31 décembre. 3° jour. [u]Le hameau de Bellecoste.
Partant du Mas de la barque, après avoir traversé la hêtraie puis le bois de sapins « crochus », nous continuons sur le chemin sinueux en contrebas du Pic Cassini (1680m) à droite et le Bougès à gauche. Nous sommes surpris de voir que beaucoup de landes de genêts ont brûlé depuis fin octobre. Nous nous engageons dans un lieu façonné par les hommes, poli au fil des ans par les éléments poussés à leur paroxysme (froid, vent, neige …). C’est un pays où le ciel le dispute à la terre et aux rochers, aux chemins qui ne semblent mener nulle part au milieu des landes caillouteuses où sourdent les sources du Tarn.
Mille rus s’infiltrent dans les tourbières et scintillent au soleil ; leur murmure accompagne notre silencieuse promenade répondant aux cris d’un rapace solitaire volant au dessus de nos têtes.
Nostalgie au hameau de Bellecoste devant ces robustes bâtisses de granit aux toits de lauzes qui semblaient construites pour l’éternité et défient toujours le temps. L’architecture y est d’une beauté brute, austère et d’une harmonie parfaite avec la Nature, ses chaos granitiques au milieu des genêts et l’immensité du ciel.
Il semble que ce dernier : « ait lâché pour quelques obscures représailles des pluies de pierres aux éclats de granit mortels »
Ce massif Lozérien retournerait-il au désert ? Même les troupeaux de transhumants l’ont abandonné. Pourtant, comme le dit le photographe D. Faure « ces solitudes …semblent recéler une vérité primordiale et intemporelle : celle de l’ordonnance du macrocosme. »
Heureux sommes nous de pouvoir fouler cette terre sacrée façonnée par le temps et des hommes courageux et qui reste pour nous et les générations futures un des derniers paradis sur Terre.
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Merci à vous tous qui avaient bien voulu partager avec nous cette balade et ceux qui nous ont dit qu’ils l’avaient aimée.







