Le Pont d'Asfeld, sur la Durance :

Nous partons le 23 juillet pour une petite randonnée entre Briançonnais et Queyras. Départ des Fonts de Cervières, vers le col du Malrif où une magnifique vue s'offre à nous vers le sud :
Le Grand Laus :

Le Mont Viso (3841m) , que les lenticulaires commencent à couvrir :

En effet, le temps se gâte, des ondulations ne tardent pas à couvrir les Ecrins :

Finalement, nous posons rapidement la tente au bord d'un lac si petit qu'il n'a pas de nom, situé juste sous le col de Rasis. Et bien mal nous en prend d'aller dormir si haut (2828m) , car l'après-midi est rythmée par la pluie et les cinglantes rafales de vent, faisant rapidement chuter la température extérieure à quelques petits degrés au dessus du zéro, et celle de l'intérieur de la tente (toutes portes fermées) à 8°C ! Nous pouvons tout de même admirer les couleurs du couchant après une accalmie :

De pire en pire, à minuit le tonnerre nous réveille de son grondement angoissant entre de longs silences ... au total trois coups de foudre seulement, mais de plus en plus proches : le dernier est un énorme flash suivi instantanément d'un claquement retentissant (nous n'avons pas le temps de compter quoi que ce soit). Nous réalisons depuis quelques instants notre imprudence EXTREME de camper si haut sans être bien informés des conditions météo (et en plus bien placé pour connaître les risques). Je pense sincèrement que, sans avoir eu un peu de chance cette nuit là, je ne serais pas parmi vous pour vous raconter ces mésaventures ... En tout cas cette expérience est à ne tenter en AUCUN cas, c'est de la pure folie
Cet intermède a pour conséquence de nous laisser toute la nuit dans un état semi-anxieux (encore sous le choc) , qui nous empêche de fermer l'oeil. De toute façon c'est impossible avec le vacarme du vent qui secoue la tente. Les averses se succèdent dans relâche la nuit durant. Au petit matin, il fait assez froid et instable pour que des paquets de grésil se déversent et tiennent au sol plusieurs heures :
Accumulation du côté exposé au vent !

Vers midi, le temps se calme enfin (on n'y croyait plus), nous permettant de passer le col de Rasis (2921m) depuis lequel nous pouvons admirer notre petit lac :

Vue sur le Queyras depuis le col des Thures :

Le Mont Viso et la Taillante :

Puis une plongée bien méritée vers la vallée ...


... jusqu'à la si douce forêt de Mélèzes :

Le lendemain, 25 juillet, nous suivons la vallée du Guil en direction de Château Queyras, un peu d'instablilité se manifeste à l'étage moyen :

La Dent du Ratier sous un imposant altocumulus virga :

Les crêtes du Fond de la vallée de Molines :

Nous posons cette fois ci la tente dans ce petit pré acceuillant :

Quelques irisations dans le couchant ...

... puis c'est au tour de la lune de jouer dans les derniers rayons :

Le 26 juillet, dernier jour de notre petit tour se déroule sous un plein soleil grâce auquel nous passons tranquillement le col de Péas pour redescendre sur les Fonts. Au col, nous lézardons dans un chaos rocheux (Au loin, les pics enneigés de la Font Sancte) :

Nouvel angle sur le Mont Viso omniprésent, seigneur des Alpes du sud, prenant même ici un aspect presque himalyen !

Je reste ensuite jusqu'au 14 août sur Briançon. Le temps est bien sûr le plus souvent ensoleillé, mais quelques épisodes interessants se profilent de-ci de-là.
Le Fort des Salettes sur son rocher :

Le 2 août est une journée orageuse de bout en bout, avec la plus forte averse vers 13h. Ici, les Cb de la fin de journée :


Les levers de soleil ne sont pas toujours en reste, même si on ne le voit pas à l'horizon !

Le 6 août, nouvelle journée instable. Ca bourgeonne bien sur les sommets :

Pour finir en averses avec traînée de grêle en bonus :

Les 9 et 10 août, le temps s'est bien refroidi, et surprise (!) la neige recouvre les sommets du côté des Ecrins et vers le Galibier :


Au fond de la vallée de la Guisane :

Puis retour 2 jours plus tard à des conditions plus orageuses :



Pour terminer, quelques macros faites un peu partout au cours de ces pérégrinations :


Paysage miniature :

Le lichen prend des formes et des couleurs amusantes :


L'immanquable emblême de la montagne :

En espérant que ces images vous auront plu,
Arkus
