Citation (cevenol @ 7/04/2008 - 14:07)

Chaque année, peut être pas, mais c'est quand même le reportage récurrent du printemps au jt!
Ce que je veux dire c'est qu'on est constamment en train de se plaindre d'une gelée tardive, d'une secheresse de deux mois, d'un excès de pluie ou de chaleurs précoces. Est il bon de rappeler que c'est l'essence même de notre climat? En mileu tempéré, les moyennes ne veulent rien dire, encore moins qu'ailleurs. L'agriculture a toujours du et devra toujours vivre avec cet aléa.
Je trouve tout de même cette démarche un peu alarmiste. L'agriculture est un métier difficile et soumis aux fluctuations climatiques. C'est un postulat de base qu'on ne peut pas changer...
On est d'accord là-dessus

, alors peut-être quelques explications à tout cela :
1 ) La médiatisation de tous problèmes , quels qu'ils soient : les médias aiment bien faire dans le catastrophisme , ce qui nous laissent penser que la profession est constamment en train de se plaindre au moindre aléa climatique ( ce qui n'est quand même pas le cas )
2 ) L'aspect économique : je me rappelle quand mes parents étaient agriculteurs il y a une dizaine d'années : une mauvaise récolte à cause du temps une année n'était pas forcément dramatique , on se rattrapait l'année suivante . Le problème maintenant dans beaucoup de branches de l'agriculture c'est qu'une bonne année suffit juste " à couvrir les besoins " ( je parle bien sûr des petites productions ) donc il devient de plus en plus difficile de faire face à des " dérèglements climatiques " .
3 ) Et puis je pense qu'il serait intéressant de faire des études sur " ces fluctuations climatiques " , qui ont toujours existé c'est sûr , mais en les replaçant dans leur contexte
2 exemples :
"
c'est pas la première fois qu'on a de fortes gelées au mois d'avril " : ok mais du
-5°C au mois d'avril après un hiver froid n'a rien de dramatique pour la végétation , mais après deux mois d'hiver consécutifs largement au-dessus des normes , la donne n'est plus la même
L'année dernière on a aussi vu fleurir les reportages sur la pluviométrie et le manque d'ensolleillement au mois de mai et juin , notamment pour les récoltes de blé . Alors bien sûr on a entendu "
toujours en train de se plaindre c'est pas la première fois qu'on a un mois de juin pourri " : ok , mais les autres fois est-ce qu'on sortait d'un mois d'avril exceptionnel ( +4°C par rapport aux moyennes ) ? l'impact n'aurait pas été le même si on avait eu un début de printemps plus normal pour la saison .