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Version complète : Les cyclones de l'Atlantique Nord depuis 1760
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Gallad
Une étude sur les cyclones de l'Atlantique Nord, publiée en juin dans Nature, montre que la fréquence des gros cyclones de l'Atlantique nord a diminué depuis les années 1760, jusqu'à des valeurs anormalement basses dans les années 1970 et 1980. La tendance à la hausse depuis 1995 apparaît alors comme un retour à la normale, et non une réponse directe à l'augmentation de la température de la surface des mers.


*********************

Nature 447, 698-701 (7 June 2007)

Low Atlantic hurricane activity in the 1970s and 1980s compared to the past 270 years

(Johan Nyberg, Björn A. Malmgren, Amos Winter, Mark R. Jury, K. Halimeda Kilbourne & Terrence M. Quinn)


Hurricane activity in the North Atlantic Ocean has increased significantly since 1995. This trend has been attributed to both anthropogenically induced climate change and natural variability, but the primary cause remains uncertain. Changes in the frequency and intensity of hurricanes in the past can provide insights into the factors that influence hurricane activity, but reliable observations of hurricane activity in the North Atlantic only cover the past few decades. Here we construct a record of the frequency of major Atlantic hurricanes over the past 270 years using proxy records of vertical wind shear and sea surface temperature (the main controls on the formation of major hurricanes in this region, from corals and a marine sediment core.

The record indicates that the average frequency of major hurricanes decreased gradually from the 1760s until the early 1990s, reaching anomalously low values during the 1970s and 1980s. Furthermore, the phase of enhanced hurricane activity since 1995 is not unusual compared to other periods of high hurricane activity in the record and thus appears to represent a recovery to normal hurricane activity, rather than a direct response to increasing sea surface temperature.

Comparison of the record with a reconstruction of vertical wind shear indicates that variability in this parameter primarily controlled the frequency of major hurricanes in the Atlantic over the past 270 years, suggesting that changes in the magnitude of vertical wind shear will have a significant influence on future hurricane activity.

http://www.nature.com/nature/journal/v447/...ature05895.html
Damien49
Si vous voulez la traduction de l'article, même approximative : http://www.google.fr/language_tools?hl=fr
J'dis ça Gallad, c'est au cas où tu voudrais plus d'impact, car les articles en anglais en rebute plus d'un ici sur infoclimat, dont moi mais pas que.

Sinon, impossible de savoir si l'augmentation des cyclones dernierenement est lié ou non au réchauffement climatique et d'ailleurs il serait bien mal-aisé de l'affirmer, compte tenu du fait que ce réchauffement est aujourd'hui en 2007 encore très léger. Mais, on ne peut nier le fait que Si le réchauffement persiste dans les milieux tropicaux notamment, alors on peut craindre une augmentation de la force des cyclones (pas forcément leur récurence) car un cyclone, et c'est une évidence, est directement dépendant de la température de surface des mers et océans. C'est beaucoup plus facile à prévoir qu'une perturbation barocline qui dépend elle de beaucoup d'autres facteurs en revanche et est beaucoup plus difficile à coréler avec le réchauffement climatique. Mais les cyclones tropicaux avec le réchauffement climatique, c'est beaucoup plus facile de trouver une relation de cause à effet.

On avait déjà pas mal de fois discuter de tout ça il me semble dans le forum. Le rôle de la tropopause par exemple est également à prendre en compte. Si quelqu'un retrouve les liens.
miniTAX
Citation (Damien49 @ 6/07/2007 - 14:50) *
Si le réchauffement persiste dans les milieux tropicaux notamment, alors on peut craindre une augmentation de la force des cyclones (pas forcément leur récurence) car un cyclone, et c'est une évidence, est directement dépendant de la température de surface des mers et océans. C'est beaucoup plus facile à prévoir qu'une perturbation barocline qui dépend elle de beaucoup d'autres facteurs en revanche et est beaucoup plus difficile à coréler avec le réchauffement climatique.

Un cyclone n'est pas seulement "directement dépendant de la température de surface des océans". Ca dépend la différence SST-température troposphère (qui n'augmente pas forcément avec un RC), de la lattitude (force de coriolis), du vent de cisaillement, de l'humidité... voire même des nuages de poussières selon certains.
Et un cyclone, c'est aussi une sorte de soupage géante qui renvoie vers la haute atmosphère une quantité phénoménale de chaleur en excès (1 seconde d'activité d'un cyclone moyen correspond à l'énergie de 10 bombes d'Hiroshima !) => la relation cyclone-SST n'est pas à sens unique mais couplée => plus de cyclone implique moins de SST (pour schématiser).
C'est donc une affaire effroyablement complexe et malgré les budgets énormes d'étude, rien que pour le bassin Atlantique, on se plante toujours à les prévoir, même à 6 mois d'échéance, cf par exemple les échecs lamentables des prévisions des saisons 2005 et 2006.

Pour l'instant, rien ne permet de corréler cyclones et réchauffement climatique, dixit la WMO 2007 ! Il y a par contre une corrélation beaucoup plus claire avec les oscillations océaniques, notamment l'ENSO (el Nino fort => peu de cyclone, El Nina forte => beaucoup de cyclones).
Damien49
Oui je suis d'accord sur l'ensemble de ton message. Ce que je voulais faire ressortir de mon message c'est que c'était quand même plus évident qu'avec les perturbations baroclines, où là peu de scientifiques se risquent à la corélation. Même si les criteres de naissance d'un cyclone restent complexes, ils le sont cependant moins que pour ses petites soeurs des milieux tempérés. Ce n'est qu'une question de temps, de recherche et de moyen pour qu'on arrive à prévoir efficacement quelles seront les conséquences d'un réchauffement du climat sur les cyclones - selon moi.

Concernant les oscillations océaniques, c'est normal puisque cela influe directement sur la nature du courant océanique. Hors le moteur des cyclones, c'est bien la température de surface de l'eau. CQFD. Il serait peut être dans ce cas intéréssant de chercher à comprendre comment une augmentation globale de la température dans la troposphère influe sur les oscillations océaniques. Je ne sais pas, je me pose la question.

Citation
C'est donc une affaire effroyablement complexe et malgré les budgets énormes d'étude, rien que pour le bassin Atlantique, on se plante toujours à les prévoir, même à 6 mois d'échéance, cf par exemple les échecs lamentables des prévisions des saisons 2005 et 2006.


Là par contre, pas trop d'accord pour faire la comparaison. Prévoir la saison cyclonique à venir et prévoir les conséquences des cyclones avec le réchauffement climatique, ce sont tout de même 2 choses bien différentes. Ce n'est ni le même métier, ni la même problématique, ni les mêmes criteres de recherche, ni ni etc...
Alain Coustou
Citation (Damien49 @ 6/07/2007 - 17:58) *
Prévoir la saison cyclonique à venir et prévoir les conséquences des cyclones avec le réchauffement climatique, ce sont tout de même 2 choses bien différentes. Ce n'est ni le même métier, ni la même problématique, ni les mêmes criteres de recherche, ni ni etc...

Tout à fait d'accord. Tenter de prévoir une saison cyclonique particulière s'apparente à de la prévision météo, car elle dépend de variables non climatiques: poussières, courants (Nina et Nino), etc. Par contre la tendance longue est sans doute à coréler avec la tendance d'évolution climatique. Si le réchauffement s'emballe, comme je le crains, au cours des prochaines décennies, on pourrait bien en avoir la démonstration tardive, mais hélas irréfutable...

Alain
Gallad
Citation (Alain Coustou @ 8/07/2007 - 00:22) *
Par contre la tendance longue est sans doute à coréler avec la tendance d'évolution climatique. Si le réchauffement s'emballe, comme je le crains, au cours des prochaines décennies, on pourrait bien en avoir la démonstration tardive, mais hélas irréfutable...

Alain


L'objet de l'étude présentée ici porte justement sur une tendance longue (270 ans, soit depuis les années 1730).
La fréquence des cyclones en Atlantique nord a baissé sur plus 2 siècles (1760 à 1990 environ), alors qu'il y avait réchauffement global.

Le moins que l'on puisse en conclure, c'est que le réchauffement global n'augmente pas forcément cette fréquence à moyen terme.
grecale2b
Citation (Gallad @ 8/07/2007 - 17:42) *
L'objet de l'étude présentée ici porte justement sur une tendance longue (270 ans, soit depuis les années 1730).
La fréquence des cyclones en Atlantique nord a baissé sur plus 2 siècles (1760 à 1990 environ), alors qu'il y avait réchauffement global.

Le moins que l'on puisse en conclure, c'est que le réchauffement global n'augmente pas forcément cette fréquence à moyen terme.

le moins que l'on puisse en conclure, c'est justement qu'on ne peut rien en conclure...

ce qu'il faudrait voir, c'est comment la sst evolue comparativement à la t° en altitude. ce qu'il faudrait voir, c'est comment le positionnement de certains centres d'actions au cours des décennies a pu ou non favoriser le développement de cyclones. ce qu'il faudrait voir c'est si il n'y avait pas trop de poussières en altitude. ce qu'il faudrait savoir, c'est si au XVIIIème et au XIXème siècles, on savait ce qu'il se passait au milieu des océans... (y'avait pas de satellites, que je sache, alors comment peut-on savoir s'il n'y avait pas des cyclones qui restaient loin des terres, et donc qui n'ont pas été recensés?).
Damien49
Citation
le moins que l'on puisse en conclure, c'est justement qu'on ne peut rien en conclure...


En effet. Très bonne réponse. D'autant que Gallad nous fait souvent la remarque de ne pas tirer de conclusion trop hâtive ou de simplifier les choses (à moins que ce soit Minitax). Je vous laisse tirer les conclusions de la rhétorique.
meteor
Citation (Damien49 @ 8/07/2007 - 20:22) *
En effet. Très bonne réponse. D'autant que Gallad nous fait souvent la remarque de ne pas tirer de conclusion trop hâtive ou de simplifier les choses (à moins que ce soit Minitax). Je vous laisse tirer les conclusions de la rhétorique.


Oui pas de conclusion sans bonne analyse de l'étude en question.

Puisque j'ai la chance d'avoir cette étude sous les yeux et bien que ne prétendant pas en avoir fait une bonne analyse, les graphes présents sur une des figures m'interpellent.
En effet il apparait que non seulement on peut trouver trace des cyclones et quantifier leur puissance mais on est capable de quantifier la force du "wind shear" ou vent de cisaillement.
Je suis un peu étonné mais c'est comme çà.

Ceci dit j'en reviens à ce qui m'interpelle.

La puissance des cyclones parait très bien corrélée dans l'étude en question, pour l'avant 1980's, à la vitesse du "wind shear".
En particulier cette dernière a été très importante entre les 70's et les 80's.
Actuellement elle est presque du même ordre mais un tout petit peu plus basse que pendant ces années.
Mais elle est bien plus élevée que de 1730 à 1970.
Malgré ce point on relève une forte fréquence des cyclones majeurs à partir des 90's.

Pour résumé la fréquence des cyclone majeurs semble la même qu'avant les 70's et ce malgré une SST plus forte de 0.5°C environ, mais avec une vitesse de wind shear bien supérieure.

C'est donc bien ce dernier point qui semble fondamental: la puissance des cyclones s'accroît actellement malgré un wind shear fort.
Elle suit assez bien, depuis 15-20 ans environ, les SST tropicales.

Mais attention, comme je le disais plus haut, la vitesse du wind shear semble piquer légèrement du nez actuellement.
Il semble possible, et même probable, qu'avec un wind shear des années 1730-1970 et les SST actuelles on aurait une augmentation sensible de la fréquence et de la puissance des cyclones majeurs.
Gallad
Citation (grecale2b @ 8/07/2007 - 18:05) *
le moins que l'on puisse en conclure, c'est justement qu'on ne peut rien en conclure...

ce qu'il faudrait voir, c'est comment la sst evolue comparativement à la t° en altitude. ce qu'il faudrait voir, c'est comment le positionnement de certains centres d'actions au cours des décennies a pu ou non favoriser le développement de cyclones. ce qu'il faudrait voir c'est si il n'y avait pas trop de poussières en altitude. ce qu'il faudrait savoir, c'est si au XVIIIème et au XIXème siècles, on savait ce qu'il se passait au milieu des océans... (y'avait pas de satellites, que je sache, alors comment peut-on savoir s'il n'y avait pas des cyclones qui restaient loin des terres, et donc qui n'ont pas été recensés?).


C'est bien, certains deviennent sceptiques. smile.gif

Sinon, pour ceux qui préfèrent le Français, voilà un des très rares articles de presse sur le sujet, qui semble fidèle et apporte quelques compléments (trouvé sur un site antillais):


*********************
La recrudescence des cyclones dans les Caraïbes serait normale (06/07)

D'après certains spécialistes qui ont reconstitué l’histoire des tempêtes sur les Caraïbes depuis 270 ans , l’augmentation des ouragans violents sur l’Atlantique depuis une dizaine d’années serait ‘’normale’’.

Depuis 1995, de plus en plus de tempêtes tropicales se transforment en ouragans sur l’océan Atlantique Nord. La saison exceptionnelle de l’année 2005, marquée par les passages de Katrina ou de Rita, a relancé le débat sur les relations entre le réchauffement climatique et l’intensification des ouragans. Cependant, la tendance observée depuis une bonne décennie est peut-être plus un retour à la normale après une période d’accalmie que la traduction des changements climatiques, selon des chercheurs.


Faute de disposer de registres antérieurs à 1950 sur la fréquence des ouragans sur l’Atlantique, l’équipe de Johan Nyberg (Geological Survey, Uppsala, Suède) a foré des échantillons de coraux dans le nord des Caraïbes pour reconstituer un historique des tempêtes. Les chercheurs se sont concentrés sur deux facteurs majeurs de la formation des ouragans : les températures à la surface de l’océan et les cisaillements verticaux du vent. Ces cisaillements se produisent lorsque les vents qui soufflent à différentes altitudes n’ont pas la même force ni la même orientation. De forts cisaillements verticaux freinent ou empêchent la formation d’un ouragan.


Sachant que la densité des coraux dépend des précipitations, qui elles-mêmes sont liées à la force des cisaillements du vent, Nyberg et ses collègues ont pu reconstituer la fréquence des ouragans depuis 270 ans. Vers 1730 les ouragans violents étaient très fréquents et leur nombre a progressivement décru à partir des années 1760, expliquent les chercheurs dans la revue Nature, atteignant un niveau très bas dans les années 1970 et 1980.


Ces années auraient-elles été exceptionnellement calmes et les 15 dernières années ‘’normales’’ ? Il faudra beaucoup d’autres échantillons pour le prouver, estime James Elsner, (Florida State University, USA). Le nord des Caraïbes n’a peut-être pas toujours été le chemin favori des ouragans comme aujourd’hui, souligne le géographe, et l’étude d’un grand nombre de «paléo-stations» climatiques est nécessaire pour avoir une vision complète de ce passé climatique agité.

Source: Nature
grecale2b
Citation (Gallad @ 8/07/2007 - 21:17) *
C'est bien, certains deviennent sceptiques. smile.gif

heu... sceptique de quoi? pas du RC, en tout cas... shifty.gif
tu n'as pas du bien lire ma réponse.
Gallad
Citation (grecale2b @ 8/07/2007 - 21:05) *
heu... sceptique de quoi? pas du RC, en tout cas... shifty.gif
tu n'as pas du bien lire ma réponse.


Je note simplement que tes interrogations sur le XVIIIème et le XIXème siècle, tu ne manqueras pas de les reprendre pour l'avenir proche, sur les XXIème et XXIIèmes siècles.

James Elsner (cf fin de l'article de presse antillais que j'ai exposé plus haut) tente lui aussi de souligner des limites de l'étude:
"Le nord des Caraïbes n’a peut-être pas toujours été le chemin favori des ouragans comme aujourd’hui". Peut-être mais si c'est le cas, on aurait donc un autre chemin où l'activité sur des périodes entre 1760 et 1970 aurait été encore plus élevée.

Si c'est le cas, on devrait aussi en déduire que des changements climatiques étaient déjà importants il y a 100 ou 200 ans.
Gallad
Citation (meteor @ 8/07/2007 - 20:02) *
La puissance des cyclones parait très bien corrélée dans l'étude en question, pour l'avant 1980's, à la vitesse du "wind shear".
En particulier cette dernière a été très importante entre les 70's et les 80's.
Actuellement elle est presque du même ordre mais un tout petit peu plus basse que pendant ces années.
Mais elle est bien plus élevée que de 1730 à 1970.
Malgré ce point on relève une forte fréquence des cyclones majeurs à partir des 90's.

Pour résumé la fréquence des cyclone majeurs semble la même qu'avant les 70's et ce malgré une SST plus forte de 0.5°C environ, mais avec une vitesse de wind shear bien supérieure.

C'est donc bien ce dernier point qui semble fondamental: la puissance des cyclones s'accroît actellement malgré un wind shear fort.
Elle suit assez bien, depuis 15-20 ans environ, les SST tropicales.

Mais attention, comme je le disais plus haut, la vitesse du wind shear semble piquer légèrement du nez actuellement.
Il semble possible, et même probable, qu'avec un wind shear des années 1730-1970 et les SST actuelles on aurait une augmentation sensible de la fréquence et de la puissance des cyclones majeurs.


Tu alternes entre puissance et fréquence. L'étude porte-t'elle sur les deux ? Le résumé ne conclut que sur l'évolution de la fréquence.
Gallad
Pour se faire une idée des zones d'activité des cyclones de l'Atlantique nord (genèse, évolution, intensité), voilà un très intéressant fichier powerpoint, issu du site officiel US de la FEMA sur l'historique de 1886 à l'an 2000:

http://www.nhoem.state.nh.us/mitigation/Pr...ne1886_2000.ppt
Taille: 1.7 Mo

Il y a une carte par année. On peut voir par exemple le parcours du
cyclone MITCH en 1998, avec son intensité au cours du temps.

Si quelqu'un a une carte de synthèse montrant la densité de
probabilité de cyclone dans cette région, je suis preneur.
florent76
Citation (Gallad @ 9/07/2007 - 12:03) *
Pour se faire une idée des zones d'activité des cyclones de l'Atlantique nord (genèse, évolution, intensité), voilà un très intéressant fichier powerpoint, issu du site officiel US de la FEMA sur l'historique de 1886 à l'an 2000:

http://www.nhoem.state.nh.us/mitigation/Pr...ne1886_2000.ppt
Taille: 1.7 Mo

Il y a une carte par année. On peut voir par exemple le parcours du
cyclone MITCH en 1998, avec son intensité au cours du temps.

Si quelqu'un a une carte de synthèse montrant la densité de
probabilité de cyclone dans cette région, je suis preneur.

Merci pour l'info, mais je ne sais comment accéder à cet historique.

On tombe sur une page du site des secours de l'Etat du New-Hamphire.
Où doit-on cliquer ensuite ???


Florent.
meteor
Citation (Gallad @ 9/07/2007 - 11:46) *
Tu alternes entre puissance et fréquence. L'étude porte-t'elle sur les deux ? Le résumé ne conclut que sur l'évolution de la fréquence.


L'étude porte sur les variations de la fréquence des cyclones majeurs.
Elle a donc trait à la fréquence et donc à la puissance, forfaitaire, cumulée des cyclones principaux au cours d'une année.
Tout est lié d'ailleurs puisque si des cyclones de cat 4 passent en 5, ils voient bien leur puissance augmenter et passent alors en cyclones majeurs (si le seuil est bien à ce niveau), ce qui augmente alors la fréquence.
C'est pourquoi j'alterne entre les deux.
TreizeVents
Citation (meteor @ 9/07/2007 - 19:26) *
Tout est lié d'ailleurs puisque si des cyclones de cat 4 passent en 5, ils voient bien leur puissance augmenter et passent alors en cyclones majeurs (si le seuil est bien à ce niveau), ce qui augmente alors la fréquence.



Il faudrait revérifier car je n'en suis pas sûr à 100%, mais il me semble bien que le seuil pour classer un cyclone de majeur, c'est la catégorie 3 wink.gif
meteor
Citation (TreizeVents @ 9/07/2007 - 19:50) *
Il faudrait revérifier car je n'en suis pas sûr à 100%, mais il me semble bien que le seuil pour classer un cyclone de majeur, c'est la catégorie 3 wink.gif


voilà ce qui est dit dans l'étude:

A major hurricane is defined as a tropical cyclone with maximum sustained(1 minute) surface (measured 10m above the surface) winds of >=50m/s.

je ne sais pas à quelle cat çà appartient des vents > à 50 m/s pendant plus d'1 mn.
TreizeVents
C'est donc bien la catégorie 3 (vents compris entre 50 et 58 m/s) flowers.gif
meteor
Citation (TreizeVents @ 9/07/2007 - 19:59) *
C'est donc bien la catégorie 3 (vents compris entre 50 et 58 m/s) flowers.gif


ok merci.
Gallad
Citation (florent76 @ 9/07/2007 - 18:08) *
Merci pour l'info, mais je ne sais comment accéder à cet historique.

On tombe sur une page du site des secours de l'Etat du New-Hamphire.
Où doit-on cliquer ensuite ???
Florent.


C'est curieux, d'antant plus que l'Etat du New-Hamphire est en Nouvelle-Angleterre, une région peu affectée par les cyclones. biggrin.gif

Le lien doit être déjà ancien, je l'avais téléchargé il y a quelques mois et je ne l'ai pas réouvert, désolé.

Sinon, il y a d'autres sources, mais sans l'avantage de regrouper toutes les cartes:
http://weather.unisys.com/hurricane/atlantic/index.html (depuis 1851)

http://www.aoml.noaa.gov/hrd/hurdat/Track-Maps.html (depuis 1851)

http://www.nhc.noaa.gov/pastall.shtml (depuis 1958)

Bien que ce soit l'historique à long terme qui me semble probant pour discuter du changement climatique, j'extrais de ce dernier site les cartes des années 2005 (année record) et 2006 (année très calme) qui illustrent bien les écarts possibles d'une année sur l'autre:



Gallad
Citation (meteor @ 9/07/2007 - 18:26) *
L'étude porte sur les variations de la fréquence des cyclones majeurs.
Elle a donc trait à la fréquence et donc à la puissance, forfaitaire, cumulée des cyclones principaux au cours d'une année.
Tout est lié d'ailleurs puisque si des cyclones de cat 4 passent en 5, ils voient bien leur puissance augmenter et passent alors en cyclones majeurs (si le seuil est bien à ce niveau), ce qui augmente alors la fréquence.
C'est pourquoi j'alterne entre les deux.


En effet, le gain de puissance peut expliquer l'augmentation de la fréquence des cyclones majeurs détectés (ici ce serait donc plutôt un passage de la catégorie 2 à la catégorie 3, d'après les précisions de TreizeVents). Mais c'est une explication partielle seulement.

La fréquence des cyclones est aussi liée aux conditions d'amorçage du cyclone (cyclogénèse), et peut aussi augmenter indépendamment de la montée en puissance ultérieure. Avant d'accéder à la catégorie 3 et plus, encore faut-il qu'il y ait bien eu naissance du cyclone...

Or la formation d'un cyclone est à chaque fois une coincidence inouie de paramètres, ça relève du chaotique. Cf détail au paragraphe "Plusieurs paramètres sont nécessaires au processus de cyclogénèse..." sur:
http://www.meteo.nc/infos/FAQ_cyclone/a/tcfaqa.html

Ces paramètres ne sont pas tous nécessaires à la montée en puissance des cyclones. On doit donc bien séparer les conditions de la cyclogénèse et celles de la montée en puissance des cyclones déjà formés.

On ne peut donc pas interchanger fréquence et puissance. Ces 2 caractéristiques peuvent converger ou diverger au fil du temps, même si elles ne sont pas complètement indépendantes.
meteor
Citation (Gallad @ 12/07/2007 - 00:41) *
En effet, le gain de puissance peut expliquer l'augmentation de la fréquence des cyclones majeurs détectés (ici ce serait donc plutôt un passage de la catégorie 2 à la catégorie 3, d'après les précisions de TreizeVents). Mais c'est une explication partielle seulement.

La fréquence des cyclones est aussi liée aux conditions d'amorçage du cyclone (cyclogénèse), et peut aussi augmenter indépendamment de la montée en puissance ultérieure. Avant d'accéder à la catégorie 3 et plus, encore faut-il qu'il y ait bien eu naissance du cyclone...

Or la formation d'un cyclone est à chaque fois une coincidence inouie de paramètres, ça relève du chaotique. Cf détail au paragraphe "Plusieurs paramètres sont nécessaires au processus de cyclogénèse..." sur:
http://www.meteo.nc/infos/FAQ_cyclone/a/tcfaqa.html

Ces paramètres ne sont pas tous nécessaires à la montée en puissance des cyclones. On doit donc bien séparer les conditions de la cyclogénèse et celles de la montée en puissance des cyclones déjà formés.

On ne peut donc pas interchanger fréquence et puissance. Ces 2 caractéristiques peuvent converger ou diverger au fil du temps, même si elles ne sont pas complètement indépendantes.


ok, mais je n'ai rien interchangé.
Tu me demandais pourquoi j'alternais, j'ai répondu.

Je rajoute que lorsqu'un cyclone est formé sa puissance dépend fortement de la SST des zones traversées.

Mais il est évident aussi que s'il ne se forme pas on aura beau avoir des SST élevées....

L'étude paléo reste toutefois intéressante, car elle ajoute le paramètre "wind shear", bien corrélé, sur leurs courbes, à la fréquence des cyclones majeurs.
Ce n'est toutefois pas le seul paramètre qui influe sur leur génèse.

Mais j'aimerais bp entendre les spécialistes du site à ce sujet, car moi... sad.gif
Marot
Actualités sur les ouragans ou cyclones.

D'abord le consensus inquiétant du NOAA en date du 9 août, ça va souffler très fort :
Citation
NOAA is predicting a very high likelihood (85% chance) of an above-normal 2007 Atlantic hurricane season, a 10% chance of a near-normal season, and only a 5% chance of a below-normal season, according to a consensus of scientists at the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) Climate Prediction Center, National Hurricane Center, Hurricane Research Division, and Hydrometeorological Prediction Center.

Le constat du COAPS arrêté le 25 octobre, ça n'a vraiment pas soufflé :
Citation
Unless a dramatic and perhaps historical flurry of activity occurs in the next 11 weeks, 2007 will rank as a historically inactive TC year for the entire Northern Hemisphere.

Et la recension depuis 1970 :


Ah ces consensus !

Note : la baisse est de 28% pour le seul Atlantique nord. Il faut remonter à 1977 pour une activité moindre.
charles.muller
Citation (Marot @ 25/10/2007 - 07:28) *
Actualités sur les ouragans ou cyclones.
(...)
Ah ces consensus !

Note : la baisse est de 28% pour le seul Atlantique nord. Il faut remonter à 1977 pour une activité moindre.


Merci des infos. Je peux me tromper, mais je crois aussi me souvenir qu'en début d'année, en plein hiver chaud, Michael Mann prédisait lui aussi sur Real Climate une saison plutôt dantesque (avec la manière souvent agressive qui est la sienne dans les débats). Je verrais si je retrouve cela, pour la petite histoire. Sinon, il serait intéressant d'analyser ce qui n'a pas collé dans les facteurs prédictifs de la NOAA.

A-t-on des infos sur les autres bassins tropicaux ?
meteor
Citation (charles.muller @ 25/10/2007 - 11:09) *
Merci des infos. Je peux me tromper, mais je crois aussi me souvenir qu'en début d'année, en plein hiver chaud, Michael Mann prédisait lui aussi sur Real Climate une saison plutôt dantesque (avec la manière souvent agressive qui est la sienne dans les débats). Je verrais si je retrouve cela, pour la petite histoire. Sinon, il serait intéressant d'analyser ce qui n'a pas collé dans les facteurs prédictifs de la NOAA.

A-t-on des infos sur les autres bassins tropicaux ?



Ce que je vois qui cloche ce sont les prévisions pour les SST de la zone en question.
Ci-dessous les anomalies de SST de 2007/2005 et 2007/2006.
On constate que ces SST sont bien plus faibles en 2007 (année très faiblement cyclonique) par rapport à 2005 (année fortement cyclonique) je parle pour l'AN bien sûr.
Par rapport à 2006 c'est encore légèrement en dessous ou, disons, à peu près pareil.
Ceci concerne surtout la puissance des cyclones.
Pour leur fréquence je ne sais pas trop.
Ce qu'on peut constater c'est que les SST dans leur zone de naissance sont au contraire plus fortes.
Mais il faudrait l'avis des spécialistes de ce forum sur l'occurrence des conditions favorables aux naissances des tempêtes tropicales (ondes équatoriales, cisaillement, etc.)




d'une manière générale il est très difficile d'intéresser les gens de realclimate à des explications concernant la variabilité climatique ou concernant des phénomènes qui ne vont pas toujours dans le sens du réchauffement.

j'ai essayé récemment de les intéresser au pb du refroidissement de l'HS depuis 2003.

en vain et je le déplore évidemment.

et c'est vrai que Mann ne fait pas toujours dans la dentelle.
Gallad
Citation (meteor @ 25/10/2007 - 10:48) *
d'une manière générale il est très difficile d'intéresser les gens de realclimate à des explications concernant la variabilité climatique ou concernant des phénomènes qui ne vont pas toujours dans le sens du réchauffement.


Si c'est toi même qui le dit... biggrin.gif
Gallad
Citation (charles.muller @ 25/10/2007 - 10:09) *
A-t-on des infos sur les autres bassins tropicaux ?


ici, c'est l'évolution du nombre de cyclones en Chine du sud (région de l'île de Hainan)



http://www.worldclimatereport.com/index.ph...eme/hurricanes/
TreizeVents
Citation (Marot @ 25/10/2007 - 09:28) *
Et la recension depuis 1970 :



La légende n'est pas bien claire, mais il me semble que cette courbe ne représente pas l'évolution du nombre de phénomènes cycloniques par saison mais seulement l'énergie moyenne des phénomènes par saison. Auquel cas, une année avec deux cyclones de catégorie 3 va ainsi avoir un ACE moyen sensiblement plus élevé qu'une année avec deux cyclones de catégorie 5 et neuf cyclones de catégorie 1.

Voici l'évolution de cette intensité moyenne des cyclones depuis 1850 :



On enregistre une diminution assez lente depuis le pic des années 1960/1970, mais on reste cependant au dessus des seuils de la fin du XIXè et du début du XXè. Il est cependant bien précisé que les valeurs antérieures à 1870 sont totalement erronées car évaluées artificiellement, et que la fiabilité est également limitée en remontant dans le temps en raison du nombre de phénomènes, le plus souvent les petits qui font baisser la moyenne, qui auraient pu ne pas être recensés. On ne peut cependant pas conclure grand chose d'un tel graphique.

On peut par contre comparer les évolutions du nombre de phénomènes :







Et la durée moyenne de la saison cyclonique :

Gallad
Citation (TreizeVents @ 26/10/2007 - 12:15) *
La légende n'est pas bien claire, mais il me semble que cette courbe ne représente pas l'évolution du nombre de phénomènes cycloniques par saison mais seulement l'énergie moyenne des phénomènes par saison.


Il faut peut-être souligner que le graphique présenté par Marot concerne l'hémisphère nord et donc plusieurs bassins (Antilles, Chine, Inde...) et non seulement l'Atlantique nord.

La légende de ce graphique n'est pas claire ? c'est l'indice ACE dont il est facile de trouver la signification sur le web.

Les 3 derniers graphiques que tu présentes (tirés d'Excel) ne sont pas sourcées. Quelles en sont les références ?

Ces graphiques considèrent une période remontant à 1850 environ. La fiabilité des chiffres depuis 1970 ne fait pas de doute (ils sont issus de mesures précises), mais ceux remontant au XIXème siècle sont sans doute issus de reconstructions. Lesquelles ? C'est important pour se faire une idée sur les incertitudes. C'est vrai d'ailleurs aussi pour l'étude à l'origine de ce fil.
Marot
Citation (Gallad @ 26/10/2007 - 16:15) *
Il faut peut-être souligner que le graphique présenté par Marot concerne l'hémisphère nord et donc plusieurs bassins (Antilles, Chine, Inde...) et non seulement l'Atlantique nord.
La légende de ce graphique n'est pas claire ? c'est l'indice ACE dont il est facile de trouver la signification sur le web.

Le détail par grands bassins ci-dessous montre qu'il y a décroissance dans chacun d'eux :

Atlantique nord :

Pacifique ouest :

Pacifique est :


Pour l'indice ACE Accumulated cyclone energy, se reporter à wikipedia.
meteor
Citation (Marot @ 26/10/2007 - 17:01) *
Le détail par grands bassins ci-dessous montre qu'il y a décroissance dans chacun d'eux :


pour le dernier graphique oui.
pour le premier la tendance depuis 1970 me semble à la hausse.
Pour le deuxième c'est plus partagé.
TreizeVents
Citation (Gallad @ 26/10/2007 - 16:15) *
Il faut peut-être souligner que le graphique présenté par Marot concerne l'hémisphère nord et donc plusieurs bassins (Antilles, Chine, Inde...) et non seulement l'Atlantique nord.

La légende de ce graphique n'est pas claire ? c'est l'indice ACE dont il est facile de trouver la signification sur le web.

Les 3 derniers graphiques que tu présentes (tirés d'Excel) ne sont pas sourcées. Quelles en sont les références ?


J'avais pas fait attention que le graphique concernait tout l'hémisphère nord, et non pas seulement le bassin atlantique, et du coup je ne comprenais pas comment 1992 pouvait être aussi largement au dessus de 2005. Pour la légende de l'ACE il n'y a pas de souci, ce qui me posait problème sur le coup c'était de savoir si le graphique représentait un ACE moyen des phénomènes de toute la saison, ou l'ACE additionné de tous les phénomènes de cette saison. Je suppose dorénavant qu'il s'agit bien de l'ACE additionné pour les 3 bassins de l'hémisphère nord. Pour les graphiques, j'avais pas trop de temps de chercher, je les avais pris de cette page.



Citation (Marot @ 26/10/2007 - 17:01) *
Le détail par grands bassins ci-dessous montre qu'il y a décroissance dans chacun d'eux :


Ce n'est pas très net qu'il y a une tendance à la décroissance sur la période 1970/2007 sur le graphique de l'Atlantique nord huh.gif

Par contre il y a décroissance de l'ACE dans le pacifique (surtout est), ce n'est pas à contester.
Puisque l'on en est au sujet des typhons, bien que ce n'est pas réellement le cadre initial de ce topic, il y a une étude très intéressante de Kam-biu Liu, Caiming Shen & Kin-sheun Louie qui porte sur l'évolution du nombre d'atterissages de typhons dans la province de Guangdong (Chine) au cours du dernier millénaire, réalisée à partir des riches archives historiques chinoises.
L'étude n'est pas en accès libre sur internet (mais ceux qui veulent la consulter -c'est payant- peuvent le faire depuis cette page), mais l'abstract est intéressant pour cette phrase :

Citation
Remarkably, the two periods of most frequent typhoon strikes in Guangdong (AD 1660–1680, 1850–1880) coincide with two of the coldest and driest periods in northern and central China during the Little Ice Age


Sur la période d'étude qui remonte jusqu'en 975, les deux périodes les plus actives correspondent aux deux périodes climatiques les plus froides de la Chine centrale et du nord. Cela peut -avec précaution- nous amener donc à penser qu'on l'on aurait un rapport inversé entre l'activité cyclonique est Pacifique et les températures dans cette zone, et que la hausse des températures conduirait donc à une baisse du nombre de typhons. Cela reste bien entendu une piste de recherches.

D'une manière générale, je pense qu'il ne faut pas mettre dans le même panier les évolutions observées dans le Pacifique et l'Atlantique, car elles n'ont guère de points communs à mon gout. Cela ne vaudrait pas mieux que de mettre dans le même panier l'évolution des banquises arctiques et antarctiques. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi Marot tu as comparé les prévisions de la NOAA qui portent uniquement sur l'Atlantique nord avec ce qui était observé à l'échelle de tout l'hémisphère.
Marot
Pour mettre les points manquants sur les i :

Il s'agit de la décroissance CETTE ANNÉE qui contredit la prévision catastrophique de la NOAA rappelée dans le même post, ni plus ni moins.

Je n'ai rien dit en fait de moyennes, d'écarts ou de tendances.
TreizeVents
Citation (Marot @ 26/10/2007 - 18:04) *
Pour mettre les points manquants sur les i :

Il s'agit de la décroissance CETTE ANNÉE qui contredit la prévision catastrophique de la NOAA rappelée dans le même post, ni plus ni moins.

Je n'ai rien dit en fait de moyennes, d'écarts ou de tendances.



D'accord vu comme cela pas de souci (enfin, reste que cela me fait mal au coeur de parler de croissance ou de décroissance sur une seule année, cela donne quand même l'impression qu'on tire une conclusion en terme de tendance plus longue, mais bon ne jouont pas sur les mots).

Personnellement comme je l'ai dit ce qui me chagrinait juste c'était de parler de la prévision de la NOAA qui ne porte que sur l'Atlantique nord avec juste derrière pour comparer un graphique représentant une évolution au niveau de tout l'hémisphère alors qu'il est clair que les bassins pacifiques et atlantiques ont deux évolutions totalement différentes.
Cela ne change en rien que la prévision de la NOAA s'est avérée fausse. D'ailleurs, rappel, c'était une prévision exprimée en pourcentages (il y a 85% de chances que cette saison 2007 soit plus active que la normale) et pas une affirmation (la saison va être plus active que la normale), et je ne vois pas en quoi elle était "catastrophique". Pas besoin de faire de l'alarmisme ! biggrin.gif
charles.muller
Citation (Marot @ 26/10/2007 - 16:04) *
Pour mettre les points manquants sur les i :

Il s'agit de la décroissance CETTE ANNÉE qui contredit la prévision catastrophique de la NOAA rappelée dans le même post, ni plus ni moins.

Je n'ai rien dit en fait de moyennes, d'écarts ou de tendances.


Oui, merci de ces nouveaux graphiques (je n'avais pas non plus pris garde au fait que c'était tout l'HN... mais du coup je ne comprends pas très bien, cela signifie-t-il que les bassins sud des océans tropicaux ne font pas partie des stats?).

Il faut rappeler au passage que les cyclones Atlantique sont très médiatisés car ils touchent les Etats-Unis, mais qu'ils ne représentent que 10 à 15% des cyclones selon les années. Si l'on raisonne en terme de tendance globale, le premier schéma est donc plus parlant pour l'HN puisqu'il intègre tous les bassins : on voit une claire croissance de l'ACE jusqu'en 1992, un déclin depuis.
TreizeVents
Citation (charles.muller @ 26/10/2007 - 20:13) *
cela signifie-t-il que les bassins sud des océans tropicaux ne font pas partie des stats?


Oui seuls les bassins de l'hémisphère nord sont pris en compte dans ce graphique. Je n'ai pas trouvé de graphique pour les bassins de l'hémisphère sud, mais selon ce document si l'on a une nette augmentation de l'ACE dans l'Atlantique nord et une nette diminution de l'ACE dans le Pacifique nord est, dans tous les autres bassins (donc notamment ceux de l'hémisphère sud) on n'a pas de trend significatif. Il faut cependant noter que cette étude s'arrêtait à 2005, même si je ne pense pas qu'en deux ans on ait nettement inversé les tendances il vaut mieux le rappeller.
Gallad
Citation (TreizeVents @ 26/10/2007 - 18:30) *
D'accord vu comme cela pas de souci (enfin, reste que cela me fait mal au coeur de parler de croissance ou de décroissance sur une seule année, cela donne quand même l'impression qu'on tire une conclusion en terme de tendance plus longue, mais bon ne jouont pas sur les mots).


A mon sens aussi, cette discussion ne devrait en principe pas atterrir dans le forum "évolution du climat", parce que l'évolution du climat ne tient pas à une seule année, ni même à quelques années. Mais comme c'est le jeu favori des alarmistes de saisir toute anomalie élevée pour faire tourner leurs moulins (typiquement, Katrina en 2005), ça se justifie finalement bien, histoire de montrer ce que donne la réalité au regard de leurs prédications.

Citation
Cela ne change en rien que la prévision de la NOAA s'est avérée fausse. D'ailleurs, rappel, c'était une prévision exprimée en pourcentages (il y a 85% de chances que cette saison 2007 soit plus active que la normale) et pas une affirmation (la saison va être plus active que la normale), et je ne vois pas en quoi elle était "catastrophique". Pas besoin de faire de l'alarmisme ! biggrin.gif


Marot n'a pas dit que la prévision était "catastrophique", mais qu'elle s'est avérée mal estimée.

Que la NOAA ou d'autres puissent faire actuellement des prévisions peu fiables n'est pas la question: personne n'a dit que c'était facile. Le problème est plutôt chez ceux qui récupèrent ce genre d'annonces dans leurs discours alarmistes.

La NOAA avait évidemment une porte de sortie: 5% annoncé de chances d'être en-dessous de la normale en 2007, soit une chance sur 20.

Or la NOAA et les autres avait également annoncé avant la saison 2006 une faible probabilité d'être en-dessous de la normale...Et pourtant 2006 avait été aussi en-dessous de la normale.


***************************
Les cyclones s'annoncent en nombre pour cet été
Le spectre de Katrina revient. Les climatologues américains prévoient 17 ouragans sur l'Atlantique pour 2006. Et évaluent à 98% de chances que l'un d'entre eux frappent les Etats-Unis.

par Denis DELBECQ
LIBERATION.FR : mardi 04 avril 2006

Ça va secouer. La cuvée cyclonique de 2006 dans l'Atlantique promet d'être active (1), ont averti des climatologues américains. Comme chaque année, des spécialistes de la prévision à l'université du Colorado, conduits par le climatologue William Gray, publient leur augure au début du printemps. Ils estiment cette année que l'Atlantique devrait connaître un total de 17 tempêtes tropicales, dont 9 cyclones. Cinq devraient se hisser en catégorie 3, 4 ou 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson. Des chiffres très en-deçà de la saison 2005, qui a battu tous les records avec 26 tempêtes tropicales (dont 14 ouragans, la moitié qualifiée de «majeurs»), mais qui restent supérieurs à la moyenne.

Selon l'étude de l'équipe de William Gray, il y a 98% de probabilité que les Etats-Unis soient frappés au cours de la saison – qui démarre officiellement le 1er juin pour s'achever le 30 novembre. Une quasi-certitude pour ces prévisionnistes qui évaluent à 81% le risque d'un cyclone de catégorie supérieure ou égale à 3 sur les côtes américaines. [b]Des prévisions à prendre avec des pincettes: l'an dernier, à la même période, William Gray avait annoncé quinze tempêtes tropicales pour la saison 2005…
**************************


Je ne sais pas quelle était en 2006 la prévision annoncée d'être en-dessous de la normale, mais admettons pour l'explication qu'elle ait été aussi de 5%. Si on retient cett hypothèse, la qualité des prévisions sur les 2 années a donc été de 0.05*0.05= 1/400. Ca commence à faire peu.

Ce qui renforce encore cette observation, c'est que la NOAA ne s'est pas trompée toute seule: ici les pronostics comparés de la NOAA et de 2 autres centres, au printemps 2007:
http://www.atl.ec.gc.ca/weather/hurricane/outlook2007_f.html

Ces modèles ne sont donc visiblement pas encore au point. C'est un bon exemple pour rappeler l'incongruité des formules du genre "les modèles montrent que". Les modèles ne montrent rien du tout, tant qu'on est pas passé par la case Réalité à un moment ou à un autre.

C'est uniquement la réalité qui montre a posteriori la validité des modèles. Ce n'est que lorsque certains modèles auront été ainsi validés qu'ils pourront ensuite prédire la réalité. Mais ce jalon n'est sans doute pas atteint ici, pour la modélisation des cyclones à moyen terme. Ca n'invalide pas en soi les modèles type GIEC sur l'évolution climatique à horizon 2100, mais on peut faire exactement les mêmes observations.
TreizeVents
Citation (Gallad @ 28/10/2007 - 10:18) *
A mon sens aussi, cette discussion ne devrait en principe pas atterrir dans le forum "évolution du climat", parce que l'évolution du climat ne tient pas à une seule année, ni même à quelques années. Mais comme c'est le jeu favori des alarmistes de saisir toute anomalie élevée pour faire tourner leurs moulins (typiquement, Katrina en 2005), ça se justifie finalement bien, histoire de montrer ce que donne la réalité au regard de leurs prédication


Cela se justifie dans la mesure où ici personne n'a parlé d'un phénomène particulier ou d'une année particulière mais uniquement de tendances à long terme. Personne, que ce soit moi ou météor ou un autre, n'est venu faire ici un exemple particulier de Katrina.


Citation
Marot n'a pas dit que la prévision était "catastrophique", mais qu'elle s'est avérée mal estimée.


Citation (Marot @ 26/10/2007 - 17:04) *
Il s'agit de la décroissance cette année qui contredit la prévision catastrophique de la NOAA rappelée dans le même post, ni plus ni moins.



Maintenant, personne ne contredit que la prévision de la NOAA s'est avérée totalement fausse, y compris celles des autres organismes puisqu'ils se basent sur les mêmes indices et les mêmes modèles. Il est évident qu'on est loin de comprendre tous les mécanismes, et qu'il y a encore des progrès à faire sur ce point.
Gallad
Citation (TreizeVents @ 28/10/2007 - 11:14) *
Maintenant, personne ne contredit que la prévision de la NOAA s'est avérée totalement fausse, y compris celles des autres organismes puisqu'ils se basent sur les mêmes indices et les mêmes modèles. Il est évident qu'on est loin de comprendre tous les mécanismes, et qu'il y a encore des progrès à faire sur ce point.


Si les organismes se basent peu ou prou sur les mêmes indices et les mêmes modèles, là encore ça réfute un lieu commun, celui que "la convergence des modèles" puisse accroître leur crédibilité.

Dans l'extrait de l'article de Libération que j'ai cité, on remarque que les prévisionnistes s'étaient planté aussi en 2005, cette fois en sous-estimant l'activité de la saison cyclonique. On pourrait bien continuer comme ça en remontant les années pour apprécier la fiabilité des modèles comparée à un modèle complètement aléatoire.

Mais encore une fois l'idée n'est pas de se moquer des scientifiques en question. Les modèles ne sont pas encore au point, c'est tout. Ceux-ci ont au moins le mérite d'être annoncés et vérifiables à brève échéance.

Ce qui est pénible, c'est plutôt ce qui se passe à l'échelon de la communication. Par exemple, quand Libération annonce avant-saison:

"Les cyclones s'annoncent en nombre pour cet été
Le spectre de Katrina revient."

...Vlan, lecteur, remet-toi en tête le spectre de Katrina. Ca, c'est une surcouche du média, pas des prévisionnistes.

Et le même journal aura-t'il eu la bonne idée de proposer quelques mois plus tard, en bon équilibre, un autre article, comme:

"Les cyclones ont été peu nombreux cet été.
Les prévisions sont encore perfectibles."

L'info, est-ce seulement les annonces plus ou moins fiables dans un style performatif ? N'est-ce pas aussi de temps à autre la réalité tangible ?

Bien sûr que non, nous n'aurons pas le droit de lire l'article qui rectifie "dans le mauvais sens". Le journaleux standard est d'ailleurs trop occupé à courir après de nouvelles "preuves", comme la fonte saisonnière de la banquise arctique.
Gallad
Citation (TreizeVents @ 26/10/2007 - 12:15) *
On peut par contre comparer les évolutions du nombre de phénomènes :







Et la durée moyenne de la saison cyclonique :



Ces graphes viennent d'un site perso qui donne lui-même sa source, et on peut remonter ainsi à:

http://weather.unisys.com/hurricane/atlantic/index.html

Cette base de données sur les cyclones conseille le document: "NOAA Technical Memorandum NWS NHC 22 "A Tropical Cyclone Data Tape for the North Atlantic Basin, 1886-1983: Contents, Limitations, and Uses", téléchargeable ici:
http://www.aoml.noaa.gov/general/lib/lib1/.../techmemo22.pdf

Je n'ai pas regardé ce document, mais plus rapidement cette page web qui discute des mesures de cyclones au XIXème siècle.
http://www.agu.org/eos_elec/000635e.php

Elle met bien en relief les incertitudes, en reprenant les données 1851-2000 sur l'Atlantique nord de la NOAA:

"Extreme caution must be exercised when interpreting information from these maps. Although storm track and intensity estimates are included for some storms, the potential for large errors in track location and storm intensity is high. A preponderance of evidence can lead to a more definitive estimation of track and/or intensity for some well-documented cases. For most storms, however, track and intensity estimates can be considered baseline approximations. While confidence bounds are not depicted for the tracks themselves, the intensity estimations provided in the current version of HHIT should be considered accurate to within ± 2 Saffir-Simpson categories, based on the minimum damage reports to imply hurricane strength."

Il y a donc une incertitude de ± 2 sur l'échelle de Saffir-Simpson.

Ca met donc en doute l'essentiel de la fiabilité des courbes Excel présentées (ce n'est pas un reproche personnel.)
Gallad
Ci-après l'évolution ACE des cyclones en Atlantique nord et Pacifique Est depuis des périodes fiables.

On voit que les 2 évolutions ne sont pas du tout en phase, elles tenderaient même à être en opposition de phase. Y a-t'il une explication éventuelle ?

Source des données:
http://en.wikipedia.org/wiki/Accumulated_Cyclone_Energy

Note: l'index ACE pour 2007 va encore évoluer en novembre, mais modérément (fin de saison). Il est donc inclus dans la courbe pour l'Atlantique nord.

williams
Citation (Gallad @ 30/10/2007 - 14:50) *
Ci-après l'évolution ACE des cyclones en Atlantique nord et Pacifique Est depuis des périodes fiables.

On voit que les 2 évolutions ne sont pas du tout en phase, elles tenderaient même à être en opposition de phase. Y a-t'il une explication éventuelle ?

Source des données:
http://en.wikipedia.org/wiki/Accumulated_Cyclone_Energy

Note: l'index ACE pour 2007 va encore évoluer en novembre, mais modérément (fin de saison). Il est donc inclus dans la courbe pour l'Atlantique nord.



Comme tu le dis l'évolutions ACE de l'Atlantique nord et Pacifique sont en opposition de phase suivant les courbes de ce graphique.

La seul chose dont je vois qui peus expliquer cela serait du ENSO (El Nino et La Nina) comme il a une influence des cyclones aussi bien sur le Pacifique que l'Atlantique.

Car lors d'El Nino il y a plus de cyclones dans l'Est du Pacifique mais moins dansl'Atantique nord a cause des precitations dans l'Atlantique.

Williams
Gallad
Citation (williams @ 30/10/2007 - 17:27) *
Comme tu le dis l'évolutions ACE de l'Atlantique nord et Pacifique sont en opposition de phase suivant les courbes de ce graphique.

La seul chose dont je vois qui peus expliquer cela serait du ENSO (El Nino et La Nina) comme il a une influence des cyclones aussi bien sur le Pacifique que l'Atlantique.

Car lors d'El Nino il y a plus de cyclones dans l'Est du Pacifique mais moins dansl'Atantique nord a cause des precitations dans l'Atlantique.

Williams


Les phénomènes El Nino/La Nina sont fréquemment cités pout expliquer l'activité de certains bassins cycloniques, mais je ne vois pas bien pourquoi. On peut voir l'évolution du Southern Oscillation index qui mesure El Nino (en Bleu) et La Nina (en rouge):



Il n'y a pas grand chose à voir avec les cyclones de l'Atlantique nord: observer les mois d'aout-septembre 2004 et 2005 (saisons exceptionnelles avec Ivan, Katrina, Rita, etc). Et visiblement rien à voir non plus avec les saisons 2006 et 2007, très calmes.

Sur un historique plus long, il est également difficile de voir une corrélation quelquonque:

eric80
Citation (Gallad @ 6/07/2007 - 09:23) *
Une étude sur les cyclones de l'Atlantique Nord, publiée en juin dans Nature, montre que la fréquence des gros cyclones de l'Atlantique nord a diminué depuis les années 1760, jusqu'à des valeurs anormalement basses dans les années 1970 et 1980. La tendance à la hausse depuis 1995 apparaît alors comme un retour à la normale, et non une réponse directe à l'augmentation de la température de la surface des mers.
*********************

Nature 447, 698-701 (7 June 2007)

Low Atlantic hurricane activity in the 1970s and 1980s compared to the past 270 years

(Johan Nyberg, Björn A. Malmgren, Amos Winter, Mark R. Jury, K. Halimeda Kilbourne & Terrence M. Quinn)
Hurricane activity in the North Atlantic Ocean has increased significantly since 1995. This trend has been attributed to both anthropogenically induced climate change and natural variability, but the primary cause remains uncertain. Changes in the frequency and intensity of hurricanes in the past can provide insights into the factors that influence hurricane activity, but reliable observations of hurricane activity in the North Atlantic only cover the past few decades. Here we construct a record of the frequency of major Atlantic hurricanes over the past 270 years using proxy records of vertical wind shear and sea surface temperature (the main controls on the formation of major hurricanes in this region, from corals and a marine sediment core.

The record indicates that the average frequency of major hurricanes decreased gradually from the 1760s until the early 1990s, reaching anomalously low values during the 1970s and 1980s. Furthermore, the phase of enhanced hurricane activity since 1995 is not unusual compared to other periods of high hurricane activity in the record and thus appears to represent a recovery to normal hurricane activity, rather than a direct response to increasing sea surface temperature.

Comparison of the record with a reconstruction of vertical wind shear indicates that variability in this parameter primarily controlled the frequency of major hurricanes in the Atlantic over the past 270 years, suggesting that changes in the magnitude of vertical wind shear will have a significant influence on future hurricane activity.

http://www.nature.com/nature/journal/v447/...ature05895.html


Sur quellle méthode de tempestologie se fondent-ils? les observations depuis 1760 ne peuvent apporter des renseignemants précis sur la fréquence des cyclones. On oublie ceux qui sont restés en mer, ceux qui ont frappé des zones inhabitées etc...
C'est donc justement depuis 1970 qu'on les repertorie mieux à l'aide des satellites.
En Chine, il y a par contre un millénaire de tradition et d'archives, plus de recul donc pour en tirer des conclusions.
En tous cas un article récent de pour le science apportait des méthodes précises de tempestologie et des résultats sur près de 4000 ans montrant il est vrai une relative accalmie actuelle des phénomènes les plus puissants (à côté desquels Katrina n'est rien).
charles.muller
Citation (eric80 @ 1/11/2007 - 22:56) *
Sur quellle méthode de tempestologie se fondent-ils? les observations depuis 1760 ne peuvent apporter des renseignemants précis sur la fréquence des cyclones. On oublie ceux qui sont restés en mer, ceux qui ont frappé des zones inhabitées etc...
(...)


C'est pour cela qu'ils n'utilisent pas des témoignages historiques, mais des proxies : analyse de luminescence des coraux et analyse de l'abondance des foraminifères planctoniques (Globigerina bulloides, datés au C14 et Pb210), qui reflètent directement ou indirectement la puissance des vents, l'importance des précipitations et les anomalies de SST (et cela en plusieurs points du bassin Atlantique tropical : baie de Cariaco, Iles Mona, Catalina, La Parguera). Comme toujours pour ce genre de reconstruction, les proxies sont d'abord calibrés sur la période où l'on a des observations fiables (assez anciennes dans l'Atlantique par rapport aux autres bassins), puis c'est reconstitué ensuite pour la période antérieure.
williams
Citation (Gallad @ 1/11/2007 - 20:49) *
Les phénomènes El Nino/La Nina sont fréquemment cités pout expliquer l'activité de certains bassins cycloniques, mais je ne vois pas bien pourquoi. On peut voir l'évolution du Southern Oscillation index qui mesure El Nino (en Bleu) et La Nina (en rouge):



Il n'y a pas grand chose à voir avec les cyclones de l'Atlantique nord: observer les mois d'aout-septembre 2004 et 2005 (saisons exceptionnelles avec Ivan, Katrina, Rita, etc). Et visiblement rien à voir non plus avec les saisons 2006 et 2007, très calmes.

Sur un historique plus long, il est également difficile de voir une corrélation quelquonque:



Tu te trompe sur le SOI qui est un index de l'atmosphère, calculé avec les pressions de Darwin (nord de l’Australie) et de Papeete (station de FAAA à Tahiti, gérée par Météo-France). Donc, lorsqu’il est négatif, c’est une phase El Niño et lorsqu’il est positif c’est une phase La Niña contrairement aux autres index.

Voir ici pour voir les index d'El Nino et La Nina : http://la.climatologie.free.fr/enso/enso-pdo2.htm#indexenso

Il est sur que dans le Pacifique l'ENSO n'est pas la seul cause du nombre de cyclone comme il y a le PDO, en partie le QBO, voir peut etre l'AAO qui a des liens justement avec l'ENSO.

Puis il est logique que El Nino face qu'il y a plus de cyclones dans l'Est du Pacifique comme la SST est plus chaude et inverse lors de La Nina. Mais certain phenomene peuvent parfois perturber la fomation des cyclones comme le QBO puisque quand les vents stratosphériques, du Q.B.O., sont orientés vers l'ouest (Q.B.O. phase d'est) à 20/23 km d'altitude, alors il y a une activité cyclonique plus faible d'environs 50 à 70 % en générale, surtout dans l'océan Indien. Mais quand la Q.B.O. est de phase Ouest c'est tout l'inverse.

El Nino est un phénomène climatique qui diminue le nombre de cyclones dans l'Atlantique CAR il augmente le cisaillement vertical des vents. Ce qui perturbe la formation des cyclones.

Sur la courbe de Galllad on voi pourtant bien le lien la plus part des années. Meme si on fait une courbes polynominal sur Excel sur le nombre de cyclone du pacif. Est et Atlan. on voit l'evolution a l'opposé au cours de ces 58 ans.

Williams
Gallad
Citation (williams @ 2/11/2007 - 11:30) *
Tu te trompe sur le SOI qui est un index de l'atmosphère, calculé avec les pressions de Darwin (nord de l’Australie) et de Papeete (station de FAAA à Tahiti, gérée par Météo-France). Donc, lorsqu’il est négatif, c’est une phase El Niño et lorsqu’il est positif c’est une phase La Niña contrairement aux autres index.

Voir ici pour voir les index d'El Nino et La Nina : http://la.climatologie.free.fr/enso/enso-pdo2.htm#indexenso


Mais le site que tu indiques choisit bien justement le SOI pour suivre El Nino et La Nina.


Citation
El Nino est un phénomène climatique qui diminue le nombre de cyclones dans l'Atlantique CAR il augmente le cisaillement vertical des vents. Ce qui perturbe la formation des cyclones.

Sur la courbe de Galllad on voi pourtant bien le lien la plus part des années. Meme si on fait une courbes polynominal sur Excel sur le nombre de cyclone du pacif. Est et Atlan. on voit l'evolution a l'opposé au cours de ces 58 ans.


Je ne vois toujours pas bien cette corrélation Cyclones/ENSO.
Donne-moi quelques dates où les 2 phénomènes te paraissent coincider, je pense que j'en trouverais autant où il y aura totale divergence .
Marot
Mise à jour relative à la saison cyclonique dans l'Hémisphère Nord

EPAC = Eastern pacific region
ATL = Atlantique

Récapitulation sur 10 ans en énergie (ACE)



Récapitulation sur 50 ans en énergie avec les incertitudes propres aux années anciennes (ACE)



Il est à noter que cette année l'évolution des intensités dans les deux bassins Atlantique et Pacifique ne sont plus en opposition de phase.






Source
williams
Citation (Marot @ 1/12/2007 - 11:14) *
Mise à jour relative à la saison cyclonique dans l'Hémisphère Nord

EPAC = Eastern pacific region
ATL = Atlantique

Récapitulation sur 10 ans en énergie (ACE)

Récapitulation sur 50 ans en énergie avec les incertitudes propres aux années anciennes (ACE)



Il est à noter que cette année l'évolution des intensités dans les deux bassins Atlantique et Pacifique ne sont plus en opposition de phase.

Source


Pourtant si, car comme on le voit sur le schema que j'ai realise on voit que le fait qu'il y a le phénomène La Niña qui se manifeste, il y a moins de cyclones tropicaux dans le Pacifique de l'Est, mais plus dans l'océan Atlantique.

Il faut aussi faire attention que l'ENSO est pas le seul phenomene climatique qui a une inflluence sur le nombre de cyclones.



Williams
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