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  1. Zoom matinal sur la fin de semaine. Ambiance nuageuse ce matin sur le nord-est, en lien avec l'activité orageuse - ou instable en tout cas - d'hier sur le centre-est. Les paquets convectifs sont remontés durant la nuit un poil vers le nord, en même temps que la masse d'air plus énergique et instable qui nous a très provisoirement quittés mardi après-midi au nord d'une ligne Bourgogne/Jura. Il pleut même ce matin sur le Haut-Rhin, et les cumuls y sont intéressants depuis quelques heures. Plus rien d'orageux cependant dans cet amas nocturne/matinal, timing oblige. Aujourd'hui, les choses vont rester à peu de choses près en l'état. La masse d'air par nature instable est bel et bien là: Et l'énergie qui va avec: On note que cette masse d'air, qui n'a jamais été balayée de l'arc alpin, ne remonte pour le moment pas très loin vers le nord, jusqu'au niveau d'une ligne Bassin parisien/Ardennes. COnditions de marais barométrique pour ce jeudi, l'activité orageuse va très certainement reprendre dans la journée, mais de manière plutôt diffuse et sélective cependant, à priori plutôt le long du front de progression de la dite masse d'air, soit grosso modo de la Bourgogne au relief des Vosges. On ne parlera pas de ligne solide, mais plutôt d'un axe plus propice. Au nord de cette ligne, les phénomènes seront plus rares, voire absents ( comme hier par exemple sur sud Lorraine/Vosges/Alsace, pourtant à un saut de puce de ce qui se passait sur le Jura ou la Suisse). Au sud de cette ligne, ça pourra se déclencher spontanément, mais de manière encore plus anarchique. On n'est plus dans la config un peu plus structurée d'hier. Les choses deviennent plus intéressantes pour la fin de semaine. A commencer par vendredi. La dorsale d'altitude s'évacuera lentement vers l'est en direction de l'Europe centrale, on en retrouvera l'axe en soirée au niveau de la frontière Pologne/Allemagne tandis que le talweg principal arrivera lui par l'ouest, axé au même moment au large du Portugal, et précédé d'un flux de sud-ouest devenant dépressionnaire sur le nord-ouest de la France, véhiculant à échelle locale de petites ondes dépressionnaires secondaires qui vont apporter un soutien dynamique. C'est le nord du pays/ Bénélux qui sont visés par ce dynamisme avant tout: Avec une chute des pressions au sol et la constitution d'une dépression de surface en cours d'après-midi, il y a fort à parier que ça va de nouveau bien dégénérer par là bas: les valeurs d'instabilité sont élevées, bref tout semble propice à la formation d'un beau paquet orageux. Pour le nord-est, nous restons en marge. Surtout pour l'est du nord-est. On y observera cependant également de beaux indices d'instabilité, et il serait plutôt inconcevable que ça ne tourne pas à l'orage aux heures chaudes. En l'absence de flux suffisant ou de cisaillement notable, on pourra y observer des cellules porteuses d'intensités pluvieuses élevées en premier lieu. Maintenant à voir si ça démarrera d'abord sur le relief pour déborder ensuite sur les plaines, mais avec une température de départ spontané de convection atteinte facilement, aucun secteur n'est à priori à l'abri. Pour samedi, lente progression du schéma général, et le flux de sud-ouest dépressionnaires gagnera tout le pays. Une entrée droite de jet devrait livrer l'impulsion dynamique nécessaire s'appliquant sur une masse d'air encore bien propice. Le souci, c'est que le minimum de surface apparu la veille sur le nord du pays et le Bénélux sera entre temps déjà sur le centre-nord de l'Allemagne. Au sol, cela signifie que les vents basculeront à l'arrière à l'ouest ou au nord-ouest en basse couche. On va dès lors surveiller la localisation de la convergence qui se formera au sol pour ce samedi. Ajustements à voir à plus court terme, y'a gros à jouer là! On devrait grossièrement la retrouver samedi à la mi-journée depuis Hambourg à la Forêt Noire. Je sais, pas très bon en l'état, on risque de voir les choses sérieuses s'initier réellement une fois passé le Rhin, presque à l'image de mardi dernier. L'énergie accumulée risque fort d'être consommée par cette convergence préfrontale, le front froid arrivant par le nord-ouest ne passant que bien plus tard en soirée/début de nuit, et probablement du coup sans activité orageuse notable. Cette configuration ( flux de nord-ouest au sol, et flux de sud-ouest en altitude) génèrera cependant probablement au moins une perturbation bien active pour la nuit de dimanche et en cours de matinée, à défaut d'une dégradation orageuse franche aux heures chaudes de samedi.
  2. Il n'y a pas deux camps, mais trois. - celui des inconscients, qui ne vivraient que pour leur passion météo quelle qu'elle soit du début à la fin de l'année, sans se soucier le moins du monde de ce qui se passe un peu plus loin que le bout de leur nez - celui des insouciants, qui prennent le temps comme il vient ( en général pas des passionnés de météo de toute façon) - celui des soucieux, qui s'intéressent à la météo dans sa globalité, et dans ses répercutions sur l'environnement, et qui se rendent compte que les dérèglements en cours ont déjà des conséquences directes sur le quotidien. En ce moment, c'est d'actualité avec les arrêtés sécheresse qui se multiplient. Mais quand on n'a pas besoin d'eau forcément, c'est pas gênant, n'est-ce pas?
  3. Quelqu'un sait si il existe un site où l'on peut avoir l'évolution moyenne des températures par décade ou par quinzaine? Concrètement, pour mai par exemple, si je veux tirer un graphique sur l'évolution de la température moyenne mensuelle ou la moyenne des maximas/minimas ces dernières 30 années, je sais où trouver. Mais sur la même période, si je veux uniquement une moyenne sur les 10 ou 15 derniers jours du mois, ça existe ça?
  4. A priori aujourd'hui, le risque orageux est déjà en baisse sensible, ce que je craignais effectivement samedi dernier déjà, alors que GFS avait plutôt eu tendance à placer plusieurs fois sur cette journée l'apogée de l'épisode orageux, ce qui, compte tenu de la synoptique, paraissait quand même un peu surprenant. On verra bien ce qu'il en sera ce soir cependant, car on conserve aujourd'hui encore un résidu d'air instable et faiblement énergique. L'ambiance sera par moments convective très certainement, mais le pic orageux me semble bel et bien passé et les regards se tournent ce matin déjà hors de nos frontières, vers l'est, et n'en seront probablement que plus attirés par cette direction au fil des heures. Niveau synoptique, on est déjà situés vraiment en marge occidentale des zones de soulèvement liées au passage du fort coude dépressionnaire en altitude: Pas encore dans l'air frais postérieur qui déboule par l'Atlantique, mais déjà plus dans l'air chaud et humide antérieur qui recouvre désormais l'Europe centrale: Pour ceux qui l'ont ratée ou n'auraient pas eu leur compte la nuit dernière, la fête est quasiment finie. Pour les pluvio qui ne seraient pas assez remplis au regard des 3 semaines de sécheresse presque totale derrière nous, va falloir bûcher dur pour réussir les séances de rattrapage! Reste à voir maintenant effectivement si dans cette ambiance encore instable et à proximité du dynamisme d'altitude on peut quand même attraper au passage un autre passage pluvio-orageux ( ou même simplement pluvieux, ça suffirait) pour compléter un peu les cumuls qui bien souvent n'ont pas été folichons quand même ( vu la violence par endroits mais surtout la brièveté des précipitations la nuit dernière). Pas gagné non plus ça. Faut tout miser sur jeudi/vendredi je crois, dernières chances - assez sérieuses va-t'on dire - de précipitations. Après cela, je crains qu'on rebascule en conditions déjà de nouveau trop anticycloniques pour entretenir plus qu'un maigre espoir; Les graphs sont impitoyables en tout cas: Et le retour au calme passé jeudi/vendredi est à prendre très au sérieux je crois. La situation va finir par s'avérer très problématique niveau sécheresse. Ces 2/3 jours avec risque de précipitations ne changeront rien à l'état déjà inquiétant des cours d'eau sur le nord-est ( et un peu partout ailleurs) En croisant les doigts maintenant qu'on ne va pas voir la courbe blanche à 850 hPa remonter trop rapidement dans les tours courant juillet! Le suspens apparaît cependant déjà dans certaines cartes que l'on qualifiera heureusement de fantaisistes pour le moment: Mais les fauves ont de nouveau faim
  5. La même je crois, depuis le Chitelet, 20 minutes plus tard, en direction de St Dié: Elle a d'ailleurs bien gonflé ces dernières 10/15 minutes. On attend la PLUUIIIEEEE!
  6. Pour y revenir une dernière fois, énorme surestimation confirmée en effet. Selon la carte, j'aurais du relever pas loin de 30/40mm au Chitelet ( 3 Fours) juste en marge nord de la petite tache orange la plus à l'ouest. Au pluvio hier 7mm.
  7. Et comment résorber ou en tout cas limiter la sécheresse, si ce n'est de la manière la plus efficace justement par le biais de ce genre de synoptique? Les flux d'ouest, anticycloniques forcément en été, on connaît. Les dégradations orageuses qui foirent en flux de sud-ouest ou qui apportent trop d'eau très localement en trop de peu de temps, on connaît. Les retours d'est, on connaît pas/plus. Reste effectivement le blocage dépressionnaire, comme ci-dessus, et à vrai dire la dernière situation à même d'apporter non seulement un arrosage efficace et assez généralisé en été, mais également de mettre un terme à la sécheresse, pour peu que le blocage dure plusieurs jours.
  8. Aller retour Schlucht/Nancy cet après-midi. C'est quand même bizarre, parce qu'arrivé sur Gérardmer en début d'après-midi, j'avais momentanément 29.5°C au thermo de la voiture en traversant la ville. En descendant la vallée, la température descendait un peu ( tiens!?!), et il a fallu arriver vraiment à proximité d'Epinal pour basculer dans les 30°C. Température se maintenant à ce niveau sur la campagne Lorraine entre Epinal et Nancy. Petite hausse à l'approche de Nancy, 31.5°C. Bon, peu importe si ces relevés sont fiables ou pas, thermo de voiture oblige, mais ce qui me surprend réellement le plus, c'est le peu de différence entre Gérardmer et le plateau lorrain finalement. Que les nuits soient parfois plus douces en altitude sous bâche anticyclonique, à la rigueur, mais que les maximas soient à touche touche la journée, là je comprends moins quand même. Le trajet retour fut plus sympa ce soir. Quitter la fournaise nancéienne pour retrouver la relative verdure des Vosges, mais surtout rouler pile poil vers la zone orageuse qui a concerné le massif en début de soirée. Ciel noir d'encre, pluie battante et beaux éclairs en s'enfonçant dans le Défilé de Straiture. Mais surtout 14°c quoi, bancs de brume accrochés aux versants et ruisselets sur les bords de route. Après les 32°c de Nancy cet après-midi, le Paradis avec un grand P 6/7mm cumulés par ici secteur Trois Fours à 1200m. Cette nuit, si pleut pas, c'est fenêtres grandes ouvertes pour aérer une bonne fois pour toutes!
  9. Il faut maintenant. Il le faut tout simplement. Autant en "profiter" tant que les racketteurs jettent leur dévolu sur quelqu'un d'autre. L' Espagne est libérée de ses 20-25°c/850hPa et les Açores tiennent le coup face aux chutes de géopotentiel. C'est l'occasion rêvée! Ca fait du bien de revoir du vert dans certains graphs ( et par la même occasion bientôt dehors aussi pour les coins actuellement les plus touchés par la sécheresse de surface).
  10. Euh j'ai pas tout compris, surtout vers le début, mais bon bref... En tout cas, merci d'avoir pris la peine d'avoir fait cette carte, parce qu'elle résume en 4 lettres le côté assez ubuesque de la situation: CQFD ! Et pour ne pas risquer de me faire traiter d'irrespectueux, de malhonnête ou de charlatan, il me semble qu'avec un tel positionnement de l'anticyclone sur l'est des Etats-Unis, l'ouest de l'Europe est tout sauf en proie à une dégradation orageuse, car située sous une dorsale chaude et stable. ( c'est pas moi qu'ai fait le dessin, promis). Du coup, je me permets de vous citer également: En voyageant vers l'ouest, en direction des Etats-Unis, on voit donc effectivement que ça peut déboucher sur nous sur une dorsale, et là, y'aura pas que pour l'Allemagne que ce sera foutu niveau orages... Mais bon, avec des lol à tout bout de champ, on perd un peu le fil de la conversation, et surtout, on ne sait plus si c'est du lard ou du cochon. ( c'est une expression, c'est pas une insulte, des fois que hein?) LOL
  11. Maintien de l'opportunité d'une dégradation orageuse pour lundi chez GFS. Sur le nord-est on sera cependant sans doute sur du "recyclage". Timing pas top top, possible retard au niveau de la constitution des valeurs d'énergie convectives, et petit défaut de synchro entre tout ça et l'approche du dynamisme d'altitude véhiculé par le flux de sud-ouest dépressionnaire. On récupèrera probablement en soirée et cours de nuit de mardi les restes d'une évolution orageuse enclenchée aux heures chaudes sur le Massif Central et le sud du pays de manière générale. Mais c'est peut-être pas plus mal, ces orages devraient pouvoir former un amas pluvio-instable en se dirigeant vers le nord-est en fin de journée. Des fois, c'est mieux de chopper 5mm un peu partout, que 25mm très localement et rien ailleurs. Pour mardi, persistance du flux de sud-ouest dépressionnaire. L'éventuel passage pluvio-orageux de la nuit précédente devrait permettre d'enrichir les basses couches en humidité supplémentaire. A voir si une nébulosité résiduelle ne vient pas trop jouer les trouble-fêtes trop longtemps mardi matin, car la journée s'annonce sinon chaotique. Une dépression de surface facilitera les forçages, et on peut s'attendre à une convection assez étendue. Pas trop de convergence qui se dessine pour l'instant, ou de front froid permettant de localiser une zone à risque plus grand. Sans réelle organisation ou soutien dynamique marqué, mais avec une énergie convective suffisante, les orages pourront localement s'avérer fort. Le risque se maintiendra en soirée et début de nuit. Mercredi, la situation est limite limite pour quelque chose de réellement intéressant. Il faudra voir dans les sorties à venir, mais on sera à l'interface entre l'advection très chaude sur l'Europe centrale et l'arrivée de l'air plus frais par l'ouest. Probablement déjà dans l'arrière de la zone de contact, à proximité d'un front ondulant plutôt pluvieux dans sa partie ouest. GFS semble optimiste pour mercredi, mais la config générale me laisse penser que la rencontre Atlantique/Méditerranée se passera plus à l'est. A voir!
  12. Un flux de sud-ouest ou des conditions anticycloniques à 25/30 dans le sud du pays en été? Ca c'est la blague du jour Qu'un danois puisse avoir ce genre d'attente, ok. Mais même dans le nord-est de la France avec cette config, c'est les 30 assurés, alors vous, dans le sud-ouest, flux de sud-ouest ou anticyclone en 2017, faudrait déjà que le soleil ne se lève plus pour les avoir les 25/30
  13. Vaudrait mieux pas qu'il se barre trop vers l'ouest, sinon retour à la case départ très certainement: Sincèrement, l'anticyclone des Açores est idéalement placé dans ces prévisions. Sur les Açores. Ce qui laisse de la place pour des infiltrations dépressionnaires humides et fraîches quand il se retire un peu, et à des périodes de beau temps agréablement chaud quand il se rapproche plus sensiblement. Le genre d'été qui sur la durée limiterait les passages caniculaires pénibles dont souffrent (physiquement) les uns, et les abysses froids et humides que redoutent ( psychologiquement) les autres. Mais autant ne pas se faire d'illusions pour l'été qui vient. L'anticyclone des Açores ne va pas sagement rester sur les Açores encore deux mois et la canicule dont on sort ne sera pas la seule. Tout comme la période fraîche ou humide qui se profile la semaine prochaine, bien qu'à considérer comme un répit de durée indéterminée, va de toute façon en faire râler plus d'un ( ça râle parfois déjà que ça n'a même pas encore commencé.)
  14. Merci pour ces explications Higurashi. C'est fou quand même qu'un modèle puisse à ce point "sentir" la chose venir, dans un environnement aussi complexe et à priori totalement chaotique. Ou hasardeux plutôt devrais-je dire (Arome de hier minuit pour le début d'après-midi): La petite initiation au sud-est du Luxembourg, et le noyau plus costaud aux confins Vosges/Haute-Saône. A se demander pourquoi ça n'a pas initié entre ces deux zones à ce moment là, et comment le modèle a réussi à ne pas se planter quoi ( même si il manque une cellule dans la partie sud chez Arome) En tout cas, tournons rapidement cette nouvelle page "offensante", car sans aller jusqu'au cataclysme, un peu d'eau aurait fait le plus grand bien pour finir cette canicule sur une note un peu moins amère. Petit point prévision pour les jours à venir, car y'a de nouveau à dire, enfin! Vite fait, on peut avoir l'impression qu'on se dirige vers un intermède à flux d'ouest, mais en réalité, c'est plus à une histoire de repositionnement des grandes ondulations que l'on a à faire. Comparatif EC/GFS de minuit des 9 prochains jours: Y'aura forcément des détails d'ordre chronologiques ou géographiques à préciser, mais globalement, la fiabilité est bonne, en tout cas en ce qui concerne le changement de situation générale, et la durée de celui-ci. On peut même dire que jusqu'à mercredi/jeudi prochain, une première tendance prévision semble tout à fait possible, avec un indice de confiance relativement bon. Pour les plus téméraires, on peut pousser jusqu'à vendredi à la rigueur, et après, ça se corse quand même un peu trop pour rentrer dans des détails trop précis. Alors, dans les grandes lignes, une petite impulsion initiale et temporaire en flux d'ouest va enfin permettre aux hauts géopotentiels de débarrasser le plancher. Ca se fera en deux temps. D'abord le nord durant le week-end, puis le sud en première moitié de semaine prochaine. Pour le nord-est, le déclin de la patate nord-africaine est déjà amorcé en ce début de week-end, et on pourra concrètement souffler un peu. La chute du mercure en altitude, liée d'une part à l'évacuation du couvercle brûlant mais aussi à l'irruption d'air atlantique un peu plus tempéré se poursuit, et permettra aux valeurs d'afficher de nouveau des valeurs de saison durant le week-end. Un tel passif laisse cependant des traces, et demain samedi les 30°C pourront encore être atteints, notamment vers le sud du nord-est, en direction de la Franche-Comté et du sud de l'Alsace, où un reste de masse d'air chaude sera encore présent ( le front froid de jeudi soir n'a eu ni suffisamment de punch, ni le courage de s'aventurer très loin au sud pour évacuer intégralement cette masse d'air en une fois). La première carte tout en haut à gauche pour dimanche minuit permet d'apercevoir un talweg de faible amplitude traverser le nord de la France. De plus près, voilà ce que cela donne: Il pourrait générer un tout petit peu de dynamisme à son passage, permettant à la masse d'air encore chaude d'être "exploitée". Ca ne devrait cependant concerner en grande partie que la Suisse, le sud de l'Allemagne, et le centre-est de la France. L'arc alpin en réalité. Pas impossible cependant qu'en marge de cette évolution, on puisse observer samedi en fin de journée quelques développements convectifs sur le sud du nord-est, mais vraiment en limite du Centre-est. ( Jura sud). Ailleurs, hormis quelques cumulus de beau temps, RAS. Dimanche en journée le talweg sera passé et laissera place à une dorsale de tout aussi faible amplitude elle aussi. Le flux s'orientera à l'ouest en altitude, et à force, l'air chaud résiduel finira par sortir totalement hors de nos frontières. C'est dimanche que l'on retrouvera partout les normales saisonnières sur le nord-est, soit une dizaine de degrés à 1500m ( +/-, un peu plus frais vers le nord-ouest, un peu plus doux vers le sud-est), et des maximas tournant autour de 25°c en plaine. Le flux d'ouest anticyclonique drainera de l'humidité atlantique, principalement en basse couche, et donc à priori sans risque de précipitations. Sous une "inversion" en basse troposphère, cette nébulosité de type stratocumulus pourra s'étaler parfois: Arpege simule cette relative isothermie entre 2000 et 3000 m d'altitude dimanche après-midi, avec un petit pic d'humidité à cet endroit ( courbe bleu clair à gauche). Ca ne sera pas couvert, mais en raison de la convection bloquée sous l'inversion, ça pourra devenir encombré par moments et par endroits. Lundi, on assistera à un prolongement des conditions anticycloniques, avec cependant un flux tournant au sud-ouest. Advection chaude en basse couche ( retour du 15°C/850hPa), et de fait accentuation des valeurs d'énergie convective, dans un environnement qui tendra à redevenir instable dans le courant de l'après-midi, notamment à l'approche d'une ondulation dépressionnaire précurseur du changement imminent de config générale: Pas impossible qu'après une journée plutôt sympa, mais lourde, la tendance devienne orageuse par le sud-ouest en soirée voire courant de nuit. Disons qu'on peut s'attendre en tout cas à un retour de la pluie, sous sa variante instable, dans le courant de la nuit de mardi. Mardi, on attaque les choses sérieuses. Flux de sud-ouest dépressionnaire, plutôt rectiligne, avec une zone de conflit suffisamment proche pour ne pas avoir à craindre de souffrir d'une nouvelle canicule ( qui aura alors plutôt tendance cette fois à viser l'Europe centrale). On restera sous l'iso 15°c en travers du nord-est, avec de bonnes valeurs d'instabilité, mais sans anomalie notable en altitude du fait du caractère assez rectiligne du flux. Ambiance chaotique. Le soleil pourra faire de très belles apparitions, rendant l'atmosphère vraiment moite, mais le beau temps ne devrait pas être très durable, ces montées de température favorisant rapidement des départs de convection spontanée ( en montagne, mais en plaine aussi). Pour l'Alsace, faut voir, car avec ce flux de sud-ouest, le foehn pourrait contribuer à assécher un peu la masse d'air, à limiter la convection et à favoriser le prolongement des éclaircies. C'est d'ailleurs sans doute sur l'Alsace qu'il fera le plus chaud ce mardi. Avec ces 15°c à 1500m, les éclaircies et l'éventuel petit coup de foehn supplémentaire, Arpege simule déjà des pointes à 32°c. Et on sait que dans le fossé rhénan ça peut vite grimper hors de toute raison pour un oui ou pour un non. On surveillera ensuite la journée de mercredi, avec l'irruption probable d'un puissant coude dépressionnaire dans la circulation d'altitude ( déjà repérable sur le comapratif GFS/EC tout en haut). Le timing jouera beaucoup, tout comme le réglage des autres détails d'ordre local, mais c'est une synoptique mouvementée qui se profile, avec tout ce qu'il faut pour engendrer une dégradation orageuse pimentée. On sait cependant tous que désormais un nuage parasite qui traîne une heure de trop au mauvais endroit peut faire foirer une situation orageuse quelques heures plus tard. C'est un peu caricatural, mais on aura très certainement du fil à retordre avec les sempiternels décalages est/ouest, les retards ou les avances chronologiques, sans compter l'imprévisible de dernière minute. Autant d'obstacles sur le chemin d'une dégradation orageuse réussie. A partir de jeudi/vendredi, l'axe principal du talweg devrait pouvoir passer et libérer, enfin, l'air atlantique vivifiant que certains attendant depuis quelques semaines. La nature quant à elle saura à coup sûr se réjouir non seulement de cette petite pause mercure bienvenue, mais, espérons le aussi, des précipitations convectives de la première moitié de semaine, et celles moins instables et peut-être plus étendues de la seconde moitié ensuite. Enfin pour terminer, pas de signal fort en faveur du retour d'une chaleur excessive passé cet intermède plus frais et plus humide. On est sur du J>8, mais une canicule sait s'annoncer en temps utile quand il le faut, et vu qu'elle fait intervenir chez nous 9 fois sur 10 le cordon anticyclonique subtropical - le gros mou qui se traîne sur place des mois durant - on a généralement le temps de le voir commencer à se déplacer quand il se décide à le faire, tant ses mouvements sont lents
  15. Et plus généralement les hautes pressions, surtout quand elles viennent du sud ou de l'ouest
  16. Petite question à ce sujet d'ailleurs. Vous ne constatez pas de modification du régime pluvio par chez vous du coup ces dernières (nombreuses) années? Je veux dire par là, est-ce que la saison sèche méditerranéenne n'est-elle pas du tout perturbée par les modifications climatiques qui affecte le pays à échelle plus large? Le rapprochement est sans doute très grossier, mais pour nous sur le nord-est, l'été était souvent la période la plus arrosée de l'année ( hormis près des reliefs où c'est tendanciellement plutôt la saison froide). L'évolution n'est pas encore claire de chez claire en raison de la présence de "compensations" parfois excessives lissant la moyenne au gré des années, mais il me semble que finir un mois de estival avec 15 ou 20mm n'est plus du tout un accident aujourd'hui. Du coup, je me posais cette question: ne pouvez vous pas envisager un été plus humide que d'habitude, vu le contexte climatique assez bouleversé maintenant ( qui réserve de plus en plus de surprises)
  17. Je crois surtout qu'il faudrait arrêter de "gémir" i-m-m-é-d-i-a-t-e-m-e-n-t dès que les conditions optimales des uns et des autres viennent à s'interrompre pour quelques jours quoi... Ca vaut pour les amateurs de froid l'hiver qui hurlent à la mort dès que l'on repasse dans le positif ( mais ça, j'ai pas vraiment souvenir de l'avoir lu ici), ça vaut pour les amateurs de chaleur, qui pleurent toutes les larmes de leur corps ( auxquelles la sueur n'appartient apparemment pas chez certains) dès que par malheur la température repasse sous 35°C sur les cartes des modèles ( et quand c'est sur le thermomètre, je n'en parle pas, certains sont alors simplement consternés). Tout en restant tout à fait impartial, si il devait rester un groupe qui aurait plus légitimité à gémir, c'est bien celui des amateurs de froid ces dernières années. Eux qui doivent se contenter durant toute l'année de 2/3 semaines de conditions optimales ( pour eux), 1 mois lors de grands millésimes, et qui le reste de l'année doivent subir stoïquement et l'absence de leur optimal, et les jérémiades d'enfants gâtés xéro-thermophiles pourtant déjà bien (trop) souvent à la fête dans le contexte climatique actuel... Manquerait plus qu'on entende des lamentations de la part de certains parce qu'il ne fait pas encore 30°c l'hiver.. Mais ça viendra. ( les lamentations, pas le phénomène météorologique). ENfin, quoi que...
  18. Et si j'en avais les moyens, je ferais même en sorte qu'il n'y ait plus d'eau qui sorte des robinets. Je suis aquaphobe en effet. Ca peut poser des petits soucis dans la vie quotidienne. Mais ce que je regrette par dessus tout, et même amèrement, c'est le fait d'être constitué de 70% d'eau, à cause de mon patrimoine génétique ...Ca me donne la gerbe rien que d'y penser Alors hop, vivement le mode sauna thermostat 40+ pour sécher un peu tout ça
  19. Mais heureusement que ça a pas pété plus que ça sur le nord-est! On s'en tape des orages ici, ce qu'on veut, c'est du soleil, du soleil, et encore du soleil, de la grosse chaleur nuit et jour, même si pour la nuit c'est compliqué, et surtout pas une goutte d'eau. Parce que l'eau, faut pas déconner hein, c'est bon pour l'Ecosse ou la Norvège, une ou deux fois par an ici, ça suffit!
  20. Oh oui c'est nul, retour à ces conneries de normales saisonnières complètement inutiles, de cette satanée saloperie transparente, liquide, et froide qui tombe du ciel, vient pourrir non seulement des journées entières mais aussi le sol, en nettoyant la poussière, et surtout en permettant à la végétation de ne pas crever enfin dans les 3/4 semaines qui viennent. Merde alors, moi qui croyais que l'hiver était fini, et que c'était enfin parti pour au moins 6 mois de soleil, de sécheresse et de chaleur. C'est quasiment insurmontable là ce qui nous arrive dessus. Va falloir faire un stock de cordes au cas où. Ah mais zut, j'habite en France, j'avais oublié ce petit détail. Mais merde quand même quoi. Tu as raison, vivement la prochaine canicule, et que cette fois on les dépasse pour de bon partout ces 40°C! Et pas juste un ou deux jours cette fois hein,
  21. Le sacro-saint Arome, avec une simulation, ma foi, fort peu étonnante pour le moment, même si on peut se poser des questions au sujet de certains "détails" A comparer avec la situation de jeudi dernier: Franchement, ça se tient pour aujourd'hui: un quart nord-est où l'activité peine à s'organiser, voire même à éclore tout simplement, beau front sur l'Allemagne, avec même le moyen d'assister à une réactivation mystérieuse au-delà/dessus de la Forêt Noire, sur le sud-est du pays, comme jeudi dernier. Quand on s'est fait baiser une fois d'une certaine façon, on y prend goût semble-t'il... Bon quelque part, je suis presque content finalement de passer à côté, vu les risques et les dégâts associés à cette dégradation orageuse survitaminée. C'est juste que côté pluie, ça devient vraiment très critique maintenant, malheureusement. Et j'en reviens toujours à la même comparaison: on doit être actuellement à la place des espagnols, qui, en été, à l'issue d'une grosse vague de chaleur, doivent peut-être regarder d'habitude vers le nord en direction de la France, et se dire, pour certains peut-être envieux, quelle chance ils ont en France, ils ont la chaleur aussi, moins forte qu'ici, mais au moins ils se choppent des orages et de la pluie à la fin, pas comme nous. Ben l'Espagne c'est la France aujourd'hui, et la France c'est l'Allemagne. Courage, peut-être qu'à l'avenir, nous aurons dans le nord-est une saison orageuse décalée clairement vers l'automne, comme dans la plupart des pays méditerranéens...
  22. Les vitesses verticales à 700hPa sont pas vraiment fiables pour localiser les forçages. Elles donnent juste une idée des courants ascendants au sein de cellules convectives déjà "voulues" par le modèle à ces endroits. D'ailleurs, la comparaison avec une carte des précipitations au même moment permet de superposer presque exactement les cellules les plus actives avec ces zones de vents verticaux à 700hPa.
  23. Voilà, GFS sur la bonne voie en ce moment dans la gestion de ce fameux second pic. Cf graph ensembliste de hier midi ci-dessus, à comparer avec celui de 06 aujourd'hui: Les précipitations. Top départ le 27 sur le graph d'hier, reporté au 29 actuellement. Et sans doute début juillet dans les prochaines sorties. Les précipitations, ce mirage à l'horizon, si lointain, que même depuis le haut des Vosges on ne sait plus ce que c'est. La situation est en train de s'aggraver jour après jour niveau sécheresse de surface. Les quelques millimètres précipités lors des très rares orages de la semaine dernière n'y ont rien changé, ceux tout aussi hypothétiques des heures à venir n'y changeront plus rien non plus. L'été commence.
  24. Une porte a été enfoncée ces dernières années en juin. Après plusieurs coups de bélier, elle a désormais définitivement cédé. L'ennemi empruntera forcément de nouveau ce passage à l'avenir, car évidemment, il n'y a plus aucun moyen concret de se barricader maintenant ( ou bien alors on a choisi de s'en détourner de manière tout à fait consciente depuis bien trop longtemps déjà) On en reparlera. Peut-être pas l'an prochain, ni dans deux ans, mais on en reparlera, et le prochain coup, on battra peut-être déjà les records mensuels qui sont en train ou en passe d'être battus en ce moment même à droite et à gauche sur le pays.
  25. Le retard pour qui? Si c'est pour les plantes, ce qui a été raté dans les mois précédents est définitivement perdu. C'est juste que les plantes réagissent alors en ayant une croissance moins fournie, en adoptant un comportement de stress permanent, ou en se mettant carrément en repos ensuite au moindre coup de trafalgar. Si il pleuvait maintenant 60mm durant le mois, ça leur permettrait juste de soutenir leur croissance actuelle, pas forcément d'amorcer une repousse ou de prolonger la croissance. C'est pas comme les cheveux la végétation, ça pousse souvent qu'une bonne fois par an, et au printemps en l'occurrence, jusque fin juin à la rigueur. Pour les herbacées et la petite végétation c'est autre chose, là en effet, une période pluvieuse est bénéfique quel que soit le moment, du moment que la chaleur s'en mêle. Le 40mm 1 jour + 20mm le lendemain, ça permet au sol de bien se recharger en humidité. Pour les plantes, c'est déjà presque de trop. Ca fait pas de mal, mais c'est de trop car cela dépasse largement les besoins de bon nombre d'entre elles. Même un arbre adulte n'a pas forcément besoin d'autant. 5mm tous les jours, c'est nettement plus intéressant. Et le mieux évidemment, ce serait simplement 15 à 20mm par semaine, répartis à peu près correctement en 2/3 épisodes. ( ce qui nous fait nos désormais théoriques 10/12 jours de pluie par mois en été pour la moitié nord du pays) Si c'est le retard pour les rivières et les nappes phréatiques, là c'est sûr, les grosses quantités d'un coup, ça profite peu, surtout en saison chaude. A moins qu'il ne se mette à pleuvoir tous les jours 10/15mm pendant 1 mois, ce qui est théoriquement presque impossible. Du coup, non, je ne pense pas qu'il faille raisonner en terme de retard ou de manque côté flotte. Si le régime pluviométrique change trop sur la durée, avec des périodes très arrosées, et d'autres souvent plus longues mais très sèches, notamment en période de croissance, la végétation s'adaptera, évoluera, se modifiera. Ne pas oublier: en règle générale, un climat=un type de végétation bien précis ( enfin rien n'est figé, mais la notion d'équilibre entre faune/flore et climat est un fait) Prenons le cas de la forêt tropicale humide. L'eau ne manque pas, ou pas trop longtemps, avec 2000/3000mm répartis plus ou moins régulièrement sur l'année. Si peu à peu au fil des décennies tu as une saison sèche de 5mois qui se met progressivement en place, mais que tu conserves malgré tout tes 2000/3000mm sur les autres 7 mois, ta végétation va forcément réagir et commencer à se modifier. Il pourra tomber une année ponctuellement de nouveau 500 ou 1000mm durant la saison sèche, si le régime de base change, l'équilibre sera forcément perturbé à terme ( terme qui dépasse certainement de beaucoup la durée de vie d'un être humain). En France, on commence à attaquer un nouveau régime pluviométrique je pense. Ces sécheresses à répétition, toutes saisons confondues ( je pense aux deux derniers mois de décembre absolument hallucinants, mais aussi aux coups de sec parfois sévères mais maintenant réguliers de saison chaude), pourraient bien finir par affecter l'équilibre des associations végétales, surtout celles déjà en situation limite pour une raison ou pour une autre ( que ce soit pour le régime pluvio, ou pour les températures).