Je saisis mal ton objection. Si l'on est d'accord avec absorption-émission IR de certaines molécules atm., la quantification radiative est ensuite un calcul par couche avec diverses équations ad hoc (que l'on trouve dans les manuels ou certains sites) et une intégration. Non ?
Oui en effet, et je cherche précisément le détail de ces calculs.
Merci pour ta référence bibliographique, mais connais-tu aussi une étude recommandable sur le web ?
Pour le dire autrement, comment a-t'on établi par exemple les 4W/m2 annoncés d'un doublement de CO2 de 350 ppm à 700 ppm ? Tu pointes quelques éléments de réponse en montrant que ça dépend d'autres facteurs comme la rétroaction d'autre gaz, donc que n'importe quel chiffre nécessite de préciser la méthodologie, les hypothèses et les incertitudes.
Donc autant lire les travaux explicites, et pour répondre à Sirius, la complexité de ces travaux n'est pas la première question à se poser a priori. Le cas échéant, on se rendra très vite compte que c'est complexe, mais encore faut-il avoir trouvé des sources.
Je m'aperçois d'ailleurs au fil des messages que si en climatologie, les remarques d'ordre conceptuel et les calculs de coin de table sont aisés, mais c'est une toute autre paire de manches quand il s'agit d'aller vers les détails. La divergence fréquente des résultats des modèles (pourtant déjà simplificateurs) est l'un de ces révélateurs qui montrent que c'est effroyablement compliqué, et que les meilleurs spécialistes eux-mêmes ne maîtrisent pas encore bien le sujet.
Il me semble donc que respecter leur discipline, c'est admettre qu'on ne peut pas toujours en rester à quelques bribes de physique (même s'il faut se poser les questions fondamentales), et finalement on gagne beaucoup à lire le plus souvent possible les études scientifiques de première main.

