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À propos de TreizeVents

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    Perturbation tempérée
  1. Je sais que mes goûts ne sont pas toujours partagés, mais plutôt content de ce duo juillet + août sans trop souffrir de la chaleur ou du soleil. Appréciable surtout quand il faut bosser en extérieur.
  2. D'après les réanalyses NCEP, dans la zone située au dessus de 70° nord et sur la période mai - juin - juillet, 2017 est tout simplement l'année la plus fraîche depuis 17 ans. Cette combinaison d'un trimestre remarquablement frais qui est venu se caler exactement sur la période du maximum d'insolation a largement sauvé la saison, nous assurant de finir très loin d'un record à la 2012 alors qu'on sortait de l'hiver avec un record de faiblesse du volume.
  3. Finalement, peut-être que le meilleur moyen de lutter contre le changement climatique, c'est encore de ne plus en parler. Ça me rappelle je ne sais plus quel état américain qui voulait (a ?) interdire de faire des prévisions non linéaires de hausse du niveau de la mer.
  4. Nette évolution des ensemblistes depuis hier vers une perspective peu estivale sur les trois quarts du pays en seconde partie de semaine : C'est un peu dans la lignée des déterministes qui semblent indiquer que l'amélioration du week-end prochain pourrait rester assez fugace, avec une circulation zonale qui reste bien active en Atlantique et qui réouvre la porte dès le début de semaine.
  5. On a un sacré signal dépressionnaire sur les dernières semaines sur l'Europe du nord-ouest... Pour la suite, Gugo a assez bien résumé le jeu entre une activité dépressionnaire qui reste en forme sur l'Atlantique, et des hauts géopotentiels qui résistent en Méditerranée. On notera cependant que si GEFS envoie un signal de bonne résistance des hauts géopotentiels avec en conséquence un signal un peu plus estival, c'est un peu le contraire côté européen. Le résultat défintiif a pas mal de chances de se trouver quelque part entre les deux, avec au final quelque chose qui pourrait ne pas trop s'éloigner d'un temps tout simplement banal pour la France. Pour caricaturer, 22° à Cherbourg au gré des éclaircies et des passages perturbés, et 32° à Aix en Provence sous soleil.
  6. Au contraire, on continue d'être sur une lancée exceptionnellement favorable. Sur la seconde quinzaine de juillet, on a observé rien de moins que la seconde plus petite fonte en volume pour cette période de l'année depuis 1979 (données PIOMAS). On ne fait pas des miracles vu le stock de départ qui était à un niveau exceptionnellement faible, mais il semble désormais clair qu'on ne refera pas un "2012 bis". D'ailleurs, bien que cela ne transparaît pas encore sur les données d'extent du NSIDC qui sont lissées sur 5 jours, le décrochage est déjà en cours : on tourne autour de 500000 à 600000 km² d'aire en plus qu'en 2012 à la même date alors qu'on était quasiment à égalité en début de mois. C'est pas loin de la superficie de la France qu'on vient de placer en écart en une semaine. Certes, les conditions projetées ne sont certainement pas merveilleuses pour les prochains jours, surtout côté Beaufort, mais cela ne suffira heureusement plus pour enfoncer la courbe sur une trajectoire à la 2012. Un minimum de l'ordre de ceux de 2007, 2010 ou encore 2016 semble le plus probable.
  7. Franchement, quand on voit des diagrammes comme ça, on voit mal comment parler d'autre chose que de temps bien morne et frais pour une première quinzaine d'août (centre de la France) : On plafonne à 6/7° à 850 hPa une partie de la semaine, avec en prime une bonne confiance dans cette option qui s'exprime par un bon resserrement des diagrammes. Et on en est au mieux à espérer un retour à des températures simplement de saison pour le week-end. Pour le moment, la seule issue un peu moins glauque serait d'avoir une évacuation rapide vers la Baltique du noyau de bas géopotentiels qui devrait nous dégouliner dessus en première partie de semaine, laissant le champ libre à un retour anticyclonique par l'Atlantique, à l'image de ce que propose le déterministe européen de ce matin (lien). Mais c'est vraiment la chétive lumière au fond du tunnel, voir par exemple le dernier GFS pour se dire que ce n'est pas gagné.
  8. Je trouve aussi les pages liées aux relevés et à la climatologie plus lisibles, par contre niveau prévisions comme la plupart d'entre vous je ne suis pas fan du rendu. On remarquera aussi que les liens vers les modélisations d'Arôme et d'Arpège sont passées à la trappe (ou alors je ne les ai pas trouvées). Même si les cartes étaient plus que sommaires, c'est dommage. En revanche, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais quand on passe en prévision locale désormais et pour la première fois on a les prévisions de température ressentie. Canada Goose dirait qu'on s'engage sur la (mauvaise) pente...
  9. Euh Judd, c'est une carte des précipitations ... qui est d'ailleurs cohérente avec un schéma général "blocking" puisque cela implique d'avoir des noyaux de bas géopotentiels traînant sur le sud de l'Europe, avec précipitations associées.
  10. Dans le fond l'étude est intéressante, mais c'est vrai que c'est dommage que l'essentiel du débat soit dévié sur le traitement médiatique d'un point de détail. C'était malheureusement prévisible : dans le cadre d'une étude plus large sur l'évolution thermique de nos été les chercheurs ont voulu tester le rendu du modèle sur une simulation de cas extrême, quelque part en le poussant à donner "le pire du pire". Ce pire du pire, c'est que le modèle leur a indiqué un potentiel d'atteindre les 50° en cas extrême et de manière localisée (probablement du genre quelques vallées de l'arrière pays méditerranéen où on fait déjà les 40° plusieurs fois par an). A coups de téléphone arabe, du jeu du c'est moi qui aurait le plus gros buzz et le plus grand nombre de clics, c'est devenu dans les torchons et tabloïds du "il fera 50° à Paris l'été à la fin du siècle". Plus sérieusement, je reste comme Tomar assez sceptique sur cette possibilité de voir des Tx >= 50° en France métropolitaine, ne serait-ce que parce qu'on sait que même les régions qui bénéficient des conditions les plus extrêmes (vallée de la mort, déserts africains et du moyen-orient) n'atteignent pas forcément facilement de telles valeurs. On ne peut par conséquent qu'être dubitatifs sur la possibilité de les atteindre même dans les coins les plus favorables de France, même s'il doit quand même y avoir un fond de physique qui dit que c'est possible si le modèle l'a modélisé au cas extrême (ou alors c'est un problème du modèle). Mais surtout, je pense que le vrai problème de l'évolution de nos étés français n'est pas tant à chercher dans le domaine purement thermique, mais aussi dans l'évolution de l'humidité. Je ne sais pas si l'étude évoque cette question (je ne l'ai pas lue), mais je me suis déjà souvent fait la réflexion que outre la hausse de la température en tant que telle, on observe aussi une hausse aussi forte sinon davantage dans les pics de Td ou tout simplement sur l'HR moyen en période de fortes chaleurs. Je n'ai jamais eu accès à suffisamment de données pour l'étudier plus sérieusement (pas beaucoup de sources sur le net sur ces paramètres), mais même sur des données parcellaires j'ai souvent du mal à trouver des valeurs de l'ordre du 18° voire 20° dans la moitié nord en remontant dans le passé, alors que cela devient de plus en plus fréquent depuis deux décennies. Et pour avoir vécu (ou plutôt survécu) pas plus tard que mardi dernier ce que cela pouvait donner de frôler les 25 de Td avec plus de 35° au thermomètre (et un humidex qui a chatouillé les 49), je peux garantir que l'humidité n'est vraiment pas un facteur à négliger. Parce que même en cas de désertification probable de la péninsule ibérique, il n'en reste pas moins que notre pays, placé entre les influences méditerranéennes et atlantiques, restera particulièrement humide (même si c'est pas forcément en terme de précipitations) même en cas de fort réchauffement. Et les vagues de chaleurs, aussi intenses et durables qu'elles pourraient le devenir, devront composer avec cet aspect.
  11. Effectivement, il existe des indices tangibles tant au niveau des modèles saisonniers que du dynamisme général qui sembleraient indiquer un fort potentiel d'installation de régimes de blocages (blocking) en août. Sans dire que la situation actuelle est transitoire car elle déjà installée depuis pas mal de jours et elle pourrait encore durer au moins jusqu'en fin de mois, je ne suis pas convaincu qu'elle puisse persister au delà de la fenêtre du 5 ou au pire du 10 août. En attendant, on reste dans les grandes lignes de ce que j'avais posté le 9 juillet : Si cela peut durer suffisamment longtemps pour apporter pas mal de pluie sur les deux tiers nord, ce ne serait pas un mal car pas mal de régions souffrent aussi de problèmes d'eau, notamment dans le centre-ouest. Pour côté Méditerranée et notamment la Corse qui est vraiment dans une situation inconfortable, il va falloir continuer de tenir mais bon on enfonce une porte ouverte : on sait de toute façon que climatologiquement c'est excessivement rare qu'on fasse le plein d'eau en plein été dans ces régions. Par contre, les régimes BL peuvent être intéressants pour des épisodes pluvio-orageux dans ces régions en fin d'été, et la carte postée par Yoann ci-dessus en témoigne. D'où un certain potentiel de répit en août par la bas si les prévisions se confirment.
  12. Quelques petites cartes d'illustration, voici les différences observées sur le couple octobre / novembre entre les années où les températures de surface dans l'Atlantique nord tropical sont élevées (TNA+), de celles où elles sont au contraire plutôt basses (TNA-). On commence par les différences de géopotentiel à 500 hPa : C'est le schéma évoqué dans mon message précédent : en TNA+, les géopotentiels observés sont généralement plus faibles entre la Méditerranée, l'Europe Occidentale et l'Atlantique central, et inversement ils sont plus élevés aux latitudes nordiques. C'est l'archétype même d'une oscillation nord atlantique en phase négative (NAO-) sous régime de blocages scandinaves et/ou groenlandais. Schéma confirmé par les anomalies de positionnement du courant jet : Le jet circule bien plus au sud sur l'Atlantique les années de TNA+ par rapport aux années de TNA-, ce qui est aussi un marqueur (sinon LE marqueur) de vraies conditions NAO-. Et si on termine avec les différences sur les régimes pluviométriques, voici ce que cela donne avec les données de l'université du Delaware : Les années marquées par une TNA très positive, on relève un "spot" très marqué d'excédents pluviométriques près de la Méditerranée avec un maximum sur les Cévennes, et une situation au contraire plus sèche dans les massifs de l'est par rapport aux années de TNA négative. C'est somme toute bien logique : une occurrence accrue de régimes de blocages et/ou d'échanges méridiens implique logiquement moins de conditions zonales, et donc exit le bon vieux flux d' ouest / nord-ouest qui plâtre bien des Alpes aux Vosges (c'est le moment où Pablo commence à me jeter tout ce qui lui passe sous la main). Pour les puristes qui souhaiteraient avoir quelques renseignements sur la méthode, je précise que ces résultats ont été obtenus à partir des données de la TNA corrigée du réchauffement (vu que c'est un indice basé sur les températures, cela n'aurait pas vraiment d'intérêt de garder les valeurs brutes : quasiment toutes les années les plus positives se situent sur les dernières années et il faut aller chercher dans les années 1960/1970 toutes les valeurs les plus négatives). Du coup, voici les années retenues comme référence pour TNA+ : 1961, 1962, 1963, 1969, 1987, 1995, 1998, 2004, 2005 et 2010. Pour TNA-, j'ai retenu 1971, 1972, 1982, 1984, 1986, 1991, 1992, 1994, 2002 et 2007. Notez que je n'ai rien posté concernant les températures, c'est volontaire. Même si les années avec TNA+ ont tendance à être légèrement plus fraîches, les écarts restent trop faibles pour être significatifs et surtout on observe des variations très conséquentes d'une année à l'autre et parfois même au sein d'une même saison. Ce n'est pas illogique : en cette saison, les blocages ne sont pas (encore) forcément synonymes de grand froid, on peut aisément encore se retrouver dans le flux de sud à l'avant d'un cut-off au large du Portugal apportant des journées de grande douceur. J'avais parlé de 2005 dans mon message précédent, avec sa séquence de neige à Bourges en novembre. C'est un très bel exemple : cette année là, il y a eu une belle vague de froid précoce en seconde quinzaine de novembre, mais elle a fait suite à une séquence exceptionnelle d'été indien sur une bonne partie du mois d'octobre et se prolongeant sur début novembre. Regardez juste pour le fun les relevés de Dijon (octobre, novembre) ou de Limoges (octobre, novembre), ça vaut le détour. De manière générale, cela recouperait d'autres indicateurs précurseurs de conditions zonales plutôt affaiblies ou perturbées les prochains mois.
  13. Bon timing sur le début des hostilités par rapport à la dernière mouture d'arôme, mais l'activation est un peu à l'ouest qu'initialement modélisé : Du coup c'est le Pays basque intérieur qui fait office de générateur au lieu du Béarn (salut Jano!).
  14. Finalement grosse séquence de trollage d'abord sur Dax, puis sur Bordeaux : A peine 3 mm reçus, un peu moins de deux à la station MF, quelle misère