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Version complète : Minimum de Maunder
Les Forums d'Infoclimat - Météo en temps réel > Climatologie > Paléoclimatologie
charles.muller
Un des points étonnants du dernier rapport du GIEC est la réévaluation à la baisse des évolutions d'irradiance solaire. Entre le minimum de Maunder (1620-1720 env.) et le XXe siècle (en moyenne), les variations d'irradiance solaire au sommet de l'atmosphère ne serait que de 0, 2 à 0,4 W/m2 environ. Ce qui est bien sûr peu.

Bref rappel : le minimum de Maunder désigne une période de très faible activité du soleil, où les astronomes ne repéraient presque plus de tâches solaires, qui surviennent habituellement aux maxima des cycles de 11 ans. Ce fut une période froide, au coeur de ce que l'on appelle habituellement le Petit Age Glaciaire (Little Ice Age) des XVe-XVIIIe siècles.

Je propose dans ce post très général que chacun consigne les événements, observations, modélisations etc. relatifs au minimum de Maunder (MM) dont il a eu vent par ses lectures. C'est donc un "work in progress". Il sera en effet intéressant de comparer le forçage solaire supposé et ses effets climatiques, non seulement en France et en Europe, mais aussi dans le monde, puisque le MM semble bien documenté en Amérique latine et en Australie. Ces faits devront donc concerner la période exacte mentionnée plus haut.

Merci d'avance à ceux qui voudront bien apporter leur contribution.

PS : j'ai fait une recherche avec le mot-clé "Maunder" en titre et en paléoclimatologie, je n'ai rien trouvé. S'il existe déjà des commentaires (sur cette période précise, j'insiste, pas sur le PAG 1500-1800 en général), on peut replacer les liens vers les posts pertinents, ou faire un copier-coller. Je trouve dommage que plein de contributions pertinentes soient souvent noyés au sein des débats, et que l'on manque de "posts de référence" progressivement actualisés, comme par exemple celui sur la banquise et le changement climatique dans le forum Evolution du climat.
florent76
Bonjour Charles,

Depuis que ce forum existe, j'ai rendu compte d'un certain nombre de faits qui tournent autour du Minimum de Maunder. J'en oublie certainement beaucoup, mais voici les principaux posts que j'ai pu rédiger à ce propos durant les trois dernières années...


Les chroniques climatiques :

PEUT-ON ÉCRIRE L'HISTOIRE DU CLIMAT ?

Quelques textes d'archives sur les plus grandes rigueurs du climat du XVIIIème siècle en France

Les hivers où la Seine fut prise par les glaces (Rouen)


Les plus grands hivers : chiffres et faits

Classement complet des hivers à Paris depuis 250 ans

Situation synoptique moyenne des mois de l'hiver 1708-09

Janvier 1709 reconstitué d'après les relevés de Louis Morin

Le mois le plus froid à Paris : les valeurs de décembre 1879.

L'hiver exceptionnel 1879-80 - Son déroulement météorologique par les documents d'archives

La plage de Malo-les-Bains (62) en février 1963



Florent.
charles.muller
Merci Florent. Les relevés de Morin sont précieux, car ils tombent en plein dans la période. J'ignore si l'on peut en déduire une approche longue série (voir par exemple les moyennes sur 30 ans dans la période, les rapporter à celles de 30 ans de référence au XXe siècle ou du XXe siècle moyenné en totalité, proposer une estimation du deltaT avec incertitude due aux instruments).

Je commence par une contribution récente aux GRA sur le MM analysé dans la Mer Noire, à partir de divers proxies sédimentaires (éléments lithogéniques, ratio St/Ca, ratio O18/O16, CaCO3 des coccolithophores E. huxleyi).

Les auteurs ne donnent pas d'estimation chiffrée de la différence de température / présent sur le site en particulier. Mais la séquence 1650-1750 apparaît comme la période froide la plus marquée sur les 2700 ans de la série.

charles.muller
Retour en Europe et non loin de chez nous, dans les Alpes suisses.
Un travail de Holzhauser et al. a remonté 3500 ans de données sur les glaciers et lacs alpins. Il en ressort que le MM figure probablement comme l'époque d'extension maximale des glaces, avec le minimum de Dalton (1780-1820).

Ci-dessous, évolutions de trois glaciers (Grand Aletsch, Gordner et Grindelwald).



The Holocene, Vol. 15, No. 6, 789-801 (2005)
DOI: 10.1191/0959683605hl853ra

Glacier and lake-level variations in west-central Europe over the last 3500 years
Hanspeter Holzhauser, Michel Magny, Heinz J. Zumbuühl

Abstract - On the basis of glacier and lake-level records, this paper attempts, for the first time, a comparison between high-resolution palaeohydrological and palaeoglaciological data in west-central Europe over the past 3500 years. A data set of tree-ring width, radiocarbon and archaeological data, in addition to historical sources, were used to reconstruct fluctuations of the Great Aletsch, the Gorner and the Lower Grindelwald glaciers in the Swiss Alps. The three ice-streams experienced nearly synchronous advances at c. 1000-600 BC and AD 500-600, 800-900, 1100-1200 and 1300-1860. These glacier fluctuations show strong correspondence with lake-level variations reconstructed in eastern France (Jura mountains and Pre-Alps) and on the Swiss Plateau. This supports the hypothesis of climatically driven fluctuations. Historical data available for the period since AD 1550 reveal, in detail, various meteorological conditions behind the successive glacier advances. However, in agreement with the general trend shown by the historical data, the synchroneity between glacier advances and periods of higher lake level suggests the impact of general winter cooling and an increase in summer moisture as responsible for reinforced feeding of both glaciers and lakes in west-central Europe over the past 3500 years. Finally, a comparison between the Great Aletsch glacier and the residual 14C records supports the hypothesis that variations in solar activity were a major forcing factor of climatic oscillations in west-central Europe during the late Holocene.

Texte intégral (pdf, anglais) :
http://www.unige.ch/forel/PapersQG06/Holzhauser2005.pdf
williams
Hors atmosphere la constante solaire etait passee en moyenne de 1366w/m2 en 1611 a 1364,2w/m2 de 1655 a 1715 lors du minimum de maunder soit en moyenne une diminution de la moyenne de la raiation d'environ de 2.2W/m2.

En ce moment la radiation varie d'un mini a un maxi du cycle de 11 ans est de 1367 a 1368 soit variation d'environ 1,5w/m2.

D'apres des calculs de la vitesse du soleil autour du barycentre et de la variation de son elan, une fois de plus ceci correspond avec la variation des cycles solaires de Suess...

Williams
Patricia Régnier
Citation (williams @ 6/02/2007 - 14:05) *
Hors atmosphere la constante solaire etait passee en moyenne de 1366w/m2 en 1611 a 1364,2w/m2 de 1655 a 1715 lors du minimum de maunder soit en moyenne une diminution de la moyenne de la raiation d'environ de 2.2W/m2.

En ce moment la radiation varie d'un mini a un maxi du cycle de 11 ans est de 1367 a 1368 soit variation d'environ 1,5w/m2.

D'apres des calculs de la vitesse du soleil autour du barycentre et de la variation de son elan, une fois de plus ceci correspond avec la variation des cycles solaires de Suess...

Williams


Vous évoquez les cycles de 30, 90 et 200 ans et le barycentre du système solaire. Cela me rappelle étrangement le cycle de la planète Saturne connue depuis longtemps pour apporter la "froidure". Il ne serait donc pas étonnant de rédécouvrir les effets de cet astre a sur la météo c'est-à-dire le froid, comme au minimum de Maunder.

90 = 3 x 30
200 = 6 x 30 (+ 20), soit un chiffre proche de celui du cycle du barycentre du système solaire qui est de 178 ans.
Comme tous ces chiffres ne sont que des approximations le rapport entre eux (à quelques jours près) est trop troublant pour ne pas être évoqué d'autant plus que la notion de froid se rapporte à ces événements atmosphériques.
Marot
Citation (williams @ 6/02/2007 - 14:05) *
Hors atmosphere la constante solaire etait passee en moyenne de 1366w/m2 en 1611 a 1364,2w/m2 de 1655 a 1715 lors du minimum de maunder soit en moyenne une diminution de la moyenne de la raiation d'environ de 2.2W/m2.

En ce moment la radiation varie d'un mini a un maxi du cycle de 11 ans est de 1367 a 1368 soit variation d'environ 1,5w/m2...

Williams

Où est l'erreur, dans les données ou dans le calcul ?

De 1366 à 1364,2, la diminution est de - 1,8 W/m² et non 2,2

En ce moment de 1367 à 1368, la variation est de + 1 W/m² et non 1,5.

Reprenant les données, en appliquant une bête règle de trois, au refroidissement de 1 à 2° de Gungor et Cagatay (supra post de Charles Muller) devrait correspondre un échauffement de 0,55° à 1,11°.

Simpliste dira-t-on, mais l'approximation linéaire n'est-elle pas justifiée pour des variations de l'odre de 1 pour mille ?

Tout celà sous réserve qu'il n'y ait pas d'autres facteurs explicatifs du minimum de Maunder.
williams
Citation (Marot @ 6/02/2007 - 14:59) *
Où est l'erreur, dans les données ou dans le calcul ?

De 1366 à 1364,2, la diminution est de - 1,8 W/m² et non 2,2

En ce moment de 1367 à 1368, la variation est de + 1 W/m² et non 1,5.

Reprenant les données, en appliquant une bête règle de trois, au refroidissement de 1 à 2° de Gungor et Cagatay (supra post de Charles Muller) devrait correspondre un échauffement de 0,55° à 1,11°.

Simpliste dira-t-on, mais l'approximation linéaire n'est-elle pas justifiée pour des variations de l'odre de 1 pour mille ?

Tout celà sous réserve qu'il n'y ait pas d'autres facteurs explicatifs du minimum de Maunder.


Suivant les variations que j'ai donnee soit 2.2w/m2 au lieu de 1.8w/m2 c'est juste une moyenne comme avant 1311 la radiation ete plus eleve encore.

Puis pour les cycles de 11 ans la j'ai comparer l'evolution de la radiation a seulement 1 cycle minimum->maximum soit celui du minimum en 1985 au maximum 1990 Mais pas de cycle en cycle. Donc les variations de minimum a maximum ou l'inverse ont ete parfois plus importantes comme du maximum de 1980 au minimum de 1985 avec une radiation de 1368.19 a 1366.95w/m2 soit 1.24W/m2 donc approximativement vers 1.5W/m2.

La radiation solaire ce stabilise vu que l'activite solaire baisse doucement de cycle en cycle depuis le maximum de 1946.

Puis suivant l'evolution des cycles en actuellement et lors du minimum de maunder il faut voir la difference qu'il devait y avoir sur le vent solaire, les rayons cosmiques, le nombre tres faible d'eruptions solaires voir peut etre nul pour les tres violentes au minimum de maunder...

Williams
gerardlh
Voici un lien sur le climat en Poitou que j'ai eu sur le forum d'IC de : 700 à 2002 .
www.herage.org/histoire_climat2.htm et 3.htm posté par Lolox54 le: 06/04/06 dans évolution du climat.
Magnifique Florent les photos de la Seine gelée.
florent76
Citation (gerardlh @ 6/02/2007 - 21:03) *
Voici un lien sur le climat en Poitou que j'ai eu sur le forum d'IC de : 700 à 2002 .
www.herage.org/histoire_climat2.htm et 3.htm posté par Lolox54 le: 06/04/06 dans évolution du climat.
Magnifique Florent les photos de la Seine gelée.

Oui, une rareté. Je crains que l'on ne revoit pas ce spectacle souvent, en espérant que ce ne soit pas jamais...


Florent.
charles.muller
Certaines études suggèrent que le Minimum de Maunder a pu être principalement marqué sur le bassin Antlantique, qui amplifierait les variations solaires. Cette intéressante référence (les données sont temporairement indisponibles sur le site NOAA, hélas) concerne Hokkaido, au Japon, zone assez éloignée de l'Atlantique. La reconstruction des températures estivales sur 460 ans (1532-1990) indique que le record absolu de froid de la série fut atteint en 1718, avec 12,89°C (déviation par rapport à la moyenne équivalente à quatre fois l'écart-type de la distribution). Ce record est situé à la fin du MM, il serait bien sûr intéressant d'avoir les décennies précédentes pour observer les moyennes, toujours plus parlantes que les records.


Lien :
ftp://ftp.ncdc.noaa.gov/pub/data/paleo/tr...temperature.txt

SUGGESTED DATA CITATION: Davi, N., et al. 2006.
Hokkaido, Japan Warm Season Temperature Reconstruction.
IGBP PAGES/World Data Center for Paleoclimatology
Data Contribution Series # 2006-042.
NOAA/NCDC Paleoclimatology Program, Boulder CO, USA.


ORIGINAL REFERENCE:
Davi, N., R. D'Arrigo, G.C. Jacoby, B. Buckley, and O. Kobayashi. 2001.
Warm-season annual to decadal temperature variability for Hokkaido, Japan,
inferred from maximum latewood density (AD 1557-1990) and ring width data
(AD 1532-1990). Climatic Change 52(1): 201-217.


ABSTRACT:
We present a warm season (April–September) temperature reconstruction for
Asahikawa, north central Hokkaido, Japan for AD 1557–1990. The reconstruction,
which accounts for 34% of the temperature variance from 1925–1990, is based on
maximum latewood density data from Saghalin spruce (Picea glehnii) growing at
timberline (1340–1390 m) at Mount Asahidake, Hokkaido. We only present a high
frequency (prewhitened or white noise) version of the reconstruction because
there is an unexplained offset in the mean between the actual and estimated
temperature data for an earlier period of overlap from 1891–1924. The coldest
summer in the reconstruction is 1718, for which the estimated value is 12.89°C,
nearly four standard deviations (SD) below the mean. A colder-than-average year
is reconstructed for 1641 (13.30°C, nearly 3 SD below mean), following the
eruption of Komagatake, Hokkaido which began in July, 1640. The Asahikawa density
chronology, shows decadal modes of variation with statistically significant
spectral peaks prior to around 1850. A tree-ring width chronology for this same
site (AD 1532–1990) is in phase with a tree-ring width record from central
Kamchatka prior to around 1850, but out of phase since that time. This pattern
suggests, as has been hypothesized for temperature-sensitive tree-ring records
from the eastern Pacific sector (Alaska and Patagonia), that a decadal mode of
climate variation was more dominant in the Pacific sector prior to about 1850,
after which a higher frequency (ENSO-type) mode may have become more pronounced,
at least until recent decades. Additional data from the northwestern Pacific is
needed to compare to these findings.
charles.muller
Toujours loin de l'Atlantique, toujours en Asie, mais en Chine cette fois, le périple continue pour observer les effets du MM.

L'équipe de Jian Liu et al. a reconstruit les températures de Chine et du Tibet depuis l'an 1550, sur la base de huit séries : des matériaux historiques (1 à 6), un forage glaciaire (7, Nord de la Chine), des anneaux de croissance (8, Tibet). Le schéma ci-dessous donne la reconstruction, filtrée sur 50 ans. On constate que pendant le MM, les deux proxies donnent les plus fortes amplitudes, avec une impressionnante chute de 0,6°C en 60 ans pour l'un d'entre eux (7), le second (8) ayant une pente plus lente, mais plus régulière tout au long du MM (environ -0,5°C sur 1620-1720). Les autres courbes (d'après témoignages historiques) sont également en baisse sur la période du MM, mais moins marquée.



Réf.
Jian Liu, Hans von Storch, Eduardo Zorita, Xing Chen, Sumin Wan, (2005) Simulated and Reconstructed Temperature in China since 1550 AD, History of Meteorology 2, 37-104

Lien (pdf, anglais) :
http://www.meteohistory.org/2005historyofm.../07liu_etal.pdf
charles.muller
Au passage, car j'ai relu cette référence au hasard d'une discussion sur RC, je rappelle ce travail de Shindell at al. (dont Gavin Schmidt et Michael Mann) sur la reconstruction de Maunder à l'aide d'un modèle.

Il est intéressant de voir que les auteurs reconnaissent une baisse globale des T de 0,3 à 0,4 °C, avec des effets régionaux plus prononcés (1 à 2°C dans les hivers européens).

Selon l'AR4 2007, nous sommes à 0,1 W/m2 1750-2000. En étant généreux et en restant dans cette logique "restrictive", on peut faire l'hypothèse de 0,3-0,4 W/m2 pour l'épisode MM. Mais dans ce cas, cela nous donne une sensibilité transitoire à l'irradiance totale de 1°C.W/m2, deux à trois fois plus élevée que celle au CO2. Or, il est habituellement expliqué (par G. Schmidt notamment) que le climat n'a pas de raison particulière de répondre différemment à un forçage TOA identique, qu'il soit solaire ou GES. A l'équilibre et dans les modèles, peut-être, mais il semble qu'en transitoire et dans le passé, ce n'est pas le cas.

Schindell D.T. et al., Science, 294, 5549, 2149 - 2152. DOI: 10.1126/science.1064363
Solar Forcing of Regional Climate Change During the Maunder Minimum

Abstract - We examine the climate response to solar irradiance changes between the late 17th-century Maunder Minimum and the late 18th century. Global average temperature changes are small (about 0.3° to 0.4°C) in both a climate model and empirical reconstructions. However, regional temperature changes are quite large. In the model, these occur primarily through a forced shift toward the low index state of the Arctic Oscillation/North Atlantic Oscillation as solar irradiance decreases. This leads to colder temperatures over the Northern Hemisphere continents, especially in winter (1° to 2°C), in agreement with historical records and proxy data for surface temperatures.
charles.muller
Post scriptum au précédent message.
Après un échange avec GC sur Real Climate (ci-dessous), il semble que nous ne devions pas supposer une sensibilité solaire particulièrement forte. En fait, il semble que nous ne devons pas supposer grand chose biggrin.gif Lorsque je lui demande si son papier 2001 sur le Minimum de Maunder, construit sur la base de Lean 1995, est encore compatible avec la nouvelle estimation de Lean 2005 (qui divise par trois les variations d'irradiance par rapport à 1995), Gavin me répond que cela ne change pas grand chose vu les incertitudes sur le forçage volcanique, sur le soleil, sur la sensibilité climatique et sur les proxies.

J'arrête là l'échange, puisque la conclusion est que l'on peut diviser par deux ou trois le forçage solaire, être incertain sur tous les facteurs, et avoir tout de même une simulation satisfaisante du MM. Là, cela dépasse visiblement mes capacités de compréhension sur ce que l'on appelle un résultat probant de modèle en sciences climatiques...

... et j'en reviens à des études locales sur 1620-1720 qui, à défaut d'un modèle aussi concluant pour les coordonner, donnent tout de même quelques indications intéressantes. Merci de poster des infos sur le sujet quand vous en croisez au hasard de vos lectures.

...

RC :

A point I'd like to clarify. In your 2001 paper, you seem to use Lean 1995 estimates for TSI (note 1). But my problem here is precisely that the new flux transport model of Wang and Lean 2005 has drastically reduced previous estimates of TSI from Lean 1995 and Lean 2000 (threefold reduction > the "best estimate" new forcing in AR4). So, I don't clearly understand if and how your own GCM simulation (2001) is insensitive to this factor 3 revision of TSI.

[Response: We used the estimates that were current when we did the experiments. The radiative forcing change we assumed from the late MM to a century later was 0.32 W/m2. The Wang/Lean numbers imply something smaller than that (but they don't go before 1713), and there is still some uncertainty in the long term trend. I wouldn't say we know it better than a factor of 2. Given the uncertainty in the volcanic forcing at the same time (see Shindell et al 2003) (possibly a similar level of forcing) and the uncertainty in climate sensitivty and reconstructions, I don't see that any obvious discrepancy has yet emerged. - gavin]
meteor
Citation (charles.muller @ 9/02/2007 - 14:32) *
Au passage, car j'ai relu cette référence au hasard d'une discussion sur RC, je rappelle ce travail de Shindell at al. (dont Gavin Schmidt et Michael Mann) sur la reconstruction de Maunder à l'aide d'un modèle.

Il est intéressant de voir que les auteurs reconnaissent une baisse globale des T de 0,3 à 0,4 °C, avec des effets régionaux plus prononcés (1 à 2°C dans les hivers européens).

Selon l'AR4 2007, nous sommes à 0,1 W/m2 1750-2000. En étant généreux et en restant dans cette logique "restrictive", on peut faire l'hypothèse de 0,3-0,4 W/m2 pour l'épisode MM. Mais dans ce cas, cela nous donne une sensibilité transitoire à l'irradiance totale de 1°C.W/m2, deux à trois fois plus élevée que celle au CO2. Or, il est habituellement expliqué (par G. Schmidt notamment) que le climat n'a pas de raison particulière de répondre différemment à un forçage TOA identique, qu'il soit solaire ou GES. A l'équilibre et dans les modèles, peut-être, mais il semble qu'en transitoire et dans le passé, ce n'est pas le cas.

Schindell D.T. et al., Science, 294, 5549, 2149 - 2152. DOI: 10.1126/science.1064363
Solar Forcing of Regional Climate Change During the Maunder Minimum

Abstract - We examine the climate response to solar irradiance changes between the late 17th-century Maunder Minimum and the late 18th century. Global average temperature changes are small (about 0.3° to 0.4°C) in both a climate model and empirical reconstructions. However, regional temperature changes are quite large. In the model, these occur primarily through a forced shift toward the low index state of the Arctic Oscillation/North Atlantic Oscillation as solar irradiance decreases. This leads to colder temperatures over the Northern Hemisphere continents, especially in winter (1° to 2°C), in agreement with historical records and proxy data for surface temperatures.



j'ai un peu de mal avec tes chiffres.

1-tu utilises la notion de sensibilité transitoire pour le CO2.
Ce que j'ai lu pour définir cette notion c'était si je me rappelle bien un doublement de la teneur en CO2 avec un pas de 1%/an, ou quelque chose comme çà.
Pour le solaire et le MM en particulier ce n'est pas la même chose.
Il y a une baisse de la TSI de 1610 à1645 environ puis une stabilisation pendant 50 ans avant de remonter.
Celà ressemble donc d'avantage à mon sens à la sensibilité à l'équilibre ou quelque chose entre les deux.
Cette sensibilité à l'équilibre est comprise entre 0.54 et 1.22 °C.m2/W.

2-quelle est exactement la baisse de température entre 1610 et le MM proprement dit?
C'est celà qu'il faut connaître.

3-je lis celà du document de shindell (Volcanic and Solar Forcing of Climate Change during the Preindustrial Era DREW T. SHINDELL AND GAVIN A. SCHMIDT,...)

Compared with the period 1850–99, before the bulk of the anthropogenic forcing, the seventeenth-century solar forcing anomaly is estimated to be 0.19 while the volcanic is 0.30W/m2.

il semble donc que le forçage total soit plus important en valeur absolue.

4-les incertitudes

la baisse de température étant de l'ordre de 0.3/0.4°C une erreur de 0.1/0.2°C est tout à fait concevable étant donnée l'incertitude sur les proxies.
L'erreur relative se situe donc entre 25 et 50%.
A celà il faut ajouter les erreurs relatives sur les valeurs très faibles de forçages.

A la suite de tous ces points il me semble un peu imprudent de vouloir faire des comparaisons quelconques entre différents forçages et sensibilités climatiques.
Patricia Régnier
Citation (charles.muller @ 9/02/2007 - 20:05) *
Merci de poster des infos sur le sujet quand vous en croisez au hasard de vos lectures.


Bien reçu :

Ceci n'est pas en lien direct avec le sujet mais ce peut-être intéressant de savoir que la variation séculaire du champ magnétique a était en phase décroissante entre 1600 et 1800 dat où il a atteint son niveau le plus bas avant de croître progressivement depuis cette date selon les mesures prises à Londres selon les informations données par le site ressources naturelles Canada.

Citation
Géomagnétisme
Variation séculaire du champ magnétique terrestre
On appelle variation séculaire, le lent changement du champ magnétique terrestre sur des périodes allant de quelques années à des millénaires. Elle a été découverte en 1634, par Henry Gellibrand qui a comparé ses observations de la déclinaison magnétique à Londres à des observations précédentes. Les observations de la déclinaison magnétique effectuées à Londres pendant plusieurs années sont un des meilleurs registres de la variation séculaire. La figure montre que la déclinaison est passée d'environ 10o E, à la fin du XVIe siècle, à 25o W, au début du XIXe siècle, pour passer à 3o W, à l'heure actuelle.



Figure 9: Variation de la déclinaison mesurée à Londres


Sait-on jamais qu'il y ait un lien entre les deux événements puisqu'après tout rien n'est certain le champ des possibles est donc ouvert. wink.gif
charles.muller
Oui, mes chiffres étaient une mise en relation "à la louche" 03-0,4 W/m2 <> 0,3-0,4 °C. Sans grand intérêt. Dans le cadre de ce post, je vais tâcher de trouver les différentes estimations du forçage solaire de cette époque, par Lean/Wang et Solanki/Krivova surtout (ainsi que les consignations des tâches solaires, qui avaient fait l'objet d'un travail systématique de collecte et de comparaison dans les années 1970 et 1980). Histoire d'avoir une base précise.

Sur cette base, il faudra en effet s'entendre sur le bon calcul à faire.
- soit on regarde la pente du forçage TOA au sein de la période 1620-1720, et on la compare aux diverses reconstitutions pour voir comment la baisse de l'irradiance se traduit directement sur les températures de surface (ou ne se traduit pas, ou avec un décalage selon les régions, cela dépendra des observations disponibles).
- soit on compare une période du MM avec une autre époque pré-industrielle (sans influence anthropique trop importante, comme Shindell 2001), par exemple 1650-1700 et 1800-1850, pour voir l'effet soleil+volcan sur les Ts moyennes.
- ce qui m'ennuie avec l'une et l'autre méthode, c'est que cela ne rend pas forcément compte de l'inertie thermique des océans (je pars du principe que des changements solaires prolongés se répercutent à la hausse ou à la baisse dans le contenu de chaleur des 100 premiers mètres de l'océan, comme pour les GES, donc que le signal est en partie délayé sur la durée).

Le Minimum de Maunder est assez récent pour que l'on puisse encore trouver des proxies nombreux (en l'an 1000, il n'y en a finalement que très peu), assez prolongé pour que l'effet sur le climat soit significatif, assez ancien pour qu'il n'y ait pas de perturbation anthropique. Il me semble que c'est vraiment un cadre privilégié pour étudier l'effet du soleil sur le climat en situation réelle.
meteor
Citation (charles.muller @ 9/02/2007 - 23:54) *
Sur cette base, il faudra en effet s'entendre sur le bon calcul à faire.
- soit on regarde la pente du forçage TOA au sein de la période 1620-1720, et on la compare aux diverses reconstitutions pour voir comment la baisse de l'irradiance se traduit directement sur les températures de surface (ou ne se traduit pas, ou avec un décalage selon les régions, cela dépendra des observations disponibles).
- soit on compare une période du MM avec une autre époque pré-industrielle (sans influence anthropique trop importante, comme Shindell 2001), par exemple 1650-1700 et 1800-1850, pour voir l'effet soleil+volcan sur les Ts moyennes.
- ce qui m'ennuie avec l'une et l'autre méthode, c'est que cela ne rend pas forcément compte de l'inertie thermique des océans (je pars du principe que des changements solaires prolongés se répercutent à la hausse ou à la baisse dans le contenu de chaleur des 100 premiers mètres de l'océan, comme pour les GES, donc que le signal est en partie délayé sur la durée).


oui mais tu ne seras jamais assez précis, quelle que soit la méthode, pour donner des résultats à plus ou moins 100%.
Et puis prendre 100m de profondeur pour les océans c'est pas assez pour rendre compte de l'inertie océanique.
Il faut prendre une hauteur équivalente à 1000 m, enfin c'est ce que je subodore (sans sources plus argumentées que celà)
Cette hauteur rend compte de la thermocline et des échanges thermocline-océan profond.
D'ailleurs quand tu regardes les mesures de levitus ou même de Lyman tu t'aperçois que le signal se répercute jusqu'à 3000m, même s'il est plus faible.
Val24
Un message qui ne vas pas faire avancer le débat, que je suis d'ailleurs avec attention et intéret, merci aux contributeurs.

Voici une petite image qui montre les variations de températures pendant le minimum de Maunder, à l'échelle de l'hémipshère Nord :



A+ smile.gif
charles.muller
Citation (Val24 @ 10/02/2007 - 16:18) *
Un message qui ne vas pas faire avancer le débat, que je suis d'ailleurs avec attention et intéret, merci aux contributeurs.
Voici une petite image qui montre les variations de températures pendant le minimum de Maunder, à l'échelle de l'hémipshère Nord :


Ah si, on peut toujours avancer ! biggrin.gif Je suis sceptique sur les baisses avancées pour l'HN, s'il s'agit de Tm annuelles en tendances, car c'est bien trop important sur un siècle. En outre, le créneau 1680-1780 n'est pas centré sur le MM (mais entre le MM et la période précédant le Minimum de Dalton). Quelle est la source ?
Val24
Source de la carte donnée plus haut :
NASA earth observatory

On y trouve des centaines de photos satellites magnifiques, et autres superbes images de notre planete.

A+ flowers.gif
Patricia Régnier
Sur cette page internet une explication sur les raisons de l'absence de luminosité du soleil pendant cette période.

Citation
Les mesures de Picard et La Hire

Les observations
La série temporelle la plus intéressante est celle de La Hire qui observa en effet avec le même instrument durant presque quatre cycles solaires. Pendant cette époque, il y eut très peu de taches sur le Soleil. Cette période est connue sous le nom du minimum de Maunder (Maunder 1894) et concide avec un climat relativement froid dans les régions de l'Atlantique Nord, appelé le petit âge glaciaire.

Les données de La Hire de 1715 peuvent être comparées avec la mesure du diamètre effectuée lors d'une éclipse de Soleil par Halley et ses collaborateurs en mai 1715. En supposant que cette mesure soit la meilleure estimation du diamètre disponible à cette époque, elle fournit une possibilité de calibration des données de La Hire. La comparaison indique qu'il faut soustraire 3" aux données de La Hire pour que leurs valeurs correspondent à celle fournie par Halley. Cependant, même en diminuant l'ensemble des mesures de La Hire de 3", la valeur de 1683 reste encore à 962.5" ce qui est de 3" (2000 km) supérieur à la valeur actuelle du diamètre. Cet écart correspond de plus à 6 fois la déviation standard de la moyenne et est 20 fois plus grand que la variation actuelle du diamètre avec le cycle de 11 ans (150 km). Entre 1680 et 1690, décade correspondant à la fin du minimum de Maunder, le diamètre diminue de 3", et on retrouve des valeurs comparables à celle donnée par Halley lors de l'observation de l'éclipse de 1715. Ribes et al. (1991) en concluent donc à une véritable augmentation du diamètre en cette période de faible activité magnétique d'autant plus que les mesures de Picard concordent avec celles de La Hire. Par ailleurs les taches (une centaine au total, concentrées sur l'hémisphère Sud du Soleil) montrent une vitesse de rotation de 3 %plus faible que la vitesse actuelle. Un Soleil plus grand avec une vitesse de rotation plus faible serait en accord avec un phénomène réel de pulsations (dilatation et contraction des couches convectives) sur des échelles de temps de quelques siècles (Ribes et al 1987).


L'interprétation
La connection entre l'activité des taches, la luminosité et le diamètre a été suggérée par Spiegel et Weiss (1980). Si la source de la dynamo opère dans les couches convectives profondes, la présence de champs magnétiques forts peut altérer localement le gradient de température adiabatique et modifier le transport de flux convectif. Une telle altération provoquerait une variation du rayon et affecterait aussi le taux de rotation de l'enveloppe solaire. De plus, la rotation différentielle observée est plus marquée durant le minimum de Maunder qu'à présent, de la même façon qu'elle est plus marquée en période de minimum du cycle qu'en période de maximum. Ayant observé que les rouleaux azimuthaux (voir le chapitre 2 pour plus de détails) disparaissaient au moment des minimums du cycle, Ribes et al (1987) en concluent que les rouleaux étaient aussi absents durant le minimum de Maunder. Kunh et al. (1985) ont par ailleurs montré qu'une connection pourrait exister entre les rouleaux azimutaux et les variations de la luminosité. Leur absence est en accord avec une expansion de l'enveloppe solaire (et donc un refroidissement) et une diminution de la luminosité. Une baisse de 1 %de cette dernière aurait pu conduire à la décroissance observée de la température terrestre, provoquant ainsi un petit âge glaciaire (Eddy 1975).
charles.muller
Citation (Patricia Régnier @ 12/02/2007 - 23:21) *
Sur cette page internet une explication sur les raisons de l'absence de luminosité du soleil pendant cette période.

Merci pour le lien vers cette thèse, très intéressante.
Patricia Régnier
Citation (charles.muller @ 13/02/2007 - 10:38) *
Merci pour le lien vers cette thèse, très intéressante.


En effet ce travail est très intéressant.

Mais ce que je lis sur wikipedia peut aussi être un élément tout aussi important pour appréhender cette période. Voici ce qui est écrit sur cette page

Citation
Aucune supernova n'a été observée dans notre Galaxie depuis l'invention de la lunette. La dernière observée (par Kepler) se produisit en 1604 dans Ophiuchus. Une autre supernova plus récente date de la seconde moitié du XVIIe siècle mais n'a pas été détectée par les astronomes de l'époque. Son rémanent, Cas A, n'a été découvert qu'au milieu du XXe siècle dans le domaine radio.


Je ne pense pas qu'aucune étude aborde ce sujet sous cet angle et vous serez nombreux à ne pas vouloir reconnaître que de tels événements cosmiques peuvent avoir une influence sur l'atmosphère terrestre (en la refroidissant). Mais ils sont suffisamment énormes et rarissimes pour ne pas évoquer leur apparition pendant cette période du minimum de Maunder qui reste toujours une enigme non résolue.

Amicalement
Patricia Régnier
williams
Citation (Patricia Régnier @ 17/02/2007 - 23:14) *
En effet ce travail est très intéressant.

Mais ce que je lis sur wikipedia peut aussi être un élément tout aussi important pour appréhender cette période. Voici ce qui est écrit sur cette page
Je ne pense pas qu'aucune étude aborde ce sujet sous cet angle et vous serez nombreux à ne pas vouloir reconnaître que de tels événements cosmiques peuvent avoir une influence sur l'atmosphère terrestre (en la refroidissant). Mais ils sont suffisamment énormes et rarissimes pour ne pas évoquer leur apparition pendant cette période du minimum de Maunder qui reste toujours une enigme non résolue.

Amicalement
Patricia Régnier



Concernant l'effets des surpernovaes elles doivent en avoir suivant leurs puissance soit le type de supernovae et suivant leur distance.

Car le rayonnement cosmique est constitué de particules accélérées à haute énergie en provenance du milieu interstellaire. Il s'agit en majorité de protons. Ce rayonnement proviendrait pour l'essentiel de l'explosion de supernovae. Le Soleil émet lui aussi un tel rayonnement, mais dans des niveaux d'énergie plus faibles.

Trois facteurs peuvent expliquer les variations d'intensité du rayonnement cosmique selon des échelles de temps croissantes: les variations du vent solaire, les changements du champ magnétique terrestre et le déplacement du Soleil dans la galaxie.

Meme si des etudes ont etait faites sur l'effet du rayonnement cosmique sur le climat, pour l'instant jai rien vu sur les supernovaes qui pourait avoir quelques effets sur le climat.

Pourtant la supernovae 1604 dans Ophiuchus situer a 20.000 annees lumieres de la terre a explose il y a environ 18.000 ans et a ete visible en 1604 comme tout ce qu'elle a emis (lumieres, protons....) est arrive en 1604 sur terre.

Il est produits par les supernovas les rayons cosmiques d'une énergie 10^15 eV. D'après les données satellitaires depuis 1980, Henrik Svensmark et N.D. Marsh ont conclu que c'est surtout les nuages les plus bas (moins de 3 km d'altitude) qui varient le plus suivant l'intensité du rayonnement cosmique soit les nuages qui on un effet de reffroissement et que justement une augmentation de rayonnement cosmique augmenterait ces nuages cette supernovae aurait amplifier le refroidissement avec la baisse de l'activite solaire soit la baisse des vents solaires et des radiations.

De plus en 1667 dans Cassiopée une autre exploxion de supernovae etait visible donc 607 apres c'est un interval court entre 2 explosions de supernovae.

Ces evenements tombent lors du debut du minimum de maunder soit quand le vent solaire etait peu actif en plus et donc ont pu avoir plus d'effets que si ils tombé maintenant. Donc C'est pour cela que je disais a un moment donnee qu'il faut tenir en compte de tout. (radiation solaire, vent solaire, rayons cosmiques, GES....)

Williams
Patricia Régnier
Citation (charles.muller @ 13/02/2007 - 10:38) *
Merci pour le lien vers cette thèse, très intéressante.


En effet il est intéressant de lire que le diamètre apparent du soleil se serait modifié pendant cette période où la luminosité était faible en même temps que baissait la constante solaire et que les taches solaires étaient quasi inexistantes.

S'il est possible de faire plus de rapprochements, je vous signale que cela correspond à une accélaration de la torsion phi du soleil autour du barycentre du système solaire. J'ai eu connaissance de cette donnée en demandant à Williams de me transmettre (personnellement sur MSN) son fichier excel sur lequel il travaille car il est trop lourd pour le télécharger sur infoclimat.

Il semblerait qu'une torsion corresponde à une contraction laquelle provoquerait une modification de diamètre. Après tout cela semble logique. Mais qu'en pensent les plus scientifiques, une démonstration par formules doit bien être possible ?

Amicalement
Patricia Régnier
Patricia Régnier
Citation (williams @ 18/02/2007 - 11:54) *
Meme si des etudes ont etait faites sur l'effet du rayonnement cosmique sur le climat, pour l'instant jai rien vu sur les supernovaes qui pourait avoir quelques effets sur le climat.

Pourtant la supernovae 1604 dans Ophiuchus situer a 20.000 annees lumieres de la terre a explose il y a environ 18.000 ans et a ete visible en 1604 comme tout ce qu'elle a emis (lumieres, protons....) est arrive en 1604 sur terre.

Il est produits par les supernovas les rayons cosmiques d'une énergie 10^15 eV. D'après les données satellitaires depuis 1980, Henrik Svensmark et N.D. Marsh ont conclu que c'est surtout les nuages les plus bas (moins de 3 km d'altitude) qui varient le plus suivant l'intensité du rayonnement cosmique soit les nuages qui on un effet de reffroissement et que justement une augmentation de rayonnement cosmique augmenterait ces nuages cette supernovae aurait amplifier le refroidissement avec la baisse de l'activite solaire soit la baisse des vents solaires et des radiations.

De plus en 1667 dans Cassiopée une autre exploxion de supernovae etait visible donc 607 apres c'est un interval court entre 2 explosions de supernovae.

Ces evenements tombent lors du debut du minimum de maunder soit quand le vent solaire etait peu actif en plus et donc ont pu avoir plus d'effets que si ils tombé maintenant. Donc C'est pour cela que je disais a un moment donnee qu'il faut tenir en compte de tout. (radiation solaire, vent solaire, rayons cosmiques, GES....)

Williams


Sur un autre sujet ouvert par olivier13 il y a eu quelques débordements hors sujet au sujet du minimum de Maunder et sans faire attention j'y ai déposé une intervention qui donne des arguments en faveur de l'action des rayons cosmiques sur le climat notamment pendant le minimum de Maunder. Voici le lien.

Sur un graphique impossible à mettre en lien mais visible à cette page pdf (figure 1) la courbe des mesures des cosmonucléides est inversée par rapport à la constante solaires pendant la première moitié du XVII° siècle alors qu'elle suit cette même constante pendant la dernière période du XVII°. Je ne sais pas exactement à quoi correspondent ces cosmonucléides, s'ils sont une valeur fiable pour comprendre toutes les variations du rayonnement cosmique et si la comparaison avec la constante solaire est la plus judicieuse. Pour s'en convaincre il faudrait peut-être comparer avec la période la plus basse de cette constante au milieu du XV° selon cette même figure p28.

Amicalement
Patricia Régnier
Patricia Régnier
cet article du nouvel observateur a déjà été cité mais dans un autre sujet, le voici au bon endroit :

Citation
Le petit âge glaciaire serait lié au ralentissement du Gulf Stream
NOUVELOBS.COM | 14.12.2006 | 13:08
C’est un scénario que certains craignent de voir se réaliser avec le réchauffement de la planète et la fonte des glaces arctiques : un ralentissement du Gulf Stream dans l’Atlantique et un climat moins tempéré en Europe. Selon les travaux de l’équipe de David Lund, c’est ce qui s’est produit pendant une période de froid bien connue, le Petit âge glaciaire, entre 1200 et 1850.

Le Gulf Stream est courant océanique qui apporte des eaux plus chaudes dans l’Atlantique Nord et contribue ainsi au climat tempéré que connaît l’Europe, malgré sa latitude.

Lund (Caltech, USA) et ses collègues ont prélevé des sédiments marins dans le Détroit de Floride, là où le Gulf Stream entre dans l’océan Atlantique nord. Les chercheurs ont étudié la composition isotopique des foraminifères, de minuscules animaux marins dont la coquille témoigne de la température et la salinité de l’eau au moment où elle s’est formée.

D’après leurs analyses, publiées dans la revue Nature, le courant océanique avait ralenti de 10% au début du Petit âge glaciaire et avait récupéré sa vitesse normale au milieu du XIXème siècle.

Les scénarios catastrophes liés à un arrêt complet du Gulf Stream sont écartés par les climatologistes. La plupart estime que courant marin ne s’arrêtera pas mais qu’il peut ralentir. Cependant on ne sait pas avec quelle ampleur ni à quel moment cela peut se produire.

C.D.
charles.muller
Nouvelle reconstruction chinoise, au centre du pays et pour les températures hivernales.

L'épisode de Maunder est bien isolé sur ces données lissées par période de 10 ans (pour les cinq derniers siècles), avec deux minima centrés sur 1655 et 1665, estimés à 1,3°C en dessous des normales de la série (série complète : 2000 ans).

Ce record est uniquement battu par 1875 et 1885, avec -1,4 / -1,3 °C. Dans cette dernière période se tient notamment l'éruption du Krakatoa (1883).



ORIGINAL REFERENCE: Ge, Q., J. Zheng, X. Fang, Z. Man, X. Zhang, P. Zhang, and W.-C. Wang. 2003.
Winter half-year temperature reconstruction for the middle and lower reaches of the Yellow River and Yangtze River, China, during the past 2000 years.
The Holocene 13,6 pp. 933-940.
charles.muller
J'ajoute ici des infos sur le volcanisme. Cette première liste émane de Briffa et al. 1998, d'après Simkin 1994.

Le coeur de Maunder 1650-1700 est aussi marqué par 5 éruptions ayant atteint un VEI 5 (dont deux sont cependant incertaines).



Réf complète sur cette page :
ftp://ftp.ncdc.noaa.gov/pub/data/paleo/tr...emtemp_data.txt
charles.muller
Le tour du monde continue, en Asie centrale. L'équipe de Jan Esper y a analysé les anneaux de croissance de 384 arbres, provenant de 20 sites situés au Pakistan ou au Kirghizstan, et cela sur 1300 ans de profondeur. Le résultat est synthétisé dans le graphique ci-après. Sur les tendances décennales, le minimum des 1300 ans est atteint autour de 1650, au début du MM - même si le minimum lissé du PAG est plutôt situé un siècle avant. (On constate aussi que, sur cette région et cette reconstruction, les T de l'OM sont supérieures aux T de la seconde partie du XXe siècle).



The Holocene, Vol. 12, No. 3, 267-277 (2002)
DOI: 10.1191/0959683602hl543rp

1300 years of climatic history for Western Central Asia inferred from tree-rings
Jan Esper, Fritz H. Schweingruber, Matthias Winiger

Abstract - More than 200 000 ring-width measurements from 384 trees were obtained for 20 individual sites ranging from the lower to upper local timber-lines in the Northwest Karakorum of Pakistan and the Southern Tien Shan of Kirghizia. Samples were obtained predominantly from juniper species (Juniperus) and were analysed to reconstruct regional climatic variation patterns in Western Central Asia since ad 618. Site distri bution represents diverse ecological conditions (e.g., combinations of temperature and moisture stress) within the Karakorum and Tien Shan mountains, permitting both intra-montane and inter-montane comparisons of chronologies. Three different types of chronologies reflecting interannual-, decadal- and centennial-scale ring- width variations were calculated: a statistic skeleton-plotting technique was used to identify ring-width pointer years (interannual); a 101-year kernel filter was used to identify decadal-scale variations; and, for a subset of long-lived trees, the mean ring-width of the entire single series was used to identify centennial trends. After extracting and calibrating each of these three distinct wavelengths in ring-width variation, the results were combined into a comprehensive reconstruction reflecting primarily temperature fluctuations in Western Central Asia since ad 618. The nature and the temporally changing strength of the climatic signals of this reconstruction are discussed in detail. A maximum latewood density record of Pinus tienschanica from Central Tien Shan was used as a predictor series to calibrate and validate tree-ring-width variation. In so doing, we link our results to the circumpolar maximum latewood-density network (Briffa et al., 1998a; 1998b; Schweingruber and Briffa, 1996).
charles.muller
D'un bond, nous franchissons l'Europe et l'Atlantique et nous nous retrouvons dans les Rocheuses canadiennes, en compagnie de Luckman et al. 2005 : une reconstruction de 1000 ans, sur la base d'anneaux de croissance, pour les températures maximales estivales. Point intéressant, car on suggère parfois que le signal Maunder est surtout amplifié dans les températures hivernales.

La courbe ci-dessous (données annuelles et moyenne lissée sur 30 ans) montre que le minimum absolu de la série est atteint au cours du MM, au terme de la décennie 1690 (1699, -3,28 °C), désignée par E. Leroy-Ladurie comme la plus terrible de l'autre côté de l'Atlantique, c'est-à-dire en France et en Europe. En moyenne lissée, le MM est également au creux le plus profond des vagues historiques de refroidissement.



Données :
ftp://ftp.ncdc.noaa.gov/pub/data/paleo/tr...summer-maxt.txt

ORIGINAL REFERENCE: Luckman, B.H. and R.J.S. Wilson. 2005.
Summer temperatures in the Canadian Rockies during the last
millennium: a revised record. Climate Dynamics (2005) 24: 131–144
DOI 10.1007/s00382-004-0511-0

ABSTRACT:
We present a significant update to a millennial summer temperature
reconstruction (1073–1983) that was originally published in 1997.
Utilising new tree-ring data (predominantly Piceaengelmannii),
the reconstruction is not only better replicated, but has been extended
(950–1994) and is now more regionally representative. Calibration and
verification statistics were improved, with the new model explaining
53% of May–August maximum temperature variation compared to the original
(39% of April–August mean temperatures). The maximum latewood density data,
which are weighted more strongly in the regression model than ringwidth,
were processed using regional curve standardisation to capture potential
centennial to millennial scale variability. The reconstruction shows warm
intervals, comparable to twentieth century values, for the first half of
the eleventh century, the late 1300s and early 1400s. The bulk of the record,
however, is below the 1901–1980 normals, with prolonged cool periods from
1200 to 1350 and from 1450 to the late 19th century. The most extreme cool
period is observed to be in the 1690s. These reconstructed cool periods
compare well with known regional records of glacier advances between 1150
and the 1300s, possibly in the early 1500s, early 1700s and 1800s. Evidence
is also presented of the influence of solar activity and volcanic events on
summer temperature in the Canadian Rockies over the last 1,000 years.
Although this reconstruction is regional in scope, it compares well at
multi-decadal to centennial scales with Northern Hemisphere temperature
proxies and at millennial scales with reconstructions that were also
processed to capture longer timescale variability. This coherence suggests
that this series is globally important for the assessment of natural
temperature variability over the last 1,000 years.
Marot
Quelque peu à la marge du sujet de C. M. : minimum de Maunder, mais susceptible, je crois, d'intéresser par son extension.
Mise en perspective temporelle du minimum de Maunder au Groenland.

Trouvé dans Alley, R.B., 2004, Abrupt climate change: Scientific American, p. 62-69.
L'article est téléchargeable ici.
La figure a été complétée par Don J. Easterbrook, Dept. of Geology, Western Washington University qui a ajouté les couleurs et les références aux principaux événements.
Citation
· 1. About 15,000 yrs ago, a sudden, intense, climatic warming (~ +12° C) caused dramatic melting of large Ice Age ice sheets that covered Canada and the northern U.S., all of Scandinavia, and much of northern Europe and Russia. Sea level that had been 120 m (~ 400 ft) lower than present rose quickly and submerged large areas than had been dry land during the Ice Age.
· 2. A few centuries later, temperatures again plummeted (~ -11°) and glaciers advanced.
· 3. About 14,000 years ago, global temperatures rose rapidly (~ +4.5°C) once again and glaciers receded.
· 4. About 13,400 years ago, global temperatures plunged again (~ -8°C) and glaciers advanced.
· 5. About 13,200 years ago, global temperatures increased rapidly (~ +5°C) and glaciers receded.
· 6. 12,700 yrs ago global temperatures plunged sharply (~ -8°C) and a 1000 year period of glacial readvance, the Younger Dryas, began.
· 7. 11,500 yrs ago, global temperatures rose sharply (~ +12° C), marking the end of the Younger Dryas cold period and the end of the Pleistocene Ice Age.
· 8. 8,200 years ago, the post-Ice Age interglacial period was interrupted by a sudden global cooling (~ -4° C) that lasted for a few centuries.
· 9. About 1000 AD, global temperatures rose several degrees to begin the Medieval Warm Period, which lasted a few centuries, then ~ 1230 AD dropped ~ -4°C in ~ 20 years.
· 10. About 1600 AD, global temperatures cooled several degrees at the beginning of the Little Ice Age, which lasted about two centuries.


Les événements moins importants comme ceux de Wolf, Spörer, Dalton ne sont pas visibles à cette échelle.

Si je suis vraiment hors sujet, je supprimerai.
Merci.
Patricia Régnier
Citation (Marot @ 28/03/2007 - 10:27) *
Quelque peu à la marge du sujet de C. M. : minimum de Maunder, mais susceptible, je crois, d'intéresser par son extension.
Mise en perspective temporelle du minimum de Maunder au Groenland.

Trouvé dans Alley, R.B., 2004, Abrupt climate change: Scientific American, p. 62-69.
L'article est téléchargeable ici.
La figure a été complétée par Don J. Easterbrook, Dept. of Geology, Western Washington University qui a ajouté les couleurs et les références aux principaux événements.


Les événements moins importants comme ceux de Wolf, Spörer, Dalton ne sont pas visibles à cette échelle.

Si je suis vraiment hors sujet, je supprimerai.
Merci.


Il n'y a plus d'intervention. Cela semblerait donc convenir.

Je ferais juste une remarque (HS) sur ce graphique :

Il manquerait peut-être de fins traits rouges et bleus sur la l'espace compris entre la chute vers - 4500 et la hausse autour de - 3000 (+200 ans). Même si la limite infèrieure au temps présent n'a été que frôlée.

Cordialement
Patricia Régnier
Marot
Citation (Patricia Régnier @ 3/04/2007 - 09:23) *
Il n'y a plus d'intervention. Cela semblerait donc convenir.

Je ferais juste une remarque (HS) sur ce graphique :

Il manquerait peut-être de fins traits rouges et bleus sur la l'espace compris entre la chute vers - 4500 et la hausse autour de - 3000 (+200 ans). Même si la limite infèrieure au temps présent n'a été que frôlée.

Cordialement
Patricia Régnier
À mon avis, l'auteur a placé de la couleur sur les événements qui ont reçu un nom et qu'il estime importants.

Ma science s'arrête là.
Marot
Plus sérieusement que dans mon post précédent, trois résultats d'un passage sur le web :

de l'institut d'astrophysique de Potsdam. un article largement au delà de mes capacités :
Interactions nonlinéaires entre les champs magnétiques de l'effet dynamo et la rotation différentielle dans les zones de convection.

Variation of solar irradiance and mode frequencies during Maunder minimum de A. Bhatnagar, Kiran Jain, S.C. Tripathy (Udaipur Solar Observatory, PRL)
Using the sunspot numbers reported during the Maunder minimum and the empirical relations between the mode frequencies and solar activity indices, the variations in the total solar irradiance and 10.7 cm radio flux for the period 1645 to 1715 is estimated. We find that the total solar irradiance and radio flux during the Maunder minimum decreased by 0.19% and 52% respectively, as compared to the values for solar cycle 22.


Long-term variations in the magnetic fields of the Sun and the heliosphere:their origin, effects and implications de Lockwood, M. (2001), Journal of Geophysical Research, 106, (A8), 16021-16038.
Extrait du résumé : We here use a new technique to evaluate solar cycle length and find that it does vary in association with the rate of change of Fs in the way predicted.

Au total, j'ai observé 788 résultats pour "Maunder minimum" , évidemment leur qualité est plus qu'inégale.
Patricia Régnier
Pour continuer sur cette question, voici ce que j'ai lu. Peut-être en avez-vous déjà fait référence, mais je n'arrive pas à retrouver le lien.

Des études de Thompson et al., 2002, 2003 ; Bradley et al., 2003 font état d'études d'entregistrements obtenus à partir de la glace sur plusieurs parties du globe à haute altitude :

- en l'Himalaya,
- Andes américaines
- sommets de montagnes africaines
ceci sur des longues périodes

Quant aux études d'Augustin et al., 2004 elles portent sur les couches de l'Antarctique pendant 800 000 ans.

Amicalement
Patricia Régnier
fran39
J'ai une question qui est peut être hors sujet ici mais pas tant que ça.
Elle est simple.
Où en sommes nous actuellement concernant l'activité solaire?
Plutôt sur un maximum, un minimum et sur quelle échelle d'années?


Merci.
williams
Citation (fran39 @ 16/04/2007 - 08:56) *
J'ai une question qui est peut être hors sujet ici mais pas tant que ça.
Elle est simple.
Où en sommes nous actuellement concernant l'activité solaire?
Plutôt sur un maximum, un minimum et sur quelle échelle d'années?
Merci.


Actuellement nous somme vers la fin du minimum du cycle de 11 ans. Et l'activite solaire va remonter au fur et mesure assez vite jusqu'en 2012 où on sera au maximum de l'activite N°24 du cycle de 11 ans.

Sur les cycles solaires plus long on est dans l'affaiblissement du cycle de Gleissberg et Suess qui devrait etre au minimum entre 2020 et 2050.

Pour plus d'infos sur tout l'activite solaire, son mechanisme... : http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil.htm

Williams
anecdote
http://earthobservatory.nasa.gov/Newsroom/...p3?img_id=17460
Le centre de l'Atlantique nord s'est radouci durant cette période, probablement en raison d'une augmentation de la fréquence des vents de sud, notamment en hiver, signe de blocages anticycloniques froids + fréquents sur l'Europe. Une telle situation synoptique devait être fréquente en hiver pour entraîner un gel intense des cours d'eaux d'Europe occidentale ; un exemple en image d'une telle situation synoptique :
http://www.wetterzentrale.de/archive/ra/19...00119621223.gif
Marot
Le minimum nouveau est arrivé.

Je ne dis pas qu'il égalera le minimum de Maunder !

Néanmoins, le SIDC (Solar influences data analysis center) belge a émis une alerte le 5 octobre sur l'état observé du soleil et ne l'a pas levée à ce jour.

Il n'y a plus de taches visibles sur le soleil.
Image Michelson-Dopller (MDI), aspect en lumière visible.

Ceci a pour conséquences :
  • que e vent solaire est voisin de 3 en vitesse sur une échelle qui va jusqu'à 10;
  • qu'il est voisin de 3 aussi en densité sur une échelle qui va jusqu'à 36.
La question évidemment pendante est la durée de cet état.

Peut-être aurons-nous des observations utiles vis-à-vis des théories de Svensmark et de Shaviv.
Marot
Complément

Le télescope SOHO dans (EIT) l'ultra-violet lointain à 284 angström (haute chromosphère) a donné l'image suivante :
charles.muller
Merci pour ces infos (et toujours belles images de notre astre).

Il semble qu'un groupe de tâches solaires est signalé le 17/10, en émergence dans la région Catania 59.



Pour ceux que cela intéressent, on trouve aussi les données NOAA en forme txt à cette adresse :
http://www.swpc.noaa.gov/ftpdir/weekly/RecentIndices.txt

Sinon, le maximum du cycle 23 en cours (premier semestre 2002) a été nettement moins prononcé que le précédent pour ce qui est du nombre de tâches, et l'on verra en effet si le minimum se prolonge (septembre et octobre 1996, précédent minimum, avaient été faibles, mais la NOAA avait prédit un prochain minimum en mars 2008, donc il reste du champ si cela se confirme). De manière générale, la signature du cycle 23 est différente des deux précédents (très semblables, eux), ce qui devrait fournir des données intéressantes pour les modèles solaires, pour l'analyse UV en stratosphère et pour l'observation des corrélats climatologiques sur Terre. Il faut espérer que le cycle 24 soit également atypique, d'autant que plusieurs missions satellite sont prévues dans les prochaines années. Pour le 24, le modèle de la NOAA-NASA-ISES avait annoncé une amplitude comparable ou inférieure au 23, avec deux indices tâches solaires lissés (Ri) de 140+/-20 (hypothèse haute) et 90 +/-10 (hypothèse basse), à la fin de l'année 2012. Ils attendent le minimum à venir pour affiner cette fourchette.
williams
Jusqu'a maintenant on entendait plus souvent que le cycle solaire 24 sera plus important que celui de 2000 soit le cycle 23, contrairement a ce dont je prevois depuis 2 ans. Des 2005 la NASA a prevu une activité plus haute. Mais depuis mai 2006 soit depuis 17 mois donc environs 1.5 ans apres, la lente décroissance du cycle 23 a conduit le groupe d’experts à abandonner sa prévisioninitiale d’un cycle 24 fort. Actuellement, le groupe est ainsi partagé entre un cycle fort et faible

Car vers 2005 ils prevoyaient le minimum en mai 2006. Mais elle a tout juste commencé dès début 2006 et n'a pas atteint le minimum en 2006. Car pour que le minimum soit atteind il faudrait qu'on commnce a voire des taches solaire a la moyenne latitude. Et voila que depuis mai 2007 le minimum est prevu en Mars 2008 a 6 mois pres. Ce qui risque de faire plus de 1 ans de retard par rapport au prevision de 2005 qu'ils avaient fait en plus ! Donc le cycle 23 devrait etre long avec environ une durée de 11.73 ans.

Ici la courbe de prevision en mars 2006 : http://www.nasa.gov/images/content/144055m...dictionHathaway[3.jpg




C'est entre un cycle plus fort avec un maximum de 140 ±20 taches solaires et entre un cycle faible avec un maximum de 90 ±10 taches solaires que la NASA hesite maintenant alors que le cycle precedent a eux vers 120 taches solaires au maximum.

Suivant leur prevision le maximum sera soit environs vers octobre 2011 soit en aout 2012.

Si ces prochains cycle solaire seront plus faible c'est par ce que les cyles de Suess et Gluessberg diminuent comme on peut deja le voir suivant les derniers cycles. Ceci doit certainement etre du a la variation de la vitesse du Soleil autour du Barycentre du a l'alignement des planetes gazeuses.
Plus d'infos ici : http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil.htm

Williams
Cyrilleb
Oui, depuis le début de l'année, le soleil est bien calme: on a de longues périodes sans taches (une, deux voire 3 semaines) et un rayonnement X proche de 0. Des taches de polarité inversées ont bien été repérées mais pour l'instant, elles restent cantonnées au niveau de l'équateur. L'image du soleil vierge que nous montre Marot est assez courante depuis quelques mois!

Pour comparer, l'image du 30 mars 2001: rien à voir! http://www.spaceweather.com/images2001/30m...di512_blank.gif

Je suis d'accord avec toi Williams, le nouveau cycle aurait déjà dû commencer comme on le voit ici:
http://www.spaceweather.com/swpod2007/07oct07/solarcycle.gif

Concernant les prévisions, j'ai entendu la Nasa crier haut et fort que le prochain cycle serait plus actif, mais j'ai lu aussi le contraire ailleurs. Les équipes de chercheurs sont très partagées sur le sujet. Et comme le souligne Williams, aujourd'hui, ben on ne sait pas trop à quoi s'attendre!
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