Alerte renforcée annoncent les experts du climat Le Groupe d’experts du Climat (GIEC) prépare un second rapport qui sera rendu public du 2 au 5 avril à Bruxelles
Après la réunion de Paris à l’Unesco qui a eu un grand retentissement de nouvelles réunions de travail du GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’évolution du climat) sont programmées. La prochaine va avoir lieu à Bruxelles.
Ce nouveau rapport du GIEC, qui doit être rendu public, est le deuxième d’une série de quatre qui doivent être publiés cette année.
Le GIEC est organisé en 3 groupes de travail distincts : Le groupe I discute des volets scientifiques. Il s’est réuni du 27 janvier au 2 février dernier à l’UNESCO à Paris.
Le groupe II traite de la sensibilité, de la capacité d’adaptation et de la vulnérabilité des systèmes naturels et humains au changement climatique ainsi que des conséquences potentielles de ce changement.
Le rapport du groupe II proposera 20 chapitres consacrés aux conséquences, à l’adaptation et à la vulnérabilité des changements climatiques.
Il se réuni du 2 au 5 Avril à Bruxelles.
Le groupe III qui a mission d’évaluer les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques.
Il se réunira à Bangkok, du 30 avril au 3 mai
Synthèse des travaux en novembre 2007
Une synthèse de l’ensemble des travaux des groupes I, II et III sera faite dans le cadre d’une réunion plénière, à Valence en Espagne, du 12 au 16 novembre 2007.
L’ensemble des travaux livrera les derniers enseignements scientifiques concernant le changement climatique
La fonte des glaciers du Groenland s’accélèrePrincipales conclusions du rapport scientifique publié le 2 février 2007
Le GIEC rappelle que onze des douze dernières années figurent au palmarès des douze années les plus chaudes depuis 150 ans.
ACTIVITE HUMAINE L’essentiel de l’accroissement constaté de la température moyenne de la planète depuis le milieu du 20e siècle est "très vraisemblablement" dû à l’augmentation observée des gaz à effet de serre émis par l’homme (+de 90% de certitude contre 66% en 2001).
Le réchauffement général observé de l’atmosphère et de l’océan, ainsi que la diminution de la masse des glaces, étayent la conclusion qu’il est "extrêmement invraisemblable" que le changement climatique mondial des 50 dernières années puisse être expliqué par les seules causes naturelles.
Les émissions "passées et futures de CO2 continueront à contribuer au réchauffement et à l’élévation du niveau de la mer pendant plus d’un millénaire", du fait de la durée de vie des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
TEMPERATURES Onze des 12 dernières années figurent au palmarès des 12 années les plus chaudes depuis que l’on dispose d’enregistrements (1850).
Le réchauffement s’est accéléré ces dernières années : 0,74 degrés supplémentaires sur les 100 dernières années (1906-2005), contre 0,6 degrés retenus pour la période 1901-2000 dans le précédent rapport publié en 2001.
A la fin du siècle, les températures devraient augmenter de +1,8 à 4° par rapport à 1980-1999. Ces "meilleures estimations" sont des valeurs moyennes, au sein d’une fourchette plus large de 1,1 à 6,4 degrés (1,4 à 5,8 degrés dans le précédent rapport de 2001).
le réchauffement tend à réduire la capacité d’absorption du dioxyde de carbone (CO2) par les terres et les océans, accroissant d’autant la part des émissions humaines qui restent stationnées dans l’atmosphère.
Glaciers du GroenlandOCEANS Les observations depuis 1961 montrent que la température moyenne de l’océan mondial a augmenté jusqu’à une profondeur de 3.000 m et que l’océan a absorbé plus de 80% de la chaleur ajoutée au système climatique.
Le réchauffement de l’eau de mer provoque sa dilatation. Le niveau des océans pourrait, selon les scénarios, s’élever de 0,18 m à 0,59 m à la fin du siècle (par rapport à 1980-1999).
un réchauffement moyen de 1,9 à 4,6°C par rapport aux valeurs de l’ère pré-industrielle entraînerait la disparition complète de la glace au Groenland, avec pour conséquence une élévation du niveau de la mer d’environ 7 mètres.
IMPACTS Le réchauffement le plus important est attendu sur les terres émergées et aux latitudes élevées, et le moins important devrait apparaître dans le sud de l’océan indien et dans certaines parties de l’Atlantique nord.
Les simulations produisent une diminution de la glace de mer dans l’Arctique comme dans l’Antarctique pour tous les scénarios climatiques. Pour certaines simulations, la glace disparaît presque entièrement en Arctique à la fin de l’été dans la seconde partie du 21e siècle.
PHENOMENES EXTREMES Il est "très probable" que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur, et les événements de fortes précipitations continueront à devenir plus fréquents.
"Il est "vraisemblable" que les cyclones tropicaux futurs (ainsi que les typhons et ouragans) deviennent plus intenses, avec des vents maximum plus forts et des précipitations plus fortes.
Des augmentations des quantités de précipitations sont "très vraisemblables" aux latitudes élevées alors que des diminutions sont vraisemblables dans la plupart des régions émergées subtropicales (jusqu’à environ 20% en 2100 pour le scénario A1B, le plus proche des projections faites par l’Agence internationale de l’énergie).
Il est "très vraisemblable" que la circulation thermohaline de l’Atlantique nord (qui inclut le Gulf Stream) ralentira au cours du 21e siècle (- 25% en moyenne selon plusieurs modèles). La température continuera toutefois d’augmenter dans la région Atlantique, à cause de l’impact beaucoup plus important de l’effet de serre.
Source :
http://clean-auto.com/article.php3?id_article=4314Clean@uto
Florent.