Citation (chris68 @ 9/01/2007 - 20:41)

Oui, mais ce sont toutes ces anomalies, partout dans le Monde, qui mises bout à bout, confirment le RC. Actuellement, il n'y a pas que l'Europe de l'Ouest, c'est toute l'Europe (il faut passer l'Oural pour trouver des températures négatives), mais aussi l'Amérique du Nord (sauf l'Ouest).
Les estimations concernant les anomalies de températures à l'échelle planétaire pour le mois de décembre 2006 de la NASA confirment ton impression et celle de la plupart des personnes qui viennent sur ce forum :
ce mois de décembre a été exceptionnellement chaud un peu partout dans le monde.
Il se classe ainsi en première position parmi les mois de décembre juste devant le mois de décembre 2003
avec une anomalie de température de 0.70 degrés celsius par raport à la moyenne 1951-1980.
anomalies de températures à l'échelle mondiale par rapport à la moyenne 1951-1980http://data.giss.nasa.gov/work/gistemp/NMA...6_1951_1980.gifCeci confirme avant tout que "El Nino" qui se met en place depuis cet été commence à exercer de plus en plus son influence
à la hausse sur les températures à l'échelle du globe.
Il faut savoir que l'influence d'"El Nino" sur les températures atmosphériques mondiales est décalée
dans le temps d'environ 4 mois par rapport au phénomène lui-même.
Ceci laisse donc présager des températures relativement élevées pour le début 2007 au niveau de la planète
même si l' "El nino" en cours n'est que modéré.
En effet , "El Nino" influence les températures à l'échelle modiale dans une proportion pouvant atteindre 0.3 degrés d'une année sur l'autre.
De même , l'activité solaire joue un un rôle similaire mais dans des proportions bien moindre : variations de l'ordre de 0.1 degré.
Ceci met en évidence que l'année 2006 a été une année exceptionnelle au niveau des températures.
En effet ,les estimations de la NASA donne une anomalie positive de 0.54 degrés pour l'année 2006 qui la situe juste derrière les années
1998 : 0.57 , 2002 : 0.56 et 2003 : 0.55.
Seule l'année 2005 se détache un peu avec une anomalie de 0.63 degrés.
Or, toute la première partie de l'année 2006 a été sous l'influence de "la nina" : maximum de "la nina" courant janvier 2006
avec donc une influence maximale sur les températures printemps 2006.

Par ailleurs , l'année 2006 est aussi une année de minimum au niveau de l'activité solaire.
Tout ceci explique d'ailleurs que les estimations du Met Office critiquées par certains sur ce forum aient été sous-évaluée
par rapport à la réalité pour 2006.
En effet ,le MET office prévoyait une anomalie moyenne de 0.37 degés par rapport à la moyenne 1961-1990 pour l'année 2006.
Or, au final l'anomalie était évaluée à 0.42 dégrés celsius à fin octobre 2006.