Christophe30

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À propos de Christophe30

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    Dépression tropicale
  • Date de naissance 20/02/1993

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  1. Le modèle Européen insiste avec une cyclogenèse explosive entre Catalogne et Baléares la semaine prochaine. On a probablement les prémices de "gros temps" quelque part en Espagne. Côté France, le flux va osciller entre Sud-Est et plein Est dans les basses-couches de la troposphère. On peut s'attendre raisonnablement à plusieurs dégradations successives, avec les premiers orages (advection d'air doux en surface suffisamment importante pour instabiliser la masse d'air) par endroit. Si le flux d'Est au sol vient à persister - et c'est à mon avis le paramètre encore assez incertain - il faudra surveiller le potentiel pluvieux assez durable sur les Pyrénées-Orientales.
  2. On frôle désormais les -9°C ici avec -8,7°C à ma résidence qui se situe à la sortie de Prades-le-Lez. Localement, les -10°C doivent être approchés ici dans la plaine du Pic Saint-Loup !
  3. Exactement. Enfin un début d'hiver intéressant car il ne faut pas se leurrer, les flux d'Ouest, de Nord-Ouest ou encore de Nord n'apportent rien d'hivernal ici. En ce début de décembre, les flux zonaux demeurent loin sur l'Atlantique. Les modèles se dirigent de plus en plus vers un anticyclone Scandinave, tandis que l'Eurasie s'enneige et continue de geler. Ce contexte est on ne peut plus favorable à la mise en place de flux continentaux. On regrettera pour le moment que ça manque un peu de dynamisme mais contrairement aux hivers précédents, nous avons cette fois l'espoir de basculer vers quelque chose d'intéressant. Il faut encore patienter. Les AS sont très "capricieux" et il est encore un peu tôt climatologiquement pour un aboutissement optimal. Mais attention avec ce type de situations, on a vite fait de basculer du bon côté de l'hiver
  4. Waouh. Il y a du level là... On touche le fond.
  5. Les plus forts cumuls devraient être observés au sud-est du Mont-Lozère, entre Villefort et Génolhac où la barre des 500 mm devrait être franchie en approximativement 72h. Ces cumuls ne sont pas exceptionnels. C'est une zone acclimatée à ce type de précipitations, surtout avec un laps de temps aussi "long". Plus généralement, ce sont 300 à 400 mm qui devraient tomber sur les Cévennes du Gard, de la Lozère et de l'Ardèche, plutôt 200 à 300 mm sur les Cévennes Héraultaises. Il va donc falloir surveiller les têtes de bassin versant du fleuve Hérault, des Gardons, de la Cèze, du Chassezac ou encore de l'Ardèche. L'intensification des pluies prévue pour la nuit de lundi à mardi, se prolongeant jusqu'en matinée de mardi, avec un risque orageux associé pourrait favoriser des réactions hydrologiques un peu plus vives sur ces cours d'eau... mais il n'y a rien de certain. En plaine et bord de mer, beaucoup de vent, des passages pluvieux momentanément marqués dans l'intérieur des terres, mais rien de très préoccupant pour le moment. On surveillera toutefois le passage orageux frontal pour mercredi. Je ne serais pas étonné que ça rafale jusqu'au sol là-dessous, sous réserve que le système soit à maturité. Aussi, l'éventuelle propagation des ondes de crue, par exemple sur les Gardons : la ville de Dions est vulnérable à ce type d'épisode. Il est à souligner que le temps pourrait rester pluvieux au moins jusqu'au week-end prochain sur le Languedoc. Concernant le Var et les Alpes-Maritimes, les modèles à mailles fines envoient un signal assez fort quant au passage de salves pluvieuses assez intenses. L'instabilité est modélisée assez faible, ce qui est incontestablement un facteur de "flop" mais le dynamisme associé est vigoureux, aussi bien en basses-couches qu'au sol. La zone la plus à risque se situe entre l'Est du Var et l'Ouest des Alpes-Maritimes (Maures, Estérel, golfe de Saint-Trop, pays Grassois, Caussol) où l'on pourrait dépasser les 100 mm en 24h, voire s'approcher des 150 mm. Même constat : s'il y a de l'orage et intrinsèquement des intensités pluviométriques fortes, le risque d'inondation n'est pas nul. Mais si ça se passe comme lors des précédents épisodes, avec très peu de CAPE et donc pas ou peu d'orages, il faut s'attendre à ce que l'épisode se déroule classiquement. Difficile de trancher pour le moment, mais nous sommes fin novembre et il y a peu d'instabilité... Par contre, avec ce flux de Sud, vous n'êtes pas à l'abri d'un système aux tendances rétrogrades (en forçant un peu le trait tout de même). Les Alpes seront copieusement arrosées et enneigées à haute altitude. Les cours d'eau Alpins, qui se propagent ensuite vers le Rhône, vont donc gonfler. Cela dit, au regard de la situation hydrologique sur ces secteurs, il est probable que ces pluies soient salvatrices. Le Rhône a pour le moment de la marge. Il connaitra certainement une crue en milieu et fin de semaine prochaine, mais pour le moment sans critère de gravité. Enfin, avec le cut-off qui s'isolera sur la péninsule ibérique en milieu de semaine, le flux pourrait pivoter au secteur Est. Personne n'en parle pour le moment, mais ce type de flux favorise l'Aude et les Pyrénées-Orientales. La tendance n'est pas franche sur les modèles, mais il faut s'attendre à ce que les pluies "redoublent" d'intensité sur ces départements en fin de période. Cela restera aussi à préciser ultérieurement. On ne s'ennuie pas sur le bassin méditerranéen, mais par pitié... arrêtez de prendre pour argent comptant les accumulations des modèles.
  6. Bonjour, Ce n'est pas étonnant. Statistiquement, le Gard et l'Ardèche sont les deux départements où l'on dépasse le plus souvent les 200 mm en 24h en France. L'Hérault et la Lozère ne sont pas loin derrière, ainsi que les Pyrénées-Orientales... Les départements de la Provence-Alpes-Côte d'Azur sont "bien" en retrait - bien que tout soit relatif si l'on compare à l'échelle nationale. L'épisode cévenol à venir pourrait générer de gros cumuls avec localement près ou plus de 500 mm mais sans lames d'eau horaire intenses, ça devrait globalement bien se passer. Si ça vire à l'orage, ce sera peut être différent mais je ne suis pas très inquiet pour le moment Bonne fin de semaine à toutes et à tous.
  7. Il faut clarifier les choses. Je suis le prévisionniste météorologue qui intervient sur RTS du lundi au vendredi. Clairement, quand la situation est incertaine, on se doit de le dire. Je l'écrivais hier ici, le facteur de "flop" de cette situation était... l'instabilité. Si ce n'est pas de la prévision, et bien il faut m'expliquer ce qu'est la prévision. Le modèle Arôme a insisté sur un scénario fortement précipitant sur le littoral de l'Hérault et du Gard, un signal qui ne pouvait être ignoré tant ce modèle est performant. On savait clairement que le manque d'instabilité pouvait faire foirer la prévision et c'est justement au regard de cette incertitude que nous avons évoqué deux scénarios possibles. D'ailleurs, malgré le fait que les orages ne se développent pas, l'épisode a clairement concerné les plaines et le bord de mer. Cela n'avait rien d'un épisode cévenol. Ce n'est que maintenant, avec l'accélération des vents de sud-est en surface, que la phase orographique se met véritablement en place. Je suis très surpris de ton message épisode cévenol...
  8. Je mise sur Montpellier et son "grand" littoral : Grau du Roi, Grande-Motte, Mauguio, Palavas. On verra bien
  9. A priori - sous réserve que cela n'évolue pas - ce n'est pas le secteur visé par les plus fortes réfléctivités. Les réactions devraient donc rester modérées sur l'Aude. Pour l'Hérault et le Sud du Gard il y a un facteur de flop : l'absence ou le peu d'instabilité. C'est très convergent et sans flux donc si les orages arrivent à se développer, ça va mettre le boxon. A contrario, si les orages ne se développent pas et que les pluies sont tout au plus modérées, on restera sur du classique. Je continue de penser que la situation entre lundi soir et mardi est à surveiller avec attention en raison d'une masse d'air qui va devenir vraiment instable.
  10. Il faut que vous pensiez à rédiger avec un minimum de ponctuation. La phrase est illisible. Il y a une question que je me pose tout de même en lisant les affirmations des uns et des autres ici : vous voyez souvent un épisode cévenol avec du vent de terre en basses-couches ? Arrêtez de prendre pour argent comptant les accumulations RR des modèles à mailles fines. Ce n'est pas ça la météorologie.
  11. Négatif. Il s'agit justement de la partie de l'épisode où les plaines risquent d'être les plus sérieusement impactées. Le potentiel se précise, avec la mise en place d'une situation border-line qui a été correctement anticipée ces derniers jours. En limite de dorsale, les vents marins vont sérieusement se renforcer dans le golfe du Lion (60 à 80 km/h) et vont advecter une masse d'air doux mais surtout très humide dans les basses-couches. Ces vents de Sud-Est ne vont pas réellement pénétrer dans les terres avant demain matin et viendront se confronter à un filet de secteur Nord-Est sur l'Hérault et le Gard. Résultat immédiat : la mise en place d'une convergence humide stationnaire sur les basses plaines de ces départements, entre le milieu de nuit prochaine et demain matin. Au regard de la faiblesse du flux en altitude et d'un potentiel en eau précipitable devenant important, on peut craindre que des orages fortement pluvieux et peu mobiles entre le bassin de Thau, le pays Montpellierain et la Camargue (scénario Arôme). Seul bémol, l'instabilité atmosphérique restera plus faible, avec quelques centaines de joules sur les littoraux (scénario WRF). Alors clairement, cet épisode est tout sauf cévenol. Il ne faut pas se laisser berner par les précipitations modélisées sur les reliefs qui sont forcément plus durables en raison du forçage orographique qui persiste durant 72h. Demain en journée, ça va s'activer modérément du côté des Cévennes par contre, avant une nouvelle aggravation plus que probable pour les plaines du Languedoc entre lundi soir et mardi. Pour cette deuxième salve, l'instabilité sera marquée. Je me répète depuis une semaine mais attention à ces situations où nous sommes en limite du fort cyclonisme. Les accumulations RR c'est une chose... mais la réalité en est souvent une autre. Pour moi, les départements de l'Hérault et dans une moindre mesure du Gard pourraient ramasser sérieusement. Je fais allusion aux plaines voire même aux littoraux.
  12. Je ne suis toujours pas convaincu pour ma part : l'écart-type est encore significatif sur l'Atlantique. On a d'un côté GFS où le système dépressionnaire reste globalement au large du Portugal. Au passage d'une petite anomalie sur la région, le temps se dégrade entre samedi soir et dimanche mais la dégradation est passagère et faible. Il y a également CEP de l'autre côté qui insiste ce matin avec un système dépressionnaire plus proche de l'Espagne - bien que border line - et une dégradation qui dure entre samedi soir et mardi. Contrairement aux situations précédentes, le fait marquant est que la masse d'air sera instable. Le risque orageux semble donc nettement plus important, laissant penser que les cumuls modélisés sont susceptibles d'être sous-estimés. Pour le moment, le scénario GFS est dominant, mais je me laisse encore 24h avant d'enterrer totalement un risque d'orages forts sur le Languedoc pour la fin du week-end et/ou le début de semaine. C'est souvent dans les situations bordel line que l'on a des surprises bien orageuses.
  13. Je ne sais pas Marouane, il est un peu tôt pour savoir où ça va cogner précisément. Le système dépressionnaire n'est pas encore appréhendé, l'écart type est énorme sur l'Atlantique. Les différentes sorties d'hier étaient effectivement très dynamiques, mais on connait la théorie du "bleu qui devient moins bleu" sur les modèles à long terme, passant d'un dynamisme très marqué à des gouttes froides ramollies. La prévisibilité de cet épisode est assez mauvaise, puisque l'on ne connait ni l'emplacement du système dépressionnaire, ni son dynamisme, et encore moins son éventuelle mobilité. Pour moi, il s'agit tout simplement d'une nouvelle "situation à risque" dans un contexte où les sols, en plaine, commencent à saturer. La suite... on en reparlera bien volontiers dans quelques jours. Pas d'avis tranché encore de mon côté.
  14. Il est tombé 50 à 100 mm entre Gard et Vaucluse ce lundi. Pas vraiment une surprise au vu des modélisations d'hier soir, mais une couche supplémentaire sur des sols qui commencent à saturer. Le karst est plein sur de nombreux bassins versant de l'Hérault et du Gard. On le voit : les pluies de cette matinée ont réussi à faire réagir les cours d'eau principaux et à faire déborder localement le réseau hydrologique secondaire. Les modélisations pour le week-end prochain et la semaine qui suivra laissent penser qu'un épisode pluvio-orageux durable est possible sur la région. Clairement, la situation va devenir de plus en plus préoccupante si ces épisodes viennent à se répéter. Cette fois, les cours d'eau vont réagir beaucoup plus rapidement. Par ailleurs, on est dans une synoptique plus classique donc probablement davantage d'air doux au sol, avec toutes les conséquences que l'on connaît. A voir comment ce système dépressionnaire va se positionner, mais le potentiel est gros...
  15. Tout dépend d'où l'on se situe. Le département de l'Hérault par exemple a reçu des lames d'eau généralisées à 150 / 200 mm et fréquemment 200 à 250 mm dans les terres. Ponctuellement plus de 300 mm avec même une pointe à 370 mm. Pour le Gard, il y a déjà eu des épisodes "modérés" à deux reprises récemment et les lames d'eau ont atteint 100 à 150 mm sur la moitié Ouest du département, 70 à 100 mm sur l'Est du département pour le dernier épisode. Les karst, qui étaient vides jusqu'à présent, ont bien tamponné. Mais sur la deuxième phase de l'épisode, les réactions hydrologiques ont été plus marquées, malgré des intensités toujours assez modérées dans l'ensemble. Ici les sols sont bien saturés, on le voit encore dans les champs qui sont inondés par endroit. Si des orages intenses viennent à se produire d'ici 10 jours, les réactions seront probablement plus brutales. C'est différent pour les départements de la PACA, où les cumuls cet automne sont très modérés.