cette augmentation intervient pour 0,2 à 0,25° de hausse or on en est à 0,7 environ, le volcanisme ne peut en aucun cas expliquer la difference, d'ailleurs l'impact du volcanisme est limité à une courte période, 2 ans dans le cas du Pinatubo et c'est dans le sens d'un refroidissement pas d'un rechauffement.
Nier le lien entre rechauffement et augmentation des phénomènes extrêmes est aussi remettre en cause les fondements de la physique, le mecanismes de rééquilibrage de la machine atmospherique tend à multiplier ces phenomènes lorsque d'une part l'energie thermique augmente et encore plus lorsque le gradient d'altitude augmente lui aussi.
Or les mesures prouvent aussi que si la basse troposphère se rechauffe la haute troposphère, la tropopause et la stratosphère se refroidissent, l'explication est simple, les gaz à effet de serre piegent le rayonnement solaire prés du sol et le deficit d'albedo provoque le refroidissement des couches superieures qui recoivent moins d'energie.
Ensuite il y a le discours de ceux qui pretendent que le rechauffement aurait des avantages positifs, ils enumerent les suivants, navigation possible en Arctique, fort bien mais que font ils de l'environnement et de la faune de la banquise dans ce cas? de plus cette navigation ne serait possible que l'été durant deux ou trois mois, la banquise se reconstituant tout de même en hiver même si moins etendue et moins epaisse elle suffirait à bloquer le passage.
L'autre aspect est l'accès à des ressources minières et petrolières, bien entendu on peut voir les choses ainsi, moi je les vois d'une autre façon aprés avoir pillé et saccagé 90% de la planète pillons et saccageons les 10% qui restent.
Autre argument les sols pourraient devenir cultivables dans des etendues auparavant glacées, sauf que je vois mal un socle de peneplaine rocheux et raboté par les glaciers etre capable de faire pousser quoi que ce soit avant que les mousses, l'herbe de toundra et puis la foret y aient laissé une couche d'humus d'au moins quelques centimetres ce qui demande des siècles en durée.
Par ailleurs les conséquences en zone tropicale ou même temperée seraient redoutables avec une extension des deserts et des inondations plus au nord par augmentation de la pluviometrie à de plus hautes latitudes.
Ensuite nous ne savons pas du tout ce que peut donner ce type de rechauffement, les tenants de ce rechauffement nosu vantent l'epoque du Carbonifère periode trés riche pour la vegetation lors de cette ère, sauf que ils ne savent pas du tout ni nous quelles etaient les frequences des cyclones ou des inondations à cette époque, de plus si le taux de Co2 etait plus elevé l'activité solaire etait moindre, actuellement les mêmes taux provoqueraient sans doute un franchissement de seuil bien au dessus et des conséquences graves sur le climat.
Les autres causes naturelles depuis des millions d'années de la variabiluité du climat etaient surtout d'origine astronomique, à savoir l'activité solaire et les cycles de Milankovitch or là il s'agit de taux de GES et avec une nouveauté cette affair de gradient entre basses et hautes couches de l'atmosphère qui n'existe pas si la variabilité est d'origine solaire.
Donc pour avoir moi aussi douté et creusé pas mal dans ce qui pourrait aller contre la theorie du rechauffement je suis revenu de ces soi disant nouvelles theories niant le rechauffement et qui ne sont que le fait de personnes dependant de groupes ayant interêt à poursuivre le modèle de developpement actuel et qui est par les faits mêmes impossible à poursuivre durablement.
Alain Coustou
7/09/2005 - 17:13
Citation (yves38 @ Mercredi 7 Septembre 2005 - 15:37)
Tous ceux qui risquent une autre opinion sont accusés de naïveté, de révisionnisme, d'être payés par les groupes pétroliers, etc...
J'aurais plusieurs observations:
- Comment peut-on être si sûrs de la fiabilité des modèles? A t-on éprouvé cette fiabilité en y entrant la variation des GES depuis le début du XXème siècle (entre + 30 et + 40 % je crois, donc non néglgeable) et en confrontant le résultat donné par le modèle avec la variation observée du climat ?
- Certains spécialistes contestent même la réalité du réchauffement actuel. Ils sont tous à la solde des groupes pétroliers? Etrange..
- J'ai quand même peine à croire cette unanimité d'effets catastrophiques, tout va trop dans le même sens. Personnellemnt, je suppose quelques effets positifs:
on parle de plus de précipitations dans certaines régions, et si certains déserts devenaient plus hospitaliers
On parle de réchauffement: et si la Sibérie ou le Canada devenaient plus habitables
on parle d'augmentation du taux de CO2: et si cela se traduisait par un acroissement des récoltes per une meilleure efficacitté de la photosynthèse
Curieusement, ces points ne sont jamais évoqués.
Il n'y a pas de pensée unique (j'ai personnellement pas mal de points de désaccord avec la majorité des experts du GIEC), mais une accumulation de faits dont certains s'obstinent encore à nier les conséquences et cela contre toute raison.
Pour nous en tenir aux faits caractéristiques de cette année: le recul de la banquise d'une année sur l'autre, le début du dégel de millions de km² de permafrost et la transformation concommitente des toundras en fontaines de méthane. Si on veut être plus complet, il faudrait des dizaines de pages, rien que pour résumer ce qui constitue maintenant une certitude. Seule peuvent être encore raisonnablement discutées la rapidité, la régularité et la gravité de l'évolution prévisible si nous restons passifs.
Les "spècialistes" qui contestent la réalité du réchauffement actuel ne sont ni climatologues, ni même des scientifiques issus comme moi d'autres formations. Ainsi, les 2 auteurs du fameux rapport du pentagone prévoyant un nouvel âge glaciaire ne sont que des administrateurs sans la moindre formation scientifique (ils se sont contentés de rappeler un événement climatique vieux de plusieurs milliers d'années et de le prétendre d'actualité, alors que les conditions ne sont plus du tout les mêmes).
La Sibérie ou le nord du Canada plus habitables ? pour l'instant, ils ont plutot tendance à se transformer en bourbiers innommables, sources de méthane et repaires de moustiques et de maringouins. De plus, le dégel du sous-sol des taïgas, qui prend depuis cet été une ampleur extraordinaire, s'accompagne de la destruction des maigres forêts qui les couvraient parfois, avec la perte de consistance du sol. Pour l'avenir, peut-être. Quand on aura drainé les immenses marécages dégelés...
"L'accroissement des récoltes par une meilleure efficacité de la photosynthése"? Une idée généreuse mais hélas loin d'être toujours vraie: les plantes dites en C4 telles le maïs, le mil, le sorgho et l'ensemble des graminées ne tirent aucun avantage d'une augmentation de la concentration atmosphèrique du CO2. Les autres (les plantes dites en C3), si, heureusement.
De toute manière, la dégradation des forêts tropicales, la méthanisation des déchets végétaux dans les zones devenues plus humides (ou dégelées), les incendies multiples dans les zones de sécheresse risquent de ne pas nous permettre de compter sur une amélioration du puits de carbone forestier pour rattraper nos imprévoyances...
Torrent
7/09/2005 - 17:31
Rappel des faits, il y en a qui nient encore un rapport entre activité cyclonique et rechauffement, ou alors un meteorologue americain que j'ai vu met ca sur la variabilité naturelle de l'Ocean Atlantique, toujours des explications commodes pour nier les faits, le problème est que les cyclones n'augmentent pas seulement en Atlantique Nord, l'extension des phenomènes cycloniques est une realité, mais je crois qu'avant que les faits soient reconnus comme indiscutables par les faits il faudra sans doute que des Cyclones viennent frapper non seulement Miami mais Norfolk, Charleston, Washington et New York.
Peut être que là les sceptiques disparaitront.
Sinon je suis en desaccord relatif avec Alain Coustou sur la possibilité ou non d'un age glaciaire pour les raisons que j'ai evoquées plus haut, tout comme les cyclones sont provoqués par le rechauffement en basses couches et celui des oceans aux basses latitudes et l'augmentation du gradient thermique avec la tropopause il est possible que les conflits en hautes latitudes avec un gradient encore croissant additionnés à l'arret de la circulation thermohaline entrainent une grosse surprise climatique qui ne sera pas mieux que le rechauffement presque ouvertement souhaité par certains.
Alain Coustou
7/09/2005 - 17:38
Citation (Torrent @ Mercredi 7 Septembre 2005 - 17:31)
Sinon je suis en desaccord relatif avec Alain Coustou sur la possibilité ou non d'un age glaciaire .
Comme quoi il n'y a vraiment pas de pensée unique !
Et c'est tant mieux...
Citation (yves38 @ Mercredi 7 Septembre 2005 - 15:37)
Au delà du coût des différents phénomènes, je trouve que le débat actuel sur le réchauffement climatique (réel ou supposé) n'est pas très serein: il y a en quelque sorte une pensée unique obligée que je peux résumer en deux points:
Il n'y a pas de pensée unique puisque les négateurs du réchauffement , dont apparemment tu fais partie, peuvent s'exprimer librement.
Simplement ce serait bien qu'ils prouvent ce qu'ils racontent.
Si tu as des arguments qui prouvent qu'il n'y a pas réchauffement et bien, vas-y, te gênes pas!
Ce serait plus original que de nous balancer une fois de plus les mêmes généralités usées jusqu'à la corde tout juste bonnes à faire un peu de provoc.
florent76
7/09/2005 - 18:42
Katrina relance le débat sur le lien entre violence des phénomènes météo et réchauffement climatique Avec des conséquences sans précédent sur des agglomérations de la 1ère puissance économique mondiale, le débat est relancé sur la corrélation entre la violence et l'augmentation du nombre de catastrophes naturelles et le réchauffement climatique.
Article à lire :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1233.php4Florent.
Laure12
7/09/2005 - 22:55
[QUOTE]Article à lire :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1233.php4J'ai lu l'article, Florent et voici leur conclusion :
La première puissance économique et industrielle mondiale a été touchée de plein fouet, montrant, si cela était nécessaire, que l'homme, quel que soit son stade de développement technologique, social ou économique reste très vulnérable et tributaire de son Environnement.
En d'autres termes cela signifie que l'auteur ne fait aucun lien entre développement technologique et nuisances à l'environnement. Dans le style "nous sommes bien peu de choses...".
Quoi d'étonnant ? Ce site se réclame du "développement durable"...
Citation (yves38 @ Mercredi 7 Septembre 2005 - 15:37)
Au delà du coût des différents phénomènes, je trouve que le débat actuel sur le réchauffement climatique (réel ou supposé) n'est pas très serein: il y a en quelque sorte une pensée unique obligée que je peux résumer en deux points:
- L'action humaine va provoquer un réchauffement climatique important dans le siécle à venir, on lit souvent entre 2 et 6°C
- Ce réchauffement entrainera toutes sortes de catastrophes toutes plus dramatiques les unes que les autres
Tous ceux qui risquent une autre opinion sont accusés de naïveté, de révisionnisme, d'être payés par les groupes pétroliers, etc...
Ca n'est pas de la pensée unique.
Effectivement il y a des incertitudes mais
1) la fine fleur de la climatologie s'accorde à dire que la hausse est quasi certaine. Or la science n'est pas grand chose mais c'est ce que nous possédons de plus précieux (Einstein), du moins en ce qui concerne le climat.
2) les hausses de températures se mesurent déjà.
3) les modèles appliqués à l'envers (dans le temps) décrivent bien le passé.
4) les incertitudes peuvent jouer dans les deux sens...
5) la situation est inédite car il semblerait que pour la première fois depuis quelques millions d'années, l'augmentation des GES précède le réchauffement et donc il nous manque des points de comparaison avec le passé récent.
6) surtout, la zone d'"expérimentation" est la biosphère toute entière c-à-d notre maison à tous, et l'intérêt commun, au sens le plus large, devrait nous pousser à empêcher quelques têtes brûlées de risquer de tout casser. A cette échelle, on ne peut pas prendre le risque. D'autant que le gain escompté n'est pas terrible : maintenir pendant encore quelques décennies notre niveau de vie.
Je crois que le débat du réchauffement s'est déplacé du terrain scientifique vers le politique, ce qui montre une évolution, mais à ce stade, les risques d'enlisement sont importants.
Vertice
8/09/2005 - 09:31
Parfaitement d'accord avec holon.
Pour ma part je pense qu'il faut être inquiet et vigilant, et pas catastrophé et énervé. C'est vrai pour tous les camps: les perspectives de développement liées à un réchauffement sont certainement encore plus hypothétiques (et farfelues, comme le rêve d'un retour au Carbonifère!

) que les thèses de gens comme monsieur Coustou

. Et si c'était le cas, à qui profiterait cette embellie? Certennement pas aux pays touchés par la hausse du niveau de la mer et à la désertification, seulement aux riches du nord. C'est à mourir de rire (

). Quant au désir acharner d'exploiter les ressourses naturelles des terres artiques et antartique, je ne doute pas qu'il démange certains décideurs qui ne pensent qu'à l'intérêt à court terme. Il ne faut pas toucher à ces derniers espaces vierges

! Et pas seulement d'un point de vue écologique, mais surtout pour un soucis de partage des richesses entre riches et pauvres, pour éviter de nouvelles tensions internationnales. Vous imaginer l'injustice d'un partage de l'Antartique! En plus ce serait reculer pour mieux sauter: autant chercher des solutions de rechangange avant d'avoir vraiment tout exploité.
Si la solution au problème est scientifique, le moteur de la polémique et les enjeux sont malheureusement politiques. Il ne pouvait bien sur pas en être autrement.
VERTICE
Vertice
8/09/2005 - 09:33
Parfaitement d'accord avec holon.
Pour ma part je pense qu'il faut être inquiet et vigilant, et pas catastrophé et énervé. C'est vrai pour tous les camps: les perspectives de développement liées à un réchauffement sont certainement encore plus hypothétiques (et farfelues, comme le rêve d'un retour au Carbonifère!

) que les thèses de gens comme monsieur Coustou

. Et si c'était le cas, à qui profiterait cette embellie? Certennement pas aux pays touchés par la hausse du niveau de la mer et à la désertification, seulement aux riches du nord. C'est à mourir de rire (

). Quant au désir acharné d'exploiter les ressourses naturelles des terres Artiques et Antartique, je ne doute pas qu'il démange certains décideurs qui ne pensent qu'à l'intérêt à court terme. Il ne faut pas toucher à ces derniers espaces vierges

! Et pas seulement d'un point de vue écologique, mais surtout pour un soucis de partage des richesses entre riches et pauvres, pour éviter de nouvelles tensions internationnales. Vous imaginer l'injustice d'un partage de l'Antartique! En plus ce serait reculer pour mieux sauter: autant chercher des solutions de rechangange avant d'avoir vraiment tout exploité.
Si la solution au problème est scientifique, le moteur de la polémique et les enjeux sont malheureusement politiques. Il ne pouvait bien sur pas en être autrement.
VERTICE
jean-baptiste
8/09/2005 - 10:28
Citation
Au delà du coût des différents phénomènes, je trouve que le débat actuel sur le réchauffement climatique (réel ou supposé) n'est pas très serein: il y a en quelque sorte une pensée unique obligée que je peux résumer en deux points:
- L'action humaine va provoquer un réchauffement climatique important dans le siécle à venir, on lit souvent entre 2 et 6°C
- Ce réchauffement entrainera toutes sortes de catastrophes toutes plus dramatiques les unes que les autres
Tous ceux qui risquent une autre opinion sont accusés de naïveté, de révisionnisme, d'être payés par les groupes pétroliers, etc...
J'aurais plusieurs observations:
- Comment peut-on être si sûrs de la fiabilité des modèles? A t-on éprouvé cette fiabilité en y entrant la variation des GES depuis le début du XXème siècle (entre + 30 et + 40 % je crois, donc non néglgeable) et en confrontant le résultat donné par le modèle avec la variation observée du climat ?
- Certains spécialistes contestent même la réalité du réchauffement actuel. Ils sont tous à la solde des groupes pétroliers? Etrange..
- J'ai quand même peine à croire cette unanimité d'effets catastrophiques, tout va trop dans le même sens. Personnellemnt, je suppose quelques effets positifs:
on parle de plus de précipitations dans certaines régions, et si certains déserts devenaient plus hospitaliers
On parle de réchauffement: et si la Sibérie ou le Canada devenaient plus habitables
on parle d'augmentation du taux de CO2: et si cela se traduisait par un acroissement des récoltes per une meilleure efficacitté de la photosynthèse
Curieusement, ces points ne sont jamais évoqués
oula!malheureux!vous vous aventurez dans un terrain miner.laissez tombé d avance,vous n avez aucune chance contre eux!ils ont raisons vous avez tord.bientot on vous fera passer pour un paranoiaque revisionniste completement imbécile et ils se ligueront contre vous puis vous exclurons du forum!
mais un jour, dans 30 ou 40 ans, lorsque leur prévisions tomberont a l eau,ils se feront emporter eux et leur modèles dans un raz de marée apocalyptique, et leurs armes principales, les medias et l opinion, se retourneront violemment contre eux...
Je suis tout à fait d'accord qu'il faut être prudent et vigilant: dans le cas de l'émission des GES, le champ "d'expérimentation" n'en n'est pas vraiment puisqu'il s'agit de notre lieu de vie à tous!
Je n'ai pas l'impression d'avir dit que je souhaitais un réchauffement comme cela a été suggéré par certains, par contre je pense que si le réchaffement actuel a une cause humaine, il faut tout faire pour lutter contre et ne pas jouer les apprentis sorciers.
Je trouve dommage d'être qualifié de "négateur" parce que j'exprime une opinion différente de l'idée qui domine: on refuse le débat d'emblée
Un autre point que je voudrais ajouter: sans nier qu'il y ait réchauffement, certaines études lient ce réchauffement à des causes tout à fait naturelles comme les variations d'activité solaire plutôt qu'à l'augmentation des GES. Ce qui veut dire que même si on supprimait les émissions, le réchauffement existerait. Ce que l'on constate actuellement ne serait ni pire ni meilleur que les changements de climat (et ils sont nombreux et importants) que la Terre a connu depuis son origine.
Dans le cas présent, on est peut-être en train d'affoler les gens pour rien alors que d'autres pb (environnementaux ou non) sont passés sous silence.
Enfin le sujet tel qu'il est posé au début de ce fil ne me parait pas clair: de quoi parlons-nous? Du coût des événements violents ou de leur nombre? Si c'est le coût, il faut prendre en compte l'augmentation des prix durant les 40 dernières années, le coût a doublé car le niveau des prix a tout simplement doublé. Si c'est leur nombre, il faut définir ce qu'est un événement violent. De telles affirmations me renforcent dans l'idée qu'on dit un peu n'importe quoi pourvu qu'on alimente le sujet toujours dans le même sens, le catastrophisme au lieu d'établir un débat serein.
Torrent
8/09/2005 - 11:40
Citation (jean-baptiste @ Jeudi 8 Septembre 2005 - 10:28)
Citation
Au delà du coût des différents phénomènes, je trouve que le débat actuel sur le réchauffement climatique (réel ou supposé) n'est pas très serein: il y a en quelque sorte une pensée unique obligée que je peux résumer en deux points:
- L'action humaine va provoquer un réchauffement climatique important dans le siécle à venir, on lit souvent entre 2 et 6°C
- Ce réchauffement entrainera toutes sortes de catastrophes toutes plus dramatiques les unes que les autres
Tous ceux qui risquent une autre opinion sont accusés de naïveté, de révisionnisme, d'être payés par les groupes pétroliers, etc...
J'aurais plusieurs observations:
- Comment peut-on être si sûrs de la fiabilité des modèles? A t-on éprouvé cette fiabilité en y entrant la variation des GES depuis le début du XXème siècle (entre + 30 et + 40 % je crois, donc non néglgeable) et en confrontant le résultat donné par le modèle avec la variation observée du climat ?
- Certains spécialistes contestent même la réalité du réchauffement actuel. Ils sont tous à la solde des groupes pétroliers? Etrange..
- J'ai quand même peine à croire cette unanimité d'effets catastrophiques, tout va trop dans le même sens. Personnellemnt, je suppose quelques effets positifs:
on parle de plus de précipitations dans certaines régions, et si certains déserts devenaient plus hospitaliers
On parle de réchauffement: et si la Sibérie ou le Canada devenaient plus habitables
on parle d'augmentation du taux de CO2: et si cela se traduisait par un acroissement des récoltes per une meilleure efficacitté de la photosynthèse
Curieusement, ces points ne sont jamais évoqués
oula!malheureux!vous vous aventurez dans un terrain miner.laissez tombé d avance,vous n avez aucune chance contre eux!ils ont raisons vous avez tord.bientot on vous fera passer pour un paranoiaque revisionniste completement imbécile et ils se ligueront contre vous puis vous exclurons du forum!
mais un jour, dans 30 ou 40 ans, lorsque leur prévisions tomberont a l eau,ils se feront emporter eux et leur modèles dans un raz de marée apocalyptique, et leurs armes principales, les medias et l opinion, se retourneront violemment contre eux...
Il est trés présomptueux d'annoncer que les previsions tomberont à l'eau, si vous avez de quoi etayer cette affirmation vous êtes prié de developper et d'expliciter par quel mecanisme.
Les personnes qui travaillent sur le rechauffement climatique le font, je ne vois pas pourquoi ceux qui le lient ne donneraient pas aussi leutrs theories sur l'evolution climatique.
Je precise que j'etais un de ceux qui doutaient du rechauffement climatique d'origine anthropique, j'ai revisé ma position à la lumières de faits.
Mes divergences demeurent sur le futur et comment la machine athmosphérique va reagir, je ne vois pas ca d'une façon lineaire mais je pense plutot à des retroactions violentes amenant une bascule du système, n'empêche que j'attribue bel et bien ce dereglement à l'action suicidaire de l'exploitation de la planète par l'humanité.
Quant à nier les faits, nier ce qui est mesuré c'est se comporter avec le même obscurantisme que ceux qui voulaient bruler Galilée pour hérésie, continuez à le faire si cela vous amuse, au stade actuel vous en êtes ridicules.
Citation
Il est trés présomptueux d'annoncer que les previsions tomberont à l'eau, si vous avez de quoi etayer cette affirmation vous êtes prié de developper et d'expliciter par quel mecanisme.
Les personnes qui travaillent sur le rechauffement climatique le font, je ne vois pas pourquoi ceux qui le lient ne donneraient pas aussi leutrs theories sur l'evolution climatique.
Je precise que j'etais un de ceux qui doutaient du rechauffement climatique d'origine anthropique, j'ai revisé ma position à la lumières de faits.
Mes divergences demeurent sur le futur et comment la machine athmosphérique va reagir, je ne vois pas ca d'une façon lineaire mais je pense plutot à des retroactions violentes amenant une bascule du système, n'empêche que j'attribue bel et bien ce dereglement à l'action suicidaire de l'exploitation de la planète par l'humanité.
Quant à nier les faits, nier ce qui est mesuré c'est se comporter avec le même obscurantisme que ceux qui voulaient bruler Galilée pour hérésie, continuez à le faire si cela vous amuse, au stade actuel vous en êtes ridicules.
quels faits t'ont convaincu?
Alain Coustou
8/09/2005 - 14:31
Citation (yves38 @ Jeudi 8 Septembre 2005 - 11:36)
Enfin le sujet tel qu'il est posé au début de ce fil ne me parait pas clair: de quoi parlons-nous? Du coût des événements violents ou de leur nombre? Si c'est le coût, il faut prendre en compte l'augmentation des prix durant les 40 dernières années, le coût a doublé car le niveau des prix a tout simplement doublé.
Juste au sujet du point soulevé ci-dessus: le coût des événements violents est évidemment estimé en dollars constants, c'est à dire après correction de l'inflation. Le contraire eût été absurde et même un étudiant de première année ne commetrait pas ce genre d'erreur.
Ceci dit, ainsi que je l'ai écrit voici quelques jours, je regrette que le GIEC se soit contenté d'utiliser un indicateur en termes de coût financier sans examiner également l'évolution en termes de pertes humaines.
Et puis il est tout à fait exact qu'un peu plus de précision concernant la notion d'événement violent eut été fort souhaitable. Ce flou dans les notions me choque en tant que statisticien. Peut-être la précision a t'elle été apportée dans un autre écrit du GIEC ? Il faudra que je cherche...
Citation (Alain Coustou @ Jeudi 8 Septembre 2005 - 14:31)
Et puis il est tout à fait exact qu'un peu plus de précision concernant la notion d'événement violent eut été fort souhaitable. Ce flou dans les notions me choque en tant que statisticien. Peut-être la précision a t'elle été apportée dans un autre écrit du GIEC ? Il faudra que je cherche...
Dans ce rapport il n'est pas fait mention
d'évènements violents mais de "
catastrophes climatiques".
Parmi celles-ci, les sécheresses, les crues éclair, inondations, coulées de boues,..
Il n'est pas fait mention , dans ce rapport, d'une augmentation significative de la fréquence des cyclones tropicaux, ainsi que des tempêtes extra-tropicales.
Les évènements violents locaux tels les tornades et les orages ne sont pas non plus en augmentation.
Le rapport du GIEC concerne les évènements antérieurs à 1999.
Peut-être que la tendance de 2000 à 2005 est différente.
Mais attention, je le répète sans cesse, bien définir et savoir de quoi l'on parle.
Torrent
8/09/2005 - 21:44
Citation (yves38 @ Jeudi 8 Septembre 2005 - 11:36)
Je suis tout à fait d'accord qu'il faut être prudent et vigilant: dans le cas de l'émission des GES, le champ "d'expérimentation" n'en n'est pas vraiment puisqu'il s'agit de notre lieu de vie à tous!
Je n'ai pas l'impression d'avir dit que je souhaitais un réchauffement comme cela a été suggéré par certains, par contre je pense que si le réchaffement actuel a une cause humaine, il faut tout faire pour lutter contre et ne pas jouer les apprentis sorciers.
Je trouve dommage d'être qualifié de "négateur" parce que j'exprime une opinion différente de l'idée qui domine: on refuse le débat d'emblée
Un autre point que je voudrais ajouter: sans nier qu'il y ait réchauffement, certaines études lient ce réchauffement à des causes tout à fait naturelles comme les variations d'activité solaire plutôt qu'à l'augmentation des GES. Ce qui veut dire que même si on supprimait les émissions, le réchauffement existerait. Ce que l'on constate actuellement ne serait ni pire ni meilleur que les changements de climat (et ils sont nombreux et importants) que la Terre a connu depuis son origine.
Dans le cas présent, on est peut-être en train d'affoler les gens pour rien alors que d'autres pb (environnementaux ou non) sont passés sous silence.
Enfin le sujet tel qu'il est posé au début de ce fil ne me parait pas clair: de quoi parlons-nous? Du coût des événements violents ou de leur nombre? Si c'est le coût, il faut prendre en compte l'augmentation des prix durant les 40 dernières années, le coût a doublé car le niveau des prix a tout simplement doublé. Si c'est leur nombre, il faut définir ce qu'est un événement violent. De telles affirmations me renforcent dans l'idée qu'on dit un peu n'importe quoi pourvu qu'on alimente le sujet toujours dans le même sens, le catastrophisme au lieu d'établir un débat serein.
Avec Williams j'ai exploré cette piste, celle du rechauffement ayant pour origine les variations de l'activité solaire et en ayant pris toutes les données à notre disposition nous pensons avoir trouvé quelque chose qui expliquerait au moins le cycle de Suess de 180 ans du Soleil, mais en tout etat de cause les courbes de Williams ont montré une variation de temperature reconstituée avec la constante solaire mais cette variation serait de l'ordre de 0,25° au plus sur les 150 dernieres années en gros.
Rappel la hausse a ete de 0,7° durant la même periode dont les 2/3 ne sont pas explicables par la hausse de cette activité.
La bonne nouvelle est que selon nos calculs et si notre theorie est exacte nous entrons dans une période calme du soleil qui devrait durer en gros jusqu'en 2020.
Mais comme les emissions de GES se sont intensifiées dans la dernière periode je ne crois pas qu'on puisse avoir mieux qu'un ralentissement voire dans le plus extrême des cas un arrêt mais pas un refroidissement du globe comme cela aurait du se produire naturellement.
Un arrêt serait seulement envsiageable si quelque chose d'inconnu nous echappait dans l'interraction Soleil/Atmosphère Terrestre, genre theorie de l'energie des neutrinos emis par le Soleil, mais j'en doute fort, à peu prés toutes les bandes du spectre sont prises en compte dans le calcul de l'energie reçue.
La modelisation de l'energie capturée par les GES et non renvoyée vers l'Espace se tient parfaitement, maintenant là ou ca diverge c'est sur les seuils et les retrocations et conséquences possibles des mecanismes de rééquilibrage par l'Atmosphère de ce surcroit d'energie, les Cyclones ou Episodes comme celui que nous connaissons actuellement en Mediterrannée en sont je pense un des moyens pour la Terre de se "refroidir" par transferts d'energie.
Alain Coustou
8/09/2005 - 21:53
Les travaux de William et de Torrent sont tout à fait remarquables et auraient mérité de donner lieu à publication. J'ai beaucoup appris en les lisant sur InfoClimat. Ils m'ont permis de me faire une idée précise du rôle de l'activité solaire dans l'évolution climatique. J'en ai d'ailleurs tenu compte dans mes calculs et prévisions et je regrette seulement de ne pas avoir eu un article signé d'eux à citer, car ça aurait été leur rendre justice.
Et je ne peux qu'être tout à fait en accord avec ce que vient d'écrire Torrent.
Laure12
8/09/2005 - 22:07
[Mais comme les emissions de GES se sont intensifiées dans la dernière periode je ne crois pas qu'on puisse avoir mieux qu'un ralentissement voire dans le plus extrême des cas un arrêt mais pas un refroidissement du globe comme cela aurait du se produire naturellement.
]
Que faut-il comprendre alors ? Que finalement les émissions de GES sont une bonne chose parce qu'elles vont lutter contre le refroidissement du globe qui aurait du se produire natuellement.
Franchement je n'y comprends plus rien....
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