Citation (Dj Ravageur 37 @ 21/01/2007 - 12:18)

Ce qu'il va falloir surveiller à l'échelle de l'hémisphère pour la semaine suivante qui arrive :
Nous allons avoir affaire à un nouveau décrochage arctique, très puissant cette fois, en provenance pile du pôle Nord. Les régions Scandinaves seront durement touchées, mais attention, le froid ne sera pas aussi intense que s'il s'agissait d'un glissement en provenance de la Mer de Kara. Là, le Groënland, inlandsis et puits à froid va capter une partie du froid de cette descente.
En contrepartie, au niveau des géopotentiels, la situation promet d'être diabolique du côté des geopotentiels sur la Scandinavie :
http://www.wetterzentrale.de/pics/Rtavn1681.png.
Pendant ce temps, si l'AA se rétracte comme prévu par la majorité des modèles, le flux va porgressivement s'orienter à l'ouest sur le nord de l'Atlantique. La coulée froide risque donc d'être quelque peu déviée vers l'est et stoppée sous forme de vortex figé.
Mais il est vraisemblable que des chamboulements interviennent par la suite, principalement à cause de cet énorme écoulement arctique. En effet, les région polaire vont être quelques peu libérées du froid qui les empêchait de voir des conditions anticycloniques durables s'installer. En liaison avec un redoux prononcé aux alentours du Kazakstan, pendant qu'une coulée froide s'installe à l'est de la Méditerranée, il est fort probable d'après moi de voir une remontée très puissnate des géopotentiels en direction du pôle en passant par la Russie, tout cela bien aidé par les conditions anticycloniques nord-canadiennes qui empêche l'insertion de bas géopotentiels venus de la Mer de Baffin :
http://www.wetterzentrale.de/pics/Rtavn2041.pngCe matin, il semble qu'on puisse affirmer sans se tromper que la puissante coulée arctique en provenance du Spitzberg devrait être déviée en début de semaine prochaine vers la Scandinavie et le Nord-Ouest de la Russie. Sous la poussée d'un vortex américain ayant repris ses aises sur le nord-ouest de l'Atlantique, l'AA s'étant rabattu entre temps vers l'Europe occidentale , nos contrées ne devraient subir aucun effet direct de cette nouvelle ondulation du vortex polaire. C'est au contraire un temps anticyclonique nettement plus doux en altitude que nous devrions connaître au début de la période concernée par ce topic. Tous les modèles s'accordent là dessus, les variantes se déclinant principalement sur la position exacte des hauts-géopotentiels au sud-ouest du continent Européen.
La suite est nettement moins claire. Cela tient pour partie à l'éloignement de l'échéance - au délà de 180h - mais aussi à la configuration générale nettement plus fluctuante que celle qui dominait il y a encore 15 jours. On peut en effet porter crédit - notamment - aux propos de loon : il a très tôt perçu que s'opérerait une relative déconcentration du vortex polaire favorisant de fortes ondulations, et les scénarios esquissés par GEFS pour la semaine prochaine tendent à confirmer cette tendance lourde.
C'est ainsi qu'à l'issue de la coulée arctique du début de période des scénarios indiquent une nouvelle migration nordique des hauts-géopotentiels atlantiques. Dans certains cas elle avorte, dans d'autres elle se concrétise sous des formes extrêmement diversifiées : GA (Anticyclone groenlandais), AS (Anticyclone scandinave), AB (Anticyclone britannique)...Lorsqu'elle avorte, c'est parce qu'une puissante et vaste de zone de bas-géopotentiels traverse à nouveau l'Atlantique d'ouest en Est...mais à la suite de cette migration, les portes tendent à s'ouvrir vers le pôle, autorisant une nouvelle fois un transit des hauts-géopotentiels en direction des hautes latitudes. Là encore les modalités sont très variées : GA, AS, AB...
Que conclure de ces observations :
1. Lorsque l'AA se sera affaissé sur l'Europe occidentale à la suite du premier épisode hivernal de la saison, nous ne seront pas pour autant revenus trois semaines en arrière pour ce qui concerne le type de circulation générale.
2. À la suite de cet affaissement de l'AA, consécutivement aux fortes ondulations du vortex polaire, de nouvelles tentatives de migration nordique des hauts géopotentiels devraient s'opérer, constituant autant d'occasions pour la mise en place d'une seconde configuration vectrice de conditions froides sur l'Europe occidentale.
3. Il est à l'heure actuelle impossible de fixer une date charnière marquant ce possible retour du froid sur notre pays.