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Version complète : Réchauffement du climat
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Huggo
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Salut,


Le réchauffement du climat est en marche et il serait intéressant de suivre les alertes météo de ce réchauffement qui dans les mois ou années à venir vont de plus en plus être notre quotidien de demain !

Un demain pas si éloigné d'ailleurs....

Je vous fais part d'un article qui m'a été envoyé sur la fonte record de l'ARCTIQUE cet été 2007 !


Banquise arctique :

Fonte record par rapport aux prévisions et disparition annoncée pour 2013 (03/10/2007) [/b]

(Par Pierre MELQUIOT)




La banquise arctique subit une fonte record en raison du réchauffement climatique, plus rapide que prévue. L'épaisseur de nombreux endroits de banquise de l’arctique a diminué de moitié depuis 2001, atteignant parfois seulement un mètre ! Au pôle Nord, des chercheurs ont fait le triste constat que la glace de mer a perdu un quart de surface de plus qu'en 2005 cet été, un phénomène alarmant.


D'après les dernières actualités publiées lundi par le Centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC), la fonte de la banquise arctique dans le courant de cet été a peut-être atteint un seuil record, avec près de 40% de perte de sa surface globale, telle qu'elle pouvait être observée entre les années 1970 à 2000, et 25% de perte globale par rapport à 2005, la glace de la mer du cercle arctique fond à une vitesse sans précédent !

En se basant sur ces nouveaux relevés certains climatologues estiment désormais que la banquise d'été pourrait totalement disparaître au cours des prochaines décennies au lieu de la fin du siècle, comme le prévoyait il y a quelques mois le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).

La glace de la mer arctique a par ailleurs tellement rétréci cet été que de nombreuses entreprises ont commencé à imaginer de nouveaux itinéraires maritimes, et notamment un passage entre le nord-ouest du Canada fini et le nord de la Russie. Évidement de nombreuses espèces animales et végétales se trouvent aussi menacées, à commencer par l’ours polaire qui pourrait bien, dans un avenir proche, n’exister que sous la forme de peluche.

En effet, alors que cette fonte de la glace arctique a de loin dépassée ce qui avait été estimé par presque toutes les simulations faites par les ordinateurs géants utilisés pour prévoir comment l'Arctique allait se comporter face aux concentrations en constante augmentation de gaz à effet de serre responsables du réchauffement global, Russie, Canada et Danemark, face au retrait de la glace cet été, se disputent de nouvelles routes maritimes et les ressources et gisements présents au fond de la mer.

Dans tous les cas, les experts sont convaincus que ce sont bien les activités humaines productrices de gaz à effet de serre, qui sont responsables du réchauffement global et de la disparition annoncée de la glace de la mer arctique l’été. Alors il serait vraiment temps que les grands de ce monde prennent des décisions drastiques pour tenter d’enrayer un phénomène qui s’avérera catastrophique … et ce pour toute l’humanité petits et grands, pauvres et riches.


Mais est-ce encore possible ?

Pas si sûr, et pour John Michael Wallace, scientifique à l'université de Washington. « les changements climatiques de ces dernières années doivent nous obliger à nous interroger sur ce phénomène. Je suis de plus en plus convaincu de l'idée que nous pourrions avoir passé un point de non retour et que la situation actuelle est devenue irréversible. »

Les analystes annoncent que l'été prochain on devrait assister à un retrait encore plus important de la glace en arctique en raison d'un déficit en glace trop important.

Certains annoncent un océan arctique sans glace dès l’été de 2013, soit dans 6 ans seulement.!

D'après les toutes dernières informations publiées lundi dernier par le Centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC), la banquise du cercle polaire arctique aurait battu un nouveau record de fonte cette année. Avec près de 40% de perte de sa surface globale, telle qu'elle pouvait être observée entre les années 1970 à 2000, et 25% de perte globale par rapport à 2005, la glace de mer du cercle arctique fond désormais à une vitesse sans précédent.



Une fois de plus, le réchauffement climatique est pointé du doigt : les résultats relevés par le NISC dépassent en effet de loin toutes les prévisions tirées des modèles climatiques simulant les réactions du continent arctique face au réchauffement.

Dans les faits, le cercle arctique se réchaufferait ainsi deux fois plus vite que le reste de la planète et les températures moyennes observées pourraient bien se réchauffer encore de 4,7° Celsius d'ici à la fin du siècle, selon un autre rapport récemment publié par l'Arctic Climate Impact Assessment (Acia).

En se basant sur ces relevés et sur ces prédictions, certains climatologues estiment à présent que la banquise d'été pourrait bien totalement disparaître au cours des prochaines décennies et non pas vers la fin du siècle, comme le prévoyait jusqu'alors le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC). Une situation des plus alarmistes que l'Agence spatiale européenne (ESA) avait tout récemment porté à la connaissance du public, en démontrant, images satellites à l'appui, que le "passage du Nord-Ouest" situé au Nord du Canada était désormais libre de glace à la fin de l'été et qu'il permettait pour la première fois aux bateaux de passer directement de l'Asie à l'Europe.

Cette situation sans précédent sonne probablement le glas pour nombre d'espèces animales et végétales dans la région. Ainsi pour rappel, le Fonds mondial pour la nature (WWF) avait déjà tiré la sonnette d'alarme à la mi-septembre en affirmant au sujet de la fonte des glaces au pôle Nord : "Nous avons désormais une confirmation officielle que le plus grand prédateur terrestre encore en vie va s'éteindre dans l'espace d'une génération". Cette affirmation, qui résonnait alors comme un ultime appel à la prise de conscience internationale, se basait déjà sur les conclusions d'un rapport scientifique publié par le gouvernement américain.

Selon ce rapport, les ours polaires qui vivent actuellement dans l'Arctique pourraient quasiment disparaître d'ici 2050 si rien n'est fait.


Huggo

Alain Coustou
Un bon reflet des inquiétudes que soulève l'accélération du recul de la banquise arctique. Mais il ne faudrait tout de même pas passer d'un extrème à l'autre.
Après les prévisions souvent objectivement lénifiantes du GIEC, on tombe maintenant sur des textes exagérément alarmistes basés sur le seul constat 2007, alors qu'une partie (une partie seulement tout de même) de ce recul est sans doute imputable à des conditions météos assez particulières.

En fait, je pense que nous n'avons pas encore atteint le point de non-retour, mais qu'il est est proche (vers 2012 ?) Et que la banquise d'été ne disparaîtra pas vers 2013 mais entre 2017 et 2021. Je serais même surpris qu'on constate un nouveau recul aussi brutal que celui de l'été 2007 au cours des prochaines années...

Donc toujours une grande inquiétude de ma part devant ce qui se passe. Mais, contrairement à beaucoup, je n'ai pas été surpris par l'évolution constatée depuis trois ans. Je ne succombe donc pas à un soudain affolement un peu pathétique, comme l'auteur de l'article qui découvre d'un coup ce qui était pourtant bien prévisible...

Alain
Just1
Le Groenland veut dire "terre verte" lorsque les vikings découvrirent cette nouvelle terre, autour de l'an 1000 (optimum médiéval)... Est-ce qu'il y avait de la banquise à cette période ? On ne sait pas mais une chose est sûr, c'est qu'il y avait de l'herbe et que l'homme n'émettait pas encore des GES...
Huggo
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Concernant la fonte du Groenland, un débat intervient actuellement entre les scientifiques qui ne sont pas tous d'accord !

"Fonte du Groenland : qui faut-il croire ?


Une récente étude d'Eric Rignot a fait état d'une accélération récente et importante de la fonte de la calotte groenlandaise, et donc de la hausse du niveau des mers. Mais ce nouveau travail est en contradiction avec trois autres recherches publiées voici quelques mois, qui obtiennent un résultat inverse. Si les scientifiques débattent encore, les médias ont bien sûr tranché en faveur des informations les plus catastrophistes. Celles qui font vendre...

Eric Rignot est un membre pugnace du GIEC et l’on ne s’étonnera donc pas de lire sous sa plume des nouvelles alarmistes concernant l’état climatique de la Terre. Travaillant au Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie), ce spécialiste français des glaces vient de publier avec Pannir Kanagaratnam (Université du Kansas) une étude sur la fonte des glaces au Groenland (Rignot 2006). Utilisant des données radars et satellitaires, les deux auteurs ont constaté une accélération récente des pertes de glaces : entre 1996, 2000 et 2005, la calotte groenlandaise aurait perdu 90 à 220 km3 par an, l’accélération des glaciers remontant dans cette période du 66°N au 70°N. Traduction concrète : une hausse annuelle du niveau de la mer de 0,6 mm par an, trois fois plus que les estimations faites voici dix ans. « Le Groenland contribuera plus, et plus rapidement, à la hausse des niveaux de la mer que ce que les moddèles prédisaient », résume E. Rignot à l’intention de la presse. Laquelle s’est empressé de répandre la mauvaise nouvelle.

Le problème, c’est que d’autres études tout aussi récentes n’entonnent pas du tout le même refrain (voir notre synthèse sur l’Arctique).

En octobre 2005, Ola Johannessen (Université de Bergen, Norvège) et ses collègues ont publié une analyse satellitaire de l'inlandsis groenlandais, en l'occurrence les relevés altimétriques ERS1 et ERS2 collectées entre 1993 et 2003. Leur conclusion n’est pas celle de Rignot : "Une élévation de 6,4 cm par an est constatée dans les larges zones intérieures situées au-dessus de 1500m d'altitude", relèvent les chercheurs. En-dessous de 1500 m, la couverture de glace aurait perdu 2 cm par an. Mais le bilan global reste positif pour le Groenland, avec un gain de 55 cm en onze ans (Johannessen 2005).

Dans le même numéro de Science paru en octobre 2005, Richard Alley (Université de Pennsylvanie, Etats-Unis) et ses collègues ont passé en revue les études récentes sur la fonte des glaces aux pôles et l'élévation conséquente du niveau de la mer. Ils en concluent que "[les modèles climatiques] ne sont pas capables d'évaluer si les changements en cours représentent des perturbations mineures en voie de stabilisation, ou un changement majeur qui pourrait notablement affecter le niveau des océans" (Alley 2005).

La même année 2005, une autre équipe internationale de glaciologues a étudié l’évolution du Groenland sur 10,5 ans (et aussi de l’Antarctique sur 9 ans), entre 1992 et 2002, à partir de données satellite d’altimétrie (Zwally 2005). Concernant le Groenland, ils observent que "la calotte s’amincit à ses marges (-42 +/- 2 Gt a-1) et s’épaissat à l’intérieur (+53 +/- 2 Gt a-1) avec un léger gain de masse globale (+11 Gt +/- 3 Gt a-1)". La traduction en termes de hausse du niveau de la mer : -0,03 mm par décennie. Non seulement ces chercheurs ne considèrent pas que le Groenland contribue à élever le niveau de la mer, mais ils envisagent même un processus inverse. Rappelons que les eaux perdues à la marge d’une calotte glaciaire, par l'affaissement des glaciers du fait d’un réchauffement, peuvent être regagnées au centre de cette calotte grâce à une augmentation des précipitations neigeuses.

Il faut se rendre à l’évidence : les spécialistes des glaces ne sont pas d’accord entre eux sur l’état de l’Arctique. Nous ne prétendons pas trancher ici ce débat hautement technique, qui demande de surcroît des séries très longues pour dégager des tendances significatives. On signalera cependant un détail technique troublant. Lorsque Rignot et Kanagaratnam ont estimé la contribution au niveau de la mer (les pertes moins les gains), ils n’ont pas renvoyé à des mesures directes, mais à un précédent article de Hanna et al. (2005) qui présentait un modèle météorologique de ces mesures.


Une observation intéressante d'un amateur pro de réception d'image satellite qui observe sur les images satellites que la fréquence d'apparition de nuages a augmenté c'est dix dernières années.

Il s'étonne que sur le groenland, comment expliquer que c'est une masse de glace, donc froid vif, que sans arrêt
il y a des nuages !

Il fait un constat actuel en signalant juste que la moitié sud du groenland est visible sur les images satellites.

Image sat du Groenland :

http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/


Huggo
TreizeVents
Citation (Just1 @ 11/10/2007 - 00:15) *
Le Groenland veut dire "terre verte" lorsque les vikings découvrirent cette nouvelle terre, autour de l'an 1000 (optimum médiéval)... Est-ce qu'il y avait de la banquise à cette période ? On ne sait pas mais une chose est sûr, c'est qu'il y avait de l'herbe et que l'homme n'émettait pas encore des GES...



Il avait déjà été expliqué sur ce forum que le Groenland avait été découvert par le viking Erik le Rouge, qui avait été banni de son pays. Il souhaitait fonder un nouveau royaume, et lorsqu'il a découvert le "Groenland" il l'a baptisé ainsi ("terre verte") afin d'attirer de nouveaux colons. C'est sur que "terre couverte de glace", cela aurait bien moins vendeur. Au moins, on peut se rassurer en se disant qu'il n'y a pas que notre société qui a inventé le concept de la publicité mensongère.

D'ailleurs, le nom Islande vient de la déformation de "Ice Land", soit terre glacée, et ce alors qu'elle a été découverte à la même période que le Groenland. Doit-on en déduire que le Groenland était une grande pelouse tandis que l'Islande était un grand glaçon ?...
Just1
Citation (TreizeVents @ 11/10/2007 - 12:52) *
Il avait déjà été expliqué sur ce forum que le Groenland avait été découvert par le viking Erik le Rouge, qui avait été banni de son pays. Il souhaitait fonder un nouveau royaume, et lorsqu'il a découvert le "Groenland" il l'a baptisé ainsi ("terre verte") afin d'attirer de nouveaux colons. C'est sur que "terre couverte de glace", cela aurait bien moins vendeur. Au moins, on peut se rassurer en se disant qu'il n'y a pas que notre société qui a inventé le concept de la publicité mensongère.

D'ailleurs, le nom Islande vient de la déformation de "Ice Land", soit terre glacée, et ce alors qu'elle a été découverte à la même période que le Groenland. Doit-on en déduire que le Groenland était une grande pelouse tandis que l'Islande était un grand glaçon ?...

Je connais cette histoire en effet... Mais l'histoire d'il y a 1000 ans est plus a considérer comme des "ont-dits". Sur le grands faits marquants, comme la Découverte du Groenland par Gunnbjörn Ulfsson, c'est tout à fait plausible. Après qu'une personne, qui plus est bannie de son pays, nomme le groenland "terre verte" pour rendre la terre plus tentante, j'émets déjà plus de réserves. Est-ce que c'est vraiment lui qui donna ce nom ? Est-ce que c'était de la publicité mensongère ? L'histoire dit que OUI. Mais l'Histoire de "l'histoire en générale" est faite de vérités mais aussi de contre-vérités, de mensonges, de réalités embellies etc... Un exemple : c'est mieux de retenir le Grand Homme qu'était Napoléon plutôt que sa face cachée.

L'Islande a été découverte beaucoup plus tôt que le Groenland. Donc peut être qu'à l'époque, en effet, il y avait de la glace. De la glace partout ? De la glace sur une grande partie ? De la Glace sous forme d'un Grand glacier ? Et puis, loin de moi est de penser que le Groenland était une grande pelouse...

Donc voilà, soit en pense qu'il y avait de l'herbe au milieu de grandes étendues de glaciers, soit on pense que le viking Erik le Rouge (un banni de son pays) a été un manipulateur en nommant le Groenland ainsi...
meteor
Citation (TreizeVents @ 11/10/2007 - 12:52) *
Il avait déjà été expliqué sur ce forum que le Groenland avait été découvert par le viking Erik le Rouge, qui avait été banni de son pays. Il souhaitait fonder un nouveau royaume, et lorsqu'il a découvert le "Groenland" il l'a baptisé ainsi ("terre verte") afin d'attirer de nouveaux colons. C'est sur que "terre couverte de glace", cela aurait bien moins vendeur. Au moins, on peut se rassurer en se disant qu'il n'y a pas que notre société qui a inventé le concept de la publicité mensongère.


il peut être intéressant de signaler ce commentaire de Stefan Rahmstorf à ce sujet, sur realclimate.

"When Erik the Red started a colony in Greenland in the year 982, climate and ice sheet size were probably not very different from today. It is often forgotten that this region in south-west Greenland (near K’agssiarssuk) is lush and green also today and supports agriculture and sheep farming. The oxygen isotope record from the Dye3 ice core, the closest core to the Viking settlement, suggests the warmest temperatures there of the past several thousand years were reached in the 20th Century. This does not prove anything about global warming (it is just a single point, the story at Greenland’s summit is already different), but it is interesting with respect to the Viking settlement. The Dye3 record shows how conditions deteriorated after the Vikings arrived and that they abandoned their colony after temperatures hit an almost 1,000-year low."


autrement dit lorsqu'Eric le Rouge est arrivé au Groenland en 982, le climat et la taille de l'inlandsis étaient peu différents de ce qu'ils sont maintenant, dans la zone de colonisation (Sud-ouest du Groenland).
Actuellement aussi cette zone est luxuriante et verte et donne lieu à de l'agriculture et à l'élevage de moutons.
Les isotopes de l'oxygène provenant du forage de Dye 3 suggèrent que les plus hautes températures des derniers millénaires étaient atteintes au XXième siècle.
Le forage de Dye 3 montre comment les conditions se sont dégradées après l'arrivée des Vikings et comment ils ont du abandonner leur colonie après qu'un record de froid millénaire eut été atteint.



de plus étant donné l'âge moyen très élevé de la couche basale de l'inlandsis il semble exclu d'envisager une surface d'inlandsis sensiblement différente de l'actuelle.
Gallad
Citation (TreizeVents @ 11/10/2007 - 11:52) *
Il avait déjà été expliqué sur ce forum que le Groenland avait été découvert par le viking Erik le Rouge, qui avait été banni de son pays. Il souhaitait fonder un nouveau royaume, et lorsqu'il a découvert le "Groenland" il l'a baptisé ainsi ("terre verte") afin d'attirer de nouveaux colons. C'est sur que "terre couverte de glace", cela aurait bien moins vendeur. Au moins, on peut se rassurer en se disant qu'il n'y a pas que notre société qui a inventé le concept de la publicité mensongère.


C'est dit comme s'il s'agissait d'une certitude alors que ce n'est qu'une théorie que personne ne saurait réellement démontrer. Il serait intéressant de retrouver son origine, mais je pense qu'elle a été émise par des géographes ou des historiens assez récents (XIXème, XXème siècle ?) qui s'étonnaient d'une telle colonie au Groenland ait pu exister, au vu des conditions climatiques de leur propre époque. Ou alors tout simplement via les sagas islandaises, déformées à l'époque du petit âge glaciaire.

Du reste, faire d'Erik le rouge un habile communicant tient-il la route ? D'abord, n'oublions pas qu'il s'agissait d'un proscrit, donc était-ce bien son intérêt immédiat d'attirer des émigrants ? De plus Eric le Rouge n'était pas le seul découvreur et il n'est même pas certain que l'appellation définitive de "Groenland" soit bien de lui.

Ensuite, en supposant la théorie vraie, Erik le rouge devait bien se rendre compte qu'une telle supercherie serait rapidement découverte. Or la colonie s'est durablement installée sans que tout le monde reparte en courant vers les bateaux, et les échanges entre le Groenland, l'Islande et l'Europe se sont poursuivi durant des siècles. La Peste noire de 1349-1350 a fait disparaître la moitié de la colonie, ce qui montre l'existence de ces échanges en rappelant aussi qu'un seul facteur (climat) est rarement le seul pour expliquer des catastrophes.

Et surtout, l'archéologie ne spécule pas, elle: les ossements retrouvés d'animaux d'élevages typiques de régions telles que l'Irlande et inadaptés aux très grands froids confortent la pertinence du choix de l'appellation "Groenland".

Mais dans le cadre du changement climatique, le mythe d'"Erik le Rouge habile communicant" est reprise comme un fait par beaucoup d'alarmistes, gênés aux entournures quand on leur montre qu'un climat relativement chaud existait au Moyen-Age, et que par conséquent le réchauffement actuel n'a rien d'inédit.


Citation
D'ailleurs, le nom Islande vient de la déformation de "Ice Land", soit terre glacée, et ce alors qu'elle a été découverte à la même période que le Groenland. Doit-on en déduire que le Groenland était une grande pelouse tandis que l'Islande était un grand glaçon ?...



C'est l'extrême-sud du Groenland qui est concerné par la colonisation scandinave, et on peut d'abord remarquer qu'elle est plus méridionale que l'Islande. Il est possible que l'appelation "Groenland" se soit naturellement imposée par contraste avec l'Islande, qui n'est pas vraiment verdoyante, mais plutôt grise...En tous cas c'est vrai de nos jours, parce que les colons ont importé en Islande les pratiques agricoles qui avaient cours en Norvège, et qui ont malheureusement provoqué en quelques siècles une érosion intense et l'extension de cendres volcaniques.

En considérant l'écart des dates de colonisation de l'Islande et du Groenland, cette explication n'est peut-être pas la bonne mais l'Islande n'était pour autant pas forcément très verdoyante même à l'époque d'Erik le rouge.
Gallad
Citation (Huggo @ 10/10/2007 - 21:44) *
Certains annoncent un océan arctique sans glace dès l’été de 2013, soit dans 6 ans seulement.!


Très bien, dans peu de temps on pourra donc constater réellement ce qui est de l'affabulation. D'habitude les alarmistes prennent les "malheurs" de l'actualité pour en attribuer la responsabilité au changement climatique d'origine anthropique, tout en se réfugiant dans le futur pour les conséquences cataclysmiques (2050, 2100...) Ici c'est dans 6 années seulement, rendez-vous en 2013.

Citation
D'après les toutes dernières informations publiées lundi dernier par le Centre américain de données sur la neige et la glace (NSIDC), la banquise du cercle polaire arctique aurait battu un nouveau record de fonte cette année. Avec près de 40% de perte de sa surface globale, telle qu'elle pouvait être observée entre les années 1970 à 2000, et 25% de perte globale par rapport à 2005, la glace de mer du cercle arctique fond désormais à une vitesse sans précédent.


C'est faux, ce n'est pas "sans précédent" ou alors il faut le démontrer sur les 2 derniers millénaires par exemple. Certains confondent volontiers "on n'a jamais vu ça" et "ça ne s'est jamais produit."
th38
Citation (Gallad @ 16/10/2007 - 14:22) *
C'est faux, ce n'est pas "sans précédent" ou alors il faut le démontrer sur les 2 derniers millénaires par exemple. Certains confondent volontiers "on n'a jamais vu ça" et "ça ne s'est jamais produit."


Oui, "on a jamais vu ça " effectivemment;
Mais il est fort probable qu'une telle vitesse de fonte "ne se soit jamais produit" non plus; nous ne connaissons rien au cours des derniers millénaires qui aurait pu contrarier le climat à la vitesse où nous le modifions aujourd'hui; hier, les variations (hormis la variabilité climatique d'une année sur l'autre) n'étaient que de simples ondulations...
the fritz
Citation (th38 @ 16/10/2007 - 18:19) *
Oui, "on a jamais vu ça " effectivemment;
Mais il est fort probable qu'une telle vitesse de fonte "ne se soit jamais produit" non plus; nous ne connaissons rien au cours des derniers millénaires qui aurait pu contrarier le climat à la vitesse où nous le modifions aujourd'hui; hier, les variations (hormis la variabilité climatique d'une année sur l'autre) n'étaient que de simples ondulations...


La remontée du niveau de la mer lors de la dernière déglaciation était en moyenne de 3m par siècle; nous en sommes à 20 cm; alors ne parlons plus d'emballement, de vitesse jamais vue etc..........
miniTAX
Citation (th38 @ 16/10/2007 - 18:19) *
Oui, "on a jamais vu ça " effectivemment;
Mais il est fort probable qu'une telle vitesse de fonte "ne se soit jamais produit" non plus; nous ne connaissons rien au cours des derniers millénaires qui aurait pu contrarier le climat à la vitesse où nous le modifions aujourd'hui; hier, les variations (hormis la variabilité climatique d'une année sur l'autre) n'étaient que de simples ondulations...
Il y a comme ça des légendes que tout le monde répète mais que personne ne songe à vérifier, au point que ça vit sa propre vie et finit par passer pour vraie.
Pourtant, c'est très facile vérifier si les variations actuelles, c'est du "jamais vu" ou non. Il suffit de prendre la température reconstituée par les carottes glaciaires, comme par exemple Vostok:

On voit par exemple les vitesses de hausses suivantes (les années sont en BP/1950, 1107 correspond par exemple à l'an 843)
en 1107 3.3°C/siècle
en 2331 5.3°C/siècle
en 8226 3.0°C/siècle
en 129428 2.8°C/siècle

Donc par le passé, des réchauffements jusqu'à 4,5 voire 8x plus rapide que ce qu'on a observé au cours du 20e siècle, il y en a eu des dizaines et ce pendant des périodes prolongées, de manière tout ce qu'il y a de plus "naturelle". Même pas besoin de l'homme, son CO2 et ses 4x4. Et ces variations étaient loin d'être "de simples ondulations". Heureusement que nos ancêtres n'étaient pas aussi chochottes que nous. tongue.gif
miniTAX
Citation (meteor @ 11/10/2007 - 16:47) *
il peut être intéressant de signaler ce commentaire de Stefan Rahmstorf à ce sujet, sur realclimate.
...
Les isotopes de l'oxygène provenant du forage de Dye 3 suggèrent que les plus hautes températures des derniers millénaires étaient atteintes au XXième siècle.
Le forage de Dye 3 montre comment les conditions se sont dégradées après l'arrivée des Vikings et comment ils ont du abandonner leur colonie après qu'un record de froid millénaire eut été atteint.
Ca c'est bien la méthode RealClimate, nier l'évidence et faire croire que la température suit la courbe de crosse de hockey, en espérant que personne n'aille vérifier.

Pourtant, les reconstitutions de température du Groenland, il y en a plein qui montrent bien qu'à l'époque d'Erik le Rouge, le climat était réellement chaud et le nom donné n'est pas usurpé. Accessoirement, on voit également très bien l'optimum romain vers l'an 0 qui était encore plus chaud, donc l'affirmation que les "températures du 20e siècles sont les plus chaudes des derniers millénaires" est infondée.
Le comble a été d'affirmer que Dye 3 "suggère" cela alors que rien n'est plus faux (cf graphique). Au passage, les mesures de Dye 3 ont été faites par Dansgaard et Oeschger, quand même! Je me demande bien ce que ces illustres chercheurs penseraient d'une telle affirmation.

Données pour Dy3:


Données pour GISP2
Nicolas 17/69
Citation (Just1 @ 11/10/2007 - 00:15) *
Le Groenland veut dire "terre verte" lorsque les vikings découvrirent cette nouvelle terre, autour de l'an 1000 (optimum médiéval)... Est-ce qu'il y avait de la banquise à cette période ? On ne sait pas mais une chose est sûr, c'est qu'il y avait de l'herbe et que l'homme n'émettait pas encore des GES...

Je voudrais juste dire qu'il faudrait définitivement abandonner cet argument, qu'on soit ou non d'accord avec ce qu'il est censé défendre. En effet le mot "vert" en vieux norrois (groen) avait une connotation beaucoup plus large et abstraite, et signifiait en gros "promesse de bonheur" , d'après Régis Boyer le principal traducteur et expert français en sagas islandaises et civilisation scandinave ancienne.
Attention je ne veux pas remettre en cause vos connaissances en matière de fluctuation du climat durant les siècles passés. D'ailleurs le brusque refroidissement du Groenland entre le XI et le XVème siècle serait responsable du déclin et de la disparition des colonies vikings du Groenland.
Je voulais juste rectifier un détail : ce n'est pas parce que "Groenland" veut dire "terre verte" que c'est forcément une preuve qu'il était réellement verdoyant.
meteor
Citation
Pourtant, les reconstitutions de température du Groenland, il y en a plein qui montrent bien qu'à l'époque d'Erik le Rouge, le climat était réellement chaud et le nom donné n'est pas usurpé. Accessoirement, on voit également très bien l'optimum romain vers l'an 0 qui était encore plus chaud, donc l'affirmation que les "températures du 20e siècles sont les plus chaudes des derniers millénaires" est infondée.
Le comble a été d'affirmer que Dye 3 "suggère" cela alors que rien n'est plus faux (cf graphique). Au passage, les mesures de Dye 3 ont été faites par Dansgaard et Oeschger, quand même! Je me demande bien ce que ces illustres chercheurs penseraient d'une telle affirmation.


les graphiques ne démontrent rien du tout concernant la comparaison avec les températures actuelles.
Pourquoi s'arrêtent-ils en 1850?
Le "donc" me semble donc injustifié à moins qu'on développe.

Le Dye3 indiqué montre que le Groenland a été plus chaud lors de la période citée.
Point.
C'est d'ailleurs bien ce que dit Realclimate.

Le graphique suivant (GISP2) indique qu'une partie du Groenland a été plus chaude de 1.5°C pendant l'OM que pendant le PAG.

Mais quid de la température globale?
Car on voit actuellement que la correspondance entre Groenland et "global" n'est pas évidente.

D'un autre point de vue je suis assez surpris de la faiblesse de l'écart de température au Groenland (enfin une partie) entre les périodes dites de l'OM et PAG.
1.5°C ce n'est pas beaucoup, d'autant que la température de -30.5°C atteinte ne permet guère d'envisager, selon moi, une douceur extraordinaire du climat groenlandais à cette époque.
miniTAX
Citation (meteor @ 18/10/2007 - 09:25) *
Mais quid de la température globale?
Car on voit actuellement que la correspondance entre Groenland et "global" n'est pas évidente.

D'un autre point de vue je suis assez surpris de la faiblesse de l'écart de température au Groenland (enfin une partie) entre les périodes dites de l'OM et PAG.
1.5°C ce n'est pas beaucoup, d'autant que la température de -30.5°C atteinte ne permet guère d'envisager, selon moi, une douceur extraordinaire du climat groenlandais à cette époque.

La température globale et la valeur absolue au point de forage de DYE 3 (d'ailleurs, heureusement qu'il y fait -30°C, sinon, on n'aurait PAS de reconstitution) n'ont pas de rapport avec ce que je disais.

En effet il était question de DYE3, de température du Groeland et de comparaison entre l'an 1000 et l'an 2000.
L'affirmation de Rahmstorf selon laquelle le dosage de d18-O à DYE3 "suggère" que le 20e siècle est le plus chaud depuis "des millénaires" AU GROENLAND est fantaisiste et démentie par les données elles-même.
Gallad
Citation (meteor @ 11/10/2007 - 15:47) *
il peut être intéressant de signaler ce commentaire de Stefan Rahmstorf à ce sujet, sur realclimate.

"When Erik the Red started a colony in Greenland in the year 982, climate and ice sheet size were probably not very different from today. It is often forgotten that this region in south-west Greenland (near K’agssiarssuk) is lush and green also today and supports agriculture and sheep farming. The oxygen isotope record from the Dye3 ice core, the closest core to the Viking settlement, suggests the warmest temperatures there of the past several thousand years were reached in the 20th Century. This does not prove anything about global warming (it is just a single point, the story at Greenland’s summit is already different), but it is interesting with respect to the Viking settlement. The Dye3 record shows how conditions deteriorated after the Vikings arrived and that they abandoned their colony after temperatures hit an almost 1,000-year low."

autrement dit lorsqu'Eric le Rouge est arrivé au Groenland en 982, le climat et la taille de l'inlandsis étaient peu différents de ce qu'ils sont maintenant, dans la zone de colonisation (Sud-ouest du Groenland).
Actuellement aussi cette zone est luxuriante et verte et donne lieu à de l'agriculture et à l'élevage de moutons.
Les isotopes de l'oxygène provenant du forage de Dye 3 suggèrent que les plus hautes températures des derniers millénaires étaient atteintes au XXième siècle.
Le forage de Dye 3 montre comment les conditions se sont dégradées après l'arrivée des Vikings et comment ils ont du abandonner leur colonie après qu'un record de froid millénaire eut été atteint.
de plus étant donné l'âge moyen très élevé de la couche basale de l'inlandsis il semble exclu d'envisager une surface d'inlandsis sensiblement différente de l'actuelle.


Le problème, c'est que des stations de forage comme Dye 3 sont forcément très à l'intérieur de l'île, alors que le peuplement scandinave dont nous parlons concernait l'extême-sud du Groenland, avec des fjords, un courant marin, etc, pouvant créer un microclimat. A titre d'illustration, voilà une carte des températures en 2005:




Dye 3 est-il représentatif de ce microclimat ? Autrement dit, à l'échelle qui nous concerne (quelques siècles à quelques millénaires), les spécificités du microclimats sont-elles "gommées" pour qu'on puisse considérer avec pertinence qu'une station de mesure à l'intérieur du Groenland représente bien l'évolution du climat pour l'ensemble de l'île ou presque ?

Dans l'affirmative, on voit sur la carte suivante (station de forage GRIP, plus au nord encore que Dye 3) que l'an mille correspond à un maximum relatif, mais que les derniers millénaires étaient bien chauds encore:



(Sous réserve que ce graphe soit valable, je l'ai trouvé sur: http://mclean.ch/climate/Eye_opening.htm )
lozere
Citation (meteor @ 11/10/2007 - 16:47) *
Actuellement aussi cette zone est luxuriante et verte et donne lieu à de l'agriculture et à l'élevage de moutons.

Oui, on y trouve de l'herbe pour l'élevage mais de là à parler de "végétation luxuriante" quand même!
Ce qui serait intéressant et concluant, ce serait de voir si, dans cette zone du Groënland, on peut faire pousser aujourdh'ui le même type de cultures que celles que les vikings avaient développées avec les mêmes techniques (naturellement, donc pas de légumes sous serre...). A ma connaissance, malheureusement, ce genre d'étude basique n'a jamais été mené...

Parce qu'on lit un peu tout et n'importe quoi, entre ceux qui fantasment cette partie du Groënland comme étant aujourd'hui un grenier à céréales couvert d'une végétation luxuriante, et ceux qui l'imaginent au temps des Vikings couverte de champs de blé...
Gallad
Citation (meteor @ 18/10/2007 - 08:25) *
D'un autre point de vue je suis assez surpris de la faiblesse de l'écart de température au Groenland (enfin une partie) entre les périodes dites de l'OM et PAG.
1.5°C ce n'est pas beaucoup, d'autant que la température de -30.5°C atteinte ne permet guère d'envisager, selon moi, une douceur extraordinaire du climat groenlandais à cette époque.


Je ne sais pas si ça te concerne ici dans cette remarque, mais il faudrait arriver à comprendre que des variations de températures n'ont pas la même ampleur significative selon les échelles de temps considérées.

Certains alarmistes jouent d'ailleurs sans rire de ce mélange des échelles, dans des assertions du genre "+5°C de réchauffement en un siècle...+5°C, ça paraît peu, mais c'est que qui nous sépare de la dernière période glaciaire...(horreur, malheur)...Et en plus, c'est +5°C en 100 ans seulement, on n'a jamais vu une augmentation aussi rapide."

Tiens mais chez moi aussi: hier après-midi il faisait 5°C de moins que cet après-midi...Et cela seulement en 24 heures...Au secours ! (tiens, personne n'a bougé.) biggrin.gif

Donc tu vois que par l'effet de "moyennage", comparer des millénaires entre eux donnera généralement des écarts de moyennes plus modérés que comparer un siècle à l'autre, et à plus forte raison une décennie à l'autre, etc. Et comparer la moyenne des derniers 10 000 ans à la moyenne de la dernière décennie n'a pas de sens. Comparer sur des échelles de temps différentes est absurde.
meteor
Citation (Gallad @ 18/10/2007 - 13:04) *
Dye 3 est-il représentatif de ce microclimat ? Autrement dit, à l'échelle qui nous concerne (quelques siècles à quelques millénaires), les spécificités du microclimats sont-elles "gommées" pour qu'on puisse considérer avec pertinence qu'une station de mesure à l'intérieur du Groenland représente bien l'évolution du climat pour l'ensemble de l'île ou presque ?

Dans l'affirmative, on voit sur la carte suivante (station de forage GRIP, plus au nord encore que Dye 3) que l'an mille correspond à un maximum relatif, mais que les derniers millénaires étaient bien chauds encore:


il est un peu bizarre, j'en profite pour répondre à miniTax, que Rahmstorf ait cité Dye3, les données de celui-ci s'arrêtant en 1872.
Cela peut expliquer les variations de température pendant et après la colonisation du Groenland mais pas, en effet, le fait que le XXième siècle comprend les températures les plus élevées.
Peut-être a t'il voulu parler de Dye2 mais c'est pas clair.

Concernant le fait que les derniers millénaires aient été plus chauds sur le Groenland, ce n'est pas, en soi, surprenant.
Ceci est assez bien connu, je crois, que le mi-holocène a été très chaud sur le Groenland et que la température décroit depuis cette période suite à la baisse d'insolation (cycle Milankowitch)

à lozére

Citation
Parce qu'on lit un peu tout et n'importe quoi, entre ceux qui fantasment cette partie du Groënland comme étant aujourd'hui un grenier à céréales couvert d'une végétation luxuriante, et ceux qui l'imaginent au temps des Vikings couverte de champs de blé...


il n'y a pas de fantasme particulier.
Le mot de "luxuriant" employé est la traduction de "lush" qui veut dire "luxuriant" mais aussi "abondant".
Il faut dire que lorsque l'on voit certains paysages verdoyants du Groenland actuel, il y a de quoi se poser des questions.
Je ne crois pas que quelqu'un ait employé l'expression de "grenier à céréales" pour qualifier le Groenland actuel.
Il a été évoqué, à ma connaissance, le fait qu'il n'était pas impossible d'y faire pousser certaines espèces de céréales résistantes étant données que des plantes fourragères (donc à graines également) y poussaient relativement bien.
Il ne sert donc à rien de caricaturer les propos.
miniTAX
Citation (Gallad @ 18/10/2007 - 13:04) *
Dye 3 est-il représentatif de ce microclimat ? Autrement dit, à l'échelle qui nous concerne (quelques siècles à quelques millénaires), les spécificités du microclimats sont-elles "gommées" pour qu'on puisse considérer avec pertinence qu'une station de mesure à l'intérieur du Groenland représente bien l'évolution du climat pour l'ensemble de l'île ou presque ?

Dans l'affirmative, on voit sur la carte suivante (station de forage GRIP, plus au nord encore que Dye 3) que l'an mille correspond à un maximum relatif, mais que les derniers millénaires étaient bien chauds encore:



(Sous réserve que ce graphe soit valable, je l'ai trouvé sur: http://mclean.ch/climate/Eye_opening.htm )

Sans risque, je répondrais à ta 1e question par oui. En effet, si j'ai bien compris, le reconstruction de température par forage glaciaire concerne le D-18O donc c'est représentatif de la SST (qui conditionne le rythme des précipitations) de la région et non la température à l'endroit du forage (si je me gourre, merci de me corriger). De plus, il s'agit ici de variations et non de température absolue donc on suppose que la notion d'évolution différenciée à cause d'un micro-climat ne joue pas. De toute façon, que la température au Groenland ait été très élevée durant l'optimum médiéval et l'optimum romain, ce n'est pas vraiment un scoop. Le Groenland a même été plus chaud dans les années 30 que maintenant (eh oui !) comme le montrent les mesures directes.

Quand au graphique, je confirme, il est valable: c'est 100% les mêmes données que mon graphique ci-dessus pour GISP juste avec la convention de l'abcisse inversée par rapport au mien.
miniTAX
Citation (Gallad @ 18/10/2007 - 14:59) *
Certains alarmistes jouent d'ailleurs sans rire de ce mélange des échelles, dans des assertions du genre "+5°C de réchauffement en un siècle...+5°C, ça paraît peu, mais c'est que qui nous sépare de la dernière période glaciaire...(horreur, malheur)...Et en plus, c'est +5°C en 100 ans seulement, on n'a jamais vu une augmentation aussi rapide."
Je ne comprends pas bien cette figure rhétorique? Personne n'a dit qu'il s'est réchauffé de 5°C en 100 ans (par contre pas mal disent que ça "risque" d'être le cas).
Le climat s'est réchauffé de 0.6°C pendant le 20e siècle.

Par contre, il y a bien eu un réchauffement à une vitesse de 5,3°C/siècle (!) mais ça s'est passé en l'an 2331 BP (cf mon post plus haut pour la source).
Le réchauffement actuel est donc anormalement... normal tongue.gif
lozere
Citation (meteor @ 18/10/2007 - 15:26) *
à lozére
il n'y a pas de fantasme particulier.
Le mot de "luxuriant" employé est la traduction de "lush" qui veut dire "luxuriant" mais aussi "abondant".
Il faut dire que lorsque l'on voit certains paysages verdoyants du Groenland actuel, il y a de quoi se poser des questions.
Je ne crois pas que quelqu'un ait employé l'expression de "grenier à céréales" pour qualifier le Groenland actuel.
Il a été évoqué, à ma connaissance, le fait qu'il n'était pas impossible d'y faire pousser certaines espèces de céréales résistantes étant données que des plantes fourragères (donc à graines également) y poussaient relativement bien.
Il ne sert donc à rien de caricaturer les propos.

Les mots utilisés ne sont pas toujours neutres: parler de "végétation luxuriante" aujourd'hui pour le Groënland, c'est en soit caricatural (quant à la notion de grenier à céréales, j'exagère effectivement puisque le graphique mentionnant le Groenland comme 8ème producteur mondial de céréales avait été retiré par l'intervenant qui l'avait sorti dans un autre post). Oui, il y a de l'herbe et des plantes fouragères... C'est tout! Ca fait peu quand même, et ne suscite en soit aucune question particulière puisque l'on sait que les franges sud du Groenland ont de toute façon été couvertes de végétation en continu depuis 7000 ans... Alors que certaines céréales sélectionnées pour leur résistance (voire génétiquement modifiées) puissent aussi y pousser, pourquoi pas (je serais intéressé par tes sources à ce sujet d'ailleurs) ? Cependant, aucune présence de céréale non sélectionnée et non génétiquement modifiée (y compris du type de celles qui poussent en Finlande à la limite du cercle arctique) n'a été recensée à ma connaissance (cf le lien sur la banque de donnée génétique des espèces nordiques dont je t'ai déjà donné les références dans un autre post).

En outre, on s'éloigne du sujet critique: que des céréales sélectionnées ou génétiquement modifiées puissent pousser au Groënland ne nous apprend rien sur la comparaison du climat actuel avec celui qui règnait au temps des Vikings...
En revanche, ce qui serait utile, c'est une étude indiquant que TOUT ce que faisait pousser les Vikings au Groënland lors de l'optimium médiéval peut aujourd'hui être cultivé de la même manière avec les mêmes techniques. C'est pourtant pas compliqué et ça clorait utilement tout un pan du débat sur la fameuse comparaison entre le Groënland des Vikings et celui d'aujourd'hui: il deviendrait en effet difficile de dire que l'optimium médiéval au Groenlnad était forcément plus chaud qu'aujourd'hui...
meteor
Citation (lozere @ 18/10/2007 - 20:59) *
En revanche, ce qui serait utile, c'est une étude indiquant que TOUT ce que faisait pousser les Vikings au Groënland lors de l'optimium médiéval peut aujourd'hui être cultivé de la même manière avec les mêmes techniques. C'est pourtant pas compliqué et ça clorait utilement tout un pan du débat sur la fameuse comparaison entre le Groënland des Vikings et celui d'aujourd'hui: il deviendrait en effet difficile de dire que l'optimium médiéval au Groenlnad était forcément plus chaud qu'aujourd'hui...


Encore faudrait-il savoir TOUT ce que faisaient pousser les groenlandais de l'époque.

Or le sait-on vraiment?
lozere
Citation (meteor @ 18/10/2007 - 21:46) *
Encore faudrait-il savoir TOUT ce que faisaient pousser les groenlandais de l'époque.

Or le sait-on vraiment?

Je serais étonné que l'on n'ait pas une vision assez précise (palynologie) de la végétation qu'ils ont rencontrée en arrivant au Groenland au début du millénaire, voire des plantes qu'ils auraient pu importer ou cultiver. Par ailleurs, leur histoire et leur mode de vie semble qd même assez bien documentée. Mais il est vrai que je n'ai pas trouvé d'étude spécifique sur ce sujet pour le moment. Peut-être est-ce plus compliqué que ça en a l'air, comme souvent...
th38
Groenland = terre verte !
Si c'était le cas il y a 1000 ans, comment les kilomètres-cubes de glace ont ils pu arriver si vite par la suite ?
Ma parole, y a t'il eu une glaciation récente que je n'ai pas vu passer ?
lozere
Citation (th38 @ 18/10/2007 - 22:12) *
Groenland = terre verte !
Si c'était le cas il y a 1000 ans, comment les kilomètres-cubes de glace ont ils pu arriver si vite par la suite ?
Ma parole, y a t'il eu une glaciation récente que je n'ai pas vu passer ?

Les franges côtières du sud du Groenland (là où se sont installés les Vikings) sont couvertes de végétation depuis environ 7000 ans, en continu. C'est un fait scientifiquement prouvé (analyse des pollens fossiles) que personne ne conteste. La vraie question, c'est la "composition" de cette végétation et son évolution, afin de mesurer le caractère spécifique de la période que nous vivons par rapport à un passé récent.
th38
Citation (lozere @ 18/10/2007 - 22:18) *
Les franges côtières du sud du Groenland (là où se sont installés les Vikings) sont couvertes de végétation depuis environ 7000 ans, en continu. C'est un fait scientifiquement prouvé (analyse des pollens fossiles) que personne ne conteste. La vraie question, c'est la "composition" de cette végétation et son évolution, afin de mesurer le caractère spécifique de la période que nous vivons par rapport à un passé récent.



Bien sûr, mais le Groënland n'est probablement pas le seul lieu qui puisse nous donner les variations du climat sur un passé de l'ordre du millénaire. Sa frange cotiere est énormément influencée par l'océan et ses courants..
Si l'on veut connaitre l'évolution du climat sur les 10 derniers siecles , les monographies types dates de vandanges en France sont très instructives; mais leur tort est de nous donner des résultats qui ne nous permettent pas de fantasmer comme les prés du Groënland.
snowman49
Citation
Sa frange cotiere est énormément influencée par l'océan et ses courants..Si l'on veut connaitre l'évolution du climat sur les 10 derniers siecles , les en France sont très instructives;


Le climat n'est pas influencé par l'océan et les courants marins ?

Pour les vendanges, c'est loin d'être fiable pour retranscrire un climat ou une saison, on le voit parfaitement cette année avec des vendages qui sont précoces après un mois d'Avril très doux alors que l'été a été très humide et frais.

L'évolution de la végétation est par contre un indice d'une évolution climatique et/ou biologique de la zone, c'est bien plus fiable que les vendanges qui sont soumises à des paramètres très nombreux (le climat n'est qu'un paramètre parmis tant d'autres).
Damien49
Un lien vers la flore actuelle du groenland : http://www.greenland.com/content/english/t...ra_of_greenland

Rien que le titre, j'aime bien ^^ : " The fertile Greenland"
lolo44
Attention , dans la série " RC , alertes récentes " , une toute nouvelle déclaration qui va certainement susciter des réactions parce que venant ..... du président du GIEC wink.gif :

source : yahoo actualités

TOKYO (AFP) - Des millions d'Asiatiques subiront des désastres si rien n'est fait pour combattre le réchauffement climatique, a averti vendredi le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), Rajendra Pachauri, co-lauréat du prix Nobel de la paix 2007.
"L'
Asie étant le continent le plus peuplé du monde et connaissant une forte croissance, il est clair qu'elle est très vulnérable", a prévenu M. Pachauri au cours d'une conférence sur l'environnement à Tokyo.

"Dans les zones côtières, des millions de personnes pourraient voir leurs domiciles inondés dans l'Asie du sud, du sud-est et de l'est", a ajouté le scientifique indien, selon qui "les communautés les plus pauvres sont également celles qui subissent les risques les plus élevés".
Gallad
Citation (miniTAX @ 18/10/2007 - 16:06) *
Je ne comprends pas bien cette figure rhétorique? Personne n'a dit qu'il s'est réchauffé de 5°C en 100 ans (par contre pas mal disent que ça "risque" d'être le cas).
Le climat s'est réchauffé de 0.6°C pendant le 20e siècle.


C'est ça en effet, je pensais aux Cassandre qui annoncent des élévations de l'ordre de +5°C pour 2100 par rapport à 1990. Parce que quand le GIEC dit de 1.5°C à 5.9°C (avant-dernier rapport du GIEC), il y en a qui s'évertuent à ne retenir que la fourchette haute et traduisent "Le GIEC prévoit 5.9°C...". Je me rappelle même d'une ex-ministre fin 2006 sur France Culture, qui disait à peu de choses près : "Le GIEC prévoit 5.9°C, mais peut-être que dans le prochain rapport, il va annoncer +10°C." Qui dit mieux ?

Citation
Par contre, il y a bien eu un réchauffement à une vitesse de 5,3°C/siècle (!) mais ça s'est passé en l'an 2331 BP (cf mon post plus haut pour la source).
Le réchauffement actuel est donc anormalement... normal tongue.gif



Oui, cette valeur de 5,3°C/siècle est éloquente, mais personnellement j'avais ainsi en tête un +5°C à l'échelle globale, pas spécialement au Groenland ou dans une région pôlaire où les amplitudes de températures sont généralement plus marquées. Et c'est une "vitesse instantannée", une simple tangente ponctuelle en 2331 BP. Encore une fois, on ne pourrait pas comparer des variations sur 1 an et des variations sur 10 000 ans, ça n'a pas de sens de comparer des sprints et des courses de fond.
Gallad
Citation (miniTAX @ 18/10/2007 - 15:59) *
Sans risque, je répondrais à ta 1e question par oui. En effet, si j'ai bien compris, le reconstruction de température par forage glaciaire concerne le D-18O donc c'est représentatif de la SST (qui conditionne le rythme des précipitations) de la région et non la température à l'endroit du forage (si je me gourre, merci de me corriger). De plus, il s'agit ici de variations et non de température absolue donc on suppose que la notion d'évolution différenciée à cause d'un micro-climat ne joue pas.


Je ne sais pas si on peut le dire a priori. Les conditions ne sont quand même pas les mêmes entre l'intérieur du Groenland et les côtes: au centre de la calotte où se trouvent les stations de forages, c'est très homogène, c'est toujours gelé et sans grand relief. Tandis qu'en bordure de calotte ou sur la côte, on trouve un relief plus accidenté (pentes, fjords...), des vêlages qui modifient ce relief et l'exposition au soleil, des changements de phases et d'albedo dues à la variation de l'enneigement, des courants marins qui peuvent évoluer différemment de l'intérieur de l'île...

Cela dit, l'avantage c'est que les stations de mesures paléoclimatiques pour mesurer les évolutions à très long terme sont au centre de l'île, là où c'est assez simple, elles s'extraient donc de la complexité des microclimats côtiers. Ce sont des stations dans des microclimats qui auraient été embêtants pour apprécier l'évolution du climat global.

Citation
De toute façon, que la température au Groenland ait été très élevée durant l'optimum médiéval et l'optimum romain, ce n'est pas vraiment un scoop.


Et oui, et finalement le plus important est d'avoir ces graphes GISP, GRIP, etc, issus de relevés scientifiques les plus pertinents, et non de s'attarder si souvent sur le cas de la saga d'Erik le rouge, laquelle ne devrait que les corroborer de façon secondaire. Même si l'histoire de cette petite communauté scandinave au Groënland est passionnante, elle n'est pas centrale. C'est de l'Histoire avec la fragilité que ça sous-entend, c'est même à la limite de la légende.

D'ailleurs, il faut toujours s'interroger sur cette sorte de déterminisme: "Les scandinaves arrivent vers l'an mil parce qu'il fait plus chaud et abandonnent l'île au XVème siècle parce qu'il fait trop froid". Il y a quand même aussi un contexte historique indépendant des variations climatiques: le Xème siècle était extrêmement instable sur le plan politique, en particulier dans les îles britanniques, et beaucoup de Vikings cherchaient à émigrer, c'était d'ailleurs une tradition depuis des générations. Et les experts ont montré que la petite communauté au Groenland avait compté jusqu'à 280 fermes...Le trou intégral, quoi... Peut-être les scandinaves ont-ils abandonné les lieux à une époque où ils n'étaient plus des bannis depuis longtemps, où leur communauté avait été décimée par la Peste et par souci de gagner en qualité de vie, tout simplement.
th38
Citation (snowman49 @ 18/10/2007 - 22:47) *
Pour les vendanges, c'est loin d'être fiable pour retranscrire un climat ou une saison, on le voit parfaitement cette année avec des vendages qui sont précoces après un mois d'Avril très doux alors que l'été a été très humide et frais.

L'évolution de la végétation est par contre un indice d'une évolution climatique et/ou biologique de la zone, c'est bien plus fiable que les vendanges qui sont soumises à des paramètres très nombreux (le climat n'est qu'un paramètre parmis tant d'autres).



Les dates des vandanges ne sont pas un indice apportant toute l'explication nécessaire bien sûr, il faut comparer avec d'autres données.
Pour autant, ces dates renseignent bien sur la température de
l'ensemble de la saison végétative.
De mars à septembre 2007, les températures affichent en France un écart de + 1.4 °C par rapport à la moyenne 71/00, et plus de 2°C par rapport à la moyenne 51/80; Résultat, les vendanges ont été précoces.
Quand à l'été, si il a été arrosé sur les 2/3 nord du pays, il a été dramatiquement sec dans le sud...
Huggo
ohmy.gif


Une vidéo sur le réchauffement climatique serait la bienvenue pour montrer que l'on ne plaisante pas avec l'augmentation du GES.

Cette vidéo pourrait être faite par les experts du climat, des présentateurs de TV du monde entier, des passionnés de météo et par des enfants de chaque Nation.

Elle serait diffusée sur les chaînes de TV dans le monde entier en plusieurs langues.


Elle permettrait peut être à certains pays pollueurs d'être plus responsables dans leurs actes.


Ci-joint, une vidéo amateur sur le rechauffement du Climat et de ses dangers :


Source :
http://fr.youtube.com

URGENCE PLANETE


Bonne journée.


Huggo



lolo44
Toujours dans la série " réchauffement climatique , alertes récentes " voici un rapport de Greenpeace :
Sans dénigrer cet organisation , certaines de leurs conclusions m'interpellent alors je vous laisse lire l'article et vous met en gras les points à étudier de plus près pour savoir ce que vous en pensez flowers.gif

Destruction des forêts d'Indonésie: possible "bombe climatique"
LONDRES (AFP) - La destruction des forêts et tourbières en Indonésie pour répondre à la demande mondiale en huile de palme, utilisée dans l'alimentation, les cosmétiques et les biocarburants, pourrait déclencher à terme une "bombe climatique"

"A moins que des efforts soient entrepris pour arrêter la destruction de la forêt et des tourbières, les émissions (de dioxyde de carbone) de ces zones pourraient déclencher une +bombe climatique+", a indiqué Greenpeace dans un rapport publié jeudi et intitulé "Cooking the climate" (Cuire le climat).


L'organisation prévient que ces forêts absorbent actuellement du dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre considéré comme le principal responsable du réchauffement climatique. Mais leur destruction "va bientôt transformer ces entrepôts de CO2 en sources d'émission".

Selon elle, la disparition totale des forêts et tourbières de la province de Riau (centre de l'île de Sumatra) pourrait libérer à terme l'équivalent de la production mondiale annuelle de gaz à effet de serre.

Cette province, qui dispose de 4 millions d'hectares de tourbières (l'équivalent de la Suisse) qui font parfois quinze mètres d'épaisseur et 1,4 million d'hectares de plantation de palmiers à huile, possède "actuellement la plus importante capacité de stockage de CO2 au monde" (14,6 milliards de tonnes), a souligné le rapport.

Pour l'heure, la destruction de la végétation et des forêts marécageuses en Indonésie provoque l'émission de 1,8 milliard de tonnes de CO2 chaque année, soit 4% des émissions mondiales annuelles.

Réclamant l'arrêt de cette déforestation, le groupe écologique pointe notamment du doigt les géants mondiaux de l'industrie tels Unilever, Nestlé et Procter & Gamble, principaux acheteurs d'huile de palme indonésienne.

L'Indonésie est le second producteur mondial d'huile de palme après la Malaisie. Les deux pays représentent 85% de la production mondiale.
Benl
Bonjour,

Je suis nouveau dans ce forum, et pas particulièrement connaisseur des questions de climatologie, mais passionné plutôt de gestion d’écosystèmes complexes.

A ce titre, j’ai publié il y a quelques années un article scientifique, qui peut s’appliquer, je crois, au climat général de la terre. Et il est clair que, dans le cadre de la problématique du réchauffement climatique, je suis sensible aux menaces liées aux gaz à effets de serre.

Aussi j’aimerais connaître vos avis sur mes idées et questionnements à ce sujet.

Le climat de la terre m’apparaît, comme tout écosystème global, comme un système chaotique, dans lequel apparaissent des états d’équilibres instables autour desquels le système perdure. Ces états d’équilibre instables sont des fractals, et donc se répercutent sur le système de la même manière, quelle que soit l’échelle à laquelle on les observe.

On peut penser que ces états d’équilibres instables puissent être le régime des moussons, le flux des jet-streams, ou même les courants sous-marins de convection (dont le gulfstream qui nous borde), et qui sont par ailleurs le théâtre de nouveaux débordements (El Niño, par exemple).

Les théories à la mode laissent penser que les dérèglements climatiques pourraient bien ne pas être linéaires en phase avec les dégagements de CO2 et autres gaz à effet de serre, mais bien exponentiels, ce qui cadre parfaitement avec leur nature chaotique : une fois le délicat équilibre de leurs retours périodiques entre deux états semi-stables (le régime d’hiver et d’été des moussons, par exemple) perturbé, le risque est grand de voir le système chaotique éjecté de ses trajectoires entre deux ou plusieurs états d’équilibre instables, et de devenir parfaitement imprévisible.

Dans le cadre de ces réflexions, je me permet d’ajouter un aspect du problème que je ne vois jamais abordé :

Sur une période de 24H, le réveil et l’accroissement des activités industrielles, et donc de ses rejets, suit une évolution propre aux fuseaux horaires. Quel peut-être l’influnce de ces progressifs accès de fièvre et de calme, sur la circulation des masses d’air, de chaleur et de gaz à effet de serre, au niveau de la planète , compte tenu qu’elle se fait à l’inverse du sens des jet-streams?

Peut-être faudrait-il se pencher sur la question ?
charles.muller
Citation (Benl @ 27/11/2007 - 17:54) *
(...)
Sur une période de 24H, le réveil et l’accroissement des activités industrielles, et donc de ses rejets, suit une évolution propre aux fuseaux horaires. Quel peut-être l’influnce de ces progressifs accès de fièvre et de calme, sur la circulation des masses d’air, de chaleur et de gaz à effet de serre, au niveau de la planète , compte tenu qu’elle se fait à l’inverse du sens des jet-streams?
Peut-être faudrait-il se pencher sur la question ?


Bonjour et bienvenu.

Cette question est plus "météo" que "climato", contrairement au reste de ton post. Elle est intéressante. Sur l'échelle de temps considéré (24 h), comment prend-on en considération les perturbations sous la couche-limite des différentes activités humaines pour évaluer leurs influences locales ?

A moins que tu aies en tête une influence plus durable sur le climat de l'HN. Dans cette hypothèse, peux-tu l'expliciter?
miniTAX
Citation (Benl @ 27/11/2007 - 17:54) *
Sur une période de 24H, le réveil et l’accroissement des activités industrielles, et donc de ses rejets, suit une évolution propre aux fuseaux horaires. Quel peut-être l’influnce de ces progressifs accès de fièvre et de calme, sur la circulation des masses d’air, de chaleur et de gaz à effet de serre, au niveau de la planète , compte tenu qu’elle se fait à l’inverse du sens des jet-streams?

Peut-être faudrait-il se pencher sur la question ?
Bonjour et bienvenu.
Concernant l'effet en question, c'est totalement négligeable par rapport aux fluctations saisonnières de CO2 atmosphérique (due aux cycles de la végétation continentale de l'hémisphère nord), aux sautes d'humeur des volcans (Pinatubo, c'est -0,5°C pour le globe pendant un an et une perturbation de la stratosphère pendant plusieurs années dus aux aérosols), à el Nino (1998, c'est +0,3°C suite à la quantité de vapeur d'eau envoyée dans l'atmosphère par un el Nino surpuissant).

Si le climat changeait d'attracteur chaotique (une spéculation d'ordre accadémique pour donner un semblant d'explication à ce qu'on ne comprend pas et en marge de la "ligne officielle" qui dévoue des milliards au développements de modèles déterministes) aussi facilement, ça se serait fait déjà depuis longtemps suite à ces événements. Mais ça ne s'était pas fait !

On a une influence sur le climat (ce qui à l'échelle locale et temporaire est bien sûr indiscutable) mais au vu des ordres de grandeur, elle est infinitésimale même si certains se plaisent à croire au contraire (après tout, on fait bien encore la danse de la pluie ou des prières pour calmer la tempête).
meteor
Citation (Benl @ 27/11/2007 - 17:54) *
Sur une période de 24H, le réveil et l’accroissement des activités industrielles, et donc de ses rejets, suit une évolution propre aux fuseaux horaires. Quel peut-être l’influnce de ces progressifs accès de fièvre et de calme, sur la circulation des masses d’air, de chaleur et de gaz à effet de serre, au niveau de la planète , compte tenu qu’elle se fait à l’inverse du sens des jet-streams?

Peut-être faudrait-il se pencher sur la question ?


Le début de ton post était prometteur mais là franchement c'est en peu..., nul.
Ou alors je n'ai pas compris mais enfin le "réveil" de l'activité humaine au cours de la journée engendre une variation infinitésimale des concentrations en CO2 ou autres polluants.
Cette variation est bien sûr sans effet ou en tous cas ridiculement faible par rapport à la variation de forçage solaire qui s'exerce sur les différents fuseaux au cours de la journée.
Ensuite s'il s'agit de voir l'influence de la rotation de la Terre sur la circulation atmosphérique c'est une autre histoire.
sirius
Citation (Benl @ 27/11/2007 - 17:54) *



Bonjour

C'est vrai que la question posée n'est pas à la hauteur des prémices mais on peut dépasser cela. Il me semble que dans ce que tu dis, il y a en filigranne, la notion de résonnance: d'après ce que m'a appris S Frontier, ce qui compte, dans les écosystèmes , c'est, par exemple, que la nourriture arrive au bon moment.

Autrement dit, on ne prête peut être pas assez attention au timing des différents forçages naturels ou non. Est ce cela que tu as en tête?
Musimon
Information :

La durée de végétation des végétaux en France a augmenté de 3 semaines ces 50 dernières années (réseau RENECOFOR)!
Et des recherches récentes démontrent que la réchauffement du climat....rend les végétaux plus sensibles au Froid et au gel!

Explication :
En période de végétation, la sève n'est pas préparé aux gels importants (>-5°, variable suivant les espèces bien sûr, c'est un exemple), hors végétation le même arbre, par une modification de la composition de la sève résistera à des gel nettement plus important (-30°C pour le même exemple)!
Donc si les arbres restent plus longtemps en végétation, ils seront plus sensibles aux gels tardifs et précoces. (Un arbre biologiquement prêt à supporter des gels à -15°C un 15 novembre il y a 50 ans, ne pourra plus encaissé un -10°C, toujours pour l'exemple).
De même, pour une raison de composition de la sève, des arbres ayant supporté une forte sècheresse, supporteront très mal un hiver froid.

Bref, à l'INRA ils sont en train de surveiller la biologie de l'arbre en Hiver et le réchauffement rapide ne fait pas le bonheur de végétaux! dry.gif

En pratique, pour vos jardins, gardez vos essences rustiques, évitez les variétés précoces ou à croissances trop rapides!
charles.muller
Citation (Musimon @ 14/12/2007 - 09:14) *
Information :
La durée de végétation des végétaux en France a augmenté de 3 semaines ces 50 dernières années (réseau RENECOFOR)!
Et des recherches récentes démontrent que la réchauffement du climat....rend les végétaux plus sensibles au Froid et au gel!
Explication :
En période de végétation, la sève n'est pas préparé aux gels importants (>-5°, variable suivant les espèces bien sûr, c'est un exemple), hors végétation le même arbre, par une modification de la composition de la sève résistera à des gel nettement plus important (-30°C pour le même exemple)!
Donc si les arbres restent plus longtemps en végétation, ils seront plus sensibles aux gels tardifs et précoces. (Un arbre biologiquement prêt à supporter des gels à -15°C un 15 novembre il y a 50 ans, ne pourra plus encaissé un -10°C, toujours pour l'exemple).
De même, pour une raison de composition de la sève, des arbres ayant supporté une forte sècheresse, supporteront très mal un hiver froid.
Bref, à l'INRA ils sont en train de surveiller la biologie de l'arbre en Hiver et le réchauffement rapide ne fait pas le bonheur de végétaux! dry.gif
En pratique, pour vos jardins, gardez vos essences rustiques, évitez les variétés précoces ou à croissances trop rapides!


Un peu de mal à suivre l'explication, à vrai dire. Certaines espèces végétales ont toujours du mal à s'adapter à un gel brutal et précoce. Le réchauffement créerait un déséquilibre supplémentaire s'il aggravait les gels brutaux et précoces (en plus d'allonger la période végétative)... mais j'ai cru comprendre que c'est l'inverse, il tend à les rendre plus rares.
the fritz
Citation (charles.muller @ 14/12/2007 - 11:24) *
Un peu de mal à suivre l'explication, à vrai dire. Certaines espèces végétales ont toujours du mal à s'adapter à un gel brutal et précoce. Le réchauffement créerait un déséquilibre supplémentaire s'il aggravait les gels brutaux et précoces (en plus d'allonger la période végétative)... mais j'ai cru comprendre que c'est l'inverse, il tend à les rendre plus rares.


Ne pas oublier que les végétaux ont eu des dizaines de milliers d'années pour s'adapter à ces changements de teneur en carbone de l'air. Ce coup-ci la transition se fera sur quelques décennies. Le choc risque d'être fatal pour certaines espèces.

Vivant prés des arbres, on a longtemps cru que l'augmentation du CO2 augmenterait leur croissance, or la réponse est nette aujourd'hui : non, c'est faux!

Donc si la végétation réagit mal à cette augmentation du CO2, les prévisions pour le climat à venir possède une variable de plus. Mais on s'éloigne du sujet (la paléoclimatologie)

Ce message a été modifié par Musimon - Aujourd'hui, 07:49.
Musimon
Je m'excuse, les explications ce n'est pas mon fort!

Les arbres en période hivernale, saturent la sève en sucre liquide pour résister au froid intense, (hummm, la bonne sève des Erables canadiens). En période de végétation la sève contient moins de sucre ce qui le rend sensible au froid.

Des automnes doux, dûs au réchauffement du climat, rallongent la période de végétation jusqu'à tard dans l'année, ce qui augmente la probabilité que le premier coup de froid survienne alors que les arbres sont encore "en sève".

Le phénomène équivalent se produit au printemps, quand les arbres débourrent de façon précoce....

C'est plus clair? La probabilité que l'arbre subisse un coup de froid tardif ou précoce augmente avec le réchauffement du climat! C'est peut-être évident, mais c'est maintenant expliqué.
charles.muller
Citation (Musimon @ 14/12/2007 - 12:03) *
Je m'excuse, les explications ce n'est pas mon fort!
Les arbres en période hivernale, saturent la sève en sucre liquide pour résister au froid intense, (hummm, la bonne sève des Erables canadiens). En période de végétation la sève contient moins de sucre ce qui le rend sensible au froid.
Des automnes doux, dûs au réchauffement du climat, rallongent la période de végétation jusqu'à tard dans l'année, ce qui augmente la probabilité que le premier coup de froid survienne alors que les arbres sont encore "en sève".
Le phénomène équivalent se produit au printemps, quand les arbres débourrent de façon précoce....
C'est plus clair? La probabilité que l'arbre subisse un coup de froid tardif ou précoce augmente avec le réchauffement du climat! C'est peut-être évident, mais c'est maintenant expliqué.


Oui c'est plus clair, mais c'est déjà ce que j'avais compris biggrin.gif Mon souci est qu'en même temps que les automnes sont plus doux, les hivers le sont aussi. Donc, c'est ce point que je ne comprends toujours pas dans le raisonnement : "La probabilité que l'arbre subisse un coup de froid tardif ou précoce augmente avec le réchauffement du climat!"

Je comprends bien que les coups de froid seraient plus stressant* à cause de l'allongement végétatif dû au réchauffement. Mais comme le même réchauffement est censé diminuer tendanciellement la fréquence et l'intensité des coups de froid, c'est un peu circulaire.

(*) En supposant que le mécanisme décrit est exact et représente un péril réel, ce qui reste à quantifier puisque la plupart des espèces actuelles sont biologiquement adaptées à des variations météo / climatiques importantes déjà présentes dans la variabilité naturelle du Holocène (et au-delà, des derniers millions d'années), à l'échelle saisonnière, annuelle ou décennale.
Musimon
Citation (charles.muller @ 14/12/2007 - 12:17) *
Je comprends bien que les coups de froid seraient plus stressant* à cause de l'allongement végétatif dû au réchauffement. Mais comme le même réchauffement est censé diminuer tendanciellement la fréquence et l'intensité des coups de froid, c'est un peu circulaire.


Non parce que je parle de coup de froid à -5° se produisant alors que l'arbre est en végétation, et ces coups de froids, même avec un réchauffement du climat existeront toujours!

De plus, les chercheurs de l'INRA mettent en évidence que les sécheresses intenses rendent les arbres vulnérables aux très grands froids ce coup-ci. L'arbre n'étant plus capable de produire du sucre liquide ou alors n'ayant plus assez de tissus sains (canaux pour la sève) pour démarrer un printemps dans des conditions optimales.

Pour faire bref, la conf' à laquelle j'ai assisté conclue que ce serait un sacré erreur que de profiter du réchauffement du climat pour rallonger la durée de végétation des arbres, et ainsi produire des fruits de façon précoces ou tardives et également d'éloigner trop au nord certaines espèces.

Ils ont eu des exemples sur des Hybrides de Noyers plantés à Clermond à croissance rapide (donc une période de végétation trés longue, tôt au printemps, tard en automne), résultat tous nécrosés et condamnés à cause de ces coups de gels survenant alors que l'arbre est en végétation.

Je parle bien de nécrose des tissus du tronc et des rameaux, et pas uniquement le gel des pousses de printemps. C'est un autre probléme. Si dans une région, on "profite" du réchauffement du climat pour anticiper la floraison de certains fruitiers avec des hybrides précoces, le risque d'avoir des récoltes perdus avec le gel croît également.
Alain Coustou
Citation (charles.muller @ 14/12/2007 - 12:17) *
Oui c'est plus clair, mais c'est déjà ce que j'avais compris biggrin.gif Mon souci est qu'en même temps que les automnes sont plus doux, les hivers le sont aussi. Donc, c'est ce point que je ne comprends toujours pas dans le raisonnement : "La probabilité que l'arbre subisse un coup de froid tardif ou précoce augmente avec le réchauffement du climat!"
Je comprends bien que les coups de froid seraient plus stressant* à cause de l'allongement végétatif dû au réchauffement. Mais comme le même réchauffement est censé diminuer tendanciellement la fréquence et l'intensité des coups de froid, c'est un peu circulaire.
(*) En supposant que le mécanisme décrit est exact et représente un péril réel, ce qui reste à quantifier puisque la plupart des espèces actuelles sont biologiquement adaptées à des variations météo / climatiques importantes déjà présentes dans la variabilité naturelle du Holocène (et au-delà, des derniers millions d'années), à l'échelle saisonnière, annuelle ou décennale.

Le risque décrit par Musimon est d'autant plus à redouter que le RC ne nous met pas à l'abri d'une vague de froid, pour peu que les vents dominants soufflent du nord pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines d'affilée, à l'occasion par exemple de la stabilisation d'un anticyclone. L'hiver arctique avec ses nuits prolongées sera toujours là...

Alain
ol_bugs
Citation (Alain Coustou @ 14/12/2007 - 12:52) *
Le risque décrit par Musimon est d'autant plus à redouter que le RC ne nous met pas à l'abri d'une vague de froid, pour peu que les vents dominants soufflent du nord pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines d'affilée, à l'occasion par exemple de la stabilisation d'un anticyclone. L'hiver arctique avec ses nuits prolongées sera toujours là...

Alain


Il est prévu et observé que c'est en arctique que le climat doit se réchauffer le plus fort.
Logiquement, il me semble que les vagues de froid devraient être moins fréquentes et moins intenses puique l'air sera moins froid.
Marot
Citation (Alain Coustou @ 14/12/2007 - 12:52) *
Le risque décrit par Musimon est d'autant plus à redouter que le RC ne nous met pas à l'abri d'une vague de froid, pour peu que les vents dominants soufflent du nord pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines d'affilée, à l'occasion par exemple de la stabilisation d'un anticyclone. L'hiver arctique avec ses nuits prolongées sera toujours là...

Alain

À ce compte tout doit être redouté. Quand le climat se refroidira, nous ne serons pas à l'abri de vagues de chaleur.

J'ai encore en tête les perspectives épouvantables de l'âge glaciaire qui nous était prédit dans les années 1970.

Alors si le réchauffement est catastrophique et si le refroidissement est catastrophique, cela voudrait dire que nous sommes dans une période idéale.

Qui va soutenir cela ? Quel hasard miraculeux ferait que le climat moyen du XXe siècle était le meilleur ?

Ne serait-ce pas plutôt une frilosité exacerbée devant tout changement ?

Heureusement que je veille à ne pas vivre en état de peur permanente.
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