sirius

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À propos de sirius

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    Cumulus humilis
  • Date de naissance 21/09/1944
  1. Puisque je sors mes vieux clichés Ci dessous la Meije en 70 et en 2015. Les photos sont un peu déformées parce que j'ai essayé de les rendre le plus superposables possible.
  2. Le glacier de Saint Sorlin en aout 1971 (photo 2) et en aout 1973 (photo 1) Les prises de vue ne sont pas rigoureusement identiques mais le couloir du Grand Sauvage (le sommet à gauche) a perdu de sa superbe !
  3. Dans le même numéro d'Env Res Letters, cet article qui, lui aussi voit plutôt un assèchement dans le Sud de l'Europe
  4. Moi, je compare un peu ça aux chutes de sérac. Pour ceux qui pratiquent un peu la Haute Montagne, ils savent que ça peut tomber n'importe quand. . C'est une question de dynamique du glacier , la température y a bien peu d'importance.
  5. A toutes fins utiles, je signale que ces vagues de chaleur sont disponibles dans DRIAS Ce n'est donc pas nouveau, ce qui l'est, c'est l'analyse fine via ALADIN.
  6. Bon, on est donc loin du n'importe quoi me semble t il. Il est tout à fait possible que les modèles loupent qq chose . Ca fait effectivement parti des choses à considérer mais l'étude n'a pas concerné l'humidité me semble t il. Elle est restreinte au cas de vague de chaleur 2003esque . Ils n'ont tout simplement pas regardé cet aspect là. Dans cette étude, ALADIN est "nourri" par les sorties du modèle CNRM C5. C'est celui qui a participé à CMIP5 . Sa sensibilité à l'équilibre est de 3,3 °C et la réponse transitoire est de 2,1°C . Il ne s'agit donc pas d'un de ces modèles qui auraient une sensibilité extrême. par ailleurs, ALADIN a été testé sur les conditions actuelles et les records de chaleur simulés (records arrêtés en 2005) sont proches des records observés pour les 5 régions (un bémol pour le NO ) Comme noté par Tomar, la méthodologie est imparable. Il me semble que les objections relèvent un peu de l'incrédulité et du biais climatologique. Ca me rappelle celles des géographes quant au CO2 et au réchauffement dans les premiers temps du Programme National d'Etudes du Climat. ..."on dépasse rarement les 50°C même dans la Vallée de la Mort "...oui mais on a atteint ces 50° à Phoenix, cette année, non? (je dis ça de mémoire, je peux me tromper, c'était peut être 49 mais c'est comme dans ce papier , on se fiche de la valeur exacte en fait: elle serait très élevée !)
  7. Ça ce sont des considérations importantes certes mais qui n'ont rien de scientifiques . En outre ça ressemble à de l'autocensure.
  8. Oui ça je pense que tout le monde ici l'a bien compris mais quand tu dis que c'est n'importe quoi c'est de l'amplitude que tu parles. Les arguments de tomar sont forts mais sont ils suffisants pour exclure des pointes de l'ordre de 6 a 7 degrés de plus que 2003 ?
  9. C'est effectivement très chaud mais c'est quand même pas à prendre au pied de la lettre ( si c'est 48 c'est très chaud aussi ) et il ne s'agit pas non plus de ce qui serait une normale. C'est une canicule 2003esque. Ensuite que dire de ce qui se passera en ville ? Larticle n'aborde pas cette question mais elle est critique. Avant de décréter que c'est n'importe quoi on peut essayer de comprendre ce qui amène ce résultat. Par exemple quelle est la sensibilité transitoire du modèle climatique qui nourrit ALADIN ? Et les météo qui traînent ici peuvent aussi essayer de nous éclairer sur les forces et faiblesses de ce modèle pour des situations semblables.
  10. Moi aussi mais ça me ferait plus vieux que Jeanne Calmant. C'est donc peu probable La question est: est ce absurde ? Si oui pourquoi ? Sinon, c'est une éventualité à prendre en compte. C'est à ça que servent en principe les projections: évaluer les risques pour les anticiper.
  11. Des vagues de chaleur jusqu'à 50 °C avant la fin du siècle (RCP 8.5 ALADIN déniche une vague du type 2003 en pire (jusqu'à 6°C d'anomalie par rapport aux records précédents (cad 2075 par rapport aux records en 2074)) http://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/aa751c/meta?utm_content=buffer4d01a&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer A noter l'importance de la sécheresse des sols.
  12. 1 J'avais en tête que le CO2 ne représente grosso modo qu'un peu plus de 50 % du total du forçage anthropique. J'ai voulu vérifier , je ne sais plus sur quoi j'ai bien pu tomber mais le forçage anthropique total que j'ai donné est mauvais. Meteor est bien plus proche: 2,29 W/m2 en 2011 par rapport à 1750 La figure jointe est extraite du résumé pour les décideurs. Je la joins parce que le forçage du méthane y est nettement plus important que ce qu'il donne alors que le forçage CO2 y est plus faible 1,68 W/m2 (2,03, c'est la borne supérieure). Du coup, le CH4 joue un rôle encore plus important. C'est pour cette raison entre autres que Hansen suggérait ce qu'il appelait un scenario alternatif (réduire au max les émissions de méthane) 2 Pour la vapeur d'eau: il ne s'agit pas d'un forçage mais d'une rétroaction (voir ce dossier sur Futura Sciences)
  13. Ce que l'on connaît bien ce sont les forages radiatifs. Tu les trouves dans le résumé de l' AR5 . Le forçage CO2 c'est sensiblement 1.6 w/m2 à 0.2 près le forçage CH4 c'est 0.5 w/m2 a 0.05 près . Les répartitions spatiales de ces deux gaz ne doivent pas différer beaucoup. On les considère comme bien mélangés. Les réponses à ces deux forçage sont donc similaires ce qui te donne une idée des parts respectives dans le réchauffement. Attention il y a d'autres forçage dont les aérosols : le forçage anthropique total est estimé à 1.6 w/m2
  14. Pas si polémique que ça ! C'est plutôt bien fait et clair. Spencer préfère sa méthode mais c'est pas vraiment surprenant. Ce qui ressort surtout c'est que les satellites c'est pas la panacée
  15. Quand on compare les évolutions des températures globales satellites et surface, il y a qq chose à bien avoir en tête : c'est que d'un côté on utilise moins d'une vingtaine d'instruments sur 30 ans alors que de l'autre, on en a des centaines. Du coup, un biais sur un des satellites a des conséquences énormes alors qu'il y a redondance dans les mesures de surface. Les mesures satellite sont donc très "fragiles" en qq sorte.