Citation (the fritz @ 25/11/2007 - 22:38)

Il me semble que les fonds océaniques se refroidissent via la THC et pas l'inverse; jusqu'à nouvel ordre ce sont des eaux plus froides que celles du fond qui plongent avant de se réchauffer via le flux géothermique.
Ce n'est pas exact : le profil des eaux polaires (où se produit la plongée) est, en gros, le suivant :
(Attention : il s'agit d'une courbe didactique reconstruite)
La courbe jaune représente la température.
La même structure peut être représentée avec la salinité :
On voit, dans les 2 cas, une courbe blanche appelée courbe de stabilité. Cette courbe, construite en ordonnées arbitraires, représente le rapport de la densité de chacune des couches (de 10 cm d'épaisseur dans le cas présent) à la densité de la couche inférieure. Si ce rapport est supérieur à 1, la structure est
stable c'est à dire que les couches sont en équilibre en ce point. mais si le rapport est inférieur à 1, la couche supérieure va traverser la couche intérieure et se placer au-dessous. La structure est dite instable. (La limite de stabilité est représentée, sur le graphique, par une fine horizontale blanche marquée "stab").
En examinant alternativement les 2 courbes, on voit qu'un certain nombre de conditions doivent être réunies pour que l'instabilité apparaisse.
Ces conditions sont précisément réunies dans le cas des régions polaires, (voir la forme des courbes).
Cette instabilité provoque la plongée
des couches supérieures (qui ne sont pas forcément les plus froides, comme le montre le graphique) vers les abysses, jusqu'à ce que l'instabilité repasse au-dessus de 1.
La plongée est généralement adiabatique, c'est à dire sans pratiquement aucun échange de chaleur. Donc, une couche quelconque va se retrouver à son niveau d'équilibre à une profondeur donnée, mais
toujours à sa température de départ. L'homogénéisation des couches se fait ensuite progressivement, et elle est accompagnée d'un nouveau réarrangement des couches. A l'équilibre, une zone (qui peut être relativement épaisse) des couches profondes va se retrouver à une température légèrement supérieure à sa température d'origine (quelques centièmes de °C), et cette masse d'eau va entreprendre un long voyage de retour vers les zones d'upwelling.
A noter que le phénomène de mélange s'accompagne d'une contraction globale des couches (2 couches de salinité et température différentes mais de même densité occupent ensemble un volume plus grand que le mélange homogène des 2 couches. Ce phénomène appelé "
cabelling" complique encore les calculs d'équilibre.
Ces 2 courbes sont extraites d'un modèle dont j'avais parlé il y a a peu près 1 an sur ce site, et qui avait, si je me souviens bien, provoqué scepticisme et ricanements.. (j'ai oublié). Citation (the fritz @ 25/11/2007 - 22:38)

Mais l'image du GIEC qui est en cause et que je n'arrive pas à importer comprend plus d'un mystère
*le temps de résidence du CO2 dans l'atmosphère se compterait par milliers d'années
Le temps de résidence a fait l'objet ici de nombreuses discussions.
La définition du "temps de résidence" est normalement le temps moyen pendant lequel une molécule donnée reste dans un milieu. Mathématiquement, le temps de résidence est égal au rapport entre le nombre de molécules présentes et la vitesse à laquelle ces molécules disparaissent de ce milieu. (Son équation aux dimensions est un nombre divisé par un nombre par un temps, donc un temps).
Maintenant, si on "marque" artificiellement une partie de ces molécules (par exemple en décidant qu'on va mesurer le temps de résidence du CO2 "anthropique"), il est clair que la vitesse de disparition de ces molécules "marquées" va être beaucoup plus faible, puisque ces molécules se trouvent mélangées avec des molécules "normales" et que leur nombre, dans le flux des molécules s'échappant du milieu, est en proportion de leur concentration.
Cette définition est cependant complètement "politique", et ne peut conduire qu'à des discussions sans fin...