dann17

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  1. Il me semble qu'il ait fait 4,4°C chez moi ce matin. Le rougeoiement des premiers rameaux d'érables ainsi que de la strate herbeuse commence à devenir perceptible...
  2. Salut Warren, À mon avis, la configuration de ton coin est approximativement la même que la nôtre en bordure sud-ouest du massif des Laurentides, comme te l'a dit Thierry. Je pense cependant que l'impact du léger soulèvement du relief vers les monts Valins doit être légèrement moindre que par chez nous, car tu sembles être un peu plus éloigné des montagnes, donc le soulèvement orographique doit être plus modéré. Tu dois donc effectivement recevoir un peu plus de précipitations en moyenne, surtout par flux d'ouest. Mais, tout comme chez nous (et surtout chez moi), tu dois probablement bénéficier (ou subir, c'est selon...) d'une légère subsidence par flux d'est, notamment lorsque des dépressions remontent par le sud et engendrent les fameuses tempêtes de neige. Mais tu en sauras plus dans quelques mois...
  3. Je t'invite à lire ce sujet : http://forums.infoclimat.fr/f/topic/30-limite-entre-climats-continentaux-et-maritimes/ Tu n'es bien évidemment pas obligé d'adhérer à mon approche. Mais je tiens à te signaler que j'ai beaucoup travaillé et réfléchi à ce sujet, et que je l'ai fait le plus honnêtement possible. Mais fais ce que tu veux, aucun problème, t'inquiète. Laisse-nous cependant le droit d'en discuter et de proposer d'autres façons de voir les choses, et de vouloir nommer les climats. J'ai (nous avons) déjà largement discuté de la classif de Köppen et des incohérences ou des manques de précisions trop importants qu'elle engendre parfois. Je ne le referai donc pas ici, notamment pour ne pas polluer le sujet de mottoth. Eh bien pardonne-moi, mais sur ce point, tu as mal lu entre les lignes. Car si tu lis le lien que j'ai posté un peu plus haut, tu te rendras compte que, bien au contraire, l'amplitude thermique annuelle est l'élément primordial dans mon approche...
  4. C'est vrai, excuse-moi, j'ai cru que tu parlais de Sciences et Vie. Au temps pour moi. Certes, c'était un peu cru de ma part de formuler cela de cette façon, mais très sincèrement, parmi tous les articles et bouquins que j'ai pu lire, dans ceux traitant de climato et bioclimato, Köppen n'est que très rarement utilisé. D'ailleurs, il serait intéressant de voir quel était l'objet de la recherche de tes anciens collègues, voire carrément leurs articles. Si tu peux en poster quelques uns, cela nous donnerait une idée.
  5. Tiens, Tomar ! Ça faisait longtemps qu'on ne s'était plus parlé ! 6 ou 7 ans ? Bon, eh bien d'abord, bonjour à toi. Alors pour en venir au sujet, tu sais, des publications (articles et revues scientifiques) en climato et en bioclimato, j'en ai lu quelques unes, crois-moi... Et je suis désolé de te dire que non, la classif de Köppen n'est plus du tout une référence pour une grande majorité d'auteurs. Si tu l'as vu dans « Science et Nature », c'est un peu normal : les articles qui y sont postés le sont à des fins de... vulgarisation, justement. Alors bien sûr, dans des articles de télédétection ou de zoologie par exemple, les auteurs se serviront de la classif de Köppen pour simplement décrire le climat de leur zone d'étude, sans aller plus loin, et sans y accorder plus d'importance. Ce qui est logique. Mais dans des articles nécessitant des approches et des connaissances plus fines en climato (en bioclimato, en climatologie, en biogéographie, en botanique, en phytogéographie, etc...), là, je t'assure que Köppen n'est que très rarement utilisé. Seuls des articles traitant de comparaisons entre l'efficacité de telle ou telle méthode pourront faire apparaître celle de Köppen. Et encore, ce n'est pas si fréquent. La plupart du temps, ce sont les méthodes de Emberger, de Kira, de Rivas-Martinès, de Holdridge (et j'en oublie) qui sont prises en compte. Cela étant dit, pour moi, Köppen reste le « père fondateur » de la classification climatologique (c'est d'ailleurs lui qui a le premier cherché à relier le climat à la végétation climacique), et j'ai, en ce sens, beaucoup de respect et d'admiration pour son travail ; et je dirais même, son oeuvre.
  6. C'est exactement le contraire ! Moscou a un climat éminemment continental. Mais s'il n'est tout de même pas trop fortement continental, c'est justement parce que les influences océaniques sont assez loin d'être négligeables : l'humidité océanique s'incruste un peu en hiver (d'où les stratus fréquents) et pas mal plus en été. Ces quelques intrusions océaniques viennent un peu effriter la continentalité du climat due principalement à un « substrat » (un milieu, une localisation) fortement continental. D'ailleurs, tous (ou presque) les types de temps régnant dans la région moscovite sont clairement continentaux. Cela montre justement que le climat des façades est est beaucoup moins continental que tu sembles le penser. En effet, ces fortes précipitations sont dues à des incursions d'air océanique doux et chargé de vapeur d'eau (car provenant de zones pleinement océaniques aux eaux très chaudes). Donc sur les façades est des continents, la continentalité est assez nettement réduite. Les fortes amplitudes thermique annuelles qui y règnent sont trompeuses : elles résultent pour une bonne part d'une influence arctique en hiver et d'une influence subtropicale (voire parfois directement tropicale !) l'été. Bref, si j'osais, en exagérant un peu, je dirais que les climats de façade est sont des climats maritimes à influence continentale. La classif de Köppen est pratique, car aisément accessible. Elle est la référence pour des travaux dont l'objet principal n'est pas une analyse climatologique. Bref, il s'agit de la référence pour des sujets de vulgarisation. Mais lorsque l'on veut procéder à une étude climatologique ou bioclimato fine et rigoureuse, la classif de Köppen n'a quasiment plus aucune utilité.
  7. Oui c'est presque exclusivement (pour ne pas dire exclusivement tout court) dû au défrichement massif. Les précipitations estivales (même si elles peuvent être irrégulières avec quelques sécheresses) sont en fait largement suffisantes pour l'établissement de la forêt. http://forestforum.ru/info/pictures/engmap.pdf
  8. Oui, les régions côtières du nord-est de la Baltique sont bien plus ensoleillées l'été que l'on ne pourrait le croire. J'ai passé 3 semaines en Finlande (dont 2 semaines dans l'extrême sud : de Helsinki à Turku) quand j'étais jeune ado (fin des années 80), et je me rappelle qu'il avait fait beau presque tous les jours, surtout près de la Baltique, où les gens se baignaient un peu partout et se bronzaient sur les plages et les rochers. Après, bien entendu, un aperçu de 2 semaines ne peut pas être représentatif. Mais cela donne déjà une idée. L'influence de la mer fraîche et le vent réduisent fortement la convection thermique, ce qui est typique des régions maritimes. Tallinn, comme l'extrême sud de la Finlande, qui sont tout de même légèrement plus continentales que maritimes, bénéficient de ce phénomène. Voici une carte qui donne le maximum moyen d'extension des glaces dans la région :
  9. Les données 1981-2010 pour les normales combinées aux Tnn et Txx absolues (-28°C et 32°C) engendrent également un ICA de 0,90 pour cette station. J'appuie les dires de mottoth en ce sens que le paysage est ici assez nettement maritime, comme en témoignent les quelques photographies des lieux (et pour qui reconnaît ces ambiances maritimes). Ainsi, étant donné que la Tm mensuelle ne dépasse les 10°C que 4 mois et demi, le climat y est celui de la forêt mixte océanique. En somme, un climat tempéré maritime à été bref. Je dirais donc le contraire...
  10. Bonjour à tous ! Me revoilà de retour de cette région de l'extrême sud-est canadien au climat maritime à influence continentale. Avant de commenter et de répondre à quelques unes de vos interventions, voyant où se situent les stations décrites par mottoth, je me permets de vous poster une autre carte de l'indice de continentalité absolue :
  11. Oui, je dirais que le climat y est très légèrement plus continental qu'océanique, si je me fie à l'ICA qui est censé tenir compte des records de froid et de chaleur de la période 1945-2017. Il semblerait qu'il y ait eu un -33°C, ainsi qu'un 36,5°C. Ces deux valeurs doivent probablement pousser l'ICA vers les 1,03 - 1,04. Mais bon, je chipote un peu. Oui, en effet, les données russes donnes donnent (ouh qu'elle était belle, cette faute ! Je ne sais même pas comment j'ai réussi à la faire ! Je la laisse pour la postérité... ) une période d'exactement 5 mois (et un tout petit peu plus avec les données 2000-2017) avec Tm > 10°C. Cela signifie qu'on est là-bas tout juste à la limite de la zone climatique correspondant à la forêt mixte. Je vais d'ailleurs faire un petit topo là-dessus...
  12. C'est dingue, cet été ! Déjà qu'un été normal, c'est pas le Pérou, alors là... Je pense qu'en moyenne, ici, l'ensoleillement de juillet est de l'ordre de 40% et des brouettes, pas plus (à Québec, il est d'environ 50%, si je me souviens bien). Cet été, en tout cas au mois de juin, on a dû être dans les 25-30% à tout casser ! Sinon, 7,9°C chez moi à matin. 4,0°C hier matin et 4,4°C ce matin à Saint-Ambroise. Curieux de voir ce que ça donnera cet hiver entre chez toi et St-Ambroise.
  13. Si, le vent influe indirectement. Mais tu as raison dans le sens où il s'agit effectivement du brassage de l'air qui est l'acteur principal (je n'en avais pas parlé pour ne pas alourdir mon propos). Mais ce que dis, c'est que ce brassage de l'air fait en sorte que le sol ne se refroidit pas (ou peu), donc qu'au total, le sol ne perd pas (ou peu) de chaleur. La quantité de chaleur accumulée ou perdue au sol dépend des deux composantes suivantes (elle résulte de leur somme) : 1- la perte de chaleur par rayonnement IR thermique (on parle évidemment de conditions de ciel nocturne dégagé) 2- le gain de chaleur par advection d'air plus chaud La deuxième composante (à savoir le vent) vient donc bel et bien compenser la 1ère, ce qui confirme ma citation : « le vent empêche l'abaissement de la température du sol, car il empêche ou freine la perte de chaleur au sol par rayonnement IR ». Attention : « par rayonnement IR » est lié à « la perte de chaleur au sol », pas au vent ! J'espère que ce n'est pas ainsi que tu l'avais compris.
  14. Salut Nicolas, Je suis un peu surpris que tu qualifies de « doux » le climat de Kosice. Certes, les Tnn sont beaucoup moins basses que celles auxquelles on aurait pu s'attendre. Mais effectivement, comme l'a expliqué Mottoth, le vent empêche l'abaissement de la température du sol, car il empêche ou freine la perte de chaleur au sol par rayonnement IR. Cela dit, de là à penser que « le vent radoucit les extrêmes » (même si je vois bien ce que tu voulais dire), il y a tout un monde. Et donc, c'est sûr qu'un -19°C avec un vent moyen de près de 60 km/h n'a strictement rien à voir avec un -19°C par vent calme. Et surtout, tu ne peux pas parler de climat doux (dans le sens de « plus doux que ce que tu aurais cru ») pour Kosice en la comparant avec des villes de la région parisienne, sachant que la Tm de janvier à Kosice est tout de même 6,5°C plus basse que celle d'Orly ! Et ce, en plus, sans tenir compte du vent (qui, justement donc, « refroidit » au contraire fortement les températures affichées). Alors évidemment, considérant la Tm annuelle, elle est seulement 2°C plus basse à Kosice qu'à Orly, mais cela est dû au fait que Kosice, étant bien plus continentale que Paris, et étant à la même latitude (et à peine plus haute en altitude), connaît des étés évidemment plus chauds (1°C de plus dans la ville slovaque). Et, comme dans tous les climats continentaux, la chaleur arrive plus vite au printemps que dans les climats océaniques : c'est peut-être aussi la raison pour laquelle la Txn de mai à Kosice est moins fraîche qu'à Paris. Bref, d'une manière générale, il apparaît clairement que Kosice est globalement assez nettement plus fraîche que n'importe quelle ville de la région parisienne.
  15. Estimation de la quantité de neige tombant à Poprad, altitude 694 m, données 2000-2017 : oct : 7.1% x 4.4 x 8 x 0.8 = 2 cm nov : 27.4% x 3,5 x 9.5 x 0.8 = 7 cm déc : 52.8% x 2.5 x 13 x 0.8 = 14 cm jan : 60.1% x 2.9 x 13.5 x 1 = 24 cm fév : 50.9% x 2.8 x 13 x 1.2 = 23 cm mar : 31.5% x 3.4 x 10 x 1.2 = 13 cm avr : 6.2% x 4.1 x 8 x 1.2 = 2 cm Total pour la saison : 85 cm Et étant données les températures, la neige doit tenir facilement et assez longuement, comme en témoignent les données recueillies par mottoth.