Ce serait intéressant d'apporter les éléments sous l'angle d'un affreux "frigoriste" comme moi. Je reprends un peu le canevas d'Alain:
1-Pour ce qui est des rejets anthropiques, 2012 ne serait pas une date jalon car les émissions vont continuer à augmenter. Toutes les projections de croissance, que ce soit de la Banque Mondiale, de l'EIA... montrent une hausse de plus de 2% par an des rejets de CO2. Pour l'instant, on a aucune énergie alternative pour freiner cette tendance: malgré les centrale nucléaires qu'on construit en Asie et bientôt aux USA, c'est une proportion minuscule du mix énergétique et ce ne sont pas les 1 % de solaire, d'éolienne, de géothermie, de OTEC, de biocarburant qui vont changer la donne à cette échéance. Résultat, les chinois construisent 2 centrales au charbon, souvent ceux de vieille génération autour de 200 MW
par semaine.
De même, il me semble difficile de parler de croissance des GES tant il y a des surprises dans le bilan: la preuve, le récent rapport de l'ONU qui indique que les émissions bovines auraient autant de conséquences sur le RC que le CO2 de l'automobile mondial.
Par contre, si on regarde 2012 comme date où le protocole de Kyoto prendra fin, c'est une question de prospective intéressante: quel est bilan niveau limitation d'émission de ce protocole qui risque de coûter des milliards à l'Europe et d'affecter durablement sa compétitivité, que va t on faire par la suite, que vont faire les autres pays, quelle sera la posture de l'Europe dans sa marottte environnementale...
Je viens de lire cet article très intéressant sur Kyoto :
http://skyfall.free.fr/?p=37 Je suis l'affaire de près depuis un certain temps (je me suis intéressé tout au début au marché du carbone Powernext) et je trouve que l'article, bien que très critique et certainement pas au goût de pas mal, résume bien la situation, devrais je l'appeler fiasco. Ceux qui font la surenchère dans la rhétorique pro-kyoto serait bien inspiré de l'examiner même si la réalité fait mal, histoire de ne pas tomber de haut de désillusion voire de se ridiculiser le jour où Kyoto se terminera.
2. Pour ce qui du cycle solaire de 11 ans, je ne pense que ce n'est pas là qu'il faut regarder car de toute façon, ça n'a pas fait grande chose si on regarde l'évolution sur le siècle. Par contre, là où ça peut faire quelque chose, mais dans le sens inverse attendu par Alain, c'est 1) du côté de la théorie du barycentre de Landscheidt-Williams-Torrent qui prévoit un prochain refroidissement (c'est la position aussi de chercheurs russes et américains mais je ne m'en suis pas intéressé plus à part qq articles de presse) et 2) les cycles d'environ 30 ans dont parle Bill Gray, le pape des cyclones
- 30 ans de chaud début 1900,
- 30 ans de froid jusqu'aux années 70,
- 30 ans de chaud jusqu'en 1998
- 30 ans ... de froid actuellement ???
Pour El Nino- la Nina, un retour prévu d'un cycle d'el Nino fort peut se produire, tout comme son inverse:

Il faut parler aussi des cycles PDO, NAO et ça Torrent, Williams et d'autres le maîtrisent bien mieux que moi. On peut notamment en lire la synthèse par
Dr "Dewpoint" qui lui, conclut à un prochain
refroidissement (tout en ne se prononçant pas franchement car pour lui, le climat, c'est comme la bourse, impossible à prévoir, et John d'Aleo, alias dr Dewpoint sait de quoi il parle matière climat).
Il puis il faudra bien surveiller le pourquoi et le comment de la perte massive de chaleur par les océans trouvée par Lyman. Moi, je pense que la clé est dans les océans, surtout maintenant qu'on dispose de bonnes mesures même si la série est bien sûr trop courte, pas dans les qq photos sur les glaciers, d'ours arctiques en perditions ou de minettes en hyperthermie sous la chaleur estivale.
Voilà, en vrac qq éléments. Désolé pour la diahrrée verbale.