Citation (charles.muller @ 26/10/2007 - 21:30)

Si l'on parle de chose différentes, cela ne va pas être simple.
Au départ, Gallad voulait calculer le ?T pour un ?F donné de CO2 (doublement). Et cela toutes choses égales par ailleurs, donc sans savoir comment se répartit l'énergie du ?F ni ce qu'elle enctraîne comme rétroaction sur une partie donnée du système.
La présente sous-discussion est partie de ce post (Gallad, tu me corriges si je me trompe) :
http://forums.infoclimat.fr/index.php?s=&a...st&p=579310et concerne le choix T = 288 dans la dérivée de S-B.
Tu as raison de recentrer la discussion, d'autant plus que nous n'avons pas tous le même rythme de lecture et de participation, et que les posts ont tendance à s'éparpiller sur divers sujets connexes.
Cette sous-discussion ci porte sur la critique que m'a formulée Sirius:
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"Ce qui est incohérent dans ton calcul, c'est que tu prends la température de surface pour évaluer un forçage radiatif qui ne se définit que hors atmosphère.
Il faut évidemment prendre la température d'équilibre de la planète cad (-15°C) ou F= 243 W/m2"
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Donc je demande une dernière fois à Sirius une contre-source web qui soutiendrait un calcul fait avec -15°C ou une température d'équilibre voisine. Sinon la conclusion s'imposera d'elle-même.
Citation
Je crois que c'est sur ce point où je ne suis pas d'accord avec toi (voir post ci-dessus).
Si tu calcules la sensibilité climatique à 2xCO2, oui, tu t'intéresses aux T surface car c'est ainsi qu'elle se définit (l'équilibre à la surface après toute les rétroactions).
Mais si nous sommes dans le calcul que tu proposes au départ (le DT instantané pour un DF TOA sans rétroaction), alors c'est bien l'ensemble du système qui est concerné, et non pas une couche particulière. La T d'équilibre de référence est alors celle du système dans sa situation d'équilibre radiatif (le flux entrant-sortant TOA, c'est-à-dire "vu de l'espace" selon l'image assez parlante de sirius).
Je pense que le désaccord vient du fait que si l'on considère les forçages au sommet de l'atmosphère, il ne faut pas en faire autant pour les températures. Pour ces dernières, il faut "évidemment" considérer le système étudié lui-même, lequel est en surface. Voilà d'ailleurs ce qui est expliqué dans le lien web que j'ai cité:
http://my.net-link.net/~malexan/Climate-Model.htm****************
"More physically realistic models do not provide a simple relation between greenhouse gases or cloudiness and effective emissivity like the simplistic model just presented. Rather than expressing the effects of greenhouse gases on e in equation 4,
the practice is to treat the effect of greenhouse gases as forcings (F), effective changes in insolation (I), the average amount of energy reaching the top of the atmosphere. These forcings
produce a temperature effect DT."
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...Ca n'empêche pas l'auteur de faire immédiatement le calcul de DT en prenant la température à la surface (288K = 15°C):
DT = F / (4esT3) = DF = 1/(4·0.615·5.67x10-8·288^3) · F = 0.3 F
Si on veut mesurer la variation de température d'un objet à la surface de la Terre, on considère bien cette variation par rapport à sa propre température initiale et non pas n'importe quelle température n'importe où ailleurs...En fait, on est juste en train de discuter en long et en large du B-A BA, c'est-à-dire de quel système on considère.
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Sinon, pourquoi prendre comme référence la T à la surface, pas celle des fonds océaniques ou de la moyenne tropo ou de ce que l'on veut ?
Parce que quand le GIEC annoncent par exemple +1.5°C à 4.5°C de hausse de température, ce n'est pas dans une abysse, ni une couche intégrant 1 km de sous-sol ni au sommet de l'atmosphère, mais à la surface de la Terre. Sinon, il faudra le signaler à d'innombrables commentateurs du changement climatique.
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(Le seul enjeu de calcul, c'est finalement de savoir si cela fait 0,7 ou 0,9 °C avec les formules du post initial de Gallad ; mais évidemment, le vrai enjeu est plutôt de clarifier nos réflexions sur les affaires de forçages et de rétroactions).
C'est
exactement ça. Les méthodes analytiques simplifiées utilisées en physique trouvent très vite leurs limites, et c'est finalement un exercice plutôt vain. Une fois qu'on aura établi 0,7 ou 0,9 °C, évidemment certains viendront rappeler que "ah oui mais en fait avec toutes les rétroactions, ça serait plutôt +3°C"...Là où évidemment c'est encore plus spéculatif...
On peut néanmoins jouer le jeu de la simplification dans un but didactique, afin de sérier les problèmes les uns après les autres. Ca permet de voir que certaines hypothèses prises par des modèles ne tiennent pas forcément la route. Mais c'est vite limité quand on aborde les aspects quantitatifs...Et la question est déjà difficile pour les spécialistes, malgré des moyens autrement plus importants. Bref je ne pense pas que ces calculs permettent d'avancer beaucoup dans un sens ou dans l'autre, c'est plutôt les commentaires sur la littérature scientifique qui me paraissent plus pertinents.