Le réchauffement est bien entendu inévitable au rythme où vont les choses , je dirai même qu'il y a de quoi s'affoler.
Il suffit tout d'abord d'examiner les chiffres donnés par la NOAA sur les taux de CO2.
Ceux-ci viennent de mettre à jour leur données.
Même si elles ne sont que provisoires , elles prouvent que les estimations les plus pessimistes données par le GIEC sur l'évolution du taux de CO2 dans le futur sont encore infèrieure à ce qui va se passer.
L'accélération du réchauffement ne pourra être que supérieure aux estimations du GIEC.
Donc ci-dessous , les chiffres fournis par la NOAA :
Annual Mean
Growth Rate
Mauna Loa, Hawaii
year ppm/yr
1959 0.94
1960 0.50
1961 0.96
1962 0.65
1963 0.74
1964 0.30
1965 1.07
1966 1.26
1967 0.68
1968 1.04
1969 1.37
1970 1.00
1971 0.78
1972 1.79
1973 1.18
1974 0.76
1975 1.09
1976 0.90
1977 2.07
1978 1.34
1979 1.64
1980 1.84
1981 1.44
1982 0.71
1983 2.16
1984 1.35
1985 1.22
1986 1.51
1987 2.35
1988 2.11
1989 1.28
1990 1.31
1991 0.99
1992 0.45
1993 1.31
1994 1.89
1995 2.01
1996 1.19
1997 1.98
1998 2.95
1999 0.91
2000 1.75
2001 1.61
2002 2.55
2003 2.31
2004 1.54
2005 2.54
2006 2.33
Annual Mean
Growth Rate
Global Average
year ppm/yr
1980 1.67
1981 1.08
1982 0.99
1983 1.83
1984 1.32
1985 1.60
1986 1.02
1987 2.71
1988 2.24
1989 1.36
1990 1.27
1991 0.82
1992 0.64
1993 1.13
1994 1.62
1995 2.03
1996 1.10
1997 1.96
1998 2.91
1999 1.37
2000 1.24
2001 1.83
2002 2.36
2003 2.23
2004 1.65
2005 2.42
2006 2.64
Au niveau mondial , on note un taux d'augmentation du taux de CO2 de 2.64 ppm qui correspond à la troisième plus forte hausse juste derrière 1998 (2.91 ppm)
et 1987(2.71 ppm) qui sont des années à 'el nino' à la différence de cette année.
Si l'on observe les courbes pour l'année 2006, on note une accélération du taux d'augmentation du CO2 en fin d'année certainement lié au phénomène "el nino" modéré qui se met en place en cette fin d'année.
moyenne mensuelle globale récente de CO2
Ceci laisse présager une augmentation du taux de CO2 supérieur ou proche des records pour l'année prochaine.
On pourrait approcher les 3 ppm voir les dépasser.
Autant dire que l'on est en train de faire un test grandeur nature des effets d'une forte injection de gaz à effets de serre sur le climat de la planète.
La moyenne actuelle sur les 5 dernières années est de 2.25 ppm par an que l'on prenne les chiffres au niveau du Mauna lea ou au niveau mondial.
Le taux d'augmentation annuel du CO2 n'était en moyenne que de 1.5 ppm par an dans les années 90.
Le résultat ne peut donc être qu'un grand bouleversement.
Ce qui en doute ne sont sans doute pas conscient de la réalité ou bien de mauvaise foi.
Si l'on tient compte de l'évolution du taux d'émission de CO2 à l'échelle mondiale qui approche des 3% par an depuis prés de 5 ans principalement à cause de la forte croissance de pays
en développement comme la Chine (croissance de l'économie de prés de 10% par an , augmentation des ventes de véhicules particuliers
de prés de 40% cette année (200 000 voitures vendues par le groupe PSA)) , on ne peut pas compter sur un ralentissement des émissions de CO2.
Et ce d'autant plus que la Chine possède d'énormes réserves de charbon sur laquelle elle peut compter pour soutenir sa croissance.
Pour ce qui des rétroactions positives , elles sont trés nombreuses ,en voici des exemples extraits du document ci-joint:
accélération du changement climatiqueThis author's position is that we are experiencing climate change that will greatly accelerate beyond consensus forecast.
Background information: We are still in an ice age that began a major recession trend about 18,000 years ago. The recession and advancement of many ice ages have been transformed with as little as a few degrees of temperature change. The transformation of an ice age is primarily generated by the earth's orbit around the sun and our surfing through the universe, however, anthropomorphic influences are accelerating the recent recession trend, so that our present ice age is rapidly approaching termination.
Unaccounted Factors: Climate change modelers have not accounted for novel accelerating variables that seem to appear as the earth warms.
Example 1: As the frozen tundra in the northern latitudes melts, it releases humongous amounts of greenhouse gases that have been sequestered for eons.
Example 2: As the oceans warms, it releases more CO2 and water vapor back into the atmosphere that counterbalances its greenhouse gas holding capacities.
Example 3: Both Arctic and Antarctica ice masses are undergoing melting and breakup acceleration that climatologists are still trying to comprehend. The salient point is that the melting is happening faster than the consensus model forecast.
Example 4: Many of the model forecasts are predicated on greenhouse gas reductions in the future, however, global greenhouse gas production is dramatically spiking upward because of increasing population, industrialization, habitat & agricultural biomass burning. In addition, the loss of forests and ocean plankton decreases CO2 sequestering.
Example 5: The reduction of white snow and ice cover will reduce the albedo affect and thus act as an catalyst for more warming.
Example 6: The forecast models do not account for the lag effects from previous years. Most pollutants have an initial cooling effect; When the pollutants fall to earth, the remaining gases act as heat retention shields. The salient point is that there exists an overall lag of about 10-20 years.
Prediction: We have already passed critical mass because of the feedback mechanisms given above and of those yet to occur as the earth warms.