Citation (Ricquet @ 7/03/2007 - 22:31)

(...)
Pour caricaturer ma pensée en une phrase, j'ai voulu savoir ce que ces gars avaient découvert qui justifie de commencer à me préparer à retourner au niveau et mode de vie de mes arrières grands-parents ...
Plus de voitures, plus d'avions, plus de vacances, avoir froid en hiver, vivre dans le noir, ... sous peine de disparaître !
Vous comprenez, ça ne m'enchante pas. Je voudrais être ABSOLUMENT CERTAIN que c'est néccessaire.
Je ne suis pas encore convaincu ...
Dans le même ordre d'idée (donc, assez provocateur si j'ai bien compris

), j'ai vu récemment un reportage sur la Corée. En voyant les images de Corée du Nord, je me suis dit que cela devait correspondre à l'idéal de certains, non pas en terme d'idéologie et de répression bien sûr, mais simplement de mode de vie : que des piétons ou vélos dans les rues, pas de super/hyper marché, des étalages assez vides, aucun gadgets vulgaires ni accessoires de luxe... Le jour et la nuit avec Séoul, bien sûr. Ensuite, comme cela m'avait un peu déprimé tout de même, j'ai lu un livre sur le pop' art, c'est-à-dire sur cette période étrange ou les biens de consommation courante furent considérés comme des objets de l'interrogation artistique. Assez marrant comment les représentations évoluent d'un lieu / une époque l'autre.
Ces impressions passées mis à part, je te rétorquerai que le choix proposé n'en est pas un. Même si le RC se confirme, que les GES en sont l'élément moteur et que la sensibilité climatique est forte, l'hypothèse "pénurie pour tous, fraîcheur pour chacun" n'est qu'une option provisoire. L''humanité va surtout se bouger pour trouver des alternatives et s'adapter. Bien que cette "adaptation" soit encore un tabou, comme le relevait récemment R. Pielke Jr et al. dans
Nature ci-après. Mais elle est un tabou uniquement parce que la facture d'un éventuel post-Kyoto "sérieux" n'a pas été présentée aux opinions publiques et que les conséquences concrètes, comme la perspective de ne plus chauffer ses piscines, ne s'impose pas encore clairement comme une nécessité à court terme, même aux plus clairvoyants d'entre nous. Si le RC est bien un objet scientifique, il n'est pas réellement un objet politique en dehors des alcôves GIECiennes, c'est-à-dire un thème où le gouvernant dit aux gouvernés : voilà ma réforme, voilà ses causes et surtout ses conséquences, quel est votre avis? En démocratie, on doit pourtant passer par là.
NaturePublished online: 7 February 2007; | doi:10.1038/445597a
Climate change 2007: Lifting the taboo on adaptationRenewed attention to policies for adapting to climate change cannot come too soon for Roger Pielke, Jr, Gwyn Prins, Steve Rayner and Daniel Sarewitz.
Roger Pielke Jr1, Gwyn Prins2, Steve Rayner3 & Daniel Sarewitz4
During the early policy discussions on climate change in the 1980s, adaptation was understood to be an important option for society. Yet for much of the past two decades the mere idea of adapting to climate change became problematic for those advocating emissions reductions, and was treated "with the same distaste that the religious right reserves for sex education in schools. That is, both constitute ethical compromises that in any case will only encourage dangerous experimentation with the undesired behaviour"1. Indeed, former US vice-president Al Gore forcefully declared his opposition to adaptation in 1992, explaining that it represented a "kind of laziness, an arrogant faith in our ability to react in time to save our skins".(...)
http://www.nature.com/news/2007/070205/full/445597a.html