Malgré des problèmes d’accès au Net ces derniers temps, je ne pouvais manquer l’occasion de réagir aux divers propos qu’ils soient stéphanois ou exogènes, ces propos étant tous constructifs au final.
Citation (ablok @ 5/03/2008 - 14:17)

Et c'est pas spécialement parce que j'habite Nice que je dis ca mais j'ai l'impression qu'on a vite fait le tour. Condamné à devoir franchir les frontières de la ville pour trouver de la vrai verdure
Quelle grande ville en France (parmi les 20 plus peuplées), dont font partie Saint-Etienne et Nice, n’oblige pas à sortir de ces murs pour trouver de la vraie verdure ? Je ne connais pas toutes les grandes villes françaises mais je ne pense pas qu’une seule puisse prétendre héberger de la vraie nature/vraie verdure sachant que pour moi les grands parcs urbains ou les plages aménagées constituent une nature aseptisée pour les urbains en manque de véritables espaces naturels.
Concernant la nature de proximité dans le stéphanois (moins de 30 min du centre-ville en voiture), faut-il rappeler que la ville possède le 1er patrimoine forestier français (1003 ha) pour les villes de plus de 150 000 habitants. Je ne referai pas un exposé complet mais les paysages/ambiances sont radicalement différents et variés, des sommets ventés et enneigés du Pilat aux gorges encaissées et rupestres de la Loire, des vergers ensoleillés du Jarez aux étangs séculaires de la plaine du Forez, sans parler des premiers plateaux et coteaux du Sud des monts du Forez aux portes de l’Auvergne. Pour le patrimoine bâti, idem. Les villes/villages de caractère ne manquent pas avec comme liste non exhaustive Rochetaillée, Saint-Galmier, Sainte-Croix-en-Jarez, Chambles, Saint-Victor-sur-Loire…
Ensuite, on donne l’image que l’on veut donner d’une ville que l’on soit un local ou un visiteur. Si l’on veut montrer en photo, et même lors d’une visite, une cité sous un aspect repoussant et bien on peut le faire dans toutes les villes et villages de France même les plus côtés c’est très simple on choisit bien les lieux, les cadrages.... A l’inverse, si l’on souhaite présenter un territoire sous son meilleur jour rien de plus simple également. Il serait utopique de penser que la misère, la saleté, le « pas beau » (même si cette notion reste subjective) est absent des villes et villages les plus bourgeois.
Par rapport à la perception extérieure de Saint-Etienne, je ne suis qu’à moitié d’accord avec certains discours. Il est vrai qu’en Rhône-Alpes/Auvergne, dont Saint-Etienne est la 2ème ville derrière Lyon et devant Grenoble et Clermont-Ferrand, elle ne jouit pas d’une très bonne image car les gens ne font qu’y passer en voiture et les autoroutes encerclant la ville sont peu engageantes pour poursuivre la découverte du centre-ville. Mais je vous avouerai que j’ai traversé d’autres grandes villes françaises et lorsque je restais sur les périphs et autoroutes et bien cela ne m’incitait pas à visiter la ville.
De plus, pour côtoyer dans mon boulot et ma vie privée des gens de la France entière et bien je ressens de moins en moins cette image négative de la ville et encore plus dans les jeunes générations où il y a peu d’à priori. Dans les anciennes générations, l’image est plus tenace car on apprenait dans les livres de géographie Saint-Etienne la minière, l’industrielle. Aujourd’hui, la ville est citée en exemple pour son renouveau. Ce renouveau est long car une ville ne renait pas de ses cendres en quelques années mais il est bien visible dans de nombreux quartiers. Une personne qui aurait quittée la ville il y a 15/20 ans ne le reconnaitrait guère à présent.
Enfin parlons météo, passion qui nous réunit et que nous photographions. L’aire urbaine stéphanoise (450 000 habitants) se situe dans le département de la Loire, département le plus foudroyé en 2007 et touché par de nombreux et violents orages. La ville se situe à 20/25km des sommets du massif du Pilat qui à la mi-avril 2005 avaient reçu 1m40 de neige en 48h. Ce massif nous fournit chaque hiver de belles congères, de plusieurs mètres de haut parfois, des gelées sibériennes avec par ex du -31,5°C le 1er mars 2005 dans un Trou A Froid ainsi que des épaisseurs de givre impressionnantes pour des altitudes modestes. Le vent du Midi (du Sud) est décoiffant en dépassant les 100km/h sur la ville et les pluies cévenoles remontent parfois jusqu’à nous occasionnant de sympathiques cumuls mais également des crues du fleuve Loire. Je pourrai également parler des nombreuses mers de nuages. Bref pour une ville qui n’a ni la haute-montagne ni la mer et bien je peux rassurer ceux qui pensent encore qu’à Sainté on s’ennuie que ce n’est pas le cas.
Mais il est vrai que pour mettre en avant et immortaliser sur la pellicule tous ces phénomènes et ce avec le meilleur rendu possible et bien il faut du temps, souvent une voiture et de l’argent pour investir dans un reflex numérique et tout le matériel annexe. Et sur le forum d’Infoclimat il n’y a pas à ma connaissance de Dominique Tison, Fredou ou d’Ablok

stéphanois. Et cela joue énormément sur la perception que l’on peut avoir d’une ville, d’une région…
Pierric