Citation (meteor @ 29/01/2008 - 20:50)

C'est une question de logique.
S'il y a moins de transport méridien océanique, la température monte à l'Equateur et baisse au pôle.
En conséquence, le gradient thermique augmente et la circulation atmosphérique tend à augmenter également.
Mais comme d'avantage de rayonnement s'échappe au niveau de l'Equateur, du fait de l'augmentation de température, in fine, le transfert thermique convectif
total (océan + atmosphère) devrait être moins fort, bien que le gradient soit sans doute plus important.
C'est une autre façon de dire qu'une atmosphère
donnée ne peut pas tout faire.
Actuellement elle ne fait pas tout, ni l'océan d'ailleurs, puisque les températures ne sont pas homogènes sur le globe.
C'est pour cela qu'on risque d'avoir des hivers plus froids à partir de l'Europe du nord et peut-être aussi des conflits plus violents de masses d'air et donc des tempêtes baroclines nettement plus fréquentes et plus violentes à nos latitudes.
Du tout bon pour les amateurs de sensations fortes.

Je reviens là dessus car j'ai laiisé passer qq chose d'important.
Entre parenthèses, ça montre qu'on a tendance à dégainer bien trop vite sans prendre le temps de la vraie réflexion.
(1) on se situe dans le cadre d'un réchauffement lié à l'augmentation de l'effet de serre. Ne pas opublier que le bilan radiatif de la planète doit rester équilibré. Si la température augmente à l'équateur, c'est à cause de l'augmentation de l'effet de serre mais, à priori (on en rediscutera plus loin) le bilan radiatif n'y change pas et en tout cas pas à cause de la variation de température puisque c'est dans l'autre sens que ça marche.
(2) tant qu'on ne touche pas aux nuages, le bilan ne change que par l'intermédiaire de la rétroaction albédo. Conséquence, les régions pôlaires (de l'HN essentiellement) sont moins déficitaires mais ce n'est le cas que si la neige et la glace
diminuent Il faudrait faire le calcul mais je ne pense pas que le changement soit à la hauteur du transport océanique....surtout, bien entendu dans la période transitoire.
(3) la seule possibilité reste donc une modification de la couverture nuageuse (ex l'effet d'iris ou une augmentation importante de l'extension des stratocumulus permanents) En outre, il faut que les modif entraînées par le réchauffement des hautes latitudes n'y entraîne pas une augmentation de la couverture nuageuse en été (ou pas trop)
Si on pense que le plus probable est une combinaison des deux possibilités (davantage de transport océanique et un ajustement du bilan radiatif, ça ne peut se faire que via les nuages
Incidemment, on voit que l'idée de Lindzen d'une diminution des transports atmosphériques du fait de la diminution des contrastes de température pole -equateur ne tient que dans l'hypothèse d'une importante modification de la couverture nuageuse (ce qui est cohérent avec l'effet d'iris) . Comme d'hab, on peut voir les choses par le biais des bilans d'energie , on retombe sur ses pattes mais il ne s'agit pas de deux idées différentes: c'est presque la même.
Or, puisqu'il paraît qu'il a fait plus chaud qu'aujourd'hui il n'y a pas si longtemps que ça (200 000 ans ?), le thermostat , s'il existe, a une plage de tolérance assez grande.