Citation (Patricia Régnier @ 14/04/2007 - 14:47)

La remarque de Charles Muller plus haut était-elle donc justifiée ? C'est la question qui vient à l'esprit en voyant cette carte.
le remarque de CM était la suivante:
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Je ne comprends pas très bien le sens de cette info. Si l'on parle bien des banquises (ou glaces de mer ou ice shelf), elles sont déjà posées sur l'eau (mais alimentée en Antarctique par les langues glaciaires émanant de la calotte continentale), donc leur fonte / amincissement ne contribue pas spécialement à la hausse du niveau des mers. Ou alors indirectement (leur disparition ferait que la glace continentale se déverse dans la mer, et là il y a augmentation du niveau).
Elle n'était pas justifiée, si je l'ai bien comprise.
En fait on parle du ice shelf et surtout de la partie ice sheet cad le gros de l'inlandsis du WAIS et donc, comme je le disais plus haut, la partie "marine".
En conséquence la hausse du niveau de la mer que l'on craint est bien justifiée.
Mais on ne connait pas, encore une fois, l'échéance et la rapidité du phénomène.
D'où l'intense programme de recherche qui s'effectue en ce moment.
EDIT:Le facteur "rapidité du phénomène" est un facteur important.
En effet en prolongeant le post de Damien qui parle d'isostasie pour expliquer le fait qu'une grande partie du continent Antarctique soit sous l'eau, la remontée progressive du niveau du continent (rebond isostasique) se fait à une certaine vitesse qui tient compte de la viscosité des roches et manteau sous-jacent.
Si cette vitesse est nettement inférieure à la vitesse de disparition de la glace il est probable qu'une bonne partie de l'inlandsis soit vulnérable à l'action de l'océan.
fin EDIT
si c'est cette remarque là:
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Sinon, dans Science de cette semaine, deux papiers suggèrent que la hausse du niveau des mers a peu de risque de déstabiliser la calotte occidentale de l'Antarctique, en raison de la configuration sédimentaire sous cette calotte, à la limite actuelle avec les glaces de mers (ice shelf comme la barrière de Ross). Cela va à l'encontre de l'idée d'une lubrification basale entraînant massivement et soudainement des pans entiers de la calotte vers la mer.
tout ce qui a été dit plus haut montre que l'on a pas besoin d'une quelconque montée du niveau de la mer pour envisager une attaque, par sa base, du ice sheet marin.
Son socle étant déjà bien en dessous du niveau de la mer actuel.
Toutefois la présence des sédiments en avant des langues glaciaires continentales pourrait ralentir ou gêner cette action de sape.
On conçoit aisément, pour des questions de difficultés extrèmes des observations in-situ, que tout cela demande encore bien des années de recherche et bien des moyens.