Citation (charles.muller @ 17/03/2007 - 15:25)

Sur cette histoire, je ferai simplement remarquer que l'on a en tout et pour tout le témoignage d'un journaliste. Donc, que l'on ne connaît pas le propos exact des chercheurs. C'est un peu léger pour les traîner dans la boue et les traiter d'inculte.
C'est une remarque sans beaucoup d'intérêt puisque, à moins qu'il y ait un enregistrement, on ne peut jamais être sûr que des personnes aient réellement dit ce que prétend un journaliste.
Quant à les traiter d'incultes je maintiens si ce qui est raconté est vrai, sinon, évidemment, je retire.
(un peu désolant de devoir s'expliquer là-dessus mais faut bien)
Citation
Sur 11 ans, l'évolution du forçage GES se mesure elle aussi en dixièmes de W/m2 TOA. Le fait que le soleil varie de 1 à 1,5 W/m2 (donc 0,18 à 0,27 W/m2 TOA) au cours d'un cycle n'est pas comparable, puisqu'un forçage au sens usuel serait une différence minimum-minimum ou maximum-maximum, mais il rappelle en revanche que la "constante" solaire n'en est pas une et que sur le seul cycle (11 ans) étudié de près à partir de données satellite, notre étoile connaît des variations significatives dans son activité électromagnétique.
sur 11 ans je n'ai pas vu de telles variations de TSI depuis que l'on mesure avec une bonne précision (par satellite) la TSI.
Les deltas maxi relevés sur les 3 derniers cycles montrent des variations, lissées, d'à peine 1W/m2.
Bien sûr c'est plus fort si on s'intéresse aux variations sur des durées bp plus courtes (de la journée au mois).
Concernant les GES le GIEC indique un forçage moyen de 2.94W/m2 pour l'ensemble des GES (je ne vois pas pourquoi exclure les GES à faible durée de vie)
On est donc plus proche du chiffre de l'article.
En conséquence il faut bien comparer 0.18W/m2 à 2.8W/m2, voire plus.
Quant aux conséquences sur le climat terrestre il est certain que l'activité solaire a une influence sur la strato et donc probablement sur la circulation atmosphérique.
En conséquence sur le climat local et donc sans doute, puisque le global est la somme des différents climats régionaux, il peut y avoir une influence sur la température globale.
De nombreuses recherches ont lieu dans ce sens comme il en a été parlé des dizaines de fois ici.
Néanmoins, pour le moment, il est impossible de prouver une influence supérieure à 0.1-0.3°C pour la plus grande variation solaire suspectée d'avoir eu lieu au cours des 400 dernières années.
Concernant le document donné en lien qui vient du Hadley, on pourra constater que les gars qui l'ont écrit sont plutôt "fanas" des rayons cosmiques et de leur influence sur la nébulosité.
Ils notent une forte corrélation entre GCR et nuages bas.
Corrélation d'autant mieux mise en évidence par une correction, fort à propos, de la nébulosité donnée par l'IPCC.
Je ne sais pas d'ailleurs si cette correction ne vient pas de Svensmark lui-même.
Auquel cas elle est évidemment un peu suspecte.
Mais il faut faire l'enquête.
Ce qui semble bizarre néanmoins c'est qu'apparemment la correction n'apparaîtrait pas sur l'ISCCP.
Faut que je regarde mieux.
Je suis un peu surpris aussi du peu d'influence sur la température globale que semble avoir une variation de tout de même 2% de la couverture nuageuse basse, d'un maxi à un mini.
D'ailleurs est-ce une variation relative ou absolue?
Si c'est absolu cela représente tout de même des variations de l'ordre du W/m2.
C'est étrange qu'on ne voit rien.
Si c'est en relatif c'est vraiment peanuts.
En tous les cas grâce à la modif (un effet pervers non prévu par les auteurs peut-être) la nébulosité augmenterait légèrement en tendance de 1982 à 2002 de l'ordre de 1%.
Un peu génant pour expliquer l'augmentation simultanée de la température et un peu génant aussi par rapport à la baisse des aérosols.
On n'est pas sorti de l'auberge décidément.
PS: après enquête et en lisant un peu mieux il apparaît que la correction a été effectuée par Svensmark lui-même (voir courbe verte de la fig 5.4)
Les raisons en semblent un peu confuses mais en tous les cas, l'organisme émetteur de données ne semble pas en avoir tenu compte puisqu'il donne toujours les valeurs sans la correction Svensmark.
Voir le graphique du dessus où l'on constate une baisse quasi-continue de la nébulosité.
Cela ne me semble de toute façon pas très déontologique dans la démarche et par là-même le document cité en lien en perd, pour moi, toute crédibilité.

En regardant mieux le graphe ci-dessus et si j'étais moi-même un partisan des rayons cosmiques (ce qui n'est pas le cas) je pourrais dire que 2 effets s'ajoutent: rayons cosmiques et aérosols, effet aérosols surtout sensible dans les dernières années.
Bon c'est un peu tiré par les cheveux surtout que l'écart s'accroît fortement vers la fin, mais apparemment cela n'a pas effleuré le "brave" Svensmark.
Faudrait faire un GIEC sceptique pour coordonner tout celà.