A chaque coup de vent violent (au moins 80-90 km/h), les graviers situés sur les coins du toit pointant vers la direction du vent sont soufflés par les turbulences ultra locales qui rabattent l'air, alors que le reste de la surface du toit est plutôt abrité du vent.
Avec le bon coup de mistral d'avant-hier (120 km/h), les zones découvertes de graviers se sont agrandies comme en témoigne ces images (coins du toit exposés au Nord), on voit d'ailleurs les traces de la position des graviers avant le coup de vent avec des restes de terre (les graviers étaient déjà soufflés sur les coins, mais les zones découvertes ont bien progressé sur ce coup là):



Comme on peut le voir sur les clichés suivants, alors que sur les pointes du toit les graviers sont soufflés vers "l'intérieur", sur la droite des zones vides il y a quelques graviers sur le rebord, ces derniers sont en fait aspirés vers le bord du toit par un effet de "rotor", encore plus local que l'effet décrit précédemment.
Lorsqu'ils arrivent complètement au bord, les plus lourds d'entre eux tombent (vaut mieux pas longer la façade de l'immeuble à ce moment là car un gravier tombant de 15m ça fait tout de même mal



Le flux d'air remontant la raçade est tres accéléré au niveau du rebord jusqu'à 2m de haut environ, j'ai mesuré dans ce flux montant (à l'anémo à main) une vitesse de 93 km/h un jour ou le vent soufflait en rafales à moins de 70
Voila donc entre autres, pourquoi il est déconseillé de mettre un pluvio trop pres d'un rebord de toit, si des graviers peuvent etre éjectés, imaginez les gouttes de pluie lol, la perte en cumul peut etre énorme et j'en ai d'ailleus fait l'expérience avec un ancien pluvio. D'une manière générale il faut mettre son pluvio le plus au centre possible sur un toit.
C'est aussi une des raisons pour lesquelles il faut mettre les anémos bien en hauteur, pour se dégager des zones turbulentes car pres de la surcafe du toit le vent peut-etre autant accéléré que ralenti, en tout cas bien perturbé!
@+!
