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Version complète : Le climat Européen et El Niño
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Ljerome87
Au cours du sujet sur la 1ère vague neigeuse en France, je me suis posé la question de savoir s'il y avait un lien entre le phénomène El niño et la douceur que nous connaissons depuis quelque temps. En cherchant sur le net les années El ni#no, je suis tombé sur un article intitulé "Impacts régionaux de El Niño : sur l'Europe et le bassin Méditerranéen".

Voici quelques extraits :

[...] Ils montrent que des régimes de temps cycloniques sont plus fréquents sur l'Europe occidentale et centrale pendant les hivers d'années El Niño et que ceci est associé à un déplacement vers le sud des « storm-tracks » : la trajectoire des dépressions est décalée vers le sud au cours des années El Niño. [...]

[...] Halpert and Ropelewski (1992) trouvent une zone significative d'anomalies froides entre février et mai sur le sud-ouest de l'Europe et l'Afrique du Nord (centrée sur les Pyrénées). [...]

[...] Cependant, il convient de rester prudent avec ces résultats. Il semble nécessaire de confirmer par des études supplémentaires. [...]

Voici le lien avec la page : Ici !
Ce qui est dommage, c'est que les cartes présentées sont illisibles...
Quel est votre avis ?
meteor
Citation (Ljerome87 @ 6/01/2007 - 03:11) *
Au cours du sujet sur la 1ère vague neigeuse en France, je me suis posé la question de savoir s'il y avait un lien entre le phénomène El niño et la douceur que nous connaissons depuis quelque temps. En cherchant sur le net les années El ni#no, je suis tombé sur un article intitulé "Impacts régionaux de El Niño : sur l'Europe et le bassin Méditerranéen".

Voici quelques extraits :

[...] Ils montrent que des régimes de temps cycloniques sont plus fréquents sur l'Europe occidentale et centrale pendant les hivers d'années El Niño et que ceci est associé à un déplacement vers le sud des « storm-tracks » : la trajectoire des dépressions est décalée vers le sud au cours des années El Niño. [...]

[...] Halpert and Ropelewski (1992) trouvent une zone significative d'anomalies froides entre février et mai sur le sud-ouest de l'Europe et l'Afrique du Nord (centrée sur les Pyrénées). [...]

[...] Cependant, il convient de rester prudent avec ces résultats. Il semble nécessaire de confirmer par des études supplémentaires. [...]

Voici le lien avec la page : Ici !
Ce qui est dommage, c'est que les cartes présentées sont illisibles...
Quel est votre avis ?


ce que je constate c'est que :

Le déplacement vers le sud des dépressions n'est pas observé actuellement.
Au contraire elles sont plutôt refoulées vers le nord.

on verra si il existe une zone d'anomalie froide centrée sur les Pyrénées entre février et mai.(ce serait pas mal smile.gif )

Ce qui est étrange c'est que ces dernières années on pensait qu'El Nino n'avait pas d'influence sur l'Europe.
En tous cas l'Europe n'était pas répertoriée comme faisant partie des zones d'influence.

On semble actuellement remettre en cause ce fait.

Sans doute pas assez d'épisodes El Nino récents pour établir une corrélation significative.
Previ83D
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 10:30) *
Le déplacement vers le sud des dépressions n'est pas observé actuellement.
Au contraire elles sont plutôt refoulées vers le nord.

Entre le déplacement vers le sud des « storm-tracks » et celles qui ne vont pas se décaler comme Mistral, Tramontane ou cévenols, reste encore de la place pour des tempêtes refoulées vers le Nord???
meteor
Citation (Previ83D @ 6/01/2007 - 10:11) *
Entre le déplacement vers le sud des « storm-tracks » et celles qui ne vont pas se décaler comme Mistral, Tramontane ou cévenols, reste encore de la place pour des tempêtes refoulées vers le Nord???


Je ne sais pas si on parle de la même chose.
Je parle quant à moi de la répartition des zones de basse pression et de haute pression.
Cette année, par rapport à l'an dernier par exemple, il est bien clair que ces zones de basse pression (ce que l'on peut appeler aussi le vortex polaire) est bien cantonnée près du pôle par une ceinture de HP puissante.



voici de plus issu de la NOAA les anomalies de pression au sol par rapport aux El Nino:



on ne peut vraiment pas dire que la situation actuelle soit conforme aux anomalies présentées.
En particulier les zones sur le Pacifique nord (en HP depuis pas mal de temps) et dans l'Atlantique.

côté températures au sol voici la carte des anomalies de température de surface en cas d'El Nino.

On verra que l'Europe n'est pas trop concernée par ces anomalies.


Marot
Citation (Ljerome87 @ 6/01/2007 - 03:11) *
Au cours du sujet sur la 1ère vague neigeuse en France, je me suis posé la question de savoir s'il y avait un lien entre le phénomène El niño et la douceur que nous connaissons depuis quelque temps. En cherchant sur le net les années El ni#no, je suis tombé sur un article intitulé "Impacts régionaux de El Niño : sur l'Europe et le bassin Méditerranéen".
...Quel est votre avis ?
Merci pour ce signalement et pour la découverte que j'ai faire de ce GIP Médias.

En fait d'avis, je relève :
  • qu'il s'agit de la lettre n°12 de janvier 2001 qui fait une compilation importante des travaux connus;
  • la liste des lettres est visible ici; la publication des lettres est arrêtée depuis 2004;
  • sauf mauvaise lecture, l'essentiel des liens établis l'est soit par corrélation de fréquences d'événements, soit par modélisation; je n'ai pas lu d'analyse des causes possibles d'influence;
  • il y a deux jeux de conclusions de cette lettre :
    l'un sur le contenu : les impacts sur ces régions restent faibles et que les corrélations entre les divers paramètres ne sont généralement que faiblement significatives.
    l'autre plus optimiste sur les simulations : Il est encourageant de constater que, en particulier pendant l'hiver boréal, l'influence de l'ENSO simulée par le modèle couplé est en assez bon accord (localisation, intensité) avec les observations.
Une publication récente « Regional effects of ENSO in Central/Eastern Europe » de J. Bartholy and R. Pongracz est accessible ici
Les auteurs concluent à des différences significatives en Europe selon que l'on est en Nino ou en Nina :
  • the spatial structures of the 2nd and the 3rd EOF (Empirical Orthogonal Function) modes of the European tropospheric circulation considerably differ during El Niño and La Niña episodes.
  • considerable changes were detected in MCP (macrocirculation pattern) empirical frequencies during El Niño and La Niña periods;
  • outlier and anomaly statistics of regional precipitation and temperature differ considerably during El Niño and La Niña episodes.
Gombervaux
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 11:18) *
Je ne sais pas si on parle de la même chose.

D'abord excuse moi de répondre sans ton autorisation, mais comme tu viens de f***** la zone sur un poste, où visiblement tu lâchais pied, je te signale, quand même qu'il s'agissait d'explications du mécanisme de formation des tempêtes et qu'à sa simple lecture tu aurais pu voir que la pression n'intervient en rien ni dans leurs formation ni dans leur développement.

Alors évidemment, si un parle de tempête et l'autre parle pression, vous ne parlez pas de la même chose.

Et si tu oses voir un indicateur dans les champs moyens de pression, je te répondrai par l'exemple dité par Previ 83 :
Qui crée le Mistral (tempête de Nord/Ouest froid et sec)? la dépression sur le golfe de Gênes
Qui crée le retour d'Est (tempête d'Est humide)? la dépression du golfe de Gênes

En analysant les champs moyens de pression de cette dépression, tu trouveras: parfois aucune conséquence, parfois une tempête parfois une autre tempête...
meteor
Citation (Gombervaux @ 6/01/2007 - 14:17) *
Et si tu oses voir un indicateur dans les champs moyens de pression, je te répondrai par l'exemple dité par Previ 83 :
Qui crée le Mistral (tempête de Nord/Ouest froid et sec)? la dépression sur le golfe de Gênes
Qui crée le retour d'Est (tempête d'Est humide)? la dépression du golfe de Gênes

En analysant les champs moyens de pression de cette dépression, tu trouveras: parfois aucune conséquence, parfois une tempête parfois une autre tempête...


Nous parlons de la trajectoire des perturbations baroclines (à moins que "storm-track" veuille dire autre chose) déviées vers le sud lors des épisodes El Nino.
Le caractère le plus classiquement utilisé pour diagnostiquer ces perturbations est la dépression en basse couche. (FdM p 135)
En conséquence, l'examen de ces champs de pression permet de déterminer si nous sommes en régime dépressionnaire ou pas.
Et l'évidence me semble t'il est que le rail de ces perturbations n'est pas déplacé actuellement vers le sud mais vers le nord.

Concernant les champs de pression moyennés sur plusieurs mois, comme il est indiqué dans les cartes NOAA, celà ne rend pas forcément compte, effectivement, de la situation des storm-tracks.


Citation
où visiblement tu lâchais pied


Je l'avoue.
Malgré les explications détaillées de certains (que je remercie encore au passage) qui possèdaient bien leur sujet, je n'ai pas tout suivi.
Rien ne vaut de se pencher sur un bon bouquin.
charles.muller
Pour info, cette publication récente sur le sujet. (Pas encore trouvé en pdf)

ENSO influence on Europe during the last centuries
Climate Dynamics, 28, 2-3, 181-197 (online 2006)
DOI 10.1007/s00382-006-0175-z
S. Brönnimann, E. Xoplaki, C. Casty, A. Pauling, J. Luterbacher

Abstract El Niño/Southern Oscillation (ENSO) affects climate not only in the Pacific region and the tropics, but also in the North Atlantic-European area. Studies based on twentieth-century data have found that El Niño events tend to be accompanied in late winter by a negative North Atlantic Oscillation index, low temperatures in northeastern Europe and a change in precipitation patterns. However, many questions are open, for example, concerning the stationarity of this relation. Here we study the relation between ENSO and European climate during the past 500 years based on statistically reconstructed ENSO indices, early instrumental station series, and reconstructed fields of surface air temperature, sea-level pressure, precipitation, and 500 hPa geopotential height. After removing years following tropical volcanic eruptions (which systematically mask the ENSO signal), we find a consistent and statistically significant ENSO signal in late winter and spring. The responses to El Niño and La Niña are close to symmetric. In agreement with studies using twentieth-century data only, the ENSO signal in precipitation is different in fall than in late winter. Moving correlation analyses confirm a stationary relationship between ENSO and late winter climate in Europe during the past 300 years. However, the ENSO signal is modulated significantly by the North Pacific climate. A multi-field cluster analysis for strong ENSO events during the past 300 years yields a dominant pair of clusters that is symmetric and represents the ‘classical’ ENSO effects on Europe.
meteor
Citation (charles.muller @ 6/01/2007 - 16:29) *
Pour info, cette publication récente sur le sujet. (Pas encore trouvé en pdf)

Studies based on twentieth-century data have found that El Niño events tend to be accompanied in late winter by a negative North Atlantic Oscillation index, low temperatures in northeastern Europe and a change in precipitation patterns. pair of clusters that is symmetric and represents the ‘classical’ ENSO effects on Europe.


merci de l'info smile.gif

je ne comprends pas bien "late winter".
Ljerome87
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 16:35) *
merci de l'info smile.gif

je ne comprends pas bien "late winter".


Et moi pas du tout l'anglais...
quelqu'un aurait-il l'aimabilité de traduire dans les grandes lignes ?
Par avance merci
chris68
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 16:35) *
merci de l'info smile.gif

je ne comprends pas bien "late winter".


Hiver tardif? blushing.gif
cham4ever
Citation (Ljerome87 @ 6/01/2007 - 17:00) *
Et moi pas du tout l'anglais...
quelqu'un aurait-il l'aimabilité de traduire dans les grandes lignes ?
Par avance merci

Dans les grandes lignes. dry.gif
Les études basées sur des données du 20e siècle ont révélé que les événements El Niño ont tendance à être accompagné d'un retard de l'hiver du à un index d'Oscillation négatif en Atlantique Nord, des températures basses en Europe du Nord-Est et un changement des modèles de précipitation.
meteor
Citation (Ljerome87 @ 6/01/2007 - 17:00) *
Et moi pas du tout l'anglais...
quelqu'un aurait-il l'aimabilité de traduire dans les grandes lignes ?
Par avance merci


à mon avis "late winter" veut plutôt dire " deuxième partie d'hiver".

donc si j'essaie de traduire un peu:


El Nino n'affecte pas seulement le climat dans le Pacifique et les tropiques mais aussi dans la région nord-européenne.
Des études basées sur les données du 20 ième siècle ont montré que les évènements El Nino tendaient à s'accompagner en deuxième partie d'hiver d'un index NAO négatif, des basses températures en Europe de l'Est et un changement dans les régimes de précipitations.
Toutefois plusieurs questions restent encore ouvertes concernant la stationnarité de cette relation.
Ici nous étudions la relation entre l'ENSO et le climat européen pendant les dernières 500 années basées sur les indices ENSO reconstruits, les séries récentes des stations, les champs de pression et de température de surface, les précipitations et les hauteurs de géopotentienl 500hPa, reconstruits.
Après avoir éliminé les années avec éruptions volcaniques(qui masquent systématiquement le signal ENSO), nous obtenons un signal ENSO significatif dans les deuxièmes parties d'hiver et les printemps.
Les réponses El Nino et La Nina sont presque symétriques.
En accord avec les études utilisant les données du xxième uniquement, le signal ENSO est différent en deuxième partie et en fin d'hiver pour les précipitations.
Des analyses de corrélation "mouvantes" confirment une relation stationnaire entre l'ENSO et la deuxième partie de l'hiver pendant les 300 dernières années.
Toutefois le signal ENSO est modulé de façon significative par le climat du Nord-Pacifique.
Une analyse par amas multi-champs des évènements ENSO forts montre une paire dominante d'amas qui est symétrique et représente l'effet classique de l'ENSO en Europe.
chris68
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 17:58) *
Des études basées sur les données du 20 ième siècle ont montré que les évènements El Nino tendaient à s'accompagner en deuxième partie d'hiver d'un index NAO négatif, des basses températures en Europe de l'Est et un changement dans les régimes de précipitations.


Citation
Les études basées sur des données du 20e siècle ont révélé que les événements El Niño ont tendance à être accompagné d'un retard de l'hiver du à un index d'Oscillation négatif en Atlantique Nord, des températures basses en Europe du Nord-Est et un changement des modèles de précipitation.


Ce n'est pas du tout la même chose! excl.gif
meteor
Citation (chris68 @ 6/01/2007 - 18:05) *
Ce n'est pas du tout la même chose! excl.gif


oui c'est vrai celà dépend de la traduction de "late winter".
j'ai regardé dans le dico et j'ai vu "in late summer" traduit comme "la fin de l'été".
"In the late afternoon" = "en fin d'après-midi"

et je trouve aussi que cela colle mieux dans le texte que "hiver tardif" mais après tout je n'en suis pas sûr.

j'aurais donc pu mettre "fin d'hiver" mais j'ai vu dans le texte:
"different in fall than in late winter"
"fall" dans ce cas veut vraiment dire "fin" ou "arrêt de l'hiver" et "late", "deuxième partie" comme "early" veut dire "première partie" ou "début".
Gombervaux
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 15:51) *
Nous parlons de la trajectoire des perturbations baroclines (à moins que "storm-track" veuille dire autre chose) déviées vers le sud lors des épisodes El Nino.
Le caractère le plus classiquement utilisé pour diagnostiquer ces perturbations est la dépression en basse couche. (FdM p 135)

Rien ne vaut de se pencher sur un bon bouquin.

et d'en comprendre toutes les pages.
Parceque si un contributeur à cette rédaction a jugé bon de rappeler que la règle de Buys Ballot est toujours souvent en vigueur, en cette page 135, les démonstrations de la croissance barocline dans les pages 479 et suivantes nous montrent des lignes de vent qui croisent allègrement les isohypses afin de longer leurs isentropes, mettant définitivement cette règle hors course.

Décidément, A Joly doit s'étouffer parfois à la lecture de ces restes de théories fossiles. S'il a écrit que la norvégienne avait la vie dure en 1995, à mon avis faudra au moins une génération pour qu'elle soit enterrée définitivement, soit vers 2020.
meteor
Citation (Gombervaux @ 6/01/2007 - 18:25) *
et d'en comprendre toutes les pages.
Parceque si un contributeur à cette rédaction a jugé bon de rappeler que la règle de Buys Ballot est toujours souvent en vigueur, en cette page 135, les démonstrations de la croissance barocline dans les pages 479 et suivantes nous montrent des lignes de vent qui croisent allègrement les isohypses afin de longer leurs isentropes, mettant définitivement cette règle hors course.

Décidément, A Joly doit s'étouffer parfois à la lecture de ces restes de théories fossiles. S'il a écrit que la norvégienne avait la vie dure en 1995, à mon avis faudra au moins une génération pour qu'elle soit enterrée définitivement, soit vers 2020.


Moi quand je lis "dépression" la définition est dans le mot lui-même.
Je ne parle pas des lignes de vent, je parle des dépressions.
Et je conçois tout à fait des lignes de vent qui sont perpendiculaires à des isohypses.

D'ailleurs s'il n'y avait pas autre chose que les forces de pression ce serait la règle.
Mais de toute façon un vent comme n'importe quel débit d'air ou de fluide n'échappe pas à Bernouilli.
Si tu as une définition autre de "storm-track" ne te gêne pas.
Mais pour la dépression je sais ce que je dis.
Gombervaux
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 18:34) *
Si tu as une définition autre de "storm-track" ne te gêne pas.

Ca ne manque pas:
Traçage des tempêtes, trajet des perturbations...

Y'a pas de raison d'y introduire le poids de l'air...
charles.muller
Citation (meteor @ 6/01/2007 - 18:23) *
oui c'est vrai celà dépend de la traduction de "late winter".
j'ai regardé dans le dico et j'ai vu "in late summer" traduit comme "la fin de l'été".
"In the late afternoon" = "en fin d'après-midi"

et je trouve aussi que cela colle mieux dans le texte que "hiver tardif" mais après tout je n'en suis pas sûr.

j'aurais donc pu mettre "fin d'hiver" mais j'ai vu dans le texte:
"different in fall than in late winter"
"fall" dans ce cas veut vraiment dire "fin" ou "arrêt de l'hiver" et "late", "deuxième partie" comme "early" veut dire "première partie" ou "début".


Désolé, j'étais absent. Pour moi aussi, late winter signifie fin de l'hiver ou seconde partie de l'hiver. (Et le printemps qui suit immédiatement pour le signal ENSO au XXe siècle).
charles.muller
Citation (Gombervaux @ 6/01/2007 - 18:25) *
et d'en comprendre toutes les pages.
Parceque si un contributeur à cette rédaction a jugé bon de rappeler que la règle de Buys Ballot est toujours souvent en vigueur, en cette page 135, les démonstrations de la croissance barocline dans les pages 479 et suivantes nous montrent des lignes de vent qui croisent allègrement les isohypses afin de longer leurs isentropes, mettant définitivement cette règle hors course.

Décidément, A Joly doit s'étouffer parfois à la lecture de ces restes de théories fossiles. S'il a écrit que la norvégienne avait la vie dure en 1995, à mon avis faudra au moins une génération pour qu'elle soit enterrée définitivement, soit vers 2020.


(HS)
Par hasard, y a-t-il un lien ou une référence pour une présentation synthétique de ces querelles d'école. Je les ai vu mentionnées ou discutées de-ci de-là, mais je ne retrouve plus où.
Gombervaux
Citation (charles.muller @ 7/01/2007 - 15:47) *
(HS)
Par hasard, y a-t-il un lien ou une référence pour une présentation synthétique de ces querelles d'école. Je les ai vu mentionnées ou discutées de-ci de-là, mais je ne retrouve plus où.

Y'a pas réellement de querelle d'école. Pendant une soixantaine d'années, les météorologistes ont inventé des raccourcis expérimentaux pour expliquer l'atmosphère et ses mouvements. C'est la théorie norvégienne du front pôlaire, des centres d'action.
Depuis l'accroissement de la puissance de calcul (années 80), ils ont pu utiliser directement les formules de la thermodynamique et les faire appliquer à leurs modèles de circulation et de prévision de cette circulation.

Aujourd'hui , donc, les grands modèles européen: CEP, américain: GFS, français: Arpège, n'utilisent plus du tout les théories norvégiennes pour faire leurs modèles de prévision. (Depuis plus de 15 ans)
En particulier, les anasyg (cartes d'analyse de la situation météorologique), et les presyg (cartes de situations prévues) ne font plus figurer les anticyclones et les dépressions, leurs concepts de modélisation n'existant plus.

Aussi, tous les modèles atmosphériques utilisant ces concepts, et dans notre cas les modèles climatologiques sont, à mon avis, plus que douteux.

EDIT:
en particulier le concept d'Oscillation Nord Atlantique
charles.muller
The impact of El Niño-southern oscillation upon weather regimes over Europe and the North Atlantic during boreal winter
Moron, Vincent; Plaut, Guy
International Journal of Climatology, 2003, vol. 23, Issue 4, pp.363-379

Abstract
The influence of the warm and cold sea-surface temperatures in the eastern and central equatorial Pacific associated with El Niño-southern oscillation (ENSO) on the probability of occurrence of weather regimes (WRs) over the North Atlantic sector is investigated for the period November-March. Five WRs are identified from daily sea-level pressure anomalies (SLPAs) during 119 winters (1882-2000) over this sector by applying cluster analysis: the positive North Atlantic oscillation (NAO; called ZO for zonal) and negative NAO (called WBL for west blocking) patterns; GA (for Greenland anticyclone), with a positive SLPA shifted north of 60° N; EA (for European anticyclone) with a positive SLPA over Europe but enhanced north-south SLPA gradient over the western and central North Atlantic; and AR (for Atlantic Ridge) with a positive (negative) SLPA over the central North Atlantic (northern and central Europe).

El Niño winters are associated with a significant increase (decrease) in the prevalence of ZO (WBL) in November-December and a significant increase (decrease) in the prevalence of GA and WBL (EA and ZO) in January-March. During La Niña winters, ZO (WBL and AR) occurs significantly less (more) frequently in November-December, and GA and WBL (EA and AR) are less (more) frequent in January-March. So, the anomalies of the WR frequencies are almost inverted between November-December and January-March. The response of the WR frequencies to ENSO extremes is most pronounced in February.On the inter- and multi-decadal time scales, the typical ENSO signals tend to be stronger during preferred phases of the basinwide westerlies, especially in January-March. The typical El Niño signal in January-March (e.g. more GA and WBL and less ZO and EA than normal) is strong when westerlies are slower than normal, around 1900, 1915 and mainly from 1930 to 1970. The generally reversed association during La Niña winters (e.g. more EA and AR and less GA and WBL than normal) in January-March is strong mainly when westerlies are faster than normal. Anomalies are weaker and quite different during slow westerlies-La Niña and fast westerlies-El Niño January-March winters. Such a modulation also appears in November-December with reversed association (i.e. stronger ENSO signal during slow westerlies-La Niña and fast westerlies-El Niño November-December winters), but the difference between the slow and fast westerlies phases is weaker than in January-March.

***

Voici une nouvelle étude sur le même sujet analyse des corrélations entre ENSO et régimes de temps (WR) de l'hiver boréal. Les auteurs identifient cinq régimes en fonction des pressions au niveau de la mer :
ZO pour zonal = NAO+
WBL pour blocage d'ouest : NAO-
EA pour anticyclone européen : forte pression sur l'Europe, fort gradient nord-sud de pression sur l'Atlantique centrale et nord-ouest
GA pour anticyclone sur le Groenland : forte pression décalée au-dessus de 60°N
AR pour dorsale atlantique (?? ridge ??) avec tendance pression positive/négative en Nord-Antlatique / Europe central et nordique

(Cela doit correspondre à des régimes météos mieux nommés en français que ma traduction rapide, merci de préciser si vous les connaissez et de corriger si les descriptif des champs de pression est impropre).

Les hivers El Nino renforcent (en moyenne) le régime ZO en novembre-décembre, les régimes GA et WBL en janvier-mars. Inversement pour Nina. Les réponses El Nino sont plus sensibles en février. Les infuences El Nino / La Nina dépendant aussi des vents d'ouest en janvier-mars : quand ces vents sont faibles, influence El Nino forte ; quand ces vents sont forts, influence La Nina forte (là, je ne sais pas si c'est une corrélation ou un rapport de causalité ; et dans ce dernier cas, je ne sais pas dans quel sens vaut ce rapport). La même association vent-ENSO se retrouve au début de l'hiver (novembre-décembre), mais moins marquée.

Donc si je suis bien, comme on est en El Nino en ce moment, on aurait une probabilité un peu plus forte d'avoir un régime GA ou WBL dans ce premier trimestre, et l'intensité des vents d'ouest moduleront cette influence.
charles.muller
Citation (Gombervaux @ 7/01/2007 - 16:12) *
Y'a pas réellement de querelle d'école. Pendant une soixantaine d'années, les météorologistes ont inventé des raccourcis expérimentaux pour expliquer l'atmosphère et ses mouvements. C'est la théorie norvégienne du front pôlaire, des centres d'action.
Depuis l'accroissement de la puissance de calcul (années 80), ils ont pu utiliser directement les formules de la thermodynamique et les faire appliquer à leurs modèles de circulation et de prévision de cette circulation.

Aujourd'hui , donc, les grands modèles européen: CEP, américain: GFS, français: Arpège, n'utilisent plus du tout les théories norvégiennes pour faire leurs modèles de prévision. (Depuis plus de 15 ans)
En particulier, les anasyg (cartes d'analyse de la situation météorologique), et les presyg (cartes de situations prévues) ne font plus figurer les anticyclones et les dépressions, leurs concepts de modélisation n'existant plus.

Aussi, tous les modèles atmosphériques utilisant ces concepts, et dans notre cas les modèles climatologiques sont, à mon avis, plus que douteux.


Ah OK. Mais quand je lis Meteo générale et maritime de Le Vourc'h et al., qui est assez récent (2002) et édité par Meteo France comme "cours et manuel de l'ENM", c'est encore truffé de cartes où il y a des gros A et D. Faut que j'oublie ? Cela m'emmerd*rait de me creuser les méninges à essayer de comprendre un manuel périmé des théories nordiques biggrin.gif
le-an
Citation (Gombervaux @ 7/01/2007 - 16:12) *
En particulier, les anasyg (cartes d'analyse de la situation météorologique), et les presyg (cartes de situations prévues) ne font plus figurer les anticyclones et les dépressions, leurs concepts de modélisation n'existant plus.


Ces cartes font encore figurer les anticyclones et dépressions. Comme on peut le lire dans l'EAO Anasyg Presyg (source : http://www.virtuallab.bom.gov.au/meteofran...avig/didac.htm) : "Aux latitudes moyennes, l'évolution de la pression au sol permet de représenter les variations dynamiques de l'état de l'atmosphère, liées aux perturbations atmosphériques. La configuration du champ de pression permet également de représenter les principales structures du champ de vent de basses couches et ses éventuelles anomalies et discontinuités.
Le champ de pression reste donc l'élément de base des ANASYG/ PRESYG, comme il l'a toujours été pour représenter les situations analysées ou prévues. Les ANASYG et PRESYG incluent donc un tracé du champ de pression de 5 en 5 hPa."

Le nouveau de ces cartes, par rapport à de simples cartes "iso-front", c'est qu'elles font apparaître des éléments d'altitude, jets et anomalies de tropopause ainsi que des éléments de basses couches qui n'entrent pas dans la définition des front comme les "comma clouds" ou les zones convectives...
Gombervaux
Dont acte, n'ayant pas ces cartes à ma disposition, je retransmets simplement les éléments du cours (concept et méthodes) de 2005.
A cette époque , l'enseignant, lui même rédacteur Anasyg à Toulouse, ne faisait plus figurer les champs de pression.
MF applique-t-il le contenu de son cours?... on le saura quand on aura accès. (perso à ma demande aux CDM lorrains, je n'ai jamais eu accès aux anasyg...)

Faut surtout pas s'imaginer qu'un travail qui ne serait fondé que sur les études "norvégiennes" aurait le moindre écho actuellement. C'est la raison de mes interventions volontairement extrêmistes.
le-an
Ah ok, mais perso je trouve que l'analyse du champ de pression reste parfois bien utile, notamment quand il s'agit de confronter les champs prévus d'un modèle par rapport à la réalité (mesures de pression). Dans le cas d'une forte cyclogénèse par exemple.
Gombervaux
Citation (le-an @ 7/01/2007 - 17:22) *
Ah ok, mais perso je trouve que l'analyse du champ de pression reste parfois bien utile, notamment quand il s'agit de confronter les champs prévus d'un modèle par rapport à la réalité (mesures de pression). Dans le cas d'une forte cyclogénèse par exemple.

Je pense que le problème se situe au niveau du public auquel s'adresse l'information météorologique.

Le poids de l'ancienne théorie est tel que le changement doit se faire en douceur.
Comme toi, il m'arrive de rédiger des expertises, (à partir d'infos que je t'achète).
Je me vois mal expliquer à un DRH ou à un juge que le coup de vent où l'averse de pluie était dû à l'interraction barocline d'une baisse de PVU avec l'advection d'une anomalie chaude de Théta'w!
Je perds mon job!
Pareil à la télé, les gens , en général , préfèrent les perturbs et les dépressions associées. Mêmes les gros anticyclones, peins de soleil...sauf quand, comme dans le post d'Emma, il pleut dans son gros anticyclone plein de ciel bleu.

Par contre ici, c'est pas le même public. Faut pas qu'ils s'imaginent que la météo c'est simplement la prestation AGP où de Chevalet; qu'il suffit de quelques ligne de php avec quelques copié-collé pour délivrer une information de qualité.
Y'a des thésars et autres qui passent par ici et puisent leurs infos.
Y a t il un autre site où les nouveaux concepts sont admis et exposés?
meteor
Citation (charles.muller @ 7/01/2007 - 16:18) *
Donc si je suis bien, comme on est en El Nino en ce moment, on aurait une probabilité un peu plus forte d'avoir un régime GA ou WBL dans ce premier trimestre, et l'intensité des vents d'ouest moduleront cette influence.


celà rejoint le précédent article que j'ai traduit à grand-peine.

Citation
Des études basées sur les données du 20 ième siècle ont montré que les évènements El Nino tendaient à s'accompagner en deuxième partie d'hiver d'un index NAO négatif, des basses températures en Europe de l'Est et un changement dans les régimes de précipitations


il y a l'influence des vents qui vient compliquer la donne mais ce que l'on peut retenir c'est qu'un El Nino aurait tendance à renforcer le flux zonal et la NAO+ donc pendant la première moitié de l'hiver et à provoquer un flux majoritairement de NNO pendant la deuxième moitié.(NAO-)
Pour cet hiver nous constatons bien un flux zonal permanent doux assez spectaculaire depuis plusieurs semaines (voire mois).
Est-ce que l'influence d'El Nino sera encore suffisante (il est prévu de s'éteindre fin mars) pour inverser cette tendance et occasionner le froid et la neige tant souhaités par beaucoup?
Nous verrons bien.
fsd8tr
Citation (Gombervaux @ 7/01/2007 - 18:02) *
Je pense que le problème se situe au niveau du public auquel s'adresse l'information météorologique.

Le poids de l'ancienne théorie est tel que le changement doit se faire en douceur.
Comme toi, il m'arrive de rédiger des expertises, (à partir d'infos que je t'achète).
Je me vois mal expliquer à un DRH ou à un juge que le coup de vent où l'averse de pluie était dû à l'interraction barocline d'une baisse de PVU avec l'advection d'une anomalie chaude de Théta'w!
Je perds mon job!
Pareil à la télé, les gens , en général , préfèrent les perturbs et les dépressions associées. Mêmes les gros anticyclones, peins de soleil...sauf quand, comme dans le post d'Emma, il pleut dans son gros anticyclone plein de ciel bleu.

Jet, tube, anomalie, PVU, tropopause, anasyg, presig etc... La nouvelle façon de travailler!

Ok en modélisation, expertise, réanalyse et surtout en prévision de vigilance...mais pour la prévision quotidienne et humaine (au moins 320 jours/an) il faut revenir sur terre. Impossible de se passer des bases classiques. Et ce n'est pas parce que l'on s'arrète sur des champs de pression ou d'altitude que l'on est un inconditionnel de la théorie norvégienne.

La prévision, ce n'est pas expliquer le temps qu'il a fait (parce que tu parles d'expertise a posteriori et de raccourcis expérimentaux pour expliquer l'atmosphère et ses mouvements), mais imaginer le temps qu'il va faire et matérialiser cette "vision" sur le papier, le fichier ou sur les ondes.

J'aimerai bien voir un gars faire tous les jours de la prévision grand-public uniquement avec anasyg-presyg biggrin.gif
Météofun
Citation (Gombervaux @ 7/01/2007 - 18:02) *
Je pense que le problème se situe au niveau du public auquel s'adresse l'information météorologique.
100% d'accord avec toi ! flowers.gif


Citation (fsd8tr @ 8/01/2007 - 19:54) *
Jet, tube, anomalie, PVU, tropopause, anasyg, presig etc... La nouvelle façon de travailler!

J'aimerai bien voir un gars faire tous les jours de la prévision grand-public uniquement avec anasyg-presyg biggrin.gif
Il ne s'agit pas de faire de la prévi juste avec les "syg", mais il s'agit d'avoir une vision globale de la situation dynamique, dont les "syg" sont un élément parmis de nombreux autres.

Pour la présentation au grand public, on est d'accord, mais regarde comment sont faites les prévi à Toulouse. Le travail en amont se fait en discutants les sorties des paramètres finaux (telles que la pression ou les précipitations par exemple) grâce à la dynamique ...

Mais ce n'est pas le sujet initial flowers.gif On va se faire incendier si on continu à parler de ça ici (on super interressant, et il y a tant à dire ) ...
fsd8tr
Citation (Météofun @ 8/01/2007 - 20:17) *
Mais ce n'est pas le sujet initial. On va se faire incendier si on continu à parler de ça ici (on super interressant, et il y a tant à dire ) ...

C'est vrai! biggrin.gif
Citation
Il ne s'agit pas de faire de la prévi juste avec les "syg", mais il s'agit d'avoir une vision globale de la situation dynamique, dont les "syg" sont un élément parmis de nombreux autres.

Y compris les champs de pression. La trajectoire d'une isobare au sol peut avoir une importance capitale sur la prévision.
J'ai connu du "dinosaure de la prévi" qui, je pense, dans certaines situations pourrait encore "casser du modèle" en moins de 30 minutes au petit matin avec une carte pointée, une 500 hpa et une masse d'air. Mais l'expérience humaine a un gros inconvénient (à Toulouse ou ailleurs), il faut repartir à 0 tous les 40 ans. Tandis que les modèles progressent forcément et toujours.
charles.muller
Citation (Météofun @ 8/01/2007 - 20:17) *
Mais ce n'est pas le sujet initial flowers.gif On va se faire incendier si on continu à parler de ça ici (on super interressant, et il y a tant à dire ) ...


Comme El Nino ne passionne plus les foules, vous pouvez continuer biggrin.gif

On ne m'a quand même pas directement répondu : Meteo générale et maritime c'est bien (c'est-à-dire, c'est sur ce genre de base que vous travaillez ou c'est déjà dépassé par rapport à votre cursus de formation) ?

Sinon, l'histoire du dinosaure qui casse un modèle avec un crayon, je ne saisis pas trop : il casse le modèle en faisant quelques calculs de coin de table simplifiés (parce que son expérience lui permet d'évacuer tous les calculs inutiles vu les données qu'il a sous les yeux, alors que le modèle calcule tout par principe) ?
Audran
j'espère que là sera un bon endroit pour poster mon message dry.gif

Bonsoir à tous,

depuis hier, je viens de publier un excellent dossier fait par un membre passionné!
et ce dossier représente un long résumé sur la période anticyclonique (inversions thermiques, brouillard, etc...) la fin de l'année 2006 dans notre pays (en belgique) avec quelques explications....

---> http://www.meteonature.com/component/edito.php

je vous souhaite une bonne lecture
fsd8tr
Citation (charles.muller @ 8/01/2007 - 21:45) *
Sinon, l'histoire du dinosaure qui casse un modèle avec un crayon, je ne saisis pas trop : il casse le modèle en faisant quelques calculs de coin de table simplifiés (parce que son expérience lui permet d'évacuer tous les calculs inutiles vu les données qu'il a sous les yeux, alors que le modèle calcule tout par principe) ?

Par expérience. Le coup d'oeil et sans crayon. Ils ont fait comment pour le débarquement il y a 63 ans?
Si je savais, je m'amuserais à "casser du modèle". laugh.gif
charles.muller
Citation (fsd8tr @ 8/01/2007 - 22:07) *
Par expérience. Le coup d'oeil et sans crayon. Ils ont fait comment pour le débarquement il y a 63 ans?
Si je savais, je m'amuserais à "casser du modèle". laugh.gif


Ah OK. En même temps, pour faire un match genre Kasparov-Deep Blue, il faudrait quand même mesurer 365 prévisions du dinosaure et du modèle, puis faire le compte. biggrin.gif

Sinon, personne ne me réponds sur ce bouquin de Meteo France : y'a un des auteurs ici, il est trop modeste pour me donner son avis et les autres sont trop critiques pour donner le leur ?? biggrin.gif
fsd8tr
Citation (charles.muller @ 8/01/2007 - 22:20) *
Ah OK. En même temps, pour faire un match genre Kasparov-Deep Blue, il faudrait quand même mesurer 365 prévisions du dinosaure et du modèle, puis faire le compte. biggrin.gif

Il y a 10 ou 15 ans c'était encore jouable. Plus maintenant!
Mais bon, battre une machine refroidie à l'azote liquide ça doit être jouissif w00t.gif Même 1 jour sur 365.
Météofun
Citation (charles.muller @ 8/01/2007 - 21:45) *
Comme El Nino ne passionne plus les foules, vous pouvez continuer biggrin.gif
Ok, merci … dommage que ce soit par défaut … biggrin.gif


Citation (fsd8tr @ 8/01/2007 - 21:13) *
J'ai connu du "dinosaure de la prévi" qui, je pense, dans certaines situations pourrait encore "casser du modèle" en moins de 30 minutes au petit matin avec une carte pointée, une 500 hpa et une masse d'air. Mais l'expérience humaine a un gros inconvénient (à Toulouse ou ailleurs), il faut repartir à 0 tous les 40 ans. Tandis que les modèles progressent forcément et toujours.
Entièrement avec toi … Mais tu est bien d’accord qu’il y a bien des notions de dynamiques qui sont cachées derrière ça … La pression au sol sur la carte pointé, ou plutôt ces variations, étant un bon moyen (ou disons pas trop catastrophique) que l’on a pour avoir régulièrement des infos pertinentes sur la dynamique en dehors des modèles (même si on ne s’en rend pas forcément compte, c’est bien ça qui est caché derrière, et quand on s’en rend compte et qu’on cherche à comprendre, on peut aller encore plus loin). Mais effectivement, il faut les couplées avec d’autres données (autres observations de la carte pointé, sondages, …et en particulier, images sat et RADAR).

Par contre, c’est clair que l’expérience reste fondamentale. Ceci dit, la dynamique permet de gagner du temps à ce niveau et rationalisant la démarche. Du coup, on déplace le niveau d’expérience vers le haut …


Citation (charles.muller @ 8/01/2007 - 21:45) *
On ne m'a quand même pas directement répondu : Meteo générale et maritime c'est bien (c'est-à-dire, c'est sur ce genre de base que vous travaillez ou c'est déjà dépassé par rapport à votre cursus de formation) ?
« Météo générale et maritime » est effectivement une bonne base destinée à ce mettre un peu dans le bain, mais on a encore largement pied, et il n’y a pas besoin de savoir nager pour comprendre (par contre, il a été conçu pour éviter de patauger, de nager, voir de se noyer dans ces notions …). En claire, les notions issue de la dynamique sont régulièrement introduites (exemple : chapitre 10 sur les perturbations baroclines), mais elles ne sont pas forcément utilisées dans la suite (exemple : chapitre 11 sur les types de temps).

Autrement dit, il y des parties explicatives (avec les concepts récents) et des parties descriptives (avec des explications malheureusement plus « bateau »). En fait l’ouvrage est globalement plus descriptif qu’explicatif, je trouve. Par contre, c’est un livre assez dense et, par exemple, la partie sur les pertu barocline donne en très peu de pages un raz de marée d’information qui peut faire sombrer notre volonté de compréhension. Il faut donc parfois s’accrocher, mais il est globalement accessible. J’aurai même tendance à dire, que c’est dommage que la partie sur les types de temps n’utilise pas les concepts introduits au chapitre précédent … sleeping.gif


Ceci dit, l’ouvrage a, je pense, volontairement été écrit dans ce sens et n’a pas du tout la prétention d’avoir le niveau des « Fondamentaux de Météo » de Malardel … flowers.gif
charles.muller
Citation (Météofun @ 9/01/2007 - 14:46) *
Ok, merci … dommage que ce soit par défaut … biggrin.gif

J'ai plein de questions sur les modèles... mais ce sont plutôt les modèles climato, en l'occurrence. Je t'en pose quand même une, peut-être le mécanisme est-il semblable. Je vois souvent apparaître la notion de paramétrisation des modèles. En climato, cela désigne apparemment la mise en concordance des phénomènes petite échelle (turbulent, que le modèle climato prend mal en compte du fait de sa maille) et les phénomènes grande échelle (circulation générale, simulée de manière plus robuste). Cette paramétrisation se fait semble-t-il sur une base purement empirique (on regarde un enregistrement, on compare avec ce que le modèle a donné, on corrige ce dernier). Concrètement, je ne me représente pas trop ce que cela signifie. Monsieur Modèle entre dans les algorithmes de programmation et va changer tel coefficient dans telle équation? Est-ce que cela se fait sur les modèles météo et en quoi cela consiste ?

Citation
« Météo générale et maritime » est effectivement une bonne base destinée à ce mettre un peu dans le bain, mais on a encore largement pied, et il n’y a pas besoin de savoir nager pour comprendre (par contre, il a été conçu pour éviter de patauger, de nager, voir de se noyer dans ces notions …). En claire, les notions issue de la dynamique sont régulièrement introduites (exemple : chapitre 10 sur les perturbations baroclines), mais elles ne sont pas forcément utilisées dans la suite (exemple : chapitre 11 sur les types de temps).
(...)
Ceci dit, l’ouvrage a, je pense, volontairement été écrit dans ce sens et n’a pas du tout la prétention d’avoir le niveau des « Fondamentaux de Météo » de Malardel … flowers.gif

Merci de ton avis. Je vais aussi acheter FdM de Malardel, mais j'ai très peur de me noyer dans le grand bain biggrin.gif On verra bien. Y a-t-il selon toi d'autres classiques très bien faits à part ceux-là (français ou anglais), donnant une intro globale à la météo à l'âge de la dynamique des fluides ?
Damien49
J'ai pas tout lut, mais déjà El nino commence tout juste à se manifester là. Donc si y'avait des effets en Europe, ca serait pour l'hiver prochain, pas celui-ci.

EDIT : j'aurais dût tout lire, y'avait un débat bien intéréssant là-dedans.

Gombervaux, je t'aime wub.gif flowers.gif lol

Citation
J'aimerai bien voir un gars faire tous les jours de la prévision grand-public uniquement avec anasyg-presyg


Y'en a certains qui le font sur IC wink.gif


Pour charles :

Je te conseille :

" les tempêtes, les dépressions, comment elles se forment, comment elles évoluent "
de Alain Joly
Collection COURS ET MANUELS N° 7 [1992] , Ed. Météo France
Cote Bibliothèque Météo France : P4756.

Certaines parties sont assez hardus, mais dans l'ensemble c'est très bien fait.
charles.muller
Citation (Damien49 @ 9/01/2007 - 15:31) *
Je te conseille :

" les tempêtes, les dépressions, comment elles se forment, comment elles évoluent "
de Alain Joly
Collection COURS ET MANUELS N° 7 [1992] , Ed. Météo France
Cote Bibliothèque Météo France : P4756.

Certaines parties sont assez hardus, mais dans l'ensemble c'est très bien fait.


Merci, je vais encore enrichir MF lors de mon prochain passage à Paris biggrin.gif
fsd8tr
Citation (Damien49 @ 9/01/2007 - 15:31) *
J'aimerai bien voir un gars faire tous les jours de la prévision grand-public uniquement avec anasyg-presyg

Y'en a certains qui le font sur IC wink.gif

Oui et de belle manière. Mais c'est souvent en état ou en risque de vigilance et plutôt en analyse (c'est une impression mais il faudrait des heures pour le vérifier).
Je parle de prévision quotidienne (où, quand, quoi).

A mon avis, les belles analyses et certainement les belles prévisions "syg" on va en trouver dans les 60 pages et 1185 messages du forum prévisions sud-est de septembre 2006. Mais dans les 2 pages et 28 réponses de janvier 2007 (du 1 au 9) il n'y en a pas. wink.gif
Gombervaux
Citation (charles.muller @ 9/01/2007 - 15:13) *
Je vois souvent apparaître la notion de paramétrisation des modèles. .... Est-ce que cela se fait sur les modèles météo et en quoi cela consiste ?

exemples
Pour l'instant les modèles ne savent pas condenser la vapeur d'eau.
Une des paramétrisation consiste à introduire des gouttelettes d'eau aux étages supérieurs, pour voir ce qu'il résulte au sol.

une autre consiste à forcer un régime de brises sur les rivages maritimes pour calculer le vent composé en couche limite.
Gombervaux
Citation (charles.muller @ 8/01/2007 - 21:45) *
je ne saisis pas trop : il casse le modèle en faisant quelques calculs de coin de table simplifiés (parce que son expérience lui permet d'évacuer tous les calculs inutiles vu les données qu'il a sous les yeux, alors que le modèle calcule tout par principe) ?

L'ancienne méthode peut être définie comme "le petit train":
A partir d'une analyse (qui, aujourd'hui, a été calculée à partir des champs de PVU), le prévisionniste peut s'imaginer les déformations que vont subir les champs de pression , en fonction de ce qu'il pense être les centres d'action, et son expérience; et ainsi de suite pour les échéances suivantes, comme les wagons tirés par la locomotive.
D'où l'importance de la connaissance de nombreuses situations passées, et la littérature qui y est consacrée; pour accroître la base perso de donnée de références.

Mais, interpréter différemment les champs prévus, pour bâtir une autre théorie (AMP, par exemple ou Norvégienne) ne tient pas la route: le modèle est cohérent avec lui même.

"Casser le modèle" ne peut être fait qu'à partir de l'initialisation, sans utiliser les champs prévus de ce modèle.
Météofun
Citation (charles.muller @ 9/01/2007 - 16:50) *
Merci, je vais encore enrichir MF lors de mon prochain passage à Paris biggrin.gif
Pas vraiment (enfin, j’espère pour eux … biggrin.gif ) : moins de 8€, si je me souvient bien …

Citation (charles.muller @ 9/01/2007 - 15:13) *
Y a-t-il selon toi d'autres classiques très bien faits à part ceux-là (français ou anglais), donnant une intro globale à la météo à l'âge de la dynamique des fluides ?
Oui, je te conseil aussi :
"Eléments pratiques de météorologie et de prévision météorologiques"
de Patrick SANTURETTE
Collection COURS ET MANUELS N° 10 [1994], Ed. Météo France

Il est pas tout neuf : ça se voit dans l’utilisation de TP, mais il donne beaucoup de base de réflexion … Il est résolument tournée vers la pratique et on voit la démarche. Je te conseil de le lire après le livre donné par Damien qui est lui beaucoup plus théorique.


Sinon, il existe des sites Internet avec tout ce qu’il faut …, à commencer par l’EAO anasyg-Presyg de Météo-France.

Meteo France (que tu dois certainement connaître, avec notamment son très bon lexique).
Le CNRM (que tu dois aussi connaître, je pense)
EUMETCAL (une vraie mine, beaucoup de liens ! :
et notamment :
http://www.zamg.ac.at/eumetrain/
http://www.zamg.ac.at/docu/Manual/start.htm
http://eumetcal.meteo.fr/Euromet,14 )
COMET
Virtuallab (où on peut trouver l’EAO de Météo-France).

Avec ça, t'en as pour quelques semaines à temps plein ... biggrin.gif


Citation (charles.muller @ 9/01/2007 - 15:13) *
Je vois souvent apparaître la notion de paramétrisation des modèles.
Il en existe plein … Gombervaux en a donné deux, mais on a aussi par exemple la convection (pour les model hydrostatique type GFS). D’ailleurs Gombervaux, j’imagine que sur AROME la convection de petite échelle est d’abords paramétré avant d’être explicitement décrite, parce que 2,5 km c’est encore large. Tu valides ou pas ? flowers.gif

Sinon, on a aussi les données sur la turbulence, les interactions avec le sol, …


Citation (fsd8tr @ 9/01/2007 - 21:19) *
Oui et de belle manière. Mais c'est souvent en état ou en risque de vigilance et plutôt en analyse (c'est une impression mais il faudrait des heures pour le vérifier).
Je parle de prévision quotidienne (où, quand, quoi).

A mon avis, les belles analyses et certainement les belles prévisions "syg" on va en trouver dans les 60 pages et 1185 messages du forum prévisions sud-est de septembre 2006. Mais dans les 2 pages et 28 réponses de janvier 2007 (du 1 au 9) il n'y en a pas. wink.gif
Là, j’avoue que je me sens effectivement un peu concerné … C’est vrai que le prévi à base de dynamique, on les retrouve surtout dans les situations complexes, et j’avoue que ma participation dans le forum prévi est un peu calqué sur ce rythme … Je suis tout à fait d’accord que c’est dommage, mais il a aussi une question de temps : il n’y a pas que IC et la météo dans la vie … cool.gif
Ceci dit, c’est vrai que l’intérêt de la dynamique est essentiellement valable dans les situations complexes. Dans les situations calmes, les écarts sont plus faibles, mais pas forcément négligeable sur le temps sensible (exemple, les plaques de nuages bas) et surtout parfois très délicat en terme de prévi .... Par exemple, il convient de regarder comment va évoluer cette plage d’humidité sous l’inversion, ou encore est-ce que cette petite anomalie froide d’altitude peut être capable de générer un orage isolé alors qu’on attend une magnifique journée d’été … Autant de problèmes qui ne peuvent être correctement résolu qu’avec une analyse fine de la thermodynamique du modèle. Et je suis tout à fait d’accord que c’est dommage qu’il n’y ai pas plus d’analyse technique prévisionnelle pour ce type de temps plus calme …

Je suis sûr que beaucoup de passionnés ont la même impression que toi, qui me semble trop réductrice. wacko.gif


Citation (Gombervaux @ 10/01/2007 - 09:26) *
"Casser le modèle" ne peut être fait qu'à partir de l'initialisation, sans utiliser les champs prévus de ce modèle.
Mais l’adaptation en terme de prévi, quelle soit synoptique (interprétation d’une mise en phase pour une cyclogenèse, par exemple, intensité, timing, …) ou à petite échelle (avec notamment la discutions sur les données issues de la paramétrisation ou en surface) peut être faite sur les première heures (voire les 2/3 premiers jours) de prévi de la sortie du modèle. C’est là que l’expérience entre compte … cool.gif
Gombervaux
Citation (Météofun @ 10/01/2007 - 14:52) *
D’ailleurs Gombervaux, j’imagine que sur AROME la convection de petite échelle est d’abords paramétré avant d’être explicitement décrite, parce que 2,5 km c’est encore large. Tu valides ou pas ? flowers.gif

Je ne peux pas : pas grand chose s'échappe d'Arome, d'autant plus qu'il y a un changement de machine.
Il semble que déjà sur l'ancienne machine, les deux paramètres que j'ai cités seront calculés.
charles.muller
Merci aux uns et aux autres des explications et références. Donc la paramétrisation, cela concerne les phénomènes trop petits ou trop complexes pour le modèle (météo/climato), que l'on ne peut pas calculer directement et qui sont remplacés par des paramètres simplifiés.
lds
Citation (Gombervaux @ 10/01/2007 - 09:26) *
L'ancienne méthode peut être définie comme "le petit train":
A partir d'une analyse (qui, aujourd'hui, a été calculée à partir des champs de PVU), le prévisionniste peut s'imaginer les déformations que vont subir les champs de pression , en fonction de ce qu'il pense être les centres d'action, et son expérience; et ainsi de suite pour les échéances suivantes, comme les wagons tirés par la locomotive.
D'où l'importance de la connaissance de nombreuses situations passées, et la littérature qui y est consacrée; pour accroître la base perso de donnée de références.

Mais, interpréter différemment les champs prévus, pour bâtir une autre théorie (AMP, par exemple ou Norvégienne) ne tient pas la route: le modèle est cohérent avec lui même.

"Casser le modèle" ne peut être fait qu'à partir de l'initialisation, sans utiliser les champs prévus de ce modèle.



Si je puis me permettre, on peut ajouter que, "casser le modèle" selon l'image donnée par fsd8tr en utilisant les champs analysés pour "imaginer" le temps de demain c'est ne rien casser du tout.
En effet il ne faut pas oublier qu'une analyse (500hpa ou tout autre champ) provient elle même d'un processus qui utilise le modèle (pour assimiler les obs).
Si l'on veut vraiment s'affranchir de façon honnête du modèle il faut aller au bout de son idée et n'utiliser que les pointages des obs et se construire, à la main, une carte des isobares. C'est ce qui se faisait dans les temps glorieux, avec le petit train, mais alors on a aucune réelle info sur l'altitude.
Gombervaux
Quand à l'influence du Niño:
je rapporte la discussion sur wiki à propos de l'effet Papillon:
Citation
Si un seul battement d'ailes d'un papillon peut avoir pour effet le déclenchement d'une tornade, alors, il en va ainsi également de tous les battements précédents et subséquents de ses ailes, comme de ceux de millions d'autres papillons, pour ne pas mentionner les activités d'innombrables créatures plus puissantes, en particulier de notre propre espèce.
Si le battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade, il peut aussi l'agraver
Météofun
Citation (Gombervaux @ 10/01/2007 - 19:56) *
Je ne peux pas : pas grand chose s'échappe d'Arome, d'autant plus qu'il y a un changement de machine.
Il semble que déjà sur l'ancienne machine, les deux paramètres que j'ai cités seront calculés.

Tant pis ... Merci quand même. flowers.gif La bête a l'air tentante ! w00t.gif

PS : Cotissois, je ne peux pas t'envoyer ma réponse par ta MP du forum qui est peut-être saturée ...
js13120
Citation
Je suis tout à fait d’accord que c’est dommage, mais il a aussi une question de temps : il n’y a pas que IC et la météo dans la vie … cool.gif

biggrin.gif
On finirait par ne plus le croire...

Citation
A mon avis, les belles analyses et certainement les belles prévisions "syg" on va en trouver dans les 60 pages et 1185 messages du forum prévisions sud-est de septembre 2006. Mais dans les 2 pages et 28 réponses de janvier 2007 (du 1 au 9) il n'y en a pas. wink.gif


En effet, quand on se retrouve dans des conditions nettement anticycloniques, il est difficile de pondre une belle analyse avec ces charmantes anomalies de tropo, jet et compagnie... mais bon les phénomènes de BC nécessitent là aussi une excellente compréhension des phénomènes à l'échelle aérologique... et à mon avis c'est pas avec une carte de Pmer qu'on risque d'arriver à quoi que ce soit.
Des RS d'accord, c'est pas une si mauvaise idée associés aux flux à 500hPa, y a pas si longtemps de cela avec les cartes masses d'air, on arrivait à faire des choses pas trop mal en regardant les RS en amont du flux qui concerne une zone. Mais bon faut admettre que c'est limite archaïque en 2006 sans ziotage de modèle on passe à côté de pleins de choses, ne serait-ce déjà parce que le nbr de RS en France et autour est déjà pas assez élevé.

Sinon depuis Janvier par exemple sur l'ensemble de la France, il y a de nombreuses situations faisant appel à une dynamique présente sur des presyg qu'on aurait pu faire. Mais encore faut il en avoir le temps, parce que c'est juste de l'amateurisme sur IC et qu'on a d'autres choses en dehors d'IC (comme les études par exemple tongue.gif). Après pour la plupart des ciels bâchés en BC par des Stratus ou autre... la saturation de la couche limite étant pas souvent très passionante c'est clair que ça incite pas à poster tous les jours nan plus.
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