dann17

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  1. Salut, J'ai tenté d'en savoir plus sur ce début de sécheresse qui semble préoccupante étant donnée l'avancée encore précoce dans la saison estivale. J'ai donc appliqué l'indice hydrique saisonnier (Ihe) sur la période trimestrielle s'étendant d'avril à juin inclus pour 4 villes : Reims, Angers, Brest, Bordeaux et Carcassonne. Ihe < 0 signifierait que la sécheresse écologique serait atteinte. Ihe = 20 correspond globalement à une saison déjà bien humide (tout est vert et bien arrosé). Reims : Ihe (norme 1981-2010) = 24,5 ; Ihe (2017) = 7,4 Angers : Ihe (1981-2010) = 21,6 ; Ihe (2017) = 6,4 Brest : Ihe (1981-2010) = 40,8 ; Ihe (2017) = 15,8 Bordeaux : Ihe (1981-2010) = 30,4 ; Ihe (2017) = 9,6 Carcassonne : Ihe (1981-2010) = 20,4 ; Ihe (2017) = 2,3 Bref, comme vous le voyez, la sécheresse écologique n'est pas encore atteinte dans ces zones déjà fortement touchées par rapport aux normales. Cela dit, ne ne sommes pas encore en juillet, et les régions d'Agen et de Bordeaux sont les plus vulnérables (surtout le centre-ouest), et bien sûr Carcassonne. Je me fais un peu moins de soucis pour Reims puisque, statistiquement, l'été est moins à risque là-bas. Mais sait-on jamais. En somme, une situation très préoccupante, en effet.
  2. Quelle appellation proprement ridicule qui ne signifie rien géographiquement, ni culturellement, ni socialement, ni rien. Tu voulais dire le Nord-Pas de Calais et la Picardie. Ou même plus simplement, le « nord de la France ». Pendant qu'ils y étaient, ils auraient pu appeler la Bretagne, « la Gauche de France ». Remarque, pour des gamins de CP, ça peut se comprendre... Oui, j'ai fini mon petit coup de gueule légèrement HS, mais qui méritait d'être fait (rien de perso contre toi, Chaleur56, t'inquiète). Je vais tâcher de revenir avec qqchose de plus intéressant.
  3. Oui, pas mal, en effet. Je n'ai eu « que » 5,5 °C chez moi ce matin. Aurais-tu une photo de l'emplacement de ta station ? (à moins que je ne l'aie pas vu) ps : il a fait +1,0°C ce matin à Saint-Ambroise ! Et même -1°C et quelques à Onatchiway !
  4. Vu l'ensoleillement, on est normalement tout près du 46-48ème parallèle nord. Mais bon, c'est de la triche (Mottoth a oublié d'enlever cette donnée)...
  5. Je réponds un peu tard, mais j'aimerais donner quelques éléments supplémentaires à ce sujet. Bien que les données de la station d'Assekrem soient assez nettement insuffisantes, on peut tout de même tenter une petite approche climato, comme l'a faite Mottoth. Alors j'ai tenté d'éprouver mes indices pour voir ce que cela donne. - indice hydrique estival : Ihe = -11 (sans doute entre -6 et -16) => bien que subissant déjà quelques précipitations issues du front inter-tropical, les étés restent encore assez secs. - indice hydrique annuel : IhA = -57 (sans doute entre -50 et -65) => la végétation climacique est censée être celles des régions au climat semi-aride, voire aride. Mais ça n'est plus du tout désertique comme plus bas. - indice de subtropicalité : E = 9200 environ => le seuil subtropical semble se situer quelques centaines de mètres plus bas, vers 2200-2400 m d'altitude. - un peu plus de 6 mois avec Tm > 14°C => étés longs En bref, je parlerais donc d'un climat semi-aride légèrement continental à été long. Ce que je vais écrire à l'instant va peut-être en choquer un peu certains, mais je parlerais presque d'un climat semi-aride légèrement continental sub-méditerranéen ! Il est évident que le régime pluvio est tout sauf méditerranéen. Cela dit, il est indéniable que, hormis le niveau de sécheresse trop élevé, les conditions globales sont assez proches des conditions méditerranéennes. Pour preuve, je prendrai par ex (il y en a bien d'autres) cette étude réalisée par Ozenda en 1991 : http://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1991_num_79_1_3585 Il est en effet question de flore d'affinité méditerranéenne au-dessus d'une certaine altitude : cette flore serait une relique du Miocène , lorsque les conditions étaient nettement plus humides qu'aujourd'hui. Ces montagnes sahariennes constituent donc une sorte de refuge bioclimatique ayant permis à une petite partie de la flore méditerranéenne de subsister. Il est donc bien précisé que le climat du haut Hoggar n'est évidemment pas méditerranéen, mais que les espèces végétales sont de cette origine. Voyez ici un lien que j'ai pu établir entre la façon dont Ozenda départage les zones phytogéographiques du Sahara algérien (en latitude et en altitude) et celle issue de mon approche : En orangé, la zone que je définis comme étant subtropicale : elle correspond tout à fait à la description d'Ozenda (zones Prd et Ds en plaine, correspondant aux zones de montagne saharienne - ici, le Hoggar - Sts et Sami) qui explique que, dans ces étages-là, il y a coéxistence entre la végétation d'origine afro-tropicale et celle d'origine holarctique (ici, méditerranéenne). En rouge, la zone que j'appelle « d'affinité tropicale », qui coïncide bien avec celle qu'Ozenda nomme Dc (« tropical désertique du Sahara central ») : dans cet étage, on ne trouve plus aucune espèce méditerranéenne, mais plus que des espèces d'origine afro-tropicales. Il apparaît assez clairement que Tamanrasset appartient au domaine Sts, et qu'elle n'est pas beaucoup plus haute que l'étage Dc. Cela corrobore le fait que l'indice de tropicalité n'y est pas très loin de la limite 0 (dite « de tropicalité »). Quant à Assekrem, onvoit sur le schéma d'Ozenda qu'elle est située dans l'étage « Sams » (soit Saharo-méditerranéen supérieur) dans lequel on ne retrouve plus aucune espèce d'origine tropicale. La limite subtropicale (càd entre Sams et Sami, càd là où commencent à apparaître les premières essences d'origine taxonomiques tropicales comme une espèce d'acacia par ex) débute au-dessous de 2200 m environ pour Ozenda (la corrélation semble bonne avec la valeur estimée de l'indice de subtropicalité pour Assekrem). Bref, ces montagnes sahariennes sont intéressantes en ce sens, au même titre d'ailleurs que les Gueltas du Sahara. Dommage qu'aucune station météto n'y soit présente.
  6. Oui, en effet ! Par exemple, on peut constater que dans le Morbihan et en Côtes d'Armor, il ne se sont pas trop cassé la tête...
  7. Il était question des coins les plus chauds en Tm de juillet.
  8. Oui, on est quand même pas mal plus en altitude, ici. Mais, en effet, suffisamment au sud - et je dirais plutôt suffisamment au sud-ouest par rapport à Djanet par exemple - pour sentir présence de la ZCIT. L'orographie accentue bien entendu, comme tu le dis, les précipitations conséquentes à cette influence. Bon, je trouve ceci : - indice hydrique hivernal : Ihh = -13 => bien qu'assez basse, la Tm de l'hiver (14°C environ) ne parvient pas à compenser l'effet asséchant du soleil et de la très faible hygrométrie - indice hydrique estival : Ihe = -53 => étés extrêmement secs malgré les quelques précipitations - indice hydrique annuel : IhA = -122 => nous sommes en limite du climat hyperdésertique - indice de tropicalité : IT = -6 => il manque 1°C (hiver comme été) pour atteindre le niveau d'affinité tropicale, autrement dit, il faut descendre à l'altitude de 1200 m. L'ICA est moins pertinent à cette latitude, car la ZCIT commence à perturber les mesures. Mais la continentalité est évidemment assez marquée ici, malgré l'altitude. Bref, un climat désertique à hyperdésertique continental subtropical chaud. SI tu le permets, je vais détailler un peu plus l'explication : - de novembre à mars, la grande cellule anticyclonique subtropicale des Açores s'étend pleinement sur le Sahara septentrional. Par conséquent, le vent d'est ou de ENE souffle assez souvent sur le Sahara central. Mais parfois durant cette saison, les perturbations tempérées s'incrustent assez loin vers le sud, et sont surtout sensibles en altitude, ce qui est le cas sur le Hoggar, où les vent soufflent alors majoritairement du NW. - en avril et mai, les perturbations tempérées s'incrustent encore un peu, mais l'anticyclone saharien s'estompe et remonte peu à peu vers le nord (vers la Méditerranée). - de juin à octobre, les perturbations tempérées n'arrivent plus jusque là : les vents de NO ont tendance à disparaître. En revanche, l'harmattan est, lui, bien présent et souffle de l'est.
  9. Bonjour, Je tiens tout d'abord à vous remercier pour votre intervention. Oui, vous remercier, car toute critique et toute remise en question sont en effet les bienvenues lorsque l'on souhaite proposer une nouvelle approche dans le domaine des sciences en général. Je suis toutefois un peu gêné de lire que votre intention n'est pas de vous montrer hautain lorsque je vois des formulations comme celles-ci : « Manque de bol... », ou « le 0 correspondrait à une genre de limite... » (ça fait un peu méprisant, ça, non ?), « En climatologie il est bien plus approprié de... », « On ne mesure ni ne modélise un climat qui... [...] En revanche on modélise... ». D'une manière générale, en vous lisant, j'ai vraiment eu l'impression d'être un tout jeune étudiant qui débute un doctorat ou même un master et ne connaissant pas du tout les codes académiques inhérents aux méthodes de recherche, et qui reçoit un commentaire acerbe de son directeur de recherche ! Par ailleurs, le « ce que je lis représente un tel obstacle épistémologique que je me sens obligé d'intervenir » vaut, lui aussi, son pesant de cacahuètes... Admettez qu'il y aurait eu un peu mieux, un peu plus courtois comme entrée en matière, vous ne trouvez pas ? Bon, ceci étant dit, je vais malgré tout tenter de répondre au mieux, mais brièvement (je ne voudrais pas encombrer ce topic, et puis parce que je n'ai pas trop envie non plus de passer des heures à vous répondre, car votre intervention et vos questions reposent à la fois sur des concepts climatologiques mais également épistémologiques !) sur le fond de votre propos. Alors voilà, à mon avis, le point de départ de votre intervention. Je me trompe peut-être, je suis peut-être parano (mais chat échaudé craint l'eau froide...), mais je suis quasiment sûr que c'est cela qui, comme beaucoup d'autres forumistes, a dû vous déplaire. Alors, au risque de me répéter, je puis vous assurer que je regarde et analyse les climats avec un détachement absolu : je ne suis partisan de rien en la matière. Mon approche (passant souvent par l'application de ces indices que j'ai créés) entraîne un léger retrait (« sévérité exacerbée » ne me paraît pas très sérieux, comme qualificatif) de l'extension communément admise du domaine méditerranéen. Soit. Pour moi, que le domaine méditerranéen soit vaste ou restreint, cela ne me fait ni chaud ni froid. Mais ma « vision » offusque au contraire bcp de gens. Je pense simplement que la variété climatique est beaucoup plus grande que celle qui est habituellement considérée. Et, s'agissant du domaine climatique méditerranéen, oui, je ne trouve pas opportun d'y intégrer des régions dont les ensembles de végétation potentielle ne correspondent pas aux biomes méditerranéens (oui, je me suis beaucoup - en fait énormément - documenté en phytogéographie, en botanique , en biogéographie et en bioclimatologie, afin de savoir quelles sont les différences notables qui existent entre les nombreux biomes). Bref. C'est là que je vois que vous n'êtes effectivement pas un climatologue ! Pardon de le dire aussi crûment, mais vous vous trompez complètement. En effet, la climatologie est comme son nom l'indique l'étude et l'analyse des climats. Or comme vous le savez sans doute, un climat dépend d'un grand nombre de paramètres climatiques (comme l'humidité, à savoir la teneur en vapeur d'eau, le Td et l'HR par ex, pour reprendre ces paramètres dont vous testez sans doute les instruments et autres capteurs qui permettent de les mesurer ; au passage, ce que vous faites doit être très intéressant). Certes, il faut évidemment prendre les mesures objectives de ces différents paramètres (T, Td, RR, vent, pression barométrique, etc.). Le problème, c'est que vous, vous pensez qu'il suffit de prendre ces mesures, voire d'en déduire une modélisation (à partir de séries temporelles), pour « en tirer des conclusions en matière climatique » ? Si vous vous intéressez beaucoup à la climatologie, et si vous connaissez si bien la démarche scientifique dans ce domaine, comme vous le prétendez, alors j'ai beaucoup de mal à croire que vous ayez « du mal à la trouver dans cette façon de procéder. » ! Parce que justement, en climatologie, si vous consultez des articles scientifiques des revues appropriées (et non pas simplement les pages wikipedia présentant les grands traits des méthodes de classification les plus populaires comme celle de Köppen par ex), vous vous rendrez très vite compte que les indices climatiques et bioclimatiques sont légion, et qu'ils font l'objet de beaucoup d'intérêt et de publications. Parce qu'il sont nécessaires ! Un exemple tout simple : comment voulez-vous déterminer l'aridité d'un climat en ne prenant en compte que la température (T) et les quantités de précipitations (RR), indépendamment (pour schématiser) ? C'est tout simplement impossible ! T et RR sont deux informations distinctes. Et ces 2 infos prises seules à seules ne nous renseignent pas sur le niveau d'aridité. Il est donc nécessaire de créer un indice qui permette de tirer de ces 2 infos distinctes une 3ème information utile. Cette 3ème information (issue du couplage entre les 2 infos distinctes initiales) n'est évidemment pas mesurable à l'aide d'un instrument, mais elle se calcule. C'est là tout l'intérêt et la difficulté de déterminer un ou des indices les plus pertinents et adéquats possibles afin de cerner au mieux l'information que l'on souhaite avoir. Au passage, nous vivons "entourés" d'indices qui ont été créés, dans la vie de tous les jours (pas seulement en climato , loin de là !), afin de comprendre des concepts qu'il aurait été impossible de comprendre sans cela. Personne ne dit qu'on « mesure un climat » ! Mais un climat est autrement plus complexe que la seule prise en compte des seuls paramètres mesurables. Un climat est la résultante de tous ces paramètres qui n'ont, en plus, pas tous la même importance. Pour ma part, je pars du principe fondamental suivant : la végétation (naturelle ou potentielle) est le reflet du climat. Le jeu consiste donc à voir quelle est la combinaison des nombreux paramètres climatiques (donc mesurables) qui permette d'expliquer au mieux la répartition des différents biomes. Si j'osais, je répondrais : « manque de bol » pour vous, les îles Canaries (même les côtes sud) ne sont pas tropicales ni d'affinité tropicale. Non pas parce que mon « indice de tropicalité » me le « dit », mais bel et bien parce que toutes les études phytogéographiques (que vous n'avez donc pas dû consulter...) indiquent clairement que la végétation des basse altitude de ces îles est subtropicale (on y retrouve principalement des euphorbes dans les coins secs, et les restants de laurisylve dans les lieux plus humides, soumis à l'alizé océanique de NNE). Bref, ceux qui considèrent que ces coins sont "tropicaux-désertiques" se plantent. Pardon de ne pas te répondre ici, mais j'ai déjà fourni beaucoup d'éléments. Je te suggère d,aller voir les sujets sur « limite entre les climats maritimes et continentaux », « les climats subtropicaux », et sur « Indice hydrique ». Ils ne le sont pas pour le moment. Ils sont le fruit d'un travail personnel, et j'ai décidé d'en faire une thèse afin de les publier. Plusieurs chercheurs (en climato et en agroforesterie) sont fortement intéressés par cette publication. Donc ce n'est pas ici sur IC que je vais détailler toute la méthodologie et la démarche académique : je n,ai pas que ça à faire, et surtout, je n,en ai pas le droit. Vous devriez le savoir... Merci, Bien cordialement. ps : excuse Mottoth pour le hs.
  10. Absolument ! Entièrement d'accord. D'ailleurs, voici une carte expliquant clairement l'origine de ces vents : il s'agit ici de la vitesse moyenne des vents verticaux (à 500 hPa) descendants - donc subsidence - en rouge et surtout en jaune, et ascendants en bleu et mauve, pour le mois de juillet. La ZCIT est très bien délimitée. De même que les positions des cellules de Hadley. S'agissant du Sahara oriental, on constate aisément que des hautes pressions imposantes stationnent, campées sur la Méditerranée orientale, occasionnant par la même occasion ces vents de nord et de NNE dominants durant cette saison (entre autres) sur toute la partie centrale et orientale du Sahara non sahélien. Ce que tu as dit là est très intéressant, pertinent et pédagogique ! Je n'aurais pas donné de meilleure explication sur la question. C'est là qu'on voit toute l'importance des centres d'action... et de leur interaction avec le relief : les hautes pressions subtropicales méditerranéennes orientales, les basses pressions relatives au sud-est immédiat de l'Atlas induites par un effet convectif thermique couplé à un effet orographique coupant par la même occasion les intrusions fraîches océaniques, ces dernières résultant de la présence, loin au large, de la cellule anticyclonique subtropicale des Açores, et enfin, la proximité de la ZCIT en période estivale. La position de cette ZCIT dépend en effet de la position de « l'équateur thermique », lui-même étant donc fortement influencé voire attiré (comme tu l'as très bien expliqué) par ce relief que constitue l'Atlas. L'Atlas « protégeant » en effet les régions plus à l'est de l'influence nettement maritime de l'Anticyclone des Açores, donc permettant aux régions situées au sud-est de l'Atlas de connaître les plus hautes Tm estivales sahariennes (au niveau de la mer). Et là aussi, l'on peut justement visualiser cette influence océanique directement à l'aide des sillons que dessine ce vent de nord et de NNE (l'alizé océanique) à l'ouest de l'Atlas, et ce, jusque vers le 20ème parallèle nord, càd du sud-ouest marocain jusqu'à la frontière mauritanienne. D'ailleurs, la zone subtropicale s'enfonce assez loin au sud de Nouadhibou, précisément jusqu'à la limite d'influence de l'alizé océanique. Plus au sud, même sur la côte, c'est l'harmattan (donc l'alizé continental) qui s'impose, et, par la même occasion, le monde tropical (ici, d' « affinité tropicale ») qui commence. Voyez sur la carte ci-dessous la limite approximative de la présence majoritaire de l'alizé océanique en pointillés violets. En bref, pour résumer, on peut dire que : - le Sahara septentrional oriental (et dans une moindre mesure, le Sahara central) est légèrement refroidi l'été par ces vents de nord ou NNE d'origine méditerranéenne (donc maritime, d'où un ICA souvent plus faible que plus à l'ouest) - à mesure qu'on va vers l'ouest, et surtout qu'on se rapproche de l'Atlas, l'influence de ces vents méditerranéens cesse presque totalement en été. L'influence atlantique est également quasi nulle (forte continentalité, et forte chaleur estivale) - au sud du 25ème parallèle environ, attirés par la ZCIT en été, ces vents s'orientent au NE (voire ENE au Sahara sahélien) et deviennent les alizés. Ce sont les alizés continentaux (Harmattan) qui, eux, ont eu le temps de se réchauffer (l'influence méditerranéenne s'estompe et même disparaît totalement) à mesure qu'on entre dans le Sahara occidental - la frange nord-ouest côtière du Sahara reste majoritairement soumise aux influences océaniques beaucoup plus fraîches. Ainsi, l'Atlas algérien et marocain constitue une réelle barrière climatique majeure engendrant un gradient climatique très important : on passe rapidement de la zone tempérée, à la zone subtropicale, puis à la zone d'affinité tropicale. D'ailleurs, comme on vient de le voir sur les fiches de Biskra et Ouargla de Mottoth, la « tropicalité » est quasiment atteinte à très basse altitude , donc à une latitude encore plus élevée que celle qui figure sur cette carte ci-dessous. Alors qu'à l'est de la frontière algéro-libyenne, l'influence méditerranéenne est plus sensible. Il est possible, d'ailleurs, qu'à l'avenir, cette dichotomie s'accentue. Malheureusement, comme le disait Mottoth, les données libyennes ne sont plus disponibles. Donc difficile de se faire une idée des changements dans ce pays.
  11. Ok, je me disais, aussi... Sinon, pour être allé « voir » l'emplacement de la station, je n'ai pas l'impression qu'elle soit sur un plateau. Certes, l'aéroport est un tout petit peu plus élevé (30 à 40 m plus haut) en altitude que la ville ou que l'oued qui passe au sud, à 5-7 km de là. Cela ne fait pas un dénivelé énorme. C'est pour ça qu'il n'est pas certain que les Tn soient forcément plus basses dans la plaine plus à l'ouest (et surtout plus de 200 m plus bas). Mais bon, faute de mesures, difficile de trancher !
  12. Salut Mottoth, salut à tous, Je pense qu'il est deux régions dans le monde que tu as oubliées, et qui, bien que ne bénéficiant pas de stations météo au sol disposant de relevés valables, doivent probablement connaître des Tm de juillet encore un peu plus élevées que dans les endroits que tu as cités. Ces deux régions se situent en Iran : - l'une dans le désert du Lut, dans la dépression d'un ancien lac salé, à une altitude de 240 m, par 30°55' N (voir carte ci-dessous). Cette dépression du Lut est connue pour la température du sol mesurée par satellite (LST) la plus élevée au monde : 70,7°C. Cette région connaît régulièrement des LST supérieures à 65°C, alors que dans la Vallée de la Mort, le même capteur du même satellite n'a pas mesuré de LST supérieure à 63°C...! (je sais bien qu'il n'est pas possible de faire de corrélation directe avec la température de l'air à 2 m au-dessus du sol, mais cela donne tout de même une idée). Il est donc permis de croire que cette région iranienne figure comme parmi les zones, sinon la zone la plus chaude du monde en été (en Tm de juillet et/ou en Txx). http://journals.ametsoc.org/doi/pdf/10.1175/2011BAMS3067.1 - Et l'autre, dans une grande plaine entre Kahnooj (à l''ouest) et Iran shahr (à l'est), par une altitude de 360 m, à 27°30' N. Iran Shahr, pourtant située à 591 m d'altitude, présente une Tm de juillet de 38,1°C (données 1964-90). Donc très probable que les 39°C (voire pourquoi pas près de 40°C !) soient atteints à 360 m d'altitude.
  13. Oh la belle faute d'orthographe ! Il faut écrire : « ils se sont succédé ». Moi aussi je la faisais souvent, celle-ci, avant. Bon, pour revenir au sujet, je suis effaré de voir à quel point la situation est de nouveau aussi problématique en France !
  14. Oui, ça peut être intéressant. Attention toutefois : le gradient adiabatique saturé est de 0,5°C / 100 m précisément. Le gradient standard étant - il me semble - plus près de 0,65 °C / 100 m. Oui, d'ailleurs, la continentalité est encore un peu plus élevée à Béchar (ICA = 1,35) : la protection des influences atlantiques et méditerranéennes par l'Atlas n'y étant pas pour rien non plus. Bon, petite analyse pour Béchar : Climat désertique, pas besoin de vérifier. Indice de tropicalité : IT (1976-2005) = -11 , IT (2000-2017) = -6 => l' « affinité tropicale » n'est pas atteinte, mais on s'en rapproche (on est pourtant à 800 m d'altitude !). Tm annuelle > 21°C => climat chaud. Bref, un climat désertique continental subtropical chaud.
  15. Salut Boomslang47, En fait, mottoth a très bien résumé la situation. Regardez, un coin comme Honolulu qui présente pourtant un minimum pluvio en saison chaude est pourtant clairement tropical. Ou encore, prenez Eilat (extrême-sud d'Israël au bord de la mer Rouge) : il y fait si chaud, et les pluies hivernales (donc un peu fraîches) y sont si faibles que cela compense le creux pluvio estival, au point que le climat de cette localité y est certainement « d'affinité tropicale ». C'est à dire que des plantes purement tropicales peuvent effectivement y pousser. D'ailleurs, on retrouve là-bas une mangrove et même des coraux si je ne dis pas de bêtises. Or un tel écosystème nécessite un climat tropical (voire d'affinité tropical lorsque l'on se trouve dans le domaine aride).