Citation (Alain Coustou @ 10/11/2007 - 15:37)

TEXTE (extraits) :
L’énergie reçue naturellement vient principalement du Soleil. La chaleur en provenance des profondeurs du globe est en effet environ dix mille fois moins importante que celle qui nous arrive de l’astre du jour, et celle qui provient du reste de l’univers est totalement négligeable.
L’énergie qui nous parvient du Soleil est essentiellement composée de rayonnement infrarouge (50 %), visible (40 %) et ultraviolet (10 %). Cette énergie équivaut en moyenne à 342 watts par mètre carré (soit 342 joules par seconde).
Environ 30 % de cette énergie est réfléchi vers l’espace et ne contribue donc pas à chauffer la Terre. L’albédo mesure ce taux de réflexion, variable de fait avec les zones : nuages, neiges, glaces, forêts, déserts, océans… L’énergie solaire réellement disponible pour chauffer la Terre est donc limitée à 235 W/m².
342*0.7= 239,4 W/m2 en tout cas pas 235 , détail certes par rapport au fond du papier mais quand même. En général, on trouve 240 W/m2 (sauf dans le dernier GIEC c'est vrai) ce qui est cohérent avec une température radiatice de -18 quand toi , tu es plus proche de -20°
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Cependant seule une partie de cette énergie arrive réellement à la surface, soit 168 watts/m², le reste (67 W/m²) étant retenu au passage par l’atmosphère. À cela s’ajoute la part du rayonnement infrarouge émis par l’atmosphère qui est réfléchie vers la Terre, soit 324 W/m².
Si tu as lu correctement ce qu'on racontait ici meteor et moi tu as dû lire que l'énergie IR n'est pas réfléchie. D'ailleurs ta phrase ne va pas: l'émission qui est réflechie vers la surface: non, l'émission est isotrope, donc, forcément une partie de cette émission est vers la surface, l'autre partie vers le haut, pas besoin d'employer le mot réflexion qui est faux dans ce contexte .
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Au total, l’énergie dont bénéficie réellement la surface de la planète est donc égale à 168 + 324 watts/m² et s’élève en moyenne à 492 watts par mètre carré, soit l’équivalent du tiers de la chaleur générée par un fer électrique pour chaque mètre de la surface terrestre.
Il est évidemment tenu compte dans ces données du fait que seule la partie de la Terre tournée vers le soleil reçoit de l’énergie de celui-ci et que la surface d’interception de ce rayonnement (l’équivalent de la surface d’un cercle de diamètre égal à celui de notre globe) est égale au quart de la surface d’une sphère de même diamètre.
À l’équilibre, la surface terrestre évacue normalement son énergie essentiellement par rayonnement infrarouge (390 W/m² pour une température moyenne de quinze degrés Celsius), par effet de refroidissement dû à l’évaporation (78 W/m²) et en cédant de la chaleur à l’atmosphère (24 W/m²). Soit au total, également 492 watts par mètre carré.
L’effet de serre
L’effet de serre provient de l’écart entre l’énergie infrarouge qui est absorbée et celle qui est émise par la surface terrestre en fonction d’éléments comme l’albédo et les caractéristiques des éléments présents dans l’atmosphère.
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Nous venons de voir que la surface de notre planète émet en moyenne 390 W/m² sous forme de rayonnement infrarouge alors que l’énergie solaire absorbée et l’énergie infrarouge renvoyée vers l’espace sont en équilibre à 235 W/m².
L’écart entre ces 235 W et les 390 W rayonnés en moyenne pour chaque mètre carré de surface, soit 155 W/m², permet de mesurer l’importance de l’effet de serre. Celui-ci s’établit normalement à trente-trois degrés Celsius (33°C).
Pour aller un peu plus loin :
Il est permis de critiquer la formulation selon laquelle la Terre émet 390 watts/m², cette valeur étant celle du rayonnement d’un « corps noir » à 288 K, soit 15°C (quinze degrés Celsius).
En fait, le profil d’émission de la Terre ne ressemble que partiellement à celui d’un corps noir de référence (il existe d’importantes variations locales d’albédo et d’émission en fonction de la nature de la surface terrestre et de la couverture nuageuse), mais le calcul n’en reste pas moins globalement valable.
Pour ce qui concerne l'émission par la surface (ce qui est en cause ici), l'émission est très proche de celle du corps noir pour ce qui concerne la partie essentielle de l'émission, cas l'IR thermique, elle s'en éloigne de façon signicative dans les microondes et dans le visible et très proche IR mais l'émission correspondante contribue très peu au total. Les exceptions sont surtout les surfaces désertiques, le sable en particulier dont l'émissivite est nettement inférieure à 1 mais , dans ce cas il faut ajouter la part du rayonnement IR qui (cette fois ci) est réfléchie par la surface.
Non, ce qui se différencie sensiblement du spectre du CN , c'est ce qui sort de l'atmosphère, cad les 240 W/m2 , pas les 390.
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Un certain effet de serre est non seulement chose naturelle, mais il est nécessaire à la vie : Sans lui, la température moyenne du globe resterait très en dessous du point de congélation – -18°C en moyenne au lieu de +15° – et la Terre revêtirait l’aspect mortel d’une gigantesque boule de neige.
C’est d’ailleurs ce qui semble s’être produit au moins à deux reprises dans un très lointain passé, au précambrien, à une époque où l’énergie rayonnée par le Soleil était un peu plus faible que de nos jours : le taux de gaz carbonique atmosphérique était alors tombé trop bas pour compenser cette faiblesse et la température avait partout chuté au dessous de zéro. Une chape de neige et de glace avait recouvert notre planète jusqu’à ce que l’accumulation des gaz à effet de serre émis par les volcans fasse reculer les glaces. La première fois voici environ 2,4 milliards d’années, la seconde fois entre 800 et 600 millions d’années. Les caractéristiques du rayonnement solaire ont très certainement joué un rôle important dans ces épisodes, beaucoup moins par la suite. Ce rayonnement était en effet plus faible que maintenant d’environ 20 % aux tout débuts de l’histoire de la Terre et ce déficit était encore égal à 6 % voici 800 millions d’années.
Non, ce n'est certainement pas l'effet de serre qui a permis de sortir de cet épisode si il a bien eu lieu. Une boule de glace correspond à un climat extrêmement stable. C'est mêm le seul cas où le climat est vraiment stabilisé. Il y a plus rapide: qui dit éruptions volcaniques dit émission depoussières qui retombent au voisinage des volcans et formation d'aérosols stratosphériques.
J'ai dit que la boule de glace correspond à un équilibre très stable mais c'est vrai tant que la boule est toute blanche. Dès que l'albédo chute qq part, la neige fond et l'albédo augmente encore , la convection transporte la chaleur dégagée là où l(albédo a chuté et ça se propage à toute allure.
Quant aux aérosols stratosphériques, ils provoquent des réflexions multiples entre la surface et la couche d'aérosols et cela accrôit l'absorption de rayonnement solaire.
Ensuite l'augmentation du CO2 vient s'ajouter à ça pour amplifier le processus.
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D’autres éléments ont alors pu exercer également une influence dans les anciennes variations climatiques: les variations cycliques de l’excentricité de l’orbite terrestre et de son inclinaison, ou paramètres de Milankovitch ,
Pour que les paramètres orbitaux aient une influence importante il faut que les continents se trouvent dans une configuration favorable (pas à l'équateur)
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l’évolution de la répartition des masses continentales et des océans, les aérosols et poussières d’origine volcaniques, les fluctuations du taux de vapeur d’eau atmosphérique et les éventuels impacts météoritiques majeurs, certainement plus nombreux dans les premiers âges de la Terre. Mais la principale raison de ces épisodes glaciaires très anciens parait bien tenir à la réduction de l’abondance du CO2 et du méthane gazeux. Essentiellement sous l’influence des bactéries pour le premier épisode et sous celle de la végétation – algues unicellulaires et autres – pour le second en ce qui concerne le gaz carbonique.
Oui et non, donc