Un: le thermomètre existait bel et bien en 1730! Sinon, comment aurait-on pu mesurer des températures de -26 ° à Paris en... 1709! (cfr Réamur et Lavoisier)
deux: je n'ai pas sucé cela de mon puce, mais de l'excellent ouvrage de Leroy Ladurie Histoire humaine et comparée du climat qui relate l'ensemble des données événementielles concernant les intempéries, ainsi que les différentes études sur le climat contemporain faites à partir de la dendroclimatologie (cernes des arbres), des pollens, mais aussi, et surtout, des dates de vendanges (à partir de calculs fondés sur la maturation du raisin, on peut reconstituer, du moins pour la période chaude de mars à septembre, les températures dans une région donnée (qui peut être vaste). Or, toutes les archives européennes (les fameux bans des vendanges) indiquent qu'en Europe occidentale, mais aussi en Amérique du Nord( par l'étude des pollens et des cernes), une période d'étés chauds et d'hivers doux comparable à la nôtre s'est produite.
De plus, il ne faut pas croire que les vagues de douceur que nous connaissons actuellement soient totalement inédites; Exemple: en février 1172, les arbres étaient en fleur en Europe et les oiseaux couvaient leurs oeufs, suivant les récits et chroniques de l'époque! Plus près de nous, 1958, suivi de quelques longueurs par l'hiver le plus froid du siècle! (63).
Certes, le gaz carbonique s'accumule dangereusement dans l'atmosphère, mais il ne faut pas pour autant conclure que les carottes (celles de l'Antarctique et les autres) sont cuites!
Un nouveau cycle froid peut réapparaître, l'activité solaire peut se réduire (minimum de Maunder), ramenant peut-être chez nous un nouveau Petit Age de glace.
A dire vrai, l'avenir est totalement imprévisible. La nature du climat est par définition chaotique, instable et changeante. Une seule chose est sûre : le statu quo est impossible, quel que soit le degré d'intervention de l'homme dans la machinerie climatique. A mes yeux, le sang-froid et l'application raisonnée du principe de précaution ( ne serait-ce que pour garder quelques réserves d'énergie fossile) est l'unique chose que nous puissions faire de toute façon, en espérant que le climat n'atteigne pas un niveau de perturbation trop déstabilisant pour nos sociétés.
