Citation (Mission Interministérielle de l'Effet de Serre)
Groupe de travail III du Giec
Après un quatrième bilan des aspects physiques du changement climatique, des impacts du réchauffement et des moyens d'adaptation, le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (Giec) et son groupe de travail III approuvera prochainement le Résumé à l'intention des décideurs de son rapport intitulé : « Bilan 2007 des changements climatiques : mesures d'atténuation ». Réunis cette fois-ci à Bangkok en Thaïlande, du 30 avril au 3 mai, plusieurs centaines d'experts du monde entier désignés par leur gouvernement se regrouperont pour finaliser ce bilan en vue d'une contribution au quatrième rapport d'évaluation du Giec.
Les réponses possibles afin de limiter le réchauffement et les impacts du changement climatique
Le rapport du Groupe I a confirmé la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement climatique avec une probabilité supérieure à 90% mais aussi précisé l'ordre de grandeur du réchauffement à venir (la température moyenne annuelle du globe s'élèvera d'ici 2100 de 1,1°C à 6,4°C). Le rapport du Groupe II, quant à lui, a anticipé sur les impacts du changement climatique non seulement environnementaux, mais aussi économiques et sociaux à venir : des conséquences « négatives » au-delà d'une augmentation de la température moyenne mondiale supérieure à 2 ou 3 degrés par rapport à son niveau de 1990, une aggravation des impacts, notamment du fait de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des évènements météorologiques extrêmes, et une perte de notre capacité d'adaptation aux changements climatiques au fur et à mesure de la hausse de la température mondiale.
C'est dans ce contexte que le dernier groupe de travail du Giec, le Groupe III, qui a pour mission d'évaluer les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques, doit valider et publier son propre Résumé.
Un élargissement du contexte de l'atténuation des changements climatiques
Réorganisé par le Giec en 1992, notamment à l'occasion de la Convention de Rio, le Groupe III a répondu dans son 2nd rapport à la nouvelle mission qui lui a été confiée : aborder les aspects socio-économiques de l'évolution du climat du point de vue de l'adaptation et de la mitigation. Lors de la préparation du 3e rapport, le groupe fut chargé d'évaluer les aspects à la fois scientifiques, techniques, écologiques et socio-économiques des mesures d'atténuation des changements climatiques. Le groupe, dont la mission est restée la même pour le 4e rapport, doit non seulement mettre à jour les informations présentées dans son rapport précédent, mais aussi travailler à partir des informations contenues dans certains rapports spécifiques du Giec : aviation et atmosphère, questions méthodologiques et technologiques en matière de transfert de technologie, scénarios d'émissions, utilisation des terres, captage et stockage du carbone...
13 chapitres pour relever le défi de l'atténuation
Ce nouveau rapport présentera aux décideurs les différentes options possibles de réduction d'émissions dans les principaux secteurs économiques, à court, moyen et long termes, et précisera leurs impacts et leurs coûts. Il abordera en outre des sujets transversaux comme les synergies, les bénéfices possibles, les conditions de mise en œuvre de ces options, et le rôle de la recherche...
Conformément au mandat confié à ce groupe, ce nouveau rapport continuera à placer explicitement l'atténuation des changements climatiques dans un contexte plus large de développement, d'équité et de durabilité. http://www.effet-de-serre.gouv.fr/groupe_d...ail_iii_du_giec
Après un quatrième bilan des aspects physiques du changement climatique, des impacts du réchauffement et des moyens d'adaptation, le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (Giec) et son groupe de travail III approuvera prochainement le Résumé à l'intention des décideurs de son rapport intitulé : « Bilan 2007 des changements climatiques : mesures d'atténuation ». Réunis cette fois-ci à Bangkok en Thaïlande, du 30 avril au 3 mai, plusieurs centaines d'experts du monde entier désignés par leur gouvernement se regrouperont pour finaliser ce bilan en vue d'une contribution au quatrième rapport d'évaluation du Giec.
Les réponses possibles afin de limiter le réchauffement et les impacts du changement climatique
Le rapport du Groupe I a confirmé la responsabilité des activités humaines dans le réchauffement climatique avec une probabilité supérieure à 90% mais aussi précisé l'ordre de grandeur du réchauffement à venir (la température moyenne annuelle du globe s'élèvera d'ici 2100 de 1,1°C à 6,4°C). Le rapport du Groupe II, quant à lui, a anticipé sur les impacts du changement climatique non seulement environnementaux, mais aussi économiques et sociaux à venir : des conséquences « négatives » au-delà d'une augmentation de la température moyenne mondiale supérieure à 2 ou 3 degrés par rapport à son niveau de 1990, une aggravation des impacts, notamment du fait de l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des évènements météorologiques extrêmes, et une perte de notre capacité d'adaptation aux changements climatiques au fur et à mesure de la hausse de la température mondiale.
C'est dans ce contexte que le dernier groupe de travail du Giec, le Groupe III, qui a pour mission d'évaluer les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques, doit valider et publier son propre Résumé.
Un élargissement du contexte de l'atténuation des changements climatiques
Réorganisé par le Giec en 1992, notamment à l'occasion de la Convention de Rio, le Groupe III a répondu dans son 2nd rapport à la nouvelle mission qui lui a été confiée : aborder les aspects socio-économiques de l'évolution du climat du point de vue de l'adaptation et de la mitigation. Lors de la préparation du 3e rapport, le groupe fut chargé d'évaluer les aspects à la fois scientifiques, techniques, écologiques et socio-économiques des mesures d'atténuation des changements climatiques. Le groupe, dont la mission est restée la même pour le 4e rapport, doit non seulement mettre à jour les informations présentées dans son rapport précédent, mais aussi travailler à partir des informations contenues dans certains rapports spécifiques du Giec : aviation et atmosphère, questions méthodologiques et technologiques en matière de transfert de technologie, scénarios d'émissions, utilisation des terres, captage et stockage du carbone...
13 chapitres pour relever le défi de l'atténuation
Ce nouveau rapport présentera aux décideurs les différentes options possibles de réduction d'émissions dans les principaux secteurs économiques, à court, moyen et long termes, et précisera leurs impacts et leurs coûts. Il abordera en outre des sujets transversaux comme les synergies, les bénéfices possibles, les conditions de mise en œuvre de ces options, et le rôle de la recherche...
Conformément au mandat confié à ce groupe, ce nouveau rapport continuera à placer explicitement l'atténuation des changements climatiques dans un contexte plus large de développement, d'équité et de durabilité. http://www.effet-de-serre.gouv.fr/groupe_d...ail_iii_du_giec
Que faire pour atténuer le réchauffement ? Quelles solutions durables et équitables ?
Citation (Stéphane Foucart @ LeMonde.fr)
L'épandange de fer dans l'océan ne favoriserait pas l'absorption de CO2 par le plancton
Ce n'est, sans doute, pas un hasard. A l'approche de la réunion du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), qui doit s'ouvrir, le 30 avril, à Bangkok (Thaïlande), la revue Nature a publié, jeudi 26 avril, des travaux disqualifiant les techniques visant à atténuer le changement climatique par "fertilisation" artificielle des océans. Or le troisième et dernier volet du rapport 2007 que s'apprêtent à discuter les experts du GIEC concerne, précisément, les mesures techniques d'atténuation du réchauffement - dont pourrait faire partie la "fertilisation" océanique. (...)
Cette "inefficacité" est, en partie au moins, à attribuer aux différentes formes chimiques de fer mises à disposition du phytoplancton. "Ce qu'on utilise lors des expériences de fertilisation est généralement du sulfate de fer, explique Stéphane Blain (Laboratoire d'océanographie et de biogéochimie, CNRS-université de la Méditerranée), principal auteur de ces travaux. Les formes naturelles, encore mal connues, sont beaucoup plus complexes et peuvent, par exemple, être liées à des molécules organiques. En outre, d'autres nutriments interviennent dans la floraison du phytoplancton, ajoute M. Blain, en particulier des nitrates, des phosphates et des silicates qu'il est impossible d'apporter artificiellement en raison des quantités considérables qu'ils représentent."
Autre reproche adressé au procédé : "Nous ne connaissons pas ses effets secondaires, poursuit le chercheur. Les tenants de ces procédés assurent que ces effets sont nuls puisque l'ajout de fer ne ferait qu'imiter la nature... Or on voit bien, avec ces travaux, que, dans ce domaine au moins, on a beaucoup de mal à imiter la nature." (...)
Même si elle se révélait efficace, la fertilisation pourrait ainsi susciter des scénarios inattendus. Par exemple, certains scientifiques redoutent que l'accumulation de biomasse au fond des océans ne favorise des processus appauvrissant les eaux profondes en oxygène. Ce qui aiderait au développement de bactéries capables de dégrader les nitrates en émettant d'importantes quantités de protoxyde d'azote (N2O). Celui-ci se dégagerait, in fine, dans l'atmosphère, où il aurait de fâcheuses conséquences. Il s'agit, en effet, d'un gaz dont l'effet de serre est bien plus puissant que celui du CO2...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-864064,0.html
Rérérences : Only mother nature knows how to fertilize the oceanCe n'est, sans doute, pas un hasard. A l'approche de la réunion du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), qui doit s'ouvrir, le 30 avril, à Bangkok (Thaïlande), la revue Nature a publié, jeudi 26 avril, des travaux disqualifiant les techniques visant à atténuer le changement climatique par "fertilisation" artificielle des océans. Or le troisième et dernier volet du rapport 2007 que s'apprêtent à discuter les experts du GIEC concerne, précisément, les mesures techniques d'atténuation du réchauffement - dont pourrait faire partie la "fertilisation" océanique. (...)
Cette "inefficacité" est, en partie au moins, à attribuer aux différentes formes chimiques de fer mises à disposition du phytoplancton. "Ce qu'on utilise lors des expériences de fertilisation est généralement du sulfate de fer, explique Stéphane Blain (Laboratoire d'océanographie et de biogéochimie, CNRS-université de la Méditerranée), principal auteur de ces travaux. Les formes naturelles, encore mal connues, sont beaucoup plus complexes et peuvent, par exemple, être liées à des molécules organiques. En outre, d'autres nutriments interviennent dans la floraison du phytoplancton, ajoute M. Blain, en particulier des nitrates, des phosphates et des silicates qu'il est impossible d'apporter artificiellement en raison des quantités considérables qu'ils représentent."
Autre reproche adressé au procédé : "Nous ne connaissons pas ses effets secondaires, poursuit le chercheur. Les tenants de ces procédés assurent que ces effets sont nuls puisque l'ajout de fer ne ferait qu'imiter la nature... Or on voit bien, avec ces travaux, que, dans ce domaine au moins, on a beaucoup de mal à imiter la nature." (...)
Même si elle se révélait efficace, la fertilisation pourrait ainsi susciter des scénarios inattendus. Par exemple, certains scientifiques redoutent que l'accumulation de biomasse au fond des océans ne favorise des processus appauvrissant les eaux profondes en oxygène. Ce qui aiderait au développement de bactéries capables de dégrader les nitrates en émettant d'importantes quantités de protoxyde d'azote (N2O). Celui-ci se dégagerait, in fine, dans l'atmosphère, où il aurait de fâcheuses conséquences. Il s'agit, en effet, d'un gaz dont l'effet de serre est bien plus puissant que celui du CO2...
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-864064,0.html
http://www.nature.com/news/2007/070423/full/070423-8.html
Effect of natural iron fertilization on carbon sequestration in the Southern Ocean
Blain et al, Nature 446, 1070-1074 (26 April 2007)
http://www.nature.com/nature/journal/v446/...ature05700.html
Citation
La Chine en passe de devenir le premier émetteur de gaz à effet de serre
La Chine devrait bientôt passer devant les Etats-Unis et devenir le premier émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, et ce plus tôt que prévu, en raison de la rapidité de sa croissance économique, selon des responsables de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) cités par le Financial Times. (...)
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-864064,0.html
La Chine devrait bientôt passer devant les Etats-Unis et devenir le premier émetteur de gaz à effet de serre dans le monde, et ce plus tôt que prévu, en raison de la rapidité de sa croissance économique, selon des responsables de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) cités par le Financial Times. (...)
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...1-864064,0.html
