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Version complète : Ilots de chaleur urbains et climat
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Gallad
Je propose ici de discuter de la prise en compte de l'effet d'îlot de chaleur urbain dans les températures à long terme, à travers divers exemples.



Ici, un "typical case of urban heat island" selon les auteurs du graphe: la région de Tokyo:







Les noms des 5 stations sont soulignés en rouge sur la carte ci-dessous. Le cercle rouge représente l'emplacement de l'aéroport international de Tokyo:






Katsuura semble être une petite station balnéaire sur la côte Pacifique, donc non exempte d'effet d'îlot de chaleur mais sans doute bien ventilée et relativement protégée de l'influence climatique de la métropole de Tokyo par le relief de sa presqu'île.

Au contraire, Maebashi et Kumagaya sont plutôt en fond de vallée, sur la même plaine que Tokyo, et peuvent subir les influences de la métropole via des vents.

On peut constater que la courbe de température de Katsuura donne en quelque sorte le "motif général", dont la tendance est plutôt stable sur ces 100 dernières années. Tandis que les 4 autres stations reprennent ce motif, mais avec des hausses assez sensibles. On peut difficilement imputer ces hausses à d'autres raisons que l'effet de chaleur urbain.

Devinette: laquelle de ces stations sera retenue dans les statistiques des différentes bases de données (NASA/GISS, NOAA, Hadley Chase Center...) pour élaborer l'évolution de la température globale ?
Just1
Intéressant comme débat. Mais j'ai envie de rajouter deux problématiques :

1. Problématique pro RC : Il semble que les relevés satellites de basse troposphère suivent les différentes variations des Ts. L'effet d'îlot de chaleur urbain serait donc limité.

2. Problématique pro sceptique : Les méthodes de relevés des Ts ont évolué depuis 1930 ainsi que le matériel utilisé. Diverses études montreraient que les Ts seraient ainsi sur-évaluées (ou bien que les anciennes TS étaient sous-évaluées)

Alors, je ne sais pas si tu veux démontrer que le RC est un mythe OU BIEN que le RC est plus modéré que celui annoncé par le GIEC (du fait du biais de l'effet d'îlot de chaleur urbain) ?
the fritz
Citation (Just1 @ 26/12/2007 - 00:32) *
Intéressant comme débat. Mais j'ai envie de rajouter deux problématiques :

1. Problématique pro RC : Il semble que les relevés satellites de basse troposphère suivent les différentes variations des Ts. L'effet d'îlot de chaleur urbain serait donc limité.

2. Problématique pro sceptique : Les méthodes de relevés des Ts ont évolué depuis 1930 ainsi que le matériel utilisé. Diverses études montreraient que les Ts seraient ainsi sur-évaluées (ou bien que les anciennes TS étaient sous-évaluées)

Alors, je ne sais pas si tu veux démontrer que le RC est un mythe OU BIEN que le RC est plus modéré que celui annoncé par le GIEC (du fait du biais de l'effet d'îlot de chaleur urbain) ?


Je pense que Gallad ne veut rien démontrer, simplement discuter: l'effet urbain est une réalité: les villes sont plus chaudes que les campagnes, les terres industrialisées plus chaudes que les mers, l'hémisphère Nord plus chaudes que le sud; encore heureux que les satellites suivent les variations de Ts, sinon faudrait vraiment se poser la question du choix des stations; mais les variations sont-elles du même ordre de grandeur, ce qui permet quand même de se poser la question.
Gallad
Citation (Just1 @ 25/12/2007 - 23:32) *
Intéressant comme débat. Mais j'ai envie de rajouter deux problématiques :

1. Problématique pro RC : Il semble que les relevés satellites de basse troposphère suivent les différentes variations des Ts. L'effet d'îlot de chaleur urbain serait donc limité.

2. Problématique pro sceptique : Les méthodes de relevés des Ts ont évolué depuis 1930 ainsi que le matériel utilisé. Diverses études montreraient que les Ts seraient ainsi sur-évaluées (ou bien que les anciennes TS étaient sous-évaluées)

Alors, je ne sais pas si tu veux démontrer que le RC est un mythe OU BIEN que le RC est plus modéré que celui annoncé par le GIEC (du fait du biais de l'effet d'îlot de chaleur urbain) ?



J'aimerais surtout y voir plus clair sur l'impact des îlots de chaleur dans l'élaboration des courbes de température globale, suite à d'autres discussions où l'on n'a pas levé cette question, et où l'implantation de certaines stations sont même très discutables. Sinon, je pense que personne ne conteste l'effet en lui-même, ni son importance (plusieurs °C.)

On parle d'ailleurs d'îlots de chaleur urbains, mais il y a plus généralement l'évolution gigantesque des sols agricoles, forestiers et industriels depuis 2 siècles. Va savoir pourquoi ce facteur anthropique-là est généralement minimisé par rapport à celui des GES, alors qu'il crève les yeux, qu'il est beaucoup moins spéculatif.

Pour Tokyo, les relevés météo (pour la NOAA au moins) ont lieu à l'aéroport international, en pleine conurbation.
http://weather.noaa.gov/weather/current/RJTT.html

La question corollaire est de savoir quelles sont les stations japonaises prises en compte dans l'élaboration de la température globale des différentes bases de données. Il n'y a d'ailleurs pas que la température, mais ce serait déjà un point résolu.
Gallad
Je viens de lire cet article de Climate Audit qui vaut le détour.
http://www.climateaudit.org/?p=2508

(au passage, Climate Audit a été élu "meilleur blog scientifique de l'année 2007".)


Pour essayer de faire court, l'article s'interroge sur les prises de températures à San Francisco centre, sachant que la station de mesure a changé de nombreuses fois d'emplacement depuis plus d'un siècle.

Le dernier changement a eu lieu en juin 2007, et on peut voir les emplacements de l'ancienne station et de la nouvelle:


Avant juin 2007:



La station est sur un toit, un îlot de chaleur dans l'îlot de chaleur...



Depuis juin 2007:



La nouvelle station subit, entre autres, les ombres intermittentes des immeubles voisins, ainsi que le voisinage d'une citerne d'azote liquide et de son système de réchauffage (pour davantage de photos et d'éléments, voir l'article.)



Il n'existe certes aucun emplacement idéal (et le souci de la protection contre le vandalisme par exemple importe autant que celle des pures considérations météo.) Mais la question est de savoir si les centres de climatologie comme NASA/GISS intègrent ces éléments. Pour GISS, ça donne pour San Francisco centre :






On constate une évolution assez "chaotique". En particulier, un saut en 1983 et une baisse brutale en 1997. Or il s'agit précisément de la période d'exploitation d'une certaine station, entre 2 changements.

D'un autre côté, San Francisco est sur une presqu'île accidentée fermant la baie, avec un climat très spécial et qui ne date pas d'hier (cf boutade de Mark Twain: "l'hiver le plus froid que j'ai connu est l'été que j'ai passé à San Francisco.")

La ville est parcourue par de nombreux microclimats, à quelques blocs d'immeubles près ! Comment décider lequel est le "bon" pour représenter San Francisco ?

Comment distinguer d'une part les variations inhérentes au climat de la ville, et d'autre part les artéfacts dûs aux changements d'implantation de la station ?
Et comment peut-on espérer faire des corrections pour "homogénéiser" les températures ?
achazare
Citation (Gallad @ 27/12/2007 - 11:56) *
Je viens de lire cet article de Climate Audit qui vaut le détour.
http://www.climateaudit.org/?p=2508

(au passage, Climate Audit a été élu "meilleur blog scientifique de l'année 2007".)
Pour essayer de faire court, l'article s'interroge sur les prises de températures à San Francisco centre, sachant que la station de mesure a changé de nombreuses fois d'emplacement depuis plus d'un siècle.

Le dernier changement a eu lieu en juin 2007, et on peut voir les emplacements de l'ancienne station et de la nouvelle:
Avant juin 2007:



La station est sur un toit, un îlot de chaleur dans l'îlot de chaleur...
Depuis juin 2007:



La nouvelle station subit, entre autres, les ombres intermittentes des immeubles voisins, ainsi que le voisinage d'une citerne d'azote liquide et de son système de réchauffage (pour davantage de photos et d'éléments, voir l'article.)
Il n'existe certes aucun emplacement idéal (et le souci de la protection contre le vandalisme par exemple importe autant que celle des pures considérations météo.) Mais la question est de savoir si les centres de climatologie comme NASA/GISS intègrent ces éléments. Pour GISS, ça donne pour San Francisco centre :

On constate une évolution assez "chaotique". En particulier, un saut en 1983 et une baisse brutale en 1997. Or il s'agit précisément de la période d'exploitation d'une certaine station, entre 2 changements.

D'un autre côté, San Francisco est sur une presqu'île accidentée fermant la baie, avec un climat très spécial et qui ne date pas d'hier (cf boutade de Mark Twain: "l'hiver le plus froid que j'ai connu est l'été que j'ai passé à San Francisco.")

La ville est parcourue par de nombreux microclimats, à quelques blocs d'immeubles près ! Comment décider lequel est le "bon" pour représenter San Francisco ?

Comment distinguer d'une part les variations inhérentes au climat de la ville, et d'autre part les artéfacts dûs aux changements d'implantation de la station ?
Et comment peut-on espérer faire des corrections pour "homogénéiser" les températures ?


J'essaye de comprendre ce que vous dites, je suis totalement néophyte donc soyez indulgent.

Vous voulez signifier que les valeurs relevés par les méthodes classiques (au sol)
ne sont pas "pertinentes" et ne devraient pas être utilisée pour faire des statistiques ?
L'argument étant que bon nombre de stations sont dans des zones urbaines ou le sont devenu (rattrapage urbain), et que dans ces conditions on peut difficilement distinguer le bruit de fond lié a la chaleur urbaine ainsi qu'aux divers changements de lieux de mesures.

Si l'on suit votre raisonnement, pourquoi les stations en rase campagne ne subissent elles pas aussi un "bruits de fond" environnemental . L'environnement naturel évolue dans le temps et peut influencer le microclimat autour de la station non ?

Je croyais aussi que les stations étaient prévue pour limiter l'effet de l'environnement (boite standardisée en dimensions, couleur, aération etc...).

Vous laissez entendre que les microclimats empêchent de déterminer le climat régional ou d'en faire une synthèse.
Je croyais certainement a tord que le microclimat était la norme localement ?
Et que la somme des microclimats régionaux donnaient des climats régionaux.
Comment faire pour choisir un lieu représentatif d'un climat régional, derrière une colline, orienté au sud au nord, prés d'une foret etc...?

J'ai le sentiment à vous lire que l'on peut faire dire ce que l'on veut à des mesures de stations au sol.

Suis je dans le vrai ?

Cordialement
Marot
Citation (achazare @ 28/12/2007 - 19:07) *
J'essaye de comprendre ce que vous dites, je suis totalement néophyte donc soyez indulgent.

Vous voulez signifier que les valeurs relevés par les méthodes classiques (au sol)
ne sont pas "pertinentes" et ne devraient pas être utilisée pour faire des statistiques ?
L'argument étant que bon nombre de stations sont dans des zones urbaines ou le sont devenu (rattrapage urbain), et que dans ces conditions on peut difficilement distinguer le bruit de fond lié a la chaleur urbaine ainsi qu'aux divers changements de lieux de mesures.

Si l'on suit votre raisonnement, pourquoi les stations en rase campagne ne subissent elles pas aussi un "bruits de fond" environnemental . L'environnement naturel évolue dans le temps et peut influencer le microclimat autour de la station non ?

Je croyais aussi que les stations étaient prévue pour limiter l'effet de l'environnement (boite standardisée en dimensions, couleur, aération etc...).

Vous laissez entendre que les microclimats empêchent de déterminer le climat régional ou d'en faire une synthèse.
Je croyais certainement a tord que le microclimat était la norme localement ?
Et que la somme des microclimats régionaux donnaient des climats régionaux.
Comment faire pour choisir un lieu représentatif d'un climat régional, derrière une colline, orienté au sud au nord, prés d'une foret etc...?

J'ai le sentiment à vous lire que l'on peut faire dire ce que l'on veut à des mesures de stations au sol.

Suis je dans le vrai ?

Cordialement

Il y a beaucoup de questions !

Une réponse très partielle relative à la qualité des implantations des stations météo est disponible ici.

Cela ne répond pas, j'en conviens, à la question des îlots urbains mais apporte une réponse locale.
zazou
Citation (Gallad @ 25/12/2007 - 20:03) *
Je propose ici de discuter de la prise en compte de l'effet d'îlot de chaleur urbain dans les températures à long terme, à travers divers exemples.


Tu proposes de discuter de la prise en compte de l'effet d'ilot de chaleur urbain. Mais dans ton propre post, tu n'apportes pas une once d'information sur cette prise en compte. Tu balances juste une courbe illustrant l'effet d'ilot de chaleur urbain dans Wikipédia. Est-ce que les courbes que tu balances sont brutes de fonderie ? Ont-elles été corrigées ? Si oui, comment ? Quelles stations sont prises en compte par le GIEC ? Comment l'effet d'ilot de chaleur urbain est pris en compte par le GIEC pour ces stations ?

C'est bien de vouloir se présenter comme pourfendeur de la science du GIEC, en insinuant que ces centaines de Bac+8 de toute nationalité qui bossent tous les jours sur le sujet sont soit des cancres de fond de classe sans aucun sens critique, soit des manipulateurs selon la théorie du complot. Encore faut-il s'en donner les moyens.

Tu veux donc te rendre utile aux forumeurs d'infoclimat à propos de ces prises en compte ? Et bien commences par digérer les références du "supplementary material : observations, surface and atmospheric climate change", liste téléchargeable ici

Et reviens ici en listant ce que tu as compris de cette prise en compte, les incorrections que tu relèverais dans la méthodo de ces chercheurs, et puis si ensuite tu n'as pas envie de suivre la voie classique suivie par ces derniers (soumission d'un article à une revue à comité de lecture), reviens ici avec ta synthèse. La "discussion" pourra alors réellement commencer. rolleyes.gif
zazou
Citation (Gallad @ 25/12/2007 - 20:03) *
Au contraire, Maebashi et Kumagaya sont plutôt en fond de vallée, sur la même plaine que Tokyo, et peuvent subir les influences de la métropole via des vents.


Par simple curiosité, je viens d'aller voir la rose des vents de Maebashi, consultable ici en moyenne mensuelle. Verdict : le vent est nord-ouest dominant, et d'est durant l'été. Vachement "sous le vent" de Tokyo... biggrin.gif
Gallad
Citation (zazou @ 28/12/2007 - 21:29) *
Tu proposes de discuter de la prise en compte de l'effet d'ilot de chaleur urbain. Mais dans ton propre post, tu n'apportes pas une once d'information sur cette prise en compte. Tu balances juste une courbe illustrant l'effet d'ilot de chaleur urbain dans Wikipédia. Est-ce que les courbes que tu balances sont brutes de fonderie ? Ont-elles été corrigées ? Si oui, comment ? Quelles stations sont prises en compte par le GIEC ? Comment l'effet d'ilot de chaleur urbain est pris en compte par le GIEC pour ces stations ?


Bonnes questions que je me pose aussi, puisque ça n'est pas précisé dans la source initiale. La plus importante est celle des corrections (sur quelles bases ?) Désolé si je n'ai pas cherché à faire à la fois les questions et les réponses...

Citation
C'est bien de vouloir se présenter comme pourfendeur de la science du GIEC, en insinuant que ces centaines de Bac+8 de toute nationalité qui bossent tous les jours sur le sujet sont soit des cancres de fond de classe sans aucun sens critique, soit des manipulateurs selon la théorie du complot. Encore faut-il s'en donner les moyens.


Arguments bon enfants par excellence, et je ne vais pas rentrer dans ce petit jeu hélas très courant sur la thématique de l'évolution du climat. Mais si tu veux réellement considérer le problème, je te signale cette nouvelle étude de Ross McKitrick (déjà coauteur avec McIntyre de l'étude qui a déconsidéré la "crosse de hockey" de Mann en 2004). Il démontre que les mesures de températures sont contaminées par l'activité humaine (îlots de chaleur urbain et conduisent à une surévaluation des températures actuelles.


Article de presse ici:
"Nous avons confirmé, sur des bases nouvelles et renforcées, que les données de la température globale de surface du GIEC sont exagérées avec un biais important de réchauffement. Les affirmations sur l'ampleur du réchauffement depuis 1980 et son attribution aux gaz à effet de serre d'origine anthropique devraient être reconsidérés sur des données non contaminées. Et les gouvernement qui se reposent sur l'avis du GIEC devraient commencer à demander pourquoi on a permis d'éliminer des preuves relatives à ce problème."
http://www.nationalpost.com/opinion/story.html?id=145245


Article scientifique là:
"we test the null hypothesis that the spatial pattern of temperature trends in a widely-used gridded climate data set is independent of socioeconomic determinants of surface processes and data inhomogeneities. The hypothesis is strongly rejected (P=7.1E-14).")
http://www.uoguelph.ca/~rmckitri/research/...;M.JGRDec07.pdf



Citation
Par simple curiosité, je viens d'aller voir la rose des vents de Maebashi, consultable ici en moyenne mensuelle. Verdict : le vent est nord-ouest dominant, et d'est durant l'été. Vachement "sous le vent" de Tokyo...


Quelle "rose des vents" ? Il s'agit seulement de la mention de la première direction principale des vents mois par mois, et seulement en moyennes mensuelles, en effet. Ce qui ne préjuge en rien de l'importance en intensité et en fréquences des vents issus de la mégalopole de Tokyo.

Il s'agit d'ailleurs là d'une hypothèse personnelle. A ce sujet, voilà une image plutôt austère mais intéressante:

http://www.meteo-paris.com/pages/iledefran...%A1%20Paris.jpg

(Source: http://www.meteo-paris.com/pages/iledefran...imat/climat.htm )

J'ignore l'importance de cet effet d'îlot de chaleur déplacé par les vents sur quelques dizaines de km. Mais si tu veux bien considérer qu'il s'agit d'une vraie question, tu peux toujours essayer d'y répondre.
charles.muller
Citation (zazou @ 28/12/2007 - 21:22) *
(...)Quelles stations sont prises en compte par le GIEC ? Comment l'effet d'ilot de chaleur urbain est pris en compte par le GIEC pour ces stations ?
(...)


Sans mépris pour les bac + 8/16/64... je crois que le GIEC ne prend rien en compte, si ? Je n'ai pas réussi à charger ton lien, mais mon propos est juste que le GIEC n'est pas un organisme de recherche, donc au mieux il prend (plus ou moins bien) en note des études parues sur un sujet donné pour en faire la synthèse, mais il n'a aucune autorité pour les hiérarchiser (au sens d'une méta-analyse avec critique des sources et des méthodes).

On peut faire le compte précis, sur les UHI, il y a une grosse littérature, cela serait bien.

Surtout, je ne vois pas trop la cohérence entre un chap 7 (de mémoire, pas chez moi là) qui reconnaît les modif du budget de surface et le reste (chap 2 de mémoire là aussi) disant que les stations de surface sont OK. Si tu déboises et construis dans le 10x10 km autour de la station, autant penser à autre chose que cette station pour isoler un signal atmosphérique (les GES), cela me paraît évident.
Tomar
Citation (Gallad @ 25/12/2007 - 19:03) *
Je propose ici de discuter de la prise en compte de l'effet d'îlot de chaleur urbain dans les températures à long terme, à travers divers exemples.
Ici, un "typical case of urban heat island" selon les auteurs du graphe: la région de Tokyo:

Les noms des 5 stations sont soulignés en rouge sur la carte ci-dessous. Le cercle rouge représente l'emplacement de l'aéroport international de Tokyo:

Katsuura semble être une petite station balnéaire sur la côte Pacifique, donc non exempte d'effet d'îlot de chaleur mais sans doute bien ventilée et relativement protégée de l'influence climatique de la métropole de Tokyo par le relief de sa presqu'île.

Au contraire, Maebashi et Kumagaya sont plutôt en fond de vallée, sur la même plaine que Tokyo, et peuvent subir les influences de la métropole via des vents.

On peut constater que la courbe de température de Katsuura donne en quelque sorte le "motif général", dont la tendance est plutôt stable sur ces 100 dernières années. Tandis que les 4 autres stations reprennent ce motif, mais avec des hausses assez sensibles. On peut difficilement imputer ces hausses à d'autres raisons que l'effet de chaleur urbain.

Devinette: laquelle de ces stations sera retenue dans les statistiques des différentes bases de données (NASA/GISS, NOAA, Hadley Chase Center...) pour élaborer l'évolution de la température globale ?


Hello,

J'ai enlevé les images pour alléger, vous pouvez les consulter dans le post plus haut.

Ce qui me frappe surtout dans cette comparaison, c'est que Yokohama se réchauffe très peu, bien moins que Maebashi qui est à plus de 100 km au NO de Tokyo, alors que Yokohama est maintenant DANS l'agglomération de tokyoïte. Pourtant avec la croissance de la capitale japonaise depuis le début du XXème siècle, le réchauffement de Yokohama aurait donc du être particulièrement marqué puisque l'environnement y est devenu beaucoup plus urbain.

Même Katsuura est bien plus proche de Tokyo que Maebashi, et en plus est bien d'avantage "sous le vent" de la métropole japonaise surtout en hiver. Mais Yokohama est un port (Tokyo centre est beaucoup plus enclavé dans la baie, donc avec des T moins tempérées par l'océan), comme Katsuura. L'évolution des T y est amortie par l'inertie des T de la mer et peut-être faut-il chercher là la moindre augmentation des T dans ces 2 villes.

En fait ce graphe ne permet pas de conclure grand chose quant à l'effet d'îlot urbain pour la région de Tokyo.

Le lien sur le site Wikipedia donné par Zazou comme source de ce graphe (merci de l'avoir repéré !), n'est pas si mal, bien plus balancé que l'interprêtation qu'en a faite Gallad. Il se conclut ainsi :

"A study by David Parker published in Nature in November 2004 and in Journal of Climate in 2006 attempts to test the urban heat island theory, by comparing temperature readings taken on calm nights with those taken on windy nights. If the urban heat island theory is correct then instruments should have recorded a bigger temperature rise for calm nights than for windy ones, because wind blows excess heat away from cities and away from the measuring instruments. There was no difference between the calm and windy nights, and the author says: we show that, globally, temperatures over land have risen as much on windy nights as on calm nights, indicating that the observed overall warming is not a consequence of urban development.[13][14]

However, Roger A. Pielke has claimed that Parker 2004 has "serious issues with its conclusions" [2] due to his research published in Geophysical Research Letters which states: "if the nocturnal boundary layer heat fluxes change over time, the trends of temperature under light winds in the surface layer will be a function of height, and that the same trends of temperature will not occur in the surface layer on windy and light wind nights."[3].

Another view, often held by skeptics of global warming, is that much of the temperature increase seen in land based thermometers could be due to an increase in urbanisation and the siting of measurement stations in urban areas [4][5]. However, these views are mainly presented in "popular literature" and there are no known scientific peer-reviewed papers holding this view.

The Fourth Assessment Report from the IPCC (2007: p.244) says the following.
Studies that have looked at hemispheric and global scales conclude that any urban-related trend is an order of magnitude smaller than decadal and longer time-scale trends evident in the series (e.g., Jones et al., 1990; Peterson et al., 1999). This result could partly be attributed to the omission from the gridded data set of a small number of sites (<1%) with clear urban-related warming trends. In a worldwide set of about 270 stations, Parker (2004, 2006) noted that warming trends in night minimum temperatures over the period 1950 to 2000 were not enhanced on calm nights, which would be the time most likely to be affected by urban warming. Thus, the global land warming trend discussed is very unlikely to be influenced significantly by increasing urbanisation (Parker, 2006). … Accordingly, this assessment adds the same level of urban warming uncertainty as in the TAR: 0.006°C per decade since 1900 for land, and 0.002°C per decade since 1900 for blended land with ocean, as ocean UHI is zero."

D'après ça, on attend toujours un vrai papier sérieux dans un "vrai" journal scientifique, "peer-reviewed", qui soutienne cette hypothèse sceptique...
charles.muller
Citation (Tomar @ 31/12/2007 - 13:47) *
Hello,
(...)

D'après ça, on attend toujours un vrai papier sérieux dans un "vrai" journal scientifique, "peer-reviewed", qui soutienne cette hypothèse sceptique...


Si tu considères le JGR Atmosphere comme un journal sérieux (c'est habituellement le cas), tu as le papier tout récent de McKitrick et Michaels, ainsi déjà que McKitrick 2004 sur le même thème (dans Climate Res. celui-là de mémoire).

On en a discuté ici :
http://forums.infoclimat.fr/index.php?showtopic=24737

Sinon, Roger A. Pielke Sr (celui qui a répondu au travail de Parker 2004 sur les nuits peu venteuses comme critère d'analyse de l'UHI) a pas mal publié sur le thème des influences locales / régionales sur le réchauffement, donc sur le problème d'une métrique adaptée (autre que les stations de surface).

Une synthèse de ses vues par exemple dans :
Pielke Sr., R.A., G. Marland, R.A. Betts, T.N. Chase, J.L. Eastman, J.O. Niles, D. Niyogi, S. Running (2002), The influence of land-use change and landscape dynamics on the climate system- relevance to climate change policy beyond the radiative effect of greenhouse gases, Phil. Trans. A., 360, 1705-1719.

Son livre sur la question a connu une réédition augmentée en 2006 :
William R. Cotton, Roger A. Pielke, Human Impacts on Weather and Climate, Cambridge UP.

Son blog, avec beaucoup d'articles signalés sur ce thème dont certains disponibles en pdf :
http://climatesci.colorado.edu/

***

A nouveau, je pense qu'il faut reprednre le problème à la base. La question est de savoir si l'assertion suivante est vraie ou fausse : l'ensemble des activités humaines (urbanisation, mais aussi bien déforestation, agriculture, irrigation, pollutions diverses, etc.) modifie localement et régionalement le budget énergétique de surface / couche limite, ainsi que le cycle de l'eau.

Si cette assertion est vraie, on peut supposer que le signal du réchauffement issu des stations de surface, presque toujours situées dans ou à périphérie des activités humaines, est en partie contaminé par des phénomènes ne relevant pas du forçage radiatif mesuré au sommet de l'atmosphère.

Ce qui ne change pas grand chose au fait que le RC est également observé dans les océans et dans la troposphère, là où il n'y a cette influence "parasite".
meteor
Citation (charles.muller @ 31/12/2007 - 14:37) *
A nouveau, je pense qu'il faut reprednre le problème à la base. La question est de savoir si l'assertion suivante est vraie ou fausse : l'ensemble des activités humaines (urbanisation, mais aussi bien déforestation, agriculture, irrigation, pollutions diverses, etc.) modifie localement et régionalement le budget énergétique de surface / couche limite, ainsi que le cycle de l'eau.

Si cette assertion est vraie, on peut supposer que le signal du réchauffement issu des stations de surface, presque toujours situées dans ou à périphérie des activités humaines, est en partie contaminé par des phénomènes ne relevant pas du forçage radiatif mesuré au sommet de l'atmosphère.

Ce qui ne change pas grand chose au fait que le RC est également observé dans les océans et dans la troposphère, là où il n'y a cette influence "parasite".


oui c'est clair que le signal est pollué comme tu le dis, cela peut quelquefois aller dans le sens "négatif" lorsqu'on défriche et qu'on augmente l'albédo, mais cela dépasse le pb de l'îlot urbain proprement dit.

Sinon, j'ai pas tout lu, mais il y a un début de chiffrage d'une partie de l'influence des activités humaines de surface (autres que GES et aérosols d'un point de vue macro) dans le chapitre 2 de l'AR4.

voir particulièrement:
"Anthropogenic Changes in Surface Albedo and the Surface Energy Budget."

enfin tu connais forcément.
Gallad
Citation (charles.muller @ 31/12/2007 - 14:37) *
Si tu considères le JGR Atmosphere comme un journal sérieux (c'est habituellement le cas), tu as le papier tout récent de McKitrick et Michaels, ainsi déjà que McKitrick 2004 sur le même thème (dans Climate Res. celui-là de mémoire).


J'allais le dire. Cf lien au message 10.


Citation
A nouveau, je pense qu'il faut reprednre le problème à la base. La question est de savoir si l'assertion suivante est vraie ou fausse : l'ensemble des activités humaines (urbanisation, mais aussi bien déforestation, agriculture, irrigation, pollutions diverses, etc.) modifie localement et régionalement le budget énergétique de surface / couche limite, ainsi que le cycle de l'eau.

Si cette assertion est vraie, on peut supposer que le signal du réchauffement issu des stations de surface, presque toujours situées dans ou à périphérie des activités humaines, est en partie contaminé par des phénomènes ne relevant pas du forçage radiatif mesuré au sommet de l'atmosphère.


L'assertion est absolument vraie, ça n'est pas contestable. Je ne vois pas comment on peut nier l'existence des îlots de chaleur, c'est observable partout. La question est seulement de savoir si ça contamine l'appréciation de l'évolution des températures sur le long terme (à nouveau, voir l'étude de McKitrick et Michaels).

A propos des "0.006°C per decade" du GIEC, la question est de savoir si on parle bien de la même chose. Pour faire dans l'allégorie, imaginons un barbecue l'été dans un jardin de 1000 m2. On peut raisonnablement supposer que l'impact du barbecue sur la température globale du jardin est marginale (du type "0.006°C per decade"). En revanche, si on lit un thermomètre juste à côté du barbecue et qu'on assimile la lecture à la température globale du jardin, là il y a un gros problème.

Je me demande donc s'il n'y a pas ce genre de malentendu dans les propos du GIEC.

Citation
Ce qui ne change pas grand chose au fait que le RC est également observé dans les océans et dans la troposphère, là où il n'y a cette influence "parasite".


Oui en effet, McKitrick et Michaels évaluent une surestimation du RC de moitié (environ), due à la contamination des mesures par les effets locaux, pas qu'il n'y a pas RC.
Ca signifie que l'explication traditionnelle du moindre réchauffement des océans par l'importance de l'inertie thermique de l'eau n'est pas la seule à prendre en compte.
Gallad
Citation (Tomar @ 31/12/2007 - 13:47) *
"A study by David Parker published in Nature in November 2004 and in Journal of Climate in 2006 attempts to test the urban heat island theory, by comparing temperature readings taken on calm nights with those taken on windy nights. If the urban heat island theory is correct then instruments should have recorded a bigger temperature rise for calm nights than for windy ones, because wind blows excess heat away from cities and away from the measuring instruments. There was no difference between the calm and windy nights, and the author says: we show that, globally, temperatures over land have risen as much on windy nights as on calm nights, indicating that the observed overall warming is not a consequence of urban development.[13][14]

However, Roger A. Pielke has claimed that Parker 2004 has "serious issues with its conclusions" [2] due to his research published in Geophysical Research Letters which states: "if the nocturnal boundary layer heat fluxes change over time, the trends of temperature under light winds in the surface layer will be a function of height, and that the same trends of temperature will not occur in the surface layer on windy and light wind nights."[3].

Another view, often held by skeptics of global warming, is that much of the temperature increase seen in land based thermometers could be due to an increase in urbanisation and the siting of measurement stations in urban areas [4][5]. However, these views are mainly presented in "popular literature" and there are no known scientific peer-reviewed papers holding this view.



Rengaine habituelle, les sceptiques n'auraient guère que Crichton avec eux, face à l'armada des experts sérieux... biggrin.gif

C'est curieux comme le coup du "milieu autorisé" est incessamment reproduit par des alarmistes, alors qu'ils auraient plutôt tendance à rapporter les articles type AFP, Le monde, Newsweek, etc. plus souvent qu'à leur tour.

Si l'on veut (vraiment) des articles sceptiques "peer-reviewed" sur le sujet, ce n'est pas ça qui manque, comme on peut le lire sur:
http://www.climateaudit.org/?p=1813

...où David Parker répond à des questions relatives à sa dernière étude sur les îlots de chaleur (2006).

Je copie le message 5 de la discussion qui suit, parce Pielke donne justement quelques références recherchées:


********************
Roger A. Pielke Sr. says:
July 11th, 2007 at 8:31 am


I am pleased that David replied in depth to your questions. However, he did not address the issues that we raise in our paper

Pielke Sr., R.A., C. Davey, D. Niyogi, S. Fall, J. Steinweg-Woods, K. Hubbard, X. Lin, M. Cai, Y.-K. Lim, H. Li, J. Nielsen-Gammon, K. Gallo, R. Hale, R. Mahmood, R.T. McNider, and P. Blanken, 2007: Unresolved issues with the assessment of multi-decadal global land surface temperature trends. J. Geophys. Res. in press.
http://climatesci.colorado.edu/publications/pdf/R-321.pdf

nor that of

Walters, J. T., R. T. McNider, X. Shi, W. B Norris, and J. R. Christy (2007): Positive surface temperature feedback in the stable nocturnal boundary layer, Geophys. Res. Lett., 34, L12709, doi:10.1029/2007GL029505
http://www.agu.org/pubs/crossref/2007/2007GL029505.shtml

which shows, among other issues, that minumum temperature trends measured at one level near the surface are not representative of the trends at other levels. This problem is summarized also on Climate Science in a web posting;

“Why there is a Warm Bias in the Existing Analyses of the Global Average Surface Temperature”
http://climatesci.colorado.edu/2006/01/23/...ce-temperature/

Moreover, as being documented by Anthony Watts at www.surfacestations.org,

Mahmood, Rezaul , Stuart A. Foster and David Logan, 2006: The Geoprofile metadata, exposure of instruments, and measurement bias in climatic record revisited International Journal of Climatology http://www3.interscience.wiley.com/cookie_setting_error.html

Brooks, Ashley Victoria. M.S., Purdue University, May, 2007. Assessment of the Spatiotemporal Impacts of Land Use Land Cover Change on the Historical Climate Network Temperature Trends in Indiana. http://www.agry.purdue.edu/climate/dev/publications/t10.pdf

Hale,R. C., K. P. Gallo, T. W. Owen, and T. R. Loveland, 2006 Land use/land cover change effects on temperature trends at U.S. Climate Geophysical Research Letters http://www.agu.org/pubs/crossref/2006/2006GL026358.shtml

and others there are significant issues with the siting of quite a few stations that comprise the raw data that are used to compute the multi-decadal temperature trends.

I request that David comment on these papers since they directly relate to his studies.

********************
the fritz
L’homme produit annuellement par combustion de carburant fossiles ou nucléaire environ 1/10 000 ème de l’énergie que nous envoie le soleil ; cette énergie est brûlée sur – admettons- 1/10 ème des terres émergées qui représentent 30% de la surface du globe, ce qui fait 3% de la surface du globe. Cela fait que sur la partie industrialisée du globe l’homme produit un flux de 0,0342 : 0,03 = 1,14 W/m2 ; cela constitue donc pour ces régions un vrai forçage, du même ordre de grandeur que celui du CO2 et des rétroactions positives diverses et variées qu’on lui associe; en tient-on compte quand on utilise les données de température qui rentrent dans le calcul de la température moyenne du globe, sachant que la majorité de ces données sont issues de ces régions ?
Je n’ai jamais vu ce forçage aux côtés de celui du soleil, des GES, des aérosols etc….pour essayer d’attribuer à chacun son impact sur l’évolution des températures du globe, tout simplement sans doute, parce que si l’on ne fait pas ce petit calcul, ce forçage est équivalent à celui du gradient géothermique.
Il serait donc plus judicieux, si l’on veut calculer une augmentation de température liée aux facteurs naturels et aux gaz à effet de serre anthropique de prendre comme référence l’augmentation de température au-dessus des océans et éventuellement des terres inhabitées.
On connaît tous la carte de la Terre illuminée la nuit. Quelqu'un peut-il mettre à côté la carte de répartition des stations météo permettant de calculer l'augmentation de température du globe?
meteor
Citation (the fritz @ 9/01/2008 - 01:22) *
L’homme produit annuellement par combustion de carburant fossiles ou nucléaire environ 1/10 000 ème de l’énergie que nous envoie le soleil ; cette énergie est brûlée sur – admettons- 1/10 ème des terres émergées qui représentent 30% de la surface du globe, ce qui fait 3% de la surface du globe. Cela fait que sur la partie industrialisée du globe l’homme produit un flux de 0,0342 : 0,03 = 1,14 W/m2 ; cela constitue donc pour ces régions un vrai forçage, du même ordre de grandeur que celui du CO2 et des rétroactions positives diverses et variées qu’on lui associe; en tient-on compte quand on utilise les données de température qui rentrent dans le calcul de la température moyenne du globe, sachant que la majorité de ces données sont issues de ces régions ?
Je n’ai jamais vu ce forçage aux côtés de celui du soleil, des GES, des aérosols etc….pour essayer d’attribuer à chacun son impact sur l’évolution des températures du globe, tout simplement sans doute, parce que si l’on ne fait pas ce petit calcul, ce forçage est équivalent à celui du gradient géothermique.
Il serait donc plus judicieux, si l’on veut calculer une augmentation de température liée aux facteurs naturels et aux gaz à effet de serre anthropique de prendre comme référence l’augmentation de température au-dessus des océans et éventuellement des terres inhabitées.
On connaît tous la carte de la Terre illuminée la nuit. Quelqu'un peut-il mettre à côté la carte de répartition des stations météo permettant de calculer l'augmentation de température du globe?


cette approche n'est pas pertinente.

elle ne tient pas compte, ou de façon non documentée, du mélange opéré par l'atmosphère.

sur quoi se base ce chiffre de 3%, seulement, de la surface du globe concernée par cette diffusion de chaleur d'ailleurs essentiellement convective?

Si on appliquait ce même raisonnement il faudrait aussi en tenir compte par exemple pour l'environnement d'une centrale nucléaire.

exemple Gravelines , environ 4000 MW en électrique, soit 12000 MW en primaire, et donc 8000 MW en chaleur, sur disons 10 km2, cela fait si je calcule bien 800 W/m2 en plus.
Les 4000 MW électriques étant dépensés ailleurs que localement.
je ne crois pas que les Gravelinois et autres habitants de la région proche se plaignent d'une température ambiante de 100°C! laugh.gif

Cela veut donc dire qu'il faut utiliser une autre superficie concernée par cette chaleur supplémentaire.
Mais laquelle?
Ce n'est certainement pas un chiffre balancé au pif qui pourra nous aider en quelque manière, mais plutôt des calculs, sérieux et d'ailleurs sans doute déjà faits, de diffusion et de mélange des masses d'air dans l'atmosphère.

Il me semble d'ailleurs que j'ai déjà eu l'occasion de montrer l'évolution des mesures satellitaires de la basse tropo au dessus des US, pays de concentration énergétique par excellence.
Il n'y a pas de différence dans les trends entre la basse tropo et la surface.
Ceci constitue une preuve que l'effet anthropique local, dont personne ne va remettre en cause l'existence, est bien pris en compte par les organismes chargés des mesures.
Il faudrait donc tenir compte de tout avant de se lancer dans une énième remise en cause du trend du réchauffement actuel.
the fritz
Citation (meteor @ 9/01/2008 - 09:41) *
cette approche n'est pas pertinente.

elle ne tient pas compte, ou de façon non documentée, du mélange opéré par l'atmosphère.

sur quoi se base ce chiffre de 3%, seulement, de la surface du globe concernée par cette diffusion de chaleur d'ailleurs essentiellement convective?

Si on appliquait ce même raisonnement il faudrait aussi en tenir compte par exemple pour l'environnement d'une centrale nucléaire.

exemple Gravelines , environ 4000 MW en électrique, soit 12000 MW en primaire, et donc 8000 MW en chaleur, sur disons 10 km2, cela fait si je calcule bien 800 W/m2 en plus.
Les 4000 MW électriques étant dépensés ailleurs que localement.
je ne crois pas que les Gravelinois et autres habitants de la région proche se plaignent d'une température ambiante de 100°C! laugh.gif

Cela veut donc dire qu'il faut utiliser une autre superficie concernée par cette chaleur supplémentaire.
Mais laquelle?
Ce n'est certainement pas un chiffre balancé au pif qui pourra nous aider en quelque manière, mais plutôt des calculs, sérieux et d'ailleurs sans doute déjà faits, de diffusion et de mélange des masses d'air dans l'atmosphère.

Il me semble d'ailleurs que j'ai déjà eu l'occasion de montrer l'évolution des mesures satellitaires de la basse tropo au dessus des US, pays de concentration énergétique par excellence.
Il n'y a pas de différence dans les trends entre la basse tropo et la surface.
Ceci constitue une preuve que l'effet anthropique local, dont personne ne va remettre en cause l'existence, est bien pris en compte par les organismes chargés des mesures.
Il faudrait donc tenir compte de tout avant de se lancer dans une énième remise en cause du trend du réchauffement actuel.


1° Concernant Gravelines , c’est assez mal choisi, parce que comme tu l’expliques bien, 1 tiers de l’énergie consommée est expédié ailleurs sous forme d’électricité, une petite partie est expédié dans la basse tropo sous forme d’énergie latente, et les deux tiers restants vont réchauffer, non les habitants de Gravelines, mais les poissons de la Mer du Nord et comme il faut bien plus d’énergie pour chauffer de l’eau que de l’air, ils ne sont pas près à bouillir.

2°Concernant la diffusion de la chaleur, comme tu le dis, c’est essentiellement par convection, puisque dans nos habitations et surtout dans les grands ensembles, nous chauffons les courants d’air ; ce qui m’interpelle un peu plus , c’est que le CO2 se mélangerait bien dans l’air alors que la chaleur , dont le vecteur serait l’air puisqu’on privilégie la convection, ne le ferait pas ; de plus, celle-ci profite d’une courroie de transmission de plus qui est la radiation ; je ne veux pas abonder aux théories de Beck et de Tatar qui insistent en plus sur la densité du CO2, mais on n’a pas entendu parler jusqu’à présent d’îlots de concentration de CO2 (qui sans doute existent), puisqu’on prend comme référence le sommet de Hawaï, la pointe Barrow ou encore quelques sites à l’abri de la civilisation terrestre.
Alors mon chiffre est peut-être piffométrique, mais dans ce cas il serait plus logique pour aboutir à une sensibilité honnête, de prendre les températures et les teneurs en CO2 aux mêmes endroits, c-à-d dans des endroits où les unes et les autres sont bien homogénéisées, donc au dessus des océans ou de terres non habitées, mais pas dans nos villes et leur banlieue.
meteor
Citation (the fritz @ 10/01/2008 - 13:48) *
1° Concernant Gravelines , c’est assez mal choisi, parce que comme tu l’expliques bien, 1 tiers de l’énergie consommée est expédié ailleurs sous forme d’électricité, une petite partie est expédié dans la basse tropo sous forme d’énergie latente, et les deux tiers restants vont réchauffer, non les habitants de Gravelines, mais les poissons de la Mer du Nord et comme il faut bien plus d’énergie pour chauffer de l’eau que de l’air, ils ne sont pas près à bouillir.


pourquoi est-ce mal choisi?

tu n'as pas différencié les différentes sources de chaleur, me semble t'il, pour calculer un flux moyen.

tu as tout pris en bloc.

bien au contraire cela montre bien que le flux ne part pas forcément où l'on croit et donc ne vient pas forcément réchauffer les stations directement.

et donc que les habitants de Gravelines ainsi que la station météo du coin, ne subissent pas les 100°C dont je parlais.

C'est comme ça pour quasiment toutes les centrales, qu'elles soient classiques ou nucléaires.

Toute l'énergie primaire moins l'électricité part en chaleur latente.

Ca fait pas mal à enlever du total consommé.


Le reste c'est du rayonnement, c'est très faible et surtout de la convection et de l'advection.

Citation
2°Concernant la diffusion de la chaleur, comme tu le dis, c’est essentiellement par convection, puisque dans nos habitations et surtout dans les grands ensembles, nous chauffons les courants d’air ; ce qui m’interpelle un peu plus , c’est que le CO2 se mélangerait bien dans l’air alors que la chaleur , dont le vecteur serait l’air puisqu’on privilégie la convection, ne le ferait pas


je ne comprends pas bien.
lorsque j'utilise le mot convection c'est dans le sens échange thermique par convection donc, pas forcément la convection verticale.

La chaleur sensible se mélange dans la couche turbulente près de la surface.
Elle s'évacue dans le sens vertical, en dehors de cette couche, puisque l'ensemble de la colonne d'air doit s'échauffer mais aussi dans le sens horizontal par advection et par mélange turbulent (surtout en ville d'ailleurs ou la turbulence devrait être renforcée)

C'est la circulation atmosphérique dans son ensemble qui répartit la chaleur d'un point à l'autre de la planète.
C'est donc à partir de simulations qui en tiennent compte que l'on peut avoir une idée du devenir de la chaleur anthropique.
zazou
Citation (the fritz @ 9/01/2008 - 02:22) *
On connaît tous la carte de la Terre illuminée la nuit. Quelqu'un peut-il mettre à côté la carte de répartition des stations météo permettant de calculer l'augmentation de température du globe?








OK. So what ? huh.gif
the fritz
Citation (zazou @ 10/01/2008 - 21:07) *



OK. So what ? huh.gif

OK so what ?, ne serait-ce pas plutôt what watt is what - déjà lu quelque part- ? L’argent dit-on n’a pas d’odeur, la chaleur non plus, encore que je préfère celle de la cheminée à celle du poêle à pétrole ; je veux dire par là que quand on essaie de savoir qu’est ce qui est à l’origine du RC terrestre on se bat pour savoir si c’est le soleil, le CO2 et vapeur d’eau associée, les aérosols, les usages du sol et albédo associé etc…. ; quand on prend les températures en ville , on sait d’où vient la chaleur ( peut-être que quelqu’un peut faire le calcul concernant l’agglomération parisienne par exemple) , et quand on l’extrapole à l’ensemble du globe pour l’associer au CO2 troposphérique et calculer une sensibilité, on ne sait pas où commence l’imprécision des mesures et le bidouillage des données ; je pense que les modélisateurs feraient bien mieux de s’intéresser à la critique des données qu’ils entrent dans leurs bouzines que de sortir un X ième scenario pour l’an 2100.
Mon calcul, qualifié de piffométrique par Météor, montre au moins une chose, c’est que si on ne tient pas compte du poids respectif des données issues de zones industrialisées par rapport aux mesures issues de zones vierges, les watts dégagés par les actions anthropiques pourraient remplacer le CO2 dans le melting pot des forçages climatiques. Après il faut bien sûr extrapoler, surfacer, quantifier, proportionnaliser, ce qui ne me semble pas si évident dans cet univers turbulent où le CO2 semble diffuser plus vite que la chaleur.
Merci en tout cas d’avoir répondu à ma requête en mettant les deux cartes côte à côte.
sirius
Citation (the fritz @ 11/01/2008 - 10:48) *
OK so what ?, ne serait-ce pas plutôt what watt is what - déjà lu quelque part- ? L’argent dit-on n’a pas d’odeur, la chaleur non plus, encore que je préfère celle de la cheminée à celle du poêle à pétrole ; je veux dire par là que quand on essaie de savoir qu’est ce qui est à l’origine du RC terrestre on se bat pour savoir si c’est le soleil, le CO2 et vapeur d’eau associée, les aérosols, les usages du sol et albédo associé etc…. ; quand on prend les températures en ville , on sait d’où vient la chaleur ( peut-être que quelqu’un peut faire le calcul concernant l’agglomération parisienne par exemple) , et quand on l’extrapole à l’ensemble du globe pour l’associer au CO2 troposphérique et calculer une sensibilité, on ne sait pas où commence l’imprécision des mesures et le bidouillage des données ; je pense que les modélisateurs feraient bien mieux de s’intéresser à la critique des données qu’ils entrent dans leurs bouzines que de sortir un X ième scenario pour l’an 2100.
Mon calcul, qualifié de piffométrique par Météor, montre au moins une chose, c’est que si on ne tient pas compte du poids respectif des données issues de zones industrialisées par rapport aux mesures issues de zones vierges, les watts dégagés par les actions anthropiques pourraient remplacer le CO2 dans le melting pot des forçages climatiques. Après il faut bien sûr extrapoler, surfacer, quantifier, proportionnaliser, ce qui ne me semble pas si évident dans cet univers turbulent où le CO2 semble diffuser plus vite que la chaleur.
Merci en tout cas d’avoir répondu à ma requête en mettant les deux cartes côte à côte.


Le fritz parle de l'effet sur la mesure , pas sur le réchauffement lui m^me parce que dans ce cas, il faut relativiser:

La consommation d'énergie en 2006 a été de 10 milliards de TEP (source: http://www.petrole.ch/site/erd565106/fra67...6.asp?osLang=2)
une TEP = 42 milliards de Joules
cela équivaut à 0,025 W/m2
à comparer au forçage CO2 et autres GES qui est de l'orde de 2,5 W/m2.
Marot
Citation (the fritz @ 11/01/2008 - 10:48) *
OK so what ?, ne serait-ce pas plutôt what watt is what - déjà lu quelque part- ? L’argent dit-on n’a pas d’odeur, la chaleur non plus, encore que je préfère celle de la cheminée à celle du poêle à pétrole ; je veux dire par là que quand on essaie de savoir qu’est ce qui est à l’origine du RC terrestre on se bat pour savoir si c’est le soleil, le CO2 et vapeur d’eau associée, les aérosols, les usages du sol et albédo associé etc…. ; quand on prend les températures en ville , on sait d’où vient la chaleur ( peut-être que quelqu’un peut faire le calcul concernant l’agglomération parisienne par exemple) , et quand on l’extrapole à l’ensemble du globe pour l’associer au CO2 troposphérique et calculer une sensibilité, on ne sait pas où commence l’imprécision des mesures et le bidouillage des données ; je pense que les modélisateurs feraient bien mieux de s’intéresser à la critique des données qu’ils entrent dans leurs bouzines que de sortir un X ième scenario pour l’an 2100.
Mon calcul, qualifié de piffométrique par Météor, montre au moins une chose, c’est que si on ne tient pas compte du poids respectif des données issues de zones industrialisées par rapport aux mesures issues de zones vierges, les watts dégagés par les actions anthropiques pourraient remplacer le CO2 dans le melting pot des forçages climatiques. Après il faut bien sûr extrapoler, surfacer, quantifier, proportionnaliser, ce qui ne me semble pas si évident dans cet univers turbulent où le CO2 semble diffuser plus vite que la chaleur.
Merci en tout cas d’avoir répondu à ma requête en mettant les deux cartes côte à côte.

Pour la région parisienne, sur le coin de la table, cela donne sensiblement en supposant une équirépartition.

Consommation énergétique France 4.5 Tep/habitant

1 tep = 11 628 kWh

Superficie de l'unité urbaine de Paris et nombre d'habiants selon le conseil régional

ville et agglomération urbaine 2 723 km²

habitants 9 664 507

Consommation énergétique totale 9 664 507 x 4,2 x 11 628 kWh = 471 991 327 063 kWh/an

Rapporté au m² 173,33 kWh/m² par an
ou encore 473 Wh/m² par jour qui produit une élévation de 2° à 4° selon lers annonces des bulletins météorologhiques.
Just1
Citation (the fritz @ 11/01/2008 - 10:48) *
je pense que les modélisateurs feraient bien mieux de s’intéresser à la critique des données qu’ils entrent dans leurs bouzines que de sortir un X ième scenario pour l’an 2100.

Je pense qu'il y a bien critique des données. Mais il y a bien peu de réponses claires. Et comme ils sont payés pour sortir une étude par an, ben ils sortent des projections approximatives et si possible qui vont dans le sens de l'objectif de l'étude...

Exemple du GIEC : Statut officiel du GIEC
"Le rôle du GIEC (IPCC) est d'évaluer, sur des bases scientifiques, techniques et socio-économiques, les informations relatives à la compréhension des bases scientifiques du risque résultant du changement climatique anthropogénique, de ses impacts potentiels et des options pour l'adaptation ou l'atténuation"

S'il n'y a pas de RC d'origine anthropique, certains scientifiques du GIEC ne seront plus sous les projecteurs et les caméras du monde entier. Ça vaut bien le coup d'exagérer un peu les risques pour rester accrocher à son coucou non ?!

Mais le vrai débat scientifique continu heureusement !
sirius
Citation (Just1 @ 11/01/2008 - 11:52) *
Je pense qu'il y a bien critique des données. Mais il y a bien peu de réponses claires. Et comme ils sont payés pour sortir une étude par an, ben ils sortent des projections approximatives et si possible qui vont dans le sens de l'objectif de l'étude...

Exemple du GIEC : Statut officiel du GIEC
"Le rôle du GIEC (IPCC) est d'évaluer, sur des bases scientifiques, techniques et socio-économiques, les informations relatives à la compréhension des bases scientifiques du risque résultant du changement climatique anthropogénique, de ses impacts potentiels et des options pour l'adaptation ou l'atténuation"

S'il n'y a pas de RC d'origine anthropique, certains scientifiques du GIEC ne seront plus sous les projecteurs et les caméras du monde entier. Ça vaut bien le coup d'exagérer un peu les risques pour rester accrocher à son coucou non ?!

Mais le vrai débat scientifique continu heureusement !


Le procès d'intention est il nécessaire à la critique scientifique?
zazou
Citation (Just1 @ 11/01/2008 - 12:52) *
Je pense qu'il y a bien critique des données. Mais il y a bien peu de réponses claires. Et comme ils sont payés pour sortir une étude par an, ben ils sortent des projections approximatives et si possible qui vont dans le sens de l'objectif de l'étude...


Les mots-clé "urban heat" dans un moteur de recherche biblio me sort 261 références. Grâce à Just1, on découvre donc que les chercheurs travaillent là dessus depuis 261 ans. biggrin.gif Je vais maintenant rentrer "Just1" comme mot-clé pour voir le taux de production. Dans un moteur de recherche en procès d'intention, ça va crever le plafond. laugh.gif
Just1
Citation (sirius @ 11/01/2008 - 12:09) *
Le procès d'intention est il nécessaire à la critique scientifique?

Bien sûr que non. Mais le scientifique est avant tout un homme. Et lorsqu'une personne est mise en avant grâce à une étude (pro-RC anthropique) dans une organisation qui a pour but de prouver l'origine anthropique, c'est difficile pour elle de faire marche arrière, de contredire ses certitudes, au delà de son orgueil. Elle est prisonnière de sa position pro-RC anthropique.

C'est différent, je pense, des scientifiques de l'ombre qui risquent de "perdre" beaucoup moins...
the fritz
Dommage que cela reparte en vaines contributions polémiques; il vaudrait mieux faire comme Marot et amener une contribution positive.
Si pour des agglomérations comme celle de Paris on explique la totalité de l'élévation de température par rapport à la campagne avoisinante par la seule contribution des watts anthropiques, est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux écarter ces données de température lorsqu'on s'intéresse à décortiquer l'influence des autres forçages?
sirius
Citation (Just1 @ 11/01/2008 - 12:30) *
Bien sûr que non. Mais le scientifique est avant tout un homme. Et lorsqu'une personne est mise en avant grâce à une étude (pro-RC anthropique) dans une organisation qui a pour but de prouver l'origine anthropique, c'est difficile pour elle de faire marche arrière, de contredire ses certitudes, au delà de son orgueil. Elle est prisonnière de sa position pro-RC anthropique.

C'est différent, je pense, des scientifiques de l'ombre qui risquent de "perdre" beaucoup moins...


Dans ce cas,c'est sans doute encore plus difficile pour Lindzen, Scarfetta et autres qui se sont, en plus, singularisés en prenant le contrepied des autres. sans parler de Courtillot ou Allègre qui sont venus mettre leur grain de sel dans un domaine qu'ils ne dominaient pas. laugh.gif
meteor
Citation (the fritz @ 11/01/2008 - 18:14) *
Si pour des agglomérations comme celle de Paris on explique la totalité de l'élévation de température par rapport à la campagne avoisinante par la seule contribution des watts anthropiques, est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux écarter ces données de température lorsqu'on s'intéresse à décortiquer l'influence des autres forçages?


est-ce qu'il ne faudrait pas tenir compte de ceci?
est-ce qu'il ne faudrait pas écarter cela?
....

mais, au fait, que sais-tu exactement de la façon dont sont calculées les anomalies de température?

Pour revenir aux flux, ces derniers font intervenir la puissance anthropique et la surface d'émission, tout le monde sait faire quelques multiplications et divisions, mais, encore une fois, il manque quelque chose de fondamental c'est la quantification des échanges entre la "boîte" urbaine et l'extérieur et donc la surface réellement concernée par la puissance anthropique.
En fait il faudrait parler de courbe de puissance en fonction du point d'émission.
the fritz
Citation (meteor @ 11/01/2008 - 20:41) *
est-ce qu'il ne faudrait pas tenir compte de ceci?
est-ce qu'il ne faudrait pas écarter cela?
....

mais, au fait, que sais-tu exactement de la façon dont sont calculées les anomalies de température?

Pour revenir aux flux, ces derniers font intervenir la puissance anthropique et la surface d'émission, tout le monde sait faire quelques multiplications et divisions, mais, encore une fois, il manque quelque chose de fondamental c'est la quantification des échanges entre la "boîte" urbaine et l'extérieur et donc la surface réellement concernée par la puissance anthropique.
En fait il faudrait parler de courbe de puissance en fonction du point d'émission.


En fait je sais rien et je pensais avoir des réponses sur ce forum en posant des questions qui n'ont que très rarement des réponses; pourquoi?
Que ceux qui savent comment se calcule la moyenne de température mondiale le disent; au hazard:
- est-ce que les températures sont ramenées au niveau de la mer; j'avais déja posé cette question lors d'une dicussion avec Perry
-est-ce que la température des agglomérations est introduite brute de fonderie dans le calcul de la moyenne , où est ce qu'elle est corrigée et comment en fonction de l'effet d'ilots de chaleur
korben
Je prépare une grande série de mesures au niveau de l'idf concernant l'îlôt de chaleur.

J'ai pour l'instant 10 stations dans toute l'IDF et j'utilise également les stations de Paris Montsouris Orly Roissy et Le bourget. Je negocie avec la station nde Saint Maur pour avoir leurs mesures.


Je recherche des personnes pouvant me procurer des données pour l'IDF de préférence des relevés min max sérieux, journaliers (pour les périodes de vacances je verrai).

Me contacter par MP si ca vous interresse.
Cordialement.
Korben
sirius
Citation (the fritz @ 12/01/2008 - 12:01) *
- est-ce que les températures sont ramenées au niveau de la mer; j'avais déja posé cette question lors d'une dicussion avec Perry
-est-ce que la température des agglomérations est introduite brute de fonderie dans le calcul de la moyenne , où est ce qu'elle est corrigée et comment en fonction de l'effet d'ilots de chaleur


Ou tu t'exprimes mal ou il y a vraiment une incompréhension fondamentale.

On ne fait pas des moyennes de températures mais d'anomalies de températures, cad que ce qui est compté le 12 janvier 2008 à petaouchnok, c'est
la température - (la moyenne des températures des 12 janvier sur 30 ans de référence)

Je n'ai pas vérifié mais je ne vois pas, dans ces conditions, pourquoi on ramènerait au niveau de la mer.

De même pour les températures des agglomérations, cela relativise beaucoup les propos ci desus: ce uiq est en cause donc, ce n'est pas l'effet d'ilôt de chaleur mais la variation de cet effet : considérons une tendance générale au réchauffement et la question devient est ce que l'effet d'ilôt de chaleur conduit à un réchauffement accéleré dans les villes et si oui, est ce que cet effet est pris en compte et comment l'est il?

On ne travaille pas sur la grandeur elle même mais sur ses variations et donc sur les différences entre ces variations.
the fritz
Citation (sirius @ 12/01/2008 - 16:14) *
Ou tu t'exprimes mal ou il y a vraiment une incompréhension fondamentale.

On ne fait pas des moyennes de températures mais d'anomalies de températures, cad que ce qui est compté le 12 janvier 2008 à petaouchnok, c'est
la température - (la moyenne des températures des 12 janvier sur 30 ans de référence)

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Alors en fait-on ou n'en fait-on pas; j'exprime mon incompréhension fondamentale
Marot
Il serait bon d'avoir une idée des variations, s'il y en a, de l'îlot de chaleur urbain selon l'heure ainsi que sa saisonnalité.

Quelqu'un a-t-il des références sur ces thèmes ?
sirius
Citation (the fritz @ 12/01/2008 - 22:43) *
Alors en fait-on ou n'en fait-on pas; j'exprime mon incompréhension fondamentale


Non, ce qu'on te présente ce ne sont pas des moyennes des températures.
A Pétaouchnok, la moyenne des températures le 13 janvier à 12h (entre 1960et 1990) est de, mettons, 5 °C,
aujourd'hui, 13 janvier 2008, elle est de 4,8
l'anomalie locale est de -0,2
le 14, elle de +0,1
etc
on fait la moyenne des anomalies locales au cours du mois ou de l'année
et c'est ça l'info anomalie locale de température
c'est à partir de ça qu'on va établir les moyennes spatiales

la moyenne qui te choque dans mon post sert à établir la référence locale
the fritz
Citation (sirius @ 13/01/2008 - 10:30) *
Non, ce qu'on te présente ce ne sont pas des moyennes des températures.
A Pétaouchnok, la moyenne des températures le 13 janvier à 12h (entre 1960et 1990) est de, mettons, 5 °C,
aujourd'hui, 13 janvier 2008, elle est de 4,8
l'anomalie locale est de -0,2
le 14, elle de +0,1
etc
on fait la moyenne des anomalies locales au cours du mois ou de l'année
et c'est ça l'info anomalie locale de température
c'est à partir de ça qu'on va établir les moyennes spatiales

la moyenne qui te choque dans mon post sert à établir la référence locale


Je parle de moyenne de températures, et on me répond moyenne d'augmentation de température;la question de fond , c'est quelle est la part de 'energie primaire dépensée par l'homme dans les données qui servent à calculer l'augmentation de température; mais on tourne autour du pot sans réponse précise:la langue de bois n'existe p
korben
Je prépare une grande série de mesures au niveau de l'idf concernant l'îlôt de chaleur.

J'ai pour l'instant 10 stations dans toute l'IDF et j'utilise également les stations de Paris Montsouris Orly Roissy et Le bourget. Je negocie avec la station nde Saint Maur pour avoir leurs mesures.


Je recherche des personnes pouvant me procurer des données pour l'IDF de préférence des relevés min max sérieux, journaliers (pour les périodes de vacances je verrai).

Me contacter par MP si ca vous interresse.
Cordialement.
Korben
sirius
Citation (the fritz @ 13/01/2008 - 13:34) *
Je parle de moyenne de températures, et on me répond moyenne d'augmentation de température;la question de fond , c'est quelle est la part de 'energie primaire dépensée par l'homme dans les données qui servent à calculer l'augmentation de température; mais on tourne autour du pot sans réponse précise:la langue de bois n'existe p

Il n'est pas question de langue de bois.
Il est question de poser précisément les questions et d'être certains qu'on se comprend bien

C'est bien toi qui as demandé si les données de température étaient corrigées de l'altitude, oui ou non?
Citation
En fait je sais rien et je pensais avoir des réponses sur ce forum en posant des questions qui n'ont que très rarement des réponses; pourquoi?
Que ceux qui savent comment se calcule la moyenne de température mondiale le disent; au hazard:
- est-ce que les températures sont ramenées au niveau de la mer; j'avais déja posé cette question lors d'une dicussion avec Perry
-est-ce que la température des agglomérations est introduite brute de fonderie dans le calcul de la moyenne , où est ce qu'elle est corrigée et comment en fonction de l'effet d'ilots de chaleur


C'est à ça que j'ai répondu.

on n'a pas forcément la réponse précise à la question telle que tu la poses maintenant.

Marot a fait un calcul de coin de table qui tente de relier effet d'ilôt de chaleur et énergie dissipée. C'est peut être valable pour l'agglomération Parisienne mais c'est évidemment dépendant de tas de trucs dont l'endroit précis où est implanté la station, les conditions meteo de la ville en question etc....

De plus, c'est pas ça qui est intéressant, c'est la variation de température en fonction de la variation de l'énergie dissipée et de tas d'autres choses comme la variation de rugosité, celle de l'évapotranspiration, celle de l'albédo et de l'émissivité de surface, la densité de smog etc...
zazou
Citation (Marot @ 12/01/2008 - 22:52) *
Il serait bon d'avoir une idée des variations, s'il y en a, de l'îlot de chaleur urbain selon l'heure ainsi que sa saisonnalité.

Quelqu'un a-t-il des références sur ces thèmes ?


L'effet maximal de l'îlot de chaleur urbain se produirait durant la nuit et par ciel dégagé. C'est ce qui est indiqué dans cette étude en Hollande par exemple :

Empirical estimation of the effect of urban heat advection on the temperature series of De Bilt (The Netherlands)
2003
by T. Brandsma (KNMI), G.P. Können (KNMI), H.R.A. Wessels (),

Abstract
The influence of urban heat advection on the temperature time series of the Dutch GCOS station De Bilt has been studied empirically by comparing the hourly meteorological observations (1993-2000) with those of the nearby (7.5 km) rural station at Soesterberg. Station De Bilt is in the transition zone (TZ) between the urban and rural area, being surrounded by three towns, Utrecht, De Bilt and Zeist. The dependence of the hourly temperature differences between De Bilt and Soesterberg on wind direction has been examined as a function of season, day- and night-time hours and cloud amount. Strong dependence on wind direction was apparent for clear nights, with the greatest effects (up to 1 °C on average) for wind coming from the towns. The magnitude of the effect decreased with increasing cloudiness. The analysis suggests that most of the structure in the wind direction dependence is caused by urban heat advection to the measuring site in De Bilt. The urban heat advection is studied in more detail with an additive statistical model. Because the urban areas around the site expanded in the past century, urban heat advection trends contaminate the long-term trends in the temperature series (1897-present) of De Bilt. Based on the present work, we estimate that this effect may have raised the annual mean temperatures of De Bilt by 0.10 ± 0.06 °C during the 20th century, being almost the full value of the present-day urban heat advection. The 0.10 ± 0.06 °C rise due to urban heat advection corresponds to about 10% of the observed temperature rise of about 1.0 °C in the last century. Copyright © 2003 Royal Meteorological Society

La ref complète de l'étude est téléchargeable ici.

Y en a sûrement beaucoup d'autres, mais je me suis arrêtée là sur Google pour ce soir... biggrin.gif
zazou
On parle de l'effet d'îlot urbain sur les mesures de température. Mais on ne parle pas de l'effet du CO2 urbain élevé (peut atteindre 600 ppm, voir ici) sur la température urbaine. Quelqu'un a des infos là dessus ?
Marot
Citation (zazou @ 13/01/2008 - 23:08) *
L'effet maximal de l'îlot de chaleur urbain se produirait durant la nuit et par ciel dégagé. C'est ce qui est indiqué dans cette étude en Hollande par exemple :

Empirical estimation of the effect of urban heat advection on the temperature series of De Bilt (The Netherlands)
2003
by T. Brandsma (KNMI), G.P. Können (KNMI), H.R.A. Wessels (),
...

La ref complète de l'étude est téléchargeable ici.

Y en a sûrement beaucoup d'autres, mais je me suis arrêtée là sur Google pour ce soir... biggrin.gif

Vifs remerciements.
Just1
Citation (Just1 @ 11/01/2008 - 12:30) *
Mais le scientifique est avant tout un homme. Et lorsqu'une personne est mise en avant grâce à une étude (pro-RC anthropique) dans une organisation qui a pour but de prouver l'origine anthropique (GIEC), c'est difficile pour elle de faire marche arrière, de contredire ses certitudes, au delà de son orgueil. Elle est prisonnière de sa position pro-RC anthropique.

C'est différent, je pense, des scientifiques de l'ombre qui risquent de "perdre" beaucoup moins...

Citation (sirius @ 11/01/2008 - 18:39) *
Dans ce cas,c'est sans doute encore plus difficile pour Lindzen, Scarfetta et autres qui se sont, en plus, singularisés en prenant le contrepied des autres. sans parler de Courtillot ou Allègre qui sont venus mettre leur grain de sel dans un domaine qu'ils ne dominaient pas. laugh.gif

En effet, c'est pareil pour Lindzen ou Scarfetta. Concernant Courtillot ou Allègre, je suis plus attentif à leurs exposés (avec toutes les réserves qu'on peut apporter) qu'à ceux de Al Gore ou maintenant Léonardo Di Caprio... Mais bon, la tendance actuelle veut que ce sont ces derniers qui soient mis en avant pour le grand public.
miniTAX
Citation (TreizeVents @ 8/02/2008 - 15:20) *
A en lire certains ont croirait que la France est une petite tâche de douceur au milieu d'un Océan de froideur... Et c'est franchement loin, mais vraiment loin d'être le cas. Pour information à Québec (je parle de l'Etat dans son ensemble, pas seulement de la ville) que tu cites, ce mois de janvier 2008 est l'un des plus doux depuis le début des mesures. Quant à la Chine, malgré la vague de froid assez intense de ces derniers jours, beaucoup de stations enregistrent un excédent depuis le 1er décembre.

Le refroidissement est provoqué par les océans et la température de l'HN a bien fait un plongeon en janvier 2008, c'est confirmé par les 2 sources satellites UAH et RSS. Le réseau de stations de surface qui couvre une surface ridicule du globe (cf les zones grises de la carte ci-dessous) et à fortiori des stations chinoises situées dans des mégalopoles de plusieurs millions d'habitant en plein boom économique ne peuvent pas en rendre compte.
Si le climat est doux en Europe de l'Ouest et sur la façade Est de l'Amérique alors qu'il y a un refroidissement généralisé de l'HN, ça veut bien dire qu'il y en a qui en bavent en ce moment, comme en Chine, au Kashmir, en Arabie Saoudite, en Sibérie, Alaska... Quant à savoir si ça va durer longtemps (à l'échelle mensuelle, je m'entends), il faudrait demander ça aux modèles, une fois qu'on leur a "réajusté" les paramètres. A moins qu'un bon amalnach de jardinier...

Just1
Citation (miniTAX @ 8/02/2008 - 16:28) *
Le refroidissement est provoqué par les océans et la température de l'HN a bien fait un plongeon en janvier 2008, c'est confirmé par les 2 sources satellites UAH et RSS. Le réseau de stations de surface qui couvre une surface ridicule du globe (cf les zones grises de la carte ci-dessous) et à fortiori des stations chinoises situées dans des mégalopoles de plusieurs millions d'habitant en

Je suis plutôt d'accord avec toi sur le fait que les relevés à la surface sont biaisés, surtout à cause de l'effet d'ilot urbain. C'est un peu ce dont on discutait sur un autre topic, mais je n'avais pas eu de réponse... sad.gif
eric80
Citation (miniTAX @ 8/02/2008 - 16:28) *
Le refroidissement est provoqué par les océans et la température de l'HN a bien fait un plongeon en janvier 2008, c'est confirmé par les 2 sources satellites UAH et RSS. Le réseau de stations de surface qui couvre une surface ridicule du globe (cf les zones grises de la carte ci-dessous) et à fortiori des stations chinoises situées dans des mégalopoles de plusieurs millions d'habitant en plein boom économique ne peuvent pas en rendre compte.
Si le climat est doux en Europe de l'Ouest et sur la façade Est de l'Amérique alors qu'il y a un refroidissement généralisé de l'HN, ça veut bien dire qu'il y en a qui en bavent en ce moment, comme en Chine, au Kashmir, en Arabie Saoudite, en Sibérie, Alaska... Quant à savoir si ça va durer longtemps (à l'échelle mensuelle, je m'entends), il faudrait demander ça aux modèles, une fois qu'on leur a "réajusté" les paramètres. A moins qu'un bon amalnach de jardinier...


Cette carte ne montre pas de refroidissement évident. D'une part elle ne représente pas tous les points de l'HN, d'autre part elle néglige carrémment les hautes latitudes. Or c'est justement entre 45 et 90° N que le réchauffement est le plus intense. les qq mesures représentées dans ces latitudes sont carrémment écarlates. Il n'y a du bleu qu'aux states et sud de l'Europe centrale. je doute que la moyenne soit négative (par rapport aux normales) et encore moins si on englobe les hautes latitude. bref, je suis de plus en plus loin d'être convaincu. je rejoins Treize vents au sujet du Quebec et de sa super douceur. Je n'ai pas entendu parler de températures froides vers Moscou ou la Scandinavie. Jules 76, je sais qu'il ne faut pas prendre que le cas de la France mais dans notre pays, ce n'est pas le premier jour depuis plus de 2 ans à être considérablement au-dessus des normes de saison, surtout en hiver!
Bref, pas convaincu du tout! et je ne pense pas être le seul
Just1
Citation (eric80 @ 8/02/2008 - 22:21) *
Cette carte ne montre pas de refroidissement évident.

Cette fameuse carte est le relevé des températures à la surface (et non satellitaires). Or, comme miniTax dit, les relevés sont souvent biaisés par l'effet d'ilot urbain... En gros, le signal d'un refroidissement pourrait être partiellement masqué par la chaleur urbaine (sans parler du réseau disseminé). Si on veut évaluer une variation de T° mondiale, autant prendre les relevés de basse tropo.
zazou
Citation (Just1 @ 9/02/2008 - 00:23) *
Cette fameuse carte est le relevé des températures à la surface (et non satellitaires). Or, comme miniTax dit, les relevés sont souvent biaisés par l'effet d'ilot urbain... En gros, le signal d'un refroidissement pourrait être partiellement masqué par la chaleur urbaine (sans parler du réseau disseminé). Si on veut évaluer une variation de T° mondiale, autant prendre les relevés de basse tropo.


Oui ça saute aux yeux. Partout où il y a du marron sur cette carte, ça croule sous les mégapoles... rolleyes.gif
Alain Coustou
Citation (Just1 @ 9/02/2008 - 00:23) *
Cette fameuse carte est le relevé des températures à la surface (et non satellitaires). Or, comme miniTax dit, les relevés sont souvent biaisés par l'effet d'ilot urbain... En gros, le signal d'un refroidissement pourrait être partiellement masqué par la chaleur urbaine (sans parler du réseau disseminé). Si on veut évaluer une variation de T° mondiale, autant prendre les relevés de basse tropo.

J'ai quand même d'énormes doutes ! Je ne pense pas que les stations météo de Sibérie, d'Alaska ou de Finlande soient particulièrement affectées par une monstrueuse bulle de chaleur urbaine ! tongue.gif
Or ce sont bien les régions, en brun sur la carte, pour lesquelles la hausse des températures enégistrées est de loin la plus importante : plus de 4°C par rapport à la moyenne des années 1951-1980.

De plus, l'évident et bien connu phénoméne de bulle de chaleur urbaine a totalement cessé de s'aggraver en Europe depuis des années, voire des décennies (disparition quasi-totale des industries en ville, utilisation de l'électricité comme source d'énergie à la place de la vapeur ou des moteurs à combustion interne, énormes progrès dans l'isolation des batiments combinés à des chauffages bien plus efficaces que les antiques poëles à charbon, amélioration de l'efficacité énergétique et réduction des émissions de GES par les véhicules automobiles, etc.)
Mais, bah, j'ai déjà fait cette remarque deux fois sur les forums d'infoClimat et ça n'empêche pas les vieilles lunes de la bulle de chaleur urbaine qui donnerait l'illusion d'un RC qui serait en réalité inéxistant rolleyes.gif de réapparaitre inlassablement, la plupart du temps chez les mêmes intervenants

Alain
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