Cirus

Membres
  • Compteur de contenus

    2 310
  • Inscription

  • Dernière visite

À propos de Cirus

  • Rang
    Cumulus congestus
  • Date de naissance 04/03/1994

Visiteurs récents du profil

214 visualisations du profil
  1. Averse de neige d'une durée de 10 minutes qui vient tout juste de se terminer chez moi au nord de Loudéac. Température de 0,5 degrés. Fine pellicule de neige, sur la pelouse, les toits, les voitures. Rien sur les routes.
  2. Voici le lien qui va te rediriger vers les modélisations CEP : http://www.geo.fu-berlin.de/en/met/ag/strat/produkte/winterdiagnostics/ Tu trouveras les niveaux 150, 100, 70, 50, 30, 20, 10, 7, 5, 3, 2 et 1 hpa Pour les modélisations GFS : http://www.cpc.ncep.noaa.gov/products/stratosphere/strat_a_f/ Pour le reste, ton hypothèse est réalité. Mais, il existe des exceptions fréquentes, car la position grossière du vortex polaire ou des ondulations ne correspond pas systématiquement entre 2 niveaux de la stratosphère (par exemple entre les niveaux 1 hpa et 50 hpa...). Dans l'idéal, il aurait été pertinent d'avoir à disposition des modélisations du vortex polaire en 3 dimensions, car tout devient un peu plus clair. Cela existe, j'en ai déjà vu mais seulement dans les forums étrangers où les passionnés sont également développeurs. Pour en revenir à ces histoires de niveaux stratosphériques, on s'en tient au niveau 10 hpa (plus rarement 30 hpa) car c'est le niveau de référence dans la littérature scientifique, et pour l'ensemble des analyses strato. Mais rien n'interdit l'utilisation des cartes hémisphériques relatives à la basse stratosphère. Cela peut même s'avérer très important pour comprendre les mécanismes en oeuvre à l'occasion de certains événements stratosphériques, pour apprécier la propagation d'une perturbation stratosphérique vers la basse stratosphère.
  3. Je répondrai aux questions ce soir (après, je ne sais pas encore si ce sera en début, en milieu ou en fin de soirée). Je suis très peu disponible pour répondre en journée, je suis vraiment désolé.
  4. A ce jour jour, nul doute que l'on s'enfonce tout droit vers un ralentissement dans la durée du courant circumpolaire. Toutefois, le caractère majeur du SSW entrevu n'est pour le moment pas du tout acquis. CFS est toujours favorable à la mise en place d'un SSW significatif, mais GEFS, de son côté est beaucoup plus timoré, avec des scénarios relativement éparpillés. La dispersion d'ensemble est même plus importante, comparée aux jours précédents. On avance donc dans la semoule et il est toujours très périlleux de s'avancer sur les conséquences de ce futur SSW. Les ondes mises en jeu dans ce SSW demeureraient assez stationnaires dans les prochaines semaines. D'un côté, nous assisterons à l'amplification d'une crête chaude d'altitude au-dessus de l'Alaska. De l'autre côté, le vortex polaire, dont l'affaiblissement est à surveiller de très près dans les prochaines modélisations, surplombera une partie du continent eurasiatique. Chez GFS, on constate très peu de modifications quant aux placements des centres d'actions dans les 2 prochaines semaines. Il en est de même chez CFS pour une majeure partie du mois de février. Ainsi, la circulation générale dans la moyenne stratosphère pourrait donc rester bloquée encore très longtemps, si on s'en tient aux modélisations actuelles. Dans ce futur SSW, on retrouve des analogies assez importantes avec certains SSW passés. Je n'ai ici considéré que les SSW qui se sont manifestés entre la fin du mois de janvier et la fin du mois de février. Rien que sur les 15 dernières années, j'ai pu retrouver 3 SSW majeurs similaires à notre futur SSW au regard du dynamisme d'altitude : - Le SSW du 25 janvier 2006 (U60 = -30 m/s) - Le SSW du 26 février 2007 (U60 = - 8 m/s) - Le SSW du 24 février 2008 (U60 = - 15 m/s) Entre chacun de ces SSW, la configuration stratosphérique s'est avérée être la même (perturbations à ondes n°1 et placements des centres d'action relativement similaires). Pourtant, on peut tout de même reporter des différences de taille entre ces 3 animations. Sur l'animation de 2006, le vortex polaire s'est fait complètement anéantir par l'amplification d'une ondulation. La crête chaude d'altitude établie a forcé l'apparition d'un drain continu d'anomalies basses de géopotentiel en propagation rétrograde (circulation d'est d'anomalies basses suivant la "courbure" du blocage). Au bout du compte, il n'en est plus rien resté du tourbillon cyclonique à la suite de ce SSW. Ensuite, par échelle d'intensités décroissante, on retrouve le SSW de 2008. Les hauts géopotentiels ont réussi à prendre le contrôle sur le vortex polaire. L'affaiblissement du tourbillon cyclonique a été accentué, mais ce dernier n'a pas été en grande partie détruit, contrairement au SSW de 2006. Viens ensuite le SSW de 2007, avec beaucoup moins d'effets néfastes pour le VP. Il avait été peu affaibli par la poussée de hauts géopotentiels. On a donc 3 situations relativement proches les unes des autres par rapport à la configuration hémisphérique en moyenne stratosphère, mais les différences apparaissent au regard des intensités des phénomènes. Les issues de ces 3 SSW ont été par la même occasion bien différentes. Pour les 3 illustrations qui suivent, vous trouverez à votre gauche un profil vertical de NAM ou Northern Annular Mode (équivalent de l'AO), et à votre droite un composite des anomalies de pression en surface sur les 30 jours qui ont suivi le SSW considéré. Dans le cas du SSW de 2006, les conséquences sur le vortex polaire ont été conséquentes et la propagation de la perturbation s'est effectuée rapidement en direction de la troposphère. La perturbation stratosphérique a même été suffisamment importante pour affaiblir le tourbillon cyclonique sur une assez longue durée dans la basse stratosphère (jusqu'au mois de mars, comme nous pouvons le voir sur le profil vertical de Northern Annular mode ci-dessous). Au-dessus de l'Atlantique et de l'Europe, cela s'est traduit par 3 séquences à blocage nordique : - A la fin du mois de janvier : blocage centré entre l'Islande et le nord des îles britanniques - A la fin du mois de février : blocage centré d'abord sur le nord du continent européen, puis évoluant vers le Groenland, et le nord du continent américain - A la fin du mois de mars : pareil qu'en février approximativement Ensuite, comme nous avons pu le mentionner précédemment, le SSW de 2008 a été moins violent que le SSW de 2006. Il en a été de même en ce qui concerne les effets du SSW. Les effets se sont en effet propagés très lentement en direction de la basse stratosphère et de la troposphère. Sur les 20 jours qui ont suivi le SSW, le complexe dépressionnaire troposphérique est resté plutôt bien confiné au-dessus des latitudes arctiques et subarctiques. Cela s'est traduit par une période de courant zonal au-dessus de l'Atlantique et de l'Europe, avant que les premiers effets n'arrivent plus tard (sur la fin du mois de mars et le début du mois d'avril) avec 2 poussées méridiennes assez importantes au-dessus de l'Atlantique. Pour finir, parlons du SSW majeur de 2007, le plus faible des trois. Les effets se sont révélés très limités dans le temps : décrochages d'anomalies négatives de NAM quasi inexistantes. L'Atlantique et l'Europe ont été dominées par une répartition plutôt zonale des centres d'actions (circulation ondulatoire faible à modérée). Il a fallu attendre la fin du mois de mars pour voir un AS apparaître. Vers la mi-mars, un blocage a vu également le jour au-dessus de la mer des Tchouktches (au-dessus du "quadrant pacifique") ... ce schéma global est une conséquence typique des displacement events qui ne sont pas suffisamment puissants (pourtant ici il s'agissait bien d'un SSW majeur). Parmi les 3 cas que je vous ai exposé, les modélisations actuelles se rapprochent plus des SSW des 24 février 2007 et 26 février 2008. Quelques scénarii envisagent un scénario à la sauce 2006 dans la moyenne stratosphère, mais ces scénarii sont marginaux pour le moment.
  5. Pour le moment, la dislocation du vortex stratosphérique n'est pas d'actualité, mais il est tout à fait possible qu'un tel scénario surgisse dans les modélisations futures. A l'heure actuelle, dans le panel GEFS, et même chez CFS (pour le mois prochain), le scénario majoritaire est la mise en place d'une puissante perturbation stratosphérique à onde n°1 (amplification d'une unique ondulation) migrant plus ou moins aisément vers les régions arctiques. Cette perturbation à onde n°1 -si elle est assez puissante- est capable d'anéantir complètement le vortex polaire (sans qu'il y ait de scission/rupture) en créant un drainage massif et plus ou moins continu d'anomalies basses le long de la courbure anticyclonique du "dôme" de hauts géopotentiels en place au-dessus des régions arctiques. Certains scenarii GEFS l'envisagent à terme. Pour revenir à ta question, les SSW majeurs augmentent effectivement les occurrences d'apparition de blocages nordiques ou de remontées douces en direction des régions arctiques. Toutefois, la corrélation ne se vérifie pas à 100%. Il existe des contre exemples, quand la propagation de la perturbation stratosphérique s'effectue mal ou lorsqu'il y a un déphasage entre la troposphère et la stratosphère. Dans notre cas, il est probable que le complexe dépressionnaire se fasse chahuter (et donc que des remontées douces viennent s'inviter au-dessus des régions arctiques), mais tout n'est pas certain comme je le disais. Si le SSW majeur est assez puissant pour semer le trouble dans la circulation générale en troposphère, sur une longue durée, jusqu'au début de printemps, ce n'est pas bon pour la banquise arctique, c'est sûr.
  6. Comme mentionné dans certains posts plus haut, on assiste, chez GFS, à l'amplification d'une ondulation côté Alaska et à l'affaiblissement du vortex polaire côté européen pour ces prochains jours. Aucune perspective de scission du vortex polaire : nous avons affaire à un déplacement du tourbillon cyclonique (displacement event), comme nous pouvons le voir dans l'animation ci-dessous (Géopotentiel et température à 10 hpa jusqu'au 2 février). Chez l'ensembliste GFS, les incertitudes apparaissent à partir du 28 janvier (voir le panache GEFS ci-dessous pour l'U65). Nous aurons bien une baisse relativement significative de la composante zonale des vents d'altitude le long du 60e parallèle (U60) à 10 hpa. Mais passée cette étape, il est difficile d'apprécier la tendance que suivrait ce paramètre : poursuite du ralentissement ? Stabilisation ? Reprise très faible du courant circumpolaire ? Renversement de l'U60 à compter des premiers jours de février (cf qq scénarios GEFS)? Difficile d'y voir plus clair également du côté du modèle saisonnier CFS. Celui-ci continue à entrevoir des possibilités de SSW majeur sur le mois de février, mais l'arrivée à maturité de cet éventuel SSW majeur est toujours très mal appréhendée. Les incertitudes s'étalent en effet entre début février et les tous premiers jours du mois de mars. En cas "d'avortement", une reprise faible à modérée du tourbillon cyclonique entre l'évènement stratosphérique qui nous est proposé en bout de tunnel par de nombreux scénarios GEFS, et l'éventuel SSW majeur (s'il est rejeté plus loin dans le futur) n'est pas non plus à exclure. Autrement, je ferais une analyse plus poussée de la situation, quand on aura une meilleure visibilité sur ce qui se passera début février. On est un peu toujours dans le flou...
  7. Justement, on n'est pas du tout avancé sur cette question. D'un run CFS à l'autre, la maturité du SSW n'est jamais atteinte sur la même période. Cela varie entre le début et la fin du mois de février. Les échéances sont également lointaines, donc on n'est pas non plus à l'abri d'un revirement de situation, même si CFS est constant à modéliser un SSW majeur quelque part sur le mois de février.
  8. Pour rebondir sur les messages précédents, nous nous orientons effectivement vers une chute relativement importante des vents d'altitude le long des latitudes subarctiques, et il est possible que ce ne soit que la partie émergée de l'iceberg, si on se contente de l'ensemble GFS. Depuis bientôt 1 mois, CFS (que j'observe depuis assez longtemps) continue à projeter un SSW majeur sur le mois de février. Sur les 3 semaines passées, à peu près 3/4 des runs envisagent un tel scénario. La majeure partie des runs modélise un renversement des vents zonaux le long du 60e parallèle entre 0 m/s et -20 m/s (ce qui n'est pas négligeable), suivi d'une reprise plus ou moins lente du vortex polaire. Toutefois, le modèle saisonnier est relativement versalite d'un run à l'autre par rapport à la période concernée par ce SSW (début février, mi février, ou fin février). Sur les 12 derniers runs CFS, on retrouve notamment la signature d'un déplacement de vortex dans la moyenne stratosphère : Donc, vous l'aurez compris, la tendance majoritaire retenue par CFS les semaines précédentes est la mise en place d'un SSW majeur accompagné d'un déplacement de vortex polaire en direction de l'Eurasie. Dans le cas d'un évènement de déplacement, il est possible que les effets dans la troposphère ne soient pas directs. Plus le SSW sera tardif, plus le temps de réponse sera susceptible d'être long. Pour citer qu'un exemple, le dernier cas de displacement event majeur sur un mois de février remonte au 26 février 2008. A l'occasion de ce SSW, le renversement du courant circumpolaie avait même été profond avec un U60 proche de -15 m/s au plus fort de l'évènement. Pourtant, malgré l'importance du réchauffement stratosphérique, les effets dans la troposphère n'ont été occasionnés que 20/25 jours plus tard avec l'établissement d'une profonde dorsale atlantique sur la seconde quinzaine de mars, mais aussi début avril. Pendant ce lapse de temps, entre la fin février et la mi-mars, l'Atlantique et l'Europe étaient dominées par une répartition zonale des centres d'actions. Ci-dessous, le déroulement de la situation dans la moyenne stratosphère (à 10 hpa), avant pendant et après le SSW du 26 février 2008. On remarquera par ailleurs la similitude entre la carte CFS à 10 hpa pour février 2017 (première image de ce post) et l'évolution du vortex polaire pendant et après ce SSW dans l'animation. Et ensuite, le profil vertical de NAM (Northern Annular Mode ... équivalent de l'AO dans la stratosphère). On peut observer sur ce graphique la propagation relativement lente des anomalies négatives de NAM. Ces anomalies n'ont atteint la troposphère que sur la seconde quinzaine de mars, avec notamment l'émergence d'une pulsion méridienne au-dessus de l'Atlantique. Toutefois, je tiens tout de même à le préciser, ceci ne constitue pas une prévision, mais une tendance globale, qui sera à affiner à l'occasion des prochaines modélisations.
  9. Le vortex polaire va perdre peu à peu sa "circularité" dans la stratosphère, "se distordre", via l'établissement d'une crête chaude d'altitude du côté de la Sibérie orientale et également par l'intermédiaire d'éventuelles attaques côté atlantique. Pour autant, on est loin d'un affaiblissement profond du tourbillon cyclonique. Certes, on renoue avec une certaine activité ondulatoire en périphérie du complexe de bas géopotentiels, mais l'auge polaire conserverait sa puissance. Après un court intermède accompagné d'un affaiblissement relatif du courant circumpolaire d'ouest, nous nous orientons vers une nouvelle phase d'accélération des vents zonaux, au-dessus du 60e parallèle à tous les étages de la stratosphère, malgré une perte de régime au-dessus des latitudes tempérées (due à la reprise de l'activité ondulatoire au-dessus des moyennes latitudes et à la perte de surface du vortex). Ce renforcement des vents d'altitude au-dessus des latitudes arctiques et subarctiques pourrait se propager au sein de la troposphère, risquant d'entraver d'autant plus les possibilités de blocages nordiques à MT/LT. Autrement, CFS tend à repousser les possibilités de SSW au mois de février, après un début de déclin possible du VP sur la seconde quinzaine de janvier. Les différents runs CFS depuis de nombreux jours sont assez stables à entrevoir cette tendance. Je poste ici le dernier run CFS pour le mois de février à 10 hpa. Il modélise la même chose depuis Noël (je n'ai pas les archives d'avant Noël). A en croire les projections, on se contenterait seulement d'un déplacement et d'un affaiblissement du vortex polaire. Avec une telle configuration en moyenne stratosphère, il serait difficile également d'avoir des effets directs et importants (déstructuration du VP) dans la troposphère. Plus l'avancée dans la saison hivernale sera conséquente, plus le temps de réponse (moyenne stratosphère -> troposphère) peut être long, voire parfois inexistant, surtout en cas de displacement event. Après, ce n'est qu'un scénario parmi tant d'autres. A de telles échéances, on a encore le temps de voir bouger les modélisations. Donc, pour le moment, rien de neuf sous le soleil, la situation est toujours désavantageuse, au regard d'éventuelles possibilités de désorganisation du complexe dépressionnaire au sein de la troposphère . Mais des "ouvertures" ou des intermèdes au sein même de notre récurrence peuvent toujours avoir lieu que ce soit en contexte synoptique ou supra synoptique, même si la configuration globale n'est pas en faveur d'un affaiblissement du tourbillon cyclonique. Tout n'est pas fermé, loin de là.
  10. Pas mécontent d'être rentré sur le bassin rennais pour le nouvel an. Atmosphère bien hivernale et paysage totalement blanc à Bruz, au sud de Rennes. Il neige à petits flocons de temps en temps depuis hier. Fine pellicule de neige sur les surfaces, les parkings, les chemins, la pelouse. Pas mal de givre également dans les arbres.
  11. Il y a pas mal de points à commenter, mais c'est sûr que la configuration que nous connaissons depuis plusieurs semaines est peu engageante à rédiger des analyses Les modèles nous projetaient du lourd au mois de novembre, et au final, rien de très réjouissant. Aux alentours du 20 novembre et sur plusieurs jours, les scénarios GEFS et CFS étaient même unanimes à voir un SSW majeur sur les premiers jours du mois de décembre avec un profond renversement de la composante zonale des vents d'altitude. Au final, en l'espace de 2 jours, tout a été balayé, ça a été brutal, les modèles ont retourné leur veste au dernier moment, en passant d'un extrême à un autre, pour notre plus grand malheur. En tout cas, je peux constater que GEFS a été très mauvais cet automne. L'ensembliste n'a fait que sous-estimé (de très beaucoup) l'intensité du vortex polaire stratosphérique, même à court/moyen terme, c'est vraiment dingue. Ce n'est pas la première fois que je le constate. Ces 2 dernières années, pour la plupart des tentatives de SSW, on a pu retrouver ce biais chez GEFS à très long terme, même si c'était un peu moins visible que cet automne. Autant dire qu'il faut vraiment se méfier des projections de GEFS, même à des échéances inférieures à 10 jours (cela n'arrive pas souvent, mais cela arrive quand même). Au final, sur le mois de novembre, pas de décrochage important du courant circumpolaire d'ouest (comme je pouvais l'imaginer cet automne), on tendait seulement "asymptotiquement" vers les 10 m/s grosso modo de vents zonaux le long du 60e parallèle à 10 hpa. Et puis à partir des 6/7 décembre, la machine a repris le dessus. En tout cas, fin novembre, avec le gros retournement de situation des modèles, j'étais un peu comme ça ... Pour en revenir à ce que nous connaissons en ce moment, il est difficile de trouver la porte de sortie dans la stratosphère, on ne la voit toujours pas. Le vortex polaire est enfin arrivé à maturité. Nous arrivons au terme de la phase de renforcement du vortex polaire stratosphérique. Cette dernière aura duré approximativement 17 jours. Actuellement, les conditions sont particulièrement froides et venteuses en altitude. La composante zonale des vents zonaux le long du 60e parallèle avoisine la barre des 55 m/s à 10 hpa (moyenne stratosphère), et la barre des 90 m/s à 1 hpa (haute stratosphère). Par la même occasion, certaines branches du jet de la nuit polaire flirte avec les 90 m/s au-dessus du détroit du Béring, du Canada et de l’Atlantique Nord au niveau 10 hpa. Le froid est également intense avec près de -90°c à proximité du pôle dans la moyenne stratosphère. Ces conditions devraient se maintenir jusqu’au nouvel an, malgré une atténuation très relative de la puissance du vortex polaire. Suite à cette maturation sur la dernière décade de décembre, les modèles numériques projettent un ralentissement un peu plus prononcé du courant circumpolaire d’ouest sur le mois de janvier. Toutefois, il est difficile d’appréhender l’intensité de cette baisse de régime, mais le phénomène en tant que tel, aurait bien lieu. La dispersion d’ensemble apparaît aux alentours du 1er janvier. La chute des vents zonaux serait plus marquée à proximité de la stratopause, mais elle concernerait l’ensemble de la stratosphère. Dans le même temps, les effets du renforcement de l’auge polaire de ces dernières semaines se propageraient dans la troposphère sur la fin du mois de décembre et le début du mois de janvier. Cependant, ces 2 graphiques sont à prendre avec des pincettes vu que les échéances sont tout de même très avancées Malgré cette perte d’activité dans la stratosphère au début du mois de janvier, le tourbillon cyclonique continuerait à rester dynamique. Malheureusement, il n’y aurait vraisemblablement rien à attendre de la stratosphère. Il faudra attendre la dissipation, la fin du cycle de vie de cette intensification du vortex polaire. Dès la fin du mois de janvier, la configuration pourrait devenir plus favorable aux SSW. Mais il n’y a aucune certitude sur ce point.
  12. Bien compliquée cette fin d’automne pour le vortex polaire. Nous traversons une séquence inhabituelle dans la stratosphère, voire parfois inédite. D’autant plus qu’après un ralentissement de la composante zonale des vents d’altitude au-dessus des latitudes subarctiques au début du mois de novembre, un nouveau « décrochage » serait attendu dans les prochaines semaines, et cette fois-ci, on ne serait pas loin d’un renversement des westerlies en easterlies, en plus d’être très loin des normales de saison. Cela dit, ce constat est à nuancer. Cet écart important par rapport aux normales ne s’explique pas par la faiblesse du tourbillon cyclonique, mais par le rejet de ce dernier vers des latitudes franchement méridionales. Certes, nous avons une tentative de scission sur les premiers jours de novembre qui conduit à un affaiblissement du complexe de bas géopotentiel, mais cet affaiblissement est bref et relatif. Sur ces prochaines semaines, le complexe de bas géopotentiels serait dans la saisonnalité en termes d’intensité. Le coeur resterait bien froid (proche des -80°c, rien d’anormal), pareil pour le minimum de géopotentiel, les valeurs seraient habituelles d’un mois de novembre. Quant à la surface occupée par ce complexe de bas géopoentiels, on est même au-dessus des normes. Cet effondrement qu’on peut observer pour la suite du mois de novembre dans les diagrammes résulte essentiellement du décalage assez profond (et donc inhabituel) de l’auge polaire par rapport au pôle dû à l’activité ondulatoire. Analyse et projections numériques de la composante zonale des vents d'altitude le long du 60e parallèle à 10 hpa... Courbes vertes : scénarios GEFS0z d'hier Courbes magenta et vert "fluo" : scénarios CFS (pertinents ou non je ne sais pas, mais depuis plus d'une semaine, les courbes sont en-dessous des normales). Modélisation de ces prochaines semaines concernant la composante zonale des vents d'altitude le long du 60e parallèle : Pour la suite des événements, dans les grandes lignes, nous avons des similarités avec un réchauffement canadien qui avait eu lieu au mois de novembre 2000. L’étude de cas suivante explique sommairement les caractéristiques du réchauffement canadien de novembre 2000 : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2001GL012973/pdf Ce réchauffement était associé avec une amplification d’une crête d’altitude, d’abord du côté de la mer des Tchouktches, puis qui avait migré vers le Canada. Pas de réchauffement intense, mais quand même une bulle tiède atténuée au-dessus des latitudes septentrionales. On avait eu un renversement des westerlies au-dessus du 65e parallèle notamment. Et quant au vortex polaire, il était également bien désaxé par rapport au pôle, mais il n’était pas affaibli. Ce sont globalement les caractéristiques de la plupart des réchauffements canadiens de début d’hiver. Certains modèles numériques suggèrent cette même évolution pour le mois de novembre avec une migration dans le long terme du vortex polaire présent au-dessus du quadrant atlantique/européen vers le quadrant sibérien dans la moyenne stratosphère. Le vortex polaire imprimerait un mouvement identique dans la basse stratosphère. Une configuration DA+ s’imposerait alors avec un blocage chaud d’altitude côté canadien et un blocage froid d’altitude côté sibérien. Une telle situation à l’ensemble de la stratosphère pourrait être favorable à l’occurrence de dorsales bien méridiennes, voire de blocage nordiques côté atlantique et canada dès la fin novembre. Plus largement, si on suit cette évolution, on pourrait s’inscrire dans une dynamique d’affaiblissement du tourbillon cyclonique dans la stratosphère sur le mois de décembre et avoir un réchauffement canadien marqué (et voire qui sait … majeur). C’est ce qui s’était passé en novembre/décembre 2000.Toutefois, rien est inscrit dans le marbre et des réglages ou des modifications sont toujours possibles pour de telles échéances et les modèles ne font pas l’unanimité quant à cette évolution. Pour conclure, je reste vraiment très ouvert sur les possibilités futures et je n’exclue pas du tout la possibilité d’un réchauffement canadien marqué sur la fin du mois de novembre et le mois de décembre. Néanmoins, je n’ai aucunes certitudes là-dessus, tout scénario est possible. Ci-dessous, vous avez la moyenne de l'ensembliste CEP12z à gauche et GFS12z à droite pour le 18 novembre (échéance +384h). Bref, rien est calé concernant le positionnement des centres d'action. Sur l'ensembliste CEP12z d'hier, la migration du vortex polaire en direction de l'Eurasie était plus marquée.
  13. Chaud .. il fait vraiment très chaud pour la saison ici depuis le 30 mai. Temps beaucoup plus stable que les jours précédents au-dessus de Göteborg. On a eu un beau ciel parsemé de quelques petits cumulus humilis. Göteborg est également la seule grande ville suédoise à avoir dépassé la barre des 30 deg cet après-midi. Tx des journées précédentes à Göteborg : 30/05 : 27,7 deg 31/05 : 29,7 deg 01/06 : 28,6 deg 02/06 : 29,7 deg 03/06 : 30,2 deg Il est un peu dur de s'endormir la nuit avec la chaleur persistante dans l'appartement, malgré l'ouverture des fenêtres. Et quand on a des volets de m****, qu'on arrive pas à s'endormir tard la nuit à cause de la chaleur et que le jour commence à chasser le voile noir de la nuit à 2h30 du mat... c'est un peu embêtant ^^
  14. Atmosphère bien chaude ces derniers temps à Göteborg. Cet après-midi, l'air n'était pas très respirable. Göteborg est de nouveau aujourd'hui (comme hier) la ville la plus chaude de Suède avec une température maximale de 29,7 degrés. On a manqué de peu la barre des 30 degrés. Hier, nous avons eu une tx de 27,7 degrés. Autant dire que ce mois de mai se termine avec des valeurs très au-dessus des normales de saison. La pluviométrie de ce mois de mai est également bien déficitaire avec 14,6 mm de pluie au compteur (avec l'orage de ce soir, on a pris 5 mm de pluie supplémentaire). Bref, la situation ici est aux antipodes de ce que connait une grande partie de la France en ce moment même.
  15. Temps pas terrible depuis vendredi dernier à Göteborg après tout de même 2 semaines de temps relativement sec, doux pour la saison et plutôt ensoleillé. Autant dire que j'en ai profité de ces 2 semaines pour me faire quelques balades sous le soleil scandinave en ville ou dans la nature. A présent, le ciel est souvent très nuageux, voire couvert depuis quelques jours. Les passages pluvieux défilent, sans qu'il ne pleuve non plus tous les jours. 7,1°c en ville 5,0°c à l'aéroport, situé à 20km environ à l'ouest de Göteborg