Merci a vous deux (Cirus et Olivier) pour vos explications complètes et votre complémentarité. Ce domaine de prévision me passionne particulièrement et j'avoue prendre beaucoup de plaisir a apprendre davantage. Vous êtes deux ténors de la prévision saisonnière et je vous en félicite
Pas mal de choses a décortiquer et a assimiler mais je voudrais en venir aux conséquences d'un SFW sur le temps en France. Si j'ai bien suivi Cirus, le SFW qui a eu lieu l'année dernière était en quelques sortes inhibé par le SSW ce qui a provoqué un retardement des conséquences sur le temps sensible en France. sans ce SSW, le temps sensible aurait été finalement diffèrent lors du déclenchement du SFW ce qui aurait marqué une pause dans notre récurrence de 2011 a la fin du printemps et non pas pendant l'été ?
Je ne sais pas si j'arrives a me faire comprendre, mais j'ai du mal a discerner ou nous allons avec un déclenchement tardif (ou pas) d'un SFW, catalysé ou non par un SSW.
Olivier, est-il possible de situer en terme probabiliste le fait que le SFW nous fasse casser la baraque a la façon 2011 ? a-t-on suffisamment de séries pour dégager des tendances la dessus ?
Merci bcp Clément

J'aime cette complémentarité

On discute d'ailleurs pas mal par MP.
Ca permet d'alimenter le débat et de progresser.
Si nous avions eu un SFW classique (sans augmentation brusque de température comme cela a été le cas le 5 avril 2011:
http://www.cpc.ncep....mb9065_2011.gif ), le vortex polaire troposphérique n'aurait pas été aussi éclaté au cours de l'été météorologique (avec la récurrence à GA).
Un SFW a deux conséquences principales dans la troposphère:
- affaiblissement d'ensemble du vortex polaire troposphérique
- remontée du front polaire ou de la zone barocline vers les latitudes septentrionales
Le réchauffement brusque de l'an dernier a renforcé l'affaiblissement (et l'éclatement) du vortex.
Le retardement de deux mois est sans doute provoqué par la faiblesse de la circulation brewer-dobson. Plus on progresse vers l'été, plus les échanges sont faibles entre la troposphère et la stratosphère et vice versa. Au cours de l'été, la stratosphère est "stérile" (absence de vortex, températures homogènes...). Généralement, les ondes de Rossby d'origine troposphérique ne pénètrent pas dans la stratosphère, mais les échanges depuis la stratosphère vers la troposphère sont toujours possibles, comme nous le montre la situation de l'été dernier.
Concernant CFS, je ne fais pas trop confiance à ce modèle ... enfin bon, c'est tout de même bon de savoir ce qu'il envisage.
Il restera à jauger le potentiel à stratwarm pour le tout début du mois d'avril.