Cotissois 31

Membres
  • Compteur de contenus

    10 607
  • Inscription

  • Dernière visite

À propos de Cotissois 31

  • Rang
    Perturbation tempérée
  • Date de naissance 17/11/1985
  1. Beaucoup de nuages et un plafond très bas en mer d'Iroise comme hier soir, comme jeudi. Pas vraiment froid, mais 20°C. L'été a bien commencé.
  2. C'est normal, l'alerte sécheresse se déclenche suivant une appréciation stratégique car le problème n'est pas une simple sécheresse de surface. Chaque région a sa stratégie, qui est un mélange de conseil scientifique, d'état d'esprit du décisionnaire et d'intérêts de clochers.
  3. C'est assez révélateur je pense de la diversité des gestions politiques. Ceux qui aiment la gestion départementale, ceux qui aiment les intérêts très locaux... La nouvelle, c'est que la sécheresse de surface va reculer la semaine prochaine, ce qui peut sauver un peu l'agriculture. La sécheresse des nappes ne va pas s'améliorer à moins d'un épisode mai 2016 bis. Bon, on est le 24 juin, espérons une bonne gestion pour tenir jusqu'au ... 15 septembre. On y est presque.
  4. Je précise que je suis intervenu parce que quand j'avais emmenagé dans la cité du midi, j'avais en tête la Txm de juillet affichée sur Infoclimat : 27°C. Et je croyais que la canicule c'était 30°C. Je ne m'attendais pas à apprécier les journées à 27°C comme une certaine fraîcheur, suite à 3-4 cures de semaines autour de 35°C en 5 ans. La déception des Toulousains, je la connais, c'est d'être doublé par Montauban, Albi, Auch ou surtout Bordeaux , car il est possible que le vent d'autan freine la Tx de Toulouse assez souvent, pas suffisamment pour contrer la hausse évidemment. Le bonjour aux toulousains, et sachez qu'après 3 ans de retour dans le nord-ouest, j'ai chaud avec 25°C Rapidement, Montauban a fait 41 et 42°C depuis 2000. Victoire par KO.
  5. Vous avez peut-être manqué ce vit Toulouse-Blagnac depuis 1982 : 8 Tx >=38°C et une fréquence de hautes Tx en hausse constante. 2009-2010-2011 ont tous battu 38.5°C. 1947 40.20 1948 34.80 1949 38.00 1950 39.80 1951 33.80 1952 37.00 1953 33.00 1954 33.10 1955 34.00 1956 33.10 1957 34.60 1958 34.40 1959 33.00 1960 34.20 1961 34.50 1962 35.00 1963 34.10 1964 36.70 1965 34.60 1966 31.80 1967 38.00 1968 35.60 1969 34.30 1970 34.80 1971 36.10 1972 34.20 1973 36.50 1974 35.60 1975 37.40 1976 36.70 1977 31.00 1978 34.50 1979 34.90 1980 33.60 1981 34.30 1982 40.20 1983 40.10 1984 37.40 1985 36.80 1986 36.90 1987 39.30 1988 34.00 1989 35.50 1990 37.80 1991 37.80 1992 36.10 1993 34.80 1994 35.90 1995 34.80 1996 34.00 1997 35.20 1998 37.80 1999 36.40 2000 34.20 2001 36.90 2002 34.10 2003 40.70 2004 37.80 2005 35.20 2006 38.30 2007 36.20 2008 36.10 2009 38.90 2010 40.00 2011 39.50 2012 37.40 2013 36.90 2014 33.80 2015 36.90 2016 35.50
  6. C'était pas à vous de vous en occuper il y a 40 ans. Bref, on est encore loin du scénario pessimiste, et c'est toujours pas à nous de nous en occuper et il y aura des moyens futurs qu'on ne soupçonne pas actuellement. Le signal des modèles actuellement est une alarme, pas un constat.
  7. Cela fait 40 ans a-minima que ces scénarios pessimistes existent. Plus on retarde, moins on les fera disparaître, non ? Ce n'est pas comme un ensemble météo qui converge sur le scénario moyen. Les scénarios pessimistes dépendent de ce qu'on fait actuellement, et on ne fait rien pour les éviter, donc ça ne va pas converger sur le scénario moyen comme par magie.
  8. Les orages terminent la chaleur généralement quand c'est une perturbation qui fait remonter la chaleur et que cette perturbation arrive derrière avec un front froid. Quand c'est une chaleur qui n'est pas liée à une perturbation, elle peut disparaître avec un changement de flux et zéro pluie mais possiblement un gros coup de brouillard.
  9. Il faut être honnête sur le fait que la moitié nord est bien parti pour basculer dans un régime bien plus frais, c'est-à-dire légèrement en-dessous les normales 81-10, sur toute la période de la semaine prochaine (au moins). Les récurrences sont souvent à l'échelle du mois, on est dans les cordes de cette variabilité. Ca fait partie du nouveau jeu climatique : la tendance de fond augmente très lentement, ce qui fait drôle sont les records et les violentes transitions. Mais en moyenne, ça reste très vivable (moitié nord). Il faut juste être élastique.
  10. Le jour de l'été, le jour du brouillard ininterrompu. La rade de Brest fidèle à ses statistiques de brume fréquente en été et sa Tx moyenne de 20°C, un peu dommage pour la fête de la musique, mais c'est plus agréable que la canicule qui dure, notamment pour travailler.
  11. De toute façon, il faut s'adapter et avec un certain mental. Paniquer mi-juin c'est un très mauvais conseil. Lire les sujets sur le climat futur également. Et on ne conseillera jamais assez aux néo-midistes de comprendre que sur juillet-août, la canicule est la règle du midi. Mais avec le mental et le plaisir de vivre un rythme de vie différent, ça passe, même avec des horaires de bureau. Je conseillerais néanmoins une pause fraîcheur de 1 semaine en montagne ou sur les côtes de la Manche, notamment pour bien dormir.
  12. "Qui te dit que parmi eux, il y en a pas un qui a regardé le site de MF et s'est dit "c'est bon, pas de vigilance, j'y vais"?" Les adultes qui attendent la vigilance préfectorale pour se protéger, c'est peut-être qu'ils n'ont pas d'enfants. Le rôle de parent vous fait normalement prendre conscience de ce qu'est un risque, notion plus ou moins oubliée à l'adolescence où on se croit plus fort que tout. Les sportifs qui ont des coups de chaleur, c'est qu'ils gèrent mal, qu'ils se connaissent mal, ou qu'ils sont engagés sur une compétition trop forte pour eux. Dit autrement, pour être sportif, il faut être expérimenté et intelligent, sinon on est un amateur qui met sa santé en danger. Le sport s'encadre par des pros, il y a des rubriques "médecine" à foison dans tout média sportif, etc.
  13. En France, c'est l'Etat qui rembourse les catastrophes naturelles qui sont "classées". Donc il n'y a pas besoin d'attendre un impôt "sécheresse" pour comprendre que les catastrophes naturelles françaises coûtent de l'argent à tous ceux qui ont le pied en France (et qu'un changement climatique avec augmentation des extrêmes n'est pas une bonne idée économiquement parlant). Sinon je ne pense pas qu'il y ait une erreur sur l'article de G.Ouzeau (un article cosigné et vérifié par un comité a rarement des erreurs, surtout sur un sujet qui n'est pas neutre). Le milieu du siècle n'est pas 2020-2050. Au milieu du siècle, on peut parier sur plusieurs canicules comparables à 2003, mais rarement avant 2040 si on suit le message. La suggestion sous-jascente est d'avoir des solutions prêtes en 2040 pour aborder un cap sérieux. Ce genre d'études permet de se donner un timing : on a 23 ans pour réfléchir à des solutions d'adaptation, c'est long mais c'est aussi court. Toute l'agriculture et tout l'aménagement du territoire doivent être prêts pour supporter des semaines hautement caniculaires sur la période estivale sans que cela ne soit une catastrophe.
  14. De toute façon, il n'est pas incertain que GFS/GEFS soit à oublier pour quelques temps. Ca fait plusieurs mois qu'il sous-estime toujours la force de la subsidence tropicale venant d'Afrique et s'ajoute une incapacité à voir le bon niveau de chaleur et d'asséchement des sols.
  15. Rigoureusement, il n'y a pas d'erreur : le texte décrit le "milieu du siècle" , les ronds verts décrivent "2020-2050", qui a l'avantage d'être moins chaud et plus facile à communiquer peut-être...