Italie: les livraisons russes de gaz à nouveau insuffisantes 19-01 17:45:49 Les livraisons russes de gaz ont à nouveau été insuffisantes jeudi pour la troisième journée consécutive, mais l'Italie ne risque pas de rupture dans sa consommation, a assuré le ministre de l'Indsutrie Claudio Scajola.
"Nous n'avons pas de risque de +black out+ pour le gaz, mais il faut relancer le nucléaire", a-t-il affirmé à la presse au terme d'une réunion de crise avec les dirigeants de l'Eni, de l'Enel et d'Edison, les trois grands groupes énergétiques italiens.
L'administrateur délégué du groupe de gaz et d'électricité Edison, Umberto Quadrino, a toutefois estimé que cette situation critique du gaz durerait "au moins encore deux ans".
La mise en place d'un nouveau terminal de regazification à Rovigo (nord-est de l'Italie) en 2008 et le renforcement des capacités de transport permettront alors de diversifier les sources d'approvisionnement, a-t-il souligné lors d'une audition parlementaire.
Pour la troisième journée consécutive, le groupe russe Gazprom a été dans l'incapacité de fournir à l'Italie l'intégralité de sa commande de gaz.
Eni a estimé à 12,2% les volumes de gaz commandés non livrés par la Russie jeudi, soit 2,3% de la consommation italienne, a indiqué un porte-parole du groupe.
Environ 6,8% des quantités commandées mercredi n'avaient pas été livrées, correspondant à 1,3% de la consommation italienne, a-t-il précisé. Mardi, il a manqué 5,4% du volume commandé à la Russie, soit 1% de la consommation.
"Nous faisons face en ayant recours à nos stocks", a souligné le porte-parole.
Une série de mesures d'urgence pour faire face à la hausse de la demande de gaz en raison du froid ont déjà été mises en place mardi. En particulier, Les livraisons de gaz aux industriels ayant un contrat prévoyant une clause de suspension pourront être interrompues.
Gazprom a reconnu ne pas être en mesure de pouvoir subvenir complètement aux besoins en hausse des pays européens comme l'Italie en raison notamment du froid qui règne en Russie.
Les importations d'énergie représentent 85% de la consommation de l'Italie. Le pétrole et ses dérivés représentent 45% de cette consommation et le gaz naturel 34%, selon l'association des industriels du secteur de l'électricité Assoelettrica.
Les menaces sur les fournitures de gaz ainsi que le renchérissement des prix du pétrole ont conduit les dirigeants italiens à relancer le débat sur le nucléaire.
Cette source d'énergie a été abandonnée en Italie à la suite d'un référendum organisé en 1987, peu après la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986 à Tchernobyl en Ukraine. Les quatre centrales nucléaires italiennes ont été fermées.
Mais les Italiens ont encore tous en mémoire le black-out du 28 septembre 2003, lorsqu'une défaillance dans l'approvisionnement de l'électricité achetée en Suisse avait plongé toute la péninsule dans le noir du Val d'Aoste à la Sicile.
Source :
http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais...4.1mahyc22.htmlFlorent.