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  1. Ah ben Bergheim, clairement, la Méditerranée alsacienne Oliviers qui amènent leurs fruits à maturité en pleine terre, faut le faire quand même ! Ca manque de stations météo sur les pitons rocheux calcaires du piémont vosgien! Pour le nord Haut-Rhin, une sur le versant sud du Grasberg au-dessus de Bergheim, ça serait le top
  2. C'est sûr. Mais quand on voit les ensemblistes américain et européen tendre vers cette synoptique de manière plutôt unanime, à savoir faiblesse structurelle des pressions vers les Açores, exposant la façade ouest de l'europe à des remontées de sud-sud-ouest:: On se dit qu'il pourrait y avoir anguille sous roche assez facilement à moment donné, surtout dans le contexte actuel et passé.
  3. Oui, va falloir surveiller de près l'évolution début mai. Une config potentiellement hautement estivale après ces semaines de sécheresse et les gelées tardives récentes, c'est vraiment la dernière chose dont auraient besoin beaucoup de régions qui ne seront pas copieusement arrosées dans les 3/4 jours qui viennent. On a le temps de voir les cartes chamboulées d'ici là, mais ce qui m'impressionne réellement, c'est le modèle européen de ce dimanche matin. Comment passer de ça: A ça: En 2 jours à peine? ( et soutenu par l'ensembliste s'il vous plaît) Les anticyclones semblent réellement aimantés vers l'ouest et le nord-ouest de l'Europe depuis la fin de la période "pluvieuse" début mars. Heureusement, avec cette config, pas de vague de chaleur précoce à attendre du fait du positionnement des hautes pressions, mais c'est très risqué de commencer à jouer si tôt avec des dorsales à racines subtropicales aussi marquées. Très risqué, parce qu'au moindre décalage est de l'ensemble, ce sont les portes nord africaines qui s'ouvrent tout grand, et on a vu ce que ça a déjà pu donner il y a 2 semaines pile poil...
  4. Concernant la perturbation de mardi-mercredi prochains. GFS redescend encore un peu vers le sud le front ondulant. Ce matin, voici sa proposition de localisation de la perturbation ( cumuls jusque jeudi minuit): Arpege minuit dans le même temps, qui conserve sa localisation proposée hier ( très proche de celle d'EC): Côté activité du front, GFS ou Arpege, c'est à peu près kif-kif: 10 à 20mm dans l'axe de la perturbation, avec un noyau dur sur le centre-est et le sud-est où ça pourrait titiller plus facilement les 30/40mm ( notamment chez Arpege, surestimation?). Localement plus sur certains reliefs exposés. La messe est-elle dite dès lors ou GFS et son positionnement plus méridional va-t'il encore trouver le moyen de tirer vers le bas les autres modèles? C'est le secteur Bourgogne/France Comté/Alsace qui a le plus à jouer ou à perdre sur ce coup-là. Sinon, pour le reste de la semaine prochaine, situation jeudi: Le talweg en mode string, influençant tout le pays et une bonne partie de l'Europe centrale. -35°c à 5kms, -5°C à 1500m sur le nord du pays. Bref, on sera clairement déjà bien dans son secteur froid. On surveillera de nouveau de très près les gelées, et dans la nuit de mercredi à jeudi déjà, en raison des risques d'éclaircies nocturnes plus ou moins durables selon les régions. L'ensembliste américain envoie d'ores et déjà un signal que l'on pourrait qualifier de très clair là aussi: La situation pour vendredi: ...favorisera encore ces risques de gelée, mais plutôt presque exclusivement sur la façade est cette fois: l'air le plus froid en altitude se sera légèrement décalé avec le talweg du côté de l'arc alpin, et, associé à une hausse passagère des pressions, devrait pouvoir "s'apaiser" durant la nuit. Eclaircies nocturnes, temps calme, etc, etc...A voir à court terme pour les détails. Pendant ce temps en tout cas, sur l'ouest, on note à 5kms une dorsale anticyclonique pointant vers le sud-ouest de la Scandinavie. Si la synoptique générale est similaire chez les autres modèles, il faudra encore une fois attendre d'arriver à plus court terme pour se faire une idée plus précise du temps concret pour ce vendredi: une petite anomalie dépressionnaire de surface pourrait entraîner un temps humide sur le nord du pays. Samedi, l'axe de la dorsale, simultanément sur le retrait vers le sud , devrait traverser la France: Le talweg s'enkystant pendant ce temps sur l'Europe centrale. Côté précipitations, ne pas trop espérer pour le moment quoi que ce soit du monstre dépressionnaire et de sa promesse de flux d'ouest occupant l'Atlantique. On verra ça début mai de toute façon.
  5. En images ce matin, les 15 prochains jours d'ennui profond... AU nord-est: Au nord-ouest: Au sud-ouest Au sud-est Baisse des températures/Remontée des températures. Pas de pluie Ah le climat français...
  6. Un tout petit peu moins sèche peut-être, mais visiblement sans la moindre humidité utilisable par les racines. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, faudrait réellement qu'il pleuve un bon coup partout assez rapidement. J'ai l'impression que les modèles commenceraient presque à vouloir nous chercher des noises pour de bon début mai.
  7. Si ce n'est pas un hybride cultivé dans un jardin et qu' il s'agit de l'aubour, spontané dans la région ( cytise sous son autre nom ), c'est indicateur de l'état avancé de sécheresse alors. C'est une espèce de sol calcaire plutôt chaud, et qui résiste théoriquement bien à la sécheresse. Difficile de voir d'après cette photo si la plante pousse sous un arbuste/arbre plus grand différent, mais si c'est le cas, toute l'humidité du sol a déjà due être pompée par cet arbre plus grand. C'est quoi la plante sur la seconde photo?
  8. Assez compliqué pour le moment. Ci-dessous la probabilité de l'ensembliste européen de minuit pour des pluies/6h supérieures à 2mm lors du passage de la perturbation mardi: Selon l'européen, au nord-ouest d'une ligne Biarritz/Strasbourg, à priori pas grand chose à attendre de cette perturbation selon les modélisations actuelles. Et quasiment rien au nord-ouest d'une ligne Bordeaux/Luxembourg. C'est entre ces deux axes cependant que se joueront les réglages à court terme, avec décalage possible du corps pluvieux ( un peu vers le nord ou vers le sud, ou pas du tout)
  9. SI ça peut te rassurer, tu sais au moins que tu n'as rien à espérer de cette perturbation Il en va autrement pour ceux qui se situent en périphérie assez immédiate de la zone pluvieuse, et qui croisent tout ce qu'ils peuvent dans l'attente d'un décalage qui les ferait passer de 3/4mm à 15/20mm. Y'aura de très grosses déceptions sur ce coup. Vous, en Bretagne, vous n'avez plus rien à craindre de ce côté là ( malheureusement évidemment). Pour le nord-est, 5 ou 10mm, ça arroserait tout juste l'herbe. Mieux que rien c'est sûr. Bénis soient ceux qui passeront plusieurs heures sous des pluies modérées, et qui peuvent prétendre à 20/30mm de cumul, histoire de permettre aux arbustes de suçoter de nouveau un peu après plus d'un mois de restrictions. Mais pour les arbres, ça sera ric-rac dans tous les cas de figure, et l'arrosage se fera en mode assoiffé qui a juste le droit de tremper rapidement le bout de sa langue 2 ou 3 fois dans un verre d'eau fraîche avant qu'on le lui retire. Bref, cette perturbation n'enrayera de toute façon pas du tout la sécheresse puisqu'elle arrivera à grande peine et au mieux à remettre localement les compteurs à zéro pour avril, alors que beaucoup de régions traînent un déficit énorme depuis des mois déjà.
  10. Pour compléter cette observation, la carte du nombre de jours consécutifs sans pluie >1mm/24h sur le trimestre mars-avril-mai de 1980 à aujourd'hui: On voit nettement que les stations du nord-est, du Bénélux, et du sud-ouest de l'Allemagne font face à une augmentation de ces périodes sans précipitation au printemps. Le mois de mai n'y contribue cependant pas du tout, celui d'avril déjà plus clairement. Mais alors...Le mois de mars, c'est le pompon: A lui seul, il contribue pour beaucoup de stations à plus de la moitié de l'augmentation du nombre de jours de ces périodes sèches sur le trio Mars-Avril-Mai. A l'échelle européenne, cette modification profonde du régime pluviométrique du mois de mars est encore plus parlante: Le centre de gravité se situe sur le nord de la France, la Grande Bretagne, le Bénélux et le sud-ouest de la Scandinavie, alors qu'en Espagne, il n'y a guère eu de changement dans le même temps. PAr contre, la Russie est notablement plus humide désormais. Pour quelles raison cette redistribution? Ce sont de vastes secteurs qui sont concernés par les anomalies positives ou négatives ces 30 dernières années ( qui se sont surtout accrues depuis le début des années2000 ). En voici l'explication. Sur la période 1980/2000, on avait ce type d'anomalie de géopotentiel à 5kms: Depuis le début des années 2000, on a basculé dans ce régime: Exactement l'inverse. Du coup, on retombe sur nos pieds concernant la carte de jours consécutifs sans pluie en mars: c'est l'ensemble des Iles britanniques qui est concerné par l'anomalie positive, qui de là s'étend vers le nord-est de la France le Bénélux, l'Allemagne et le sud-ouest de la Scandinavie. Conclusion, le mois de mars a pas mal changé depuis le début des années 2000. Or c'est lui qui détermine en grande partie le degré de sécheresse superficielle des sols ( soleil de plus en plus fort, évapotranspiration accrue, montée des températures, végétation qui commence à pomper, etc). A voir si avril suit le même chemin maintenant. La tendance est franchement moins claire pour le moment sur le secteur concerné. Et il faudrait espérer qu'elle n'aille pas dans le sens de celle du mois de mars dans les années à venir.
  11. Pour les cumuls, globalement, on est sur le même calibre ( Arpège un peu au-dessus du lot). Le modèle européen vise aussi du 20/30mm dans la zone la plus active de la perturbation d'ici mercredi matin ( ponctuellement même un peu plus). Reste à voir où ça va onduler maintenant. Les réglages concerneront probablement une bande de quelques 150/200kms de part et d'autre de l'axe Pyrénées centrales/Jura, mais à ce stade les grands perdants peuvent quasiment déjà être désignés.
  12. GEM à éjecter d'office. Ses performances sont bien trop aléatoires en général pour oser le faire intervenir dans une tendance à plusieurs jours. Pour le reste, concernant UKMO et GFS, peu importe les quelques divergences actuelles, la synoptique de la semaine prochaine est désormais cernée. Ces divergences serviront à maintenir le suspens inhérent aux ajustements à court terme Histoire que l'on ait toujours un peu de piment à saupoudrer pour titiller les papilles. La progression du talweg atlantique ne fait en tout cas plus aucun doute. La localisation des précipitations y étant associées à priori plus vraiment non plus. On va pouvoir commencer à dresser un aperçu de l'arrosage qui attend la France en première moitié de semaine à venir. Avant toute chose, abordons la chose sous l'angle purement synoptique. Le voilà entouré, notre talweg à venir. Pour le moment, il baigne dans les eaux froides du Labrador, après s'être formé initialement sur le centre du Canada mercredi dernier. Il lui faudra contourner la dorsale atlantique par les hautes latitudes si il veut rendre visite à l'Europe occidentale la semaine prochaine. C'est dire si à aucun moment il ne lui sera possible d'aspirer réellement une masse d'air océanique douce par le biais de la dépression de surface qu'il va engendrer. Masse d'air fraîche à la base, océanique certes, mais fraîche, et donc teneur en eau moins importante. Les pluies qui vont concerner le pays trouveront leur origine dans un autre processus que l'on va voir après. Ci-dessous l'animation sur 7 jours de la situation générale à l'échelle Atlantique-Europe. L'emplacement du talweg est marqué en noir au début de l'animation. On voit que c'est lors de son passage entre l'Islande et l'Ecosse dimanche qu'il va "lancer" le processus de cyclogenèse au sol, et c'est à ce moment que le flux va basculer presque plein nord ( le -10°C à 1500m va gagner le nord de l'Ecosse, ce qui représente une anomalie négative de 10°C là bas). Mardi à minuit, l'axe du talweg aura atteint le sud de Iles britanniques: C'est à peu près à cette période que le talweg va commencer son processus de scission, bien visible sur la carte suivante ci-dessous: La dépression pilote d'altitude remonte vers le nord-est en direction de la Finlande, tandis que le talweg ( piloté du coup) s'étire quant à lui dans le même temps vers le sud-ouest. Ca sent l'isolement en cut-off cette affaire, et un petit coup d'oeil sur l'animation postée tout en haut le confirme, avec cette évolution en dépression isolée sur l'arc alpin en fin de semaine. Avant cela, voyons de plus près quelle va être l'influence de ce talweg sur notre météo pour la semaine à venir. Le front froid abordera l'extrême nord du pays par la Manche lundi en fin de journée/courant de nuit de mardi. On en retrouve la trace sur cette carte des températures potentielles équivalentes à 1500 mètres. Le secteur froid, en bleu foncé/violet concerne déjà les Iles britanniques, le front lui-même se situant au niveau du resserrement des lignes isothermes depuis la Cornouaille jusqu'au nord-est de l'Allemagne. Plus intéressant que la progression de ce front froid finalement pas très actif, la présence d'une masse d'air plus douce et plus humide sur la France du sud-ouest vers le centre-est ( langue vert/jaune). Pas d'instabilité à attendre, mais plus d'eau disponible. Du coup, lors des processus de soulèvement synoptique à l'avant du talweg mardi, les précipitations vont pouvoir se renforcer à l'avant du front froid, sur cet axe SW/NE. On voit sur la carte ci-dessous les zones de soulèvement en rouge-pourpre depuis l'Aquitaine jusqu'aux Alpes suisses : C'est bien ce mix résultant de l'interaction entre la masse d'air plus humide et le dynamisme apporté par la progression du talweg qui va permettre de former une perturbation ondulante relativement active le long de de cet axe. Deux graphiques de trajectoires illustrent d'ailleurs bien le processus. Un pour le secteur Lyon/Genève, soumis à la masse d'air humide, l'autre plus au nord, sur Dijon, qui n'en profitera pas: A des altitudes différentes, Lyon restera sur une masse d'air "locale". A l'inverse, Dijon, à peine plus au nord: Ici, les masses d'air en jeu dans les couches plus basses de l'atmosphère mardi soir seront déjà en grande partie originaire de l'Atlantique "nord", d'où une teneur en eau restreinte, et une perturbation qui n'aura pas pu se réactiver à l'avant du front froid, comme ça sera le cas plus au sud. On retrouve donc trace de ce front ondulant mardi à l'aide de la carte des précipitations issue de l'ensembliste américain: Une bonne moitié nord-ouest du pays restera donc à l'écart de ces précipitations bienvenues. A l'issue de l'épisode, voici le cumul approximatif selon GFS ( à prendre avec des pincettes!!!): On y voit bien l'empreinte laissée par l'activation du front, depuis le nord-ouest de l'Espagne jusqu'aux pays baltes. Un peu trop au sud et à l'est pour les régions assoiffées de l'ouest et du nord-ouest du pays! A priori vraiment pas grand chose à attendre par la suite en terme de pluie: averses en secteur froid jeudi et vendredi pour le nord du pays. Faudra attendre la toute fin de semaine voire le début de la suivante pour envisager la possibilité d'une circulation momentanée atlantique. Cependant les tendances sont très brouillon passé vendredi prochain
  13. Ne pas confondre cartes de déficit pluviométriques et sécheresse! La carte dit simplement que sur les 6 derniers mois, la pluviométrie a été à peu près normale par chez vous. Elle ne dit par contre rien sur la répartition temporelle de ces mêmes précipitations, et à priori, ce sont les dernières 5 à 6 semaines qui ont été là bas aussi extrêmement sèches. Donc oui, la pluviométrie peut être normale sur 6 mois, sans pour autant garantir l'absence d'une sécheresse superficielle prononcée à moment donné ( et à plus forte raison à cette période de l'année).
  14. Trajet Nancy/Sélestat cet après-midi. Végétation ( arbres et arbustes) qui a plutôt triste mine surtout entre Nancy et Lunéville. Par endroits, l'impression d'ensemble est celle d'un début d'automne après un été très sec: jaunasse, verdâtre. Entre Lunéville et Baccarat, le vert frais du printemps est de nouveau au rendez-vous, et de là jusqu'en Alsace, à priori, depuis la route en passant assez vite, on ne voit plus rien de spécial. Des pommiers ou cerisiers aux fleurs brunes certes, mais les feuillages semblent intacts dans l'ensemble. Meilleure résistance des populations collinéennes à ce type de gel "tardif"? Etonné tout de même par le vert très tendre en abordant le massif vosgien aux basses altitudes: ça n'a pas vraiment bougé depuis lundi dernier. A moyenne altitude, la végétation sortait tout juste du repos hivernal, si bien qu'au-delà de 700 mètres, c'est de toute façon encore majoritairement dégarni. Par contre, les renouées du Japon ont pris une sacrée claque. Qu'à cela ne tienne, elles n'en repousseront sans doute qu'avec plus de vigueur, manque d'eau ou pas...
  15. Faut voir si l'équilibre tiendra dans le futur, là est toute la question. Mais que le Haut-Rhin risque des mesures de restriction, même partielles, n'est-ce pas déjà un premier pas vers ce possible futur? Evidemment, si restrictions il y a dans les semaines à venir, ça se fera plutôt par cantons ou communes, et pas dans tout le département d'un coup. Le piémont est forcément le plus menacé par ces restrictions: pas d'eau disponible facilement dans le sol, et alimentation par le haut au point mort depuis plusieurs mois presque; la plaine à proprement parler ne sera sans doute pas concernée, grâce à la nappe phréatique et son temps de réaction infiniment plus long ( encore qu'en allant vers le sud du département, c'est moins évident peut-être). Bref, le Rhin à des niveaux historiquement bas cet hiver, les rivières vosgiennes comme au coeur d'un été trop sec, les glaciers alpins en mauvais état, un régime pluviométrique complètement perturbé en général, des précipitations brusques qui ne pénètrent souvent plus dans le sol...Ca n'est certes sans doute pas demain la veille qu'il faudra ménager concrètement la nappe phréatique alsacienne, mais le changement climatique finira forcément par avoir à terme des conséquences sur les stocks de l'eau dans le sol. Ce qui se passe de plus en plus fréquemment dans d'autres régions où les nappes sont très superficielles le prouve déjà .Même si il y a toujours eu des sécheresses superficielles par le passé, je trouve qu'il ne se passe maintenant plus une seule année où la moitié de la France ou presque ne soit pas concernée: on sent que le problème devient plus que latent, prêt à resurgir à la m-o-i-n-d-r-e occasion ( cf second semestre l'an dernier, quasi impensable)
  16. Jusqu'à hier, seul le Haut-Rhin était concerné. Par encore par des restrictions, mais par une situation de vigilance ( qui date déjà depuis un bon mois, et qui avait été envisagéee pour la première fois, si mes souvenirs sont bons, déjà en janvier ou février, si la situation ne s'améliorait pas sensiblement entre temps, ce qui n'a visiblement pas été le cas) Après, la vigilance, on peut se demander qui s'en soucie encore réellement à ce stade? La région n'a jusqu'à présent jamais été touchée par des restrictions effectives en été ( si je ne me trompe pas). On n'a pas ( encore) en Alsace de culture d'économie de l'eau comme ça peut être le cas dans des pays autrement plus durement soumis aux sécheresses estivales. Surtout si en plus les mesures de restriction réelle ne sont pas encore en vigueur. Donc, en simple vigilance, c'est compter sur le bon vouloir de chacun. L'agriculteur qui voit ses semis en manque d'eau irriguera, le particulier qui trouve que son jardin ou sa belle pelouse font grise mine, il arrosera, celui qui veut profiter de sa piscine dans les semaines à venir, il la remplira. C'est normal quelque part, le manque d'eau dans nos régions, c'est une chose qui n'est encore pas du tout intégrée! Il est d'ailleurs encore pas mal de gens qui ne se sont pas rendus compte que ça manquait déjà terriblement d'eau parfois, au niveau de la végétation. Alors tant que ça coule du robinet, c'est Byzance, et il n'y a pas de problèmes!
  17. Concernant la première perturbation de mardi/mercredi,et malgré une synoptique très similaire comme le montre la comparaison des deux ensemblistes, EC est ce matin un peu plus généreux en précipitations. ( exemple pour Dijon) GFS pour comparaison: Qui réagit moins à la perturbation du 25/26. Ca se joue à pas grand chose si l'on prend la seule moyenne de ces deux ensemblistes. Les mêmes graphs pour Lyon montrent que là par contre, EC comme GFS s'en donnent à coeur joie pour les précipitations sur ces deux journées ( pile dans l'axe de la réactivation du front). C'est surtout pour la suite que GFS se démarquait hier d'EC, en simulant la rapide évacuation des conditions dépressionnaires vers l'Europe centrale, et du coup un retour plus rapide et plus généralisé vers un temps sensiblement plus sec partout ( cf graph de GFS, avec le calme plat du run principal passé le 27).. Ce matin, GFS simule comme EC de hier midi une influence un peu plus longue des conditions dépressions méditerranéennes ( peut-être un peu plus de chances de retours d'est pour la façade est?), et, surtout, par la suite en fin de semaine, l'arrivée, temporaire ou non, de conditions atlantiques en flux d'WNW, soit potentiellement plus favorables au passage de perturbations pluvieuses, pour le nord du pays cette fois ( chose que l'on trouvait déjà chez EC de hier midi, et que l'on retrouve maintenant chez le run principal actuel de GFS, en attendant l'ensembliste dans la matinée)
  18. Le modèle européen commencerait presque à être intéressant une fois passée l'étape transitoire du talweg débarquant de mer du Nord en première moitié de semaine prochaine. Bien inscrit dans l'ensembliste, le run principal simule en tout cas une évolution - dans la lignée de celle des sorties précédentes - vers un isolement dépressionnaire en Méditerranée occidentale, dont l'emplacement définitif déterminera l'extension des retours d'est sur le pays. Emplacement définitif qui variera de toute façon encore d'ici là, et, autant le dire de suite, n'est pour le moment pas vraiment sur une variante très fréquente, en terme de synoptique ( en règle générale, ces placements dépressionnaires méditerranéens filent fâcheusement un peu trop vite vers l'est ou le nord-est, en direction de l'arc alpin ou de l'europe centrale, si bien que les retours d'est ne peuvent que marginalement concerner une petite frange extrême est du pays, scénario du modèle américain ce soir). L'ensembliste délivre sinon des signaux pas inintéressants, avec combinaison momentané de conditions dépressionnaires et d'air atlantique plus tempéré, à même de produire des précipitations moins anecdotiques. Mais là, on passe déjà la barre des 8 jours. En tout cas, EC en permanence visiblement meilleur que GFS à 6 jours. On va donc miser sur le cheval européen, et laisser sagement le canasson américain dans son box
  19. Oh non Lolox, vu ce qui est en train de se tramer du côté de l'Atlantique ouest, je doute qu'on reparte pour de la patate ici, que ça décale ou pas. Quelque part sur l'océan, pas loin du littoral nord-est des Etats-Unis. Si ça monte de la sorte là bas, le principe des vases communicants fait - fera - que ça va baisser chez nous.
  20. Concernant la météo de la semaine prochaine, ce qu'on peut dire à l'heure actuelle, sans trop se mouiller - et sans vouloir faire de jeux de mots qui en deviendraient presque douteux par les temps qui courent - c'est qu'on n'a jamais eu, depuis un mois au moins maintenant, une France aussi largement concernée par des risques de précipitations étendus à à peu près toutes les régions. Attention, il faut bien lire "risques étendus", et non pas "précipitations étendues", nuance... Personnellement je pense que c'est acquis, on va renouer avec une certaine humidité la semaine prochaine. A voir sous quelle forme, selon quelles modalités, sur quelles régions plus précisément. C'est grâce notamment à la progression vers le sud d'un talweg ( situé actuellement vers Terre-Neuve) que l'on devra ce changement de météo. De l'air frais va s'engouffrer à l'arrière du talweg ( en bleu, image en haut à droite), tandis que de l'air doux va se glisser par le sud-ouest à l'avant. Mardi, image de gauche sur la ligne centrale, le conflit va commencer à se mettre en place, l'air chaud et l'air froid se rencontrant quelque part sur la France ( à priori plutôt sur la moitié sud en l'état actuel). Mercredi, poursuite de la situation de conflit, avec un front ondulant sur la zone de contact, que l'on peut axer grossièrement sur une diagonale SW/NE ou WSW/ENE. Par contre, pas de localisation plus précise pour le moment. A partir de jeudi, la zone de contact va se déplacer vers l'Europe centrale, et la situation pourrait se bloquer en mode dépressionnaire ( mou) par chez nous. On peut d'ores et déjà cependant dire qu'il y aura très certainement encore des perdants, et à mon avis, sur le nord et le nord-ouest, l'air frais s'infiltrera trop rapidement pour que ça précipite correctement ( hormis averses et fronts secondaires dans la masse fraîche). Tout au sud, faut voir, on sera assurément plus près de la zone de conflit, mais peut-être déjà sur le côté plus sec. Comme dit, une diagonale entre les deux, avec peut-être quelques "grands gagnants" ( si tant est que la synoptique continue d'évoluer de la sorte sur les modèles)
  21. Cet éventuel nouveau coup de froid se ferait cette fois sous conditions dépressionnaires, à la différence de celui en cours. Y'a moyen que ça ne soit pas aussi pire du coup, même dans le cas d'un scénario GFS ( plus grande humidité atmosphérique, tamponnant un peu les excès, passages nuageux plus nombreux); Ce qui va finir par être catastrophique pour la végétation, c'est le manque de pluie. Une chance à saisir au vol entre mardi et mercredi prochain, à l'approche du talweg par la mer du nord et les Iles britanniques: la perturbation y étant associée pourra se réactiver sur son rebord méridional, un peu plus doux. Ca risque de déboucher sur un isolement en golfe de Gênes/Adriatique, avec retours d'est par la suite. Mais les retours d'est hein, c'est pas donné à tout le monde. Et surtout pas aux 9/10 de la France. Dans l'ensemble, vu le niveau moyen des températures en altitude ces 8/10 prochains ( bien plus bas que la normale), je doute de toute façon que l'on puisse dégoter un intermède réellement bénéfique au niveau arrosage. Tout au plus des averses répétées ou de petits fronts, qui pourront réhumidifier les sols en surface. Sinon, peu à peu, on se prépare des bases détonantes pour la saison estivale à venir ( sauf changement majeur de config synoptique dans les quelques semaines qui viennent encore)
  22. Cumul des dernières 72 heures sur le sud-ouest de l'Allemagne. Le Feldberg n'est pas isolé avec ses 30mm et des brouettes. En réalité, c'est tout le relief du secteur ( Forêt Noire + Jura souabe) qui a pris notablement plus que le reste du territoire. Pour les Vosges, marge occidentale extrême des conditions perturbées, d'où la faiblesse des précipitations là bas. Ca s'est joué à 100kms à peine pour notre massif!
  23. GFS décale, certes, mais surtout vers le nord pour le moment, sur ce run, et c'est carrément "bien". Du coup, la diagonale SW/NE plus humide qui était vue arroser essentiellement un gros 1/3 sud-est du pays, et bien elle remonte vers le nord, faisant bénéficier de précipitations plus étendues des régions qui n'en ont plus vues depuis bientôt un mois aussi. Grand perdant dans cette config malgré tout légèrement revue: à priori le nord-ouest, toujours. De toute façon, la sécheresse A de beaux jours devant elle désormais. Les situations à pluies généralisées, c'est le flux d'ouest. Ca ont peut clairement oublier jusqu'à l'automne prochain maintenant. La seule autre config à même de remplir les pluvio généreusement sinon, c'est le blocage dépressionnaire durable qui prend une tournure convective. Mais là, en plus de se remplir généreusement, les pluvio déborderont même un peu trop rapidement suivant les endroits...
  24. Après vérif tu as raison Thib, Arpege pas si dans les clous, avec un bon bug pour la Champagne en effet...Début de semaine... QUoiqu'il en soit, pour les minimas relevés, je me suis basé sur cette carte d'INfoclimat: Si c'est représentatif, ça fait une bonne zone du nord-est ayant échappé aux gelées sous abri à 2m. Si c'est représentatif. A voir pour la suite du programme.